
Les fonds high yield subissent des retraits massifs

Mauvaise semaine pour le marché obligataire high yield. Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont subi leurs premier rachats net hebdomadaires depuis la mi-mars du fait d’importants dégagements sur les obligations à haut rendement, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds obligataires ont accusé des sorties nettes à hauteur de 900 millions de dollars (763,5 millions d’euros), pour la première fois en 35 semaines. Les rachats sur les fonds high yield ont totalisé 6,8 milliards de dollars sur la semaine, le troisième montant le plus élevé depuis que les données sont compilées.
A l’opposé, les fonds actions, toutes catégories confondues, ont bénéficié d’entrées nettes à hauteur de 3,2 milliards, selon cette étude qui reprend des données d’EPFR. Au sein des fonds actions, ceux dédiés aux actions européennes ont enregistré des sorties nettes à hauteur de 1,1 milliard de dollars. Les fonds en actions américaines ont bénéficié d’entrées nettes à hauteur d’un milliard de dollars. Les fonds en actions japonaises ont désormais effacé les sorties qu’avaient occasionnées les élections législatives anticipées au Japon avec des entrées nettes à hauteur de 2 milliards de dollars sur la période.
Plus d'articles du même thème
-
Le risque de surenchère tarifaire tétanise les marchés
La riposte de la Chine aux tarifs douaniers réciproques de Donald Trump a exacerbé le risque d'escalade et de récession, plongeant les marchés financiers encore davantage dans la tourmente. Wall Street accuse sa pire chute depuis la crise Covid. L'Europe efface ses gains de 2025. Les investisseurs fuient vers les emprunts d'Etat. -
Les gérants de crédit continuent de s’ajuster à la nouvelle donne
Les panélistes de L’Agefi sont de plus en plus prudents face au risque d’écartement des spreads, toujours serrés, en cas de fort ralentissement de la croissance suite au choc des tarifs douaniers. -
EXCLUSIF
Les gestionnaires de taux contiennent leur panique
Les prévisionnistes de L’Agefi tendent à ajouter une baisse de taux à six mois tout en diminuant leurs prévisions pour les taux longs aux Etats-Unis et en augmentant celles sur la zone euro.
ETF à la Une
- La Banque Postale débarque le patron de sa banque privée
- A la Société Générale, Slawomir Krupa se prépare à la taylorisation des banques
- La Société Générale prend le risque d'une grève en France fin mars
- Une nouvelle restructuration à la Société Générale ne plairait pas aux investisseurs
- Le CCF a perdu une centaine de millions d’euros l’an dernier
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions