
Twitter chute, Washington s’intéresserait à des participations d’Elon Musk

Le fondateur de Tesla et SpaceX est plus que jamais dans le radar des autorités américaines. L’administration Biden envisage de soumettre certaines des entreprises d’Elon Musk à un examen national, y compris l’accord d’acquisition en cours pour Twitter et le réseau satellite Starlink de SpaceX, a rapporté Bloomberg jeudi, citant des sources proches du dossier.
Les dirigeants américains sont mal à l’aise avec des déclarations très politiques exprimées ces derniers jours sur Twitter par le milliardaire. Il a notamment menacé de cesser de fournir le service satellite Starlink à l’Ukraine – il a déclaré que cela lui avait coûté 80 millions de dollars jusqu'à présent. Plus tard, il a fait marche arrière et a déclaré qu’il continuerait à supporter les coûts du service. Des prises de positions d’Elon Musk sont aussi considérées comme de plus en plus conciliantes vis-à-vis de la Russie : dans une série de tweets récente, il a énuméré des propositions perçues comme favorables au président Vladimir Poutine.
Dans ce contexte, les autorités américaines scrutent la montée en puissance de l’entreprise de lancements de satellites militaires et de renseignement SpaceX, qu’Elon Musk est parvenu à imposer après avoir mené un lobbying vigoureux auprès du Congrès, rappelle Bloomberg.
Twitter pénalisé en Bourse
Washington est aussi préoccupé par son projet de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars avec un groupe d’investisseurs étrangers, selon Bloomberg. De fait, le groupe inclut le prince saoudien Alwaleed bin Talal et la plateforme d’échanges de cryptomonnaies Binance, qui a été fondée à Shanghai.
L’annonce a fait réagir les marchés : Twitter perdait 8% dans les échanges avant-Bourse, vendredi midi.
Selon des informations du Washington Post, Elon Musk pourrait en outre réduire les effectifs de Twitter de 75% dans le cadre de sa prise de contrôle. Bloomberg News a confirmé que les investisseurs potentiels avaient été informés du plan de réduction, ainsi que d’un effort pour doubler les revenus en trois ans.
Les discussions pour examiner les entreprises d’Elon Musk en sont à un stade précoce, ont déclaré des sources à Bloomberg. Un telle initiative reposerait sur la loi régissant le Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), qui relève du département américain du Trésor.
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