
La croissance américaine au second trimestre confirmée à 2%

Des premiers signaux d’alarme viennent troubler la croissance américaine. Elle été confirmée jeudi par le département du Commerce à 2,0% en rythme annualisé au deuxième trimestre. Sur le trimestre janvier-mars, la croissance avait atteint 3,1%. Le premier semestre 2019 se solde ainsi par une croissance de 2,6%.
Elle a été portée par la plus forte progression de la consommation des ménages, qui a compensé la baisse des exportations et le ralentissement de la reconstitution des stocks. La consommation des ménages, qui représente plus de deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, a atteint 4,6% en rythme annualisé sur avril-juin, un record depuis le quatrième trimestre 2014. Elle avait initialement été estimée à 4,3%.
En revanche, le déficit commercial s’est creusé à 980,7 milliards de dollars (896,7 milliards d’euros) au deuxième trimestre contre 982,5 milliards en deuxième estimation. Le commerce extérieur affiche ainsi une contribution négative de 0,68 point de pourcentage à l'évolution du PIB (0,72 point en deuxième estimation). La croissance des stocks a été révisée légèrement à la hausse à 69,4 milliards de dollars au deuxième trimestre. Les stocks ont retranché 0,91 point de pourcentage à l'évolution du PIB.
Surtout, la baisse de l’investissement des entreprises au deuxième trimestre, révisée à 1% (0,6% en deuxième estimation), est la plus forte depuis le quatrième trimestre 2015, ce qui confirme les nuages pesant sur l'économie américaine et alimente la peur d’une récession, très présente sur les marchés financiers.
Plus d'articles du même thème
-
Les Etats-Unis seront les premières victimes des tarifs douaniers réciproques
L’impact sur la croissance américaine est estimé entre 0,5 et 1 point en 2025, tandis que l’inflation devrait progresser de 1,5 à 2 points. Pour le reste du monde, cela dépendra des mesures de représailles. La guerre commerciale laissera des traces à long terme. -
Les droits de douane de Donald Trump assomment les économies asiatiques
L’usine du monde est particulièrement affectée par la méthode de calcul du président américain. -
L'activité de la zone euro a été un peu meilleure que prévu en mars
Les PMI pour la zone monétaire ont été révisés à la hausse au titre du mois dernier, tirés notamment par l'Allemagne et la France.
ETF à la Une
- La Banque Postale débarque le patron de sa banque privée
- A la Société Générale, Slawomir Krupa se prépare à la taylorisation des banques
- La Société Générale prend le risque d'une grève en France fin mars
- Une nouvelle restructuration à la Société Générale ne plairait pas aux investisseurs
- Le CCF a perdu une centaine de millions d’euros l’an dernier
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions