Valeo remporte plusieurs commandes mais subit une décision de Moody’s

L'équipementier a notamment annoncé le gain d’une commande record avec Stellantis. Dans le même temps l’agence Moody’s a abaissé la perspective de la note de crédit du groupe.
Alice Doré et Pierre-Jean Lepagnot, Agefi-Dow Jones
Valeo, équipementier automobile
En Bourse, Valeo perd plus de 40% depuis le début de l’année.  -  Crédit Valeo.

L'équipementier automobile Valeo a annoncé mercredi avoir enregistré ces derniers mois plusieurs commandes majeures de systèmes thermiques destinés aux véhicules électriques portant le total de ces commandes depuis le début de l’année à plus de 4 milliards d’euros.

Ce montant représente une «hausse de 100% par rapport à la même période en 2021», a indiqué Valeo dans un communiqué. «En cinq ans, le groupe a enregistré au total 11,4 milliards d’euros de prises de commandes dans ce domaine, ce qui représente aujourd’hui 70% des commandes» de son activité thermique, a précisé Valeo.

L'équipementier a notamment «enregistré une nouvelle commande record avec Stellantis en septembre dans le domaine du confort thermique pour les voitures électriques» et signé en août un contrat avec un «autre constructeur européen de premier plan» portant sur la fourniture par Valeo de «l’appareil de climatisation et le module de refroidissement en face avant de véhicules électriques». Valeo n’a pas fourni d'éléments financiers concernant ces deux contrats.

Perspective négative

A la Bourse de Paris, l’action Valeo reculait de 1,5% mercredi en milieu de journée, sans doute pénalisée par la décision de Moody’s Investors Service d’abaisser la perspective de la note de crédit «Baa3» de l'équipementier automobile de «stable» à «négative».

Ce changement reflète «le risque accru que Valeo ne soit pas en mesure d’atteindre les paramètres de crédit correspondant à sa note ‘Baa3' d’ici à 2023 en raison des des effets dilutifs de la consolidation complète de sa précédente coentreprise Valeo eSiemens, des perspectives de plus en plus difficiles pour l’industrie automobile d’ici à 2023 et des difficultés persistantes liées à l’augmentation des coûts des matières premières et de l'énergie, qui n’ont pas encore été entièrement répercutées sur les équipementiers», a indiqué l’agence d'évaluation financière.

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