
Valeo remporte plusieurs commandes mais subit une décision de Moody’s

L'équipementier automobile Valeo a annoncé mercredi avoir enregistré ces derniers mois plusieurs commandes majeures de systèmes thermiques destinés aux véhicules électriques portant le total de ces commandes depuis le début de l’année à plus de 4 milliards d’euros.
Ce montant représente une «hausse de 100% par rapport à la même période en 2021», a indiqué Valeo dans un communiqué. «En cinq ans, le groupe a enregistré au total 11,4 milliards d’euros de prises de commandes dans ce domaine, ce qui représente aujourd’hui 70% des commandes» de son activité thermique, a précisé Valeo.
L'équipementier a notamment «enregistré une nouvelle commande record avec Stellantis en septembre dans le domaine du confort thermique pour les voitures électriques» et signé en août un contrat avec un «autre constructeur européen de premier plan» portant sur la fourniture par Valeo de «l’appareil de climatisation et le module de refroidissement en face avant de véhicules électriques». Valeo n’a pas fourni d'éléments financiers concernant ces deux contrats.
Perspective négative
A la Bourse de Paris, l’action Valeo reculait de 1,5% mercredi en milieu de journée, sans doute pénalisée par la décision de Moody’s Investors Service d’abaisser la perspective de la note de crédit «Baa3» de l'équipementier automobile de «stable» à «négative».
Ce changement reflète «le risque accru que Valeo ne soit pas en mesure d’atteindre les paramètres de crédit correspondant à sa note ‘Baa3' d’ici à 2023 en raison des des effets dilutifs de la consolidation complète de sa précédente coentreprise Valeo eSiemens, des perspectives de plus en plus difficiles pour l’industrie automobile d’ici à 2023 et des difficultés persistantes liées à l’augmentation des coûts des matières premières et de l'énergie, qui n’ont pas encore été entièrement répercutées sur les équipementiers», a indiqué l’agence d'évaluation financière.
Plus d'articles du même thème
-
Les constructeurs automobiles non américains cherchent à éviter la sortie de route
Alors que Stellantis et Volkswagen ont rapidement annoncé des contre-mesures, Volvo Cars et Hyundai sont plus attentistes. -
Les ventes de Tesla chutent plus que prévu au premier trimestre
Le fabricant de voitures électriques a livré 13% de véhicules de moins qu'à la même période de l'an dernier. Après avoir ouvert en net repli mercredi, son action a toutefois basculé dans le vert sur des rumeurs évoquant un futur départ d'Elon Musk de son poste au sein de l'administration américaine. -
Michelin se désengage de la réparation automobile en Amérique du Nord
TBC, la coentreprise américaine du groupe clermontois avec Sumitomo, va céder son réseau Midas à Mavis Tire Express pour se concentrer sur la vente en gros de pneus de remplacement.
ETF à la Une
- La Banque Postale débarque le patron de sa banque privée
- A la Société Générale, Slawomir Krupa se prépare à la taylorisation des banques
- La Société Générale prend le risque d'une grève en France fin mars
- Une nouvelle restructuration à la Société Générale ne plairait pas aux investisseurs
- Le CCF a perdu une centaine de millions d’euros l’an dernier
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions