MiFID II ne réduira pas « l’inquiétante tendance à la fragmentation » des marchés d’actions

Sur les blogs de l’Agefi, Thierry Philipponnat, secrétaire général de Finance Watch revient sur l’accord sur MIFID II auquel est parvenue l’Union européenne mi-janvier. Il estime notamment que «MiFID II ne sera pas en mesure de réduire l’inquiétante tendance à la fragmentation croissante des marchés d’actions, ne contraint pas les transactions OTC (de gré-à-gré ndlr) à passer par des plateformes régulées et ne protège pas les consommateurs contre les conseils en investissements financiers biaisés».
Il poursuit: «une mesure notablement positive est l’introduction de limites des positions sur les dérivés de matières premières, qui a pu être obtenue malgré l’opposition acharnée de l’industrie financière, en partie grâce aux campagnes menées par les ONG, dont beaucoup de membres de Finance Watch».
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Apprendre à désapprendre : les limites du savoir
L’illusion de la connaissance et comment surmonter les limites de l’apprentissage -
PARTENARIAT
Investissement : Quand la simplicité devient un piège
Pourquoi la simplicité n’est pas toujours la meilleure solution
ETF à la Une
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions