
Elon Musk agite le spectre d’une possible faillite de Twitter

Twitter connaît décidément un parcours chaotique depuis que son nouveau propriétaire Elon Musk en a pris les commandes le mois dernier. L’entrepreneur a évoqué la possibilité, lors de sa première prise de parole devant des salariés depuis le rachat, retranscrite par le site The Verge, que la plateforme de médias sociaux fasse faillite, s’il ne parvenait pas à augmenter les revenus d’abonnement pour compenser la baisse des revenus publicitaires. Une manière de mettre la pression sur les employés du groupe.
Entretemps, Elon Musk a brutalement suspendu la nouvelle option d’abonnement à 8 dollars de Twitter pour obtenir le label bleu, qui doit servir de socle au nouveau modèle économique de l’entreprise. Et ce deux semaines après l’avoir achetée pour 44 milliards de dollars. Depuis, Twitter a entamé un plan social massif, qui se traduira par le départ de la moitié de ses effectifs.
En outre, jeudi dernier, Elon Musk a écopé d’un rare avertissement de l’agence américaine de la concurrence (FTC). « Nous suivons les récents développements chez Twitter avec beaucoup d’inquiétude. Aucun directeur général ou entreprise n’est au-dessus de la loi », a indiqué l’antitrust, pointant les risques en termes de protection des données personnelles liés au déploiement rapide de nouvelles fonctionnalités non rodées. Hasard du calendrier, l’entrepreneur doit répondre cette semaine devant une cour du Delaware aux accusations d’un groupe d’actionnaires, qui contestent le bien-fondé de son package de rémunération chez Tesla.
Twitter est aussi confronté à un départ en masse de ses annonceurs, inquiets du manque de perspectives pour le réseau social. Et du risque qu’Elon Musk ne modifie les règles de modération du contenu de l’entreprise. Lundi matin, la presse américaine révélait que Twitter a licencié 4.400 de ses 5.500 modérateurs contractuels. Des annonceurs tels que General Motors, General Mills, Mondelez et Volkswagen ont suspendu ces derniers jours leurs investissements sur le réseau. Or, 90% de ses revenus proviennent de la publicité. Plusieurs agences publicitaires ont poussé leurs clients à faire de même, telle Omnicom, qui représente Apple et PepsiCo, évoquant un risque pour la sécurité des marque.s
Dans une parade à cet exode des annonceurs, Elon Musk a annoncé lundi qu’une autre de ses sociétés, SpaceX, avait acheté de l’espace publicitaire sur Twitter pour promouvoir son service internet par satellite Starlink.
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