
Les créations d’emplois lèvent le pied aux Etats-Unis en février

Le taux de chômage aux Etats-Unis a diminué en février mais les embauches ont fortement ralenti, signe que les employeurs américains pourraient avoir du mal à recruter dans un marché du travail qui se tend.
Le mois dernier, 20.000 emplois nets ont été créés aux Etats-Unis, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le taux de chômage s’est établi à 3,8% en données des variations saisonnières, contre 4% en janvier. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires s’attendaient à la création de 180.000 emplois nets aux Etats-Unis en février. Ils tablaient sur une baisse du taux de chômage moins prononcée, à 3,9%.
La baisse du nombre de créations de postes en février peut s’expliquer notamment par les chiffres robustes des deux mois précédents. En données révisées, le nombre d’emplois créés en décembre et janvier s’est élevé à 227.000 et 311.000, soit 12.000 postes supplémentaires par rapport aux estimations précédentes. Le shutdown qui a pénalisé l'économie américaine pendant plusieurs semaines en début d’année peut également expliquer ce chiffre inférieur aux attentes.
Les tensions sur le marché du travail se ressentent sur les salaires. Le salaire horaire moyen des employés du secteur privé a crû de 3,4% sur un an le mois dernier, une hausse qui n’avait plus été observée depuis avril 2009.
Une mesure plus large du chômage et du sous-emploi, qui tient compte des personnes ayant renoncé à chercher un travail et de celles employées à temps partiel mais qui souhaitent un emploi à temps plein, est tombé à 7,3% en février, contre 8,1% en janvier. Ce recul, qui intervient après une forte augmentation en janvier, peut résulter de la fermeture partielle des administrations fédérales pendant cinq semaines, a indiqué le département du Travail.
Le rapport sur l’emploi de février est le dernier avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, les 19 et 20 mars.
Sur le marché obligataire, après la publication du rapport, le rendement de l’emprunt à 2 ans, qui suit généralement le sentiment des investisseurs sur les taux des fonds fédéraux, se détendait à 2,451%, contre 2,569% juste avant la publication du rapport. Le rendement du 10 ans fléchissait pour sa part de 6 points de base à 2,6270%. D’après les données du CME, la probabilité d’une baisse du taux directeur s’inscrit désormais à 20% contre 14% jeudi.
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