
Le poids des géants du web dans l’indice MSCI World reste modéré

Le mythe d’une surpondération actuelle des grandes valeurs technologiques dans les indices boursiers ne résiste pas à une analyse historique approfondie. C’est la conclusion de l’équipe de recherche du fournisseur d’indices boursiers MSCI. «A fin février 2018, les cinq plus importantes capitalisations boursières de l’indice MSCI World, à savoir Facebook, Apple, Amazon, Microsoft et Alphabet, représentaient ensemble 8% de cet indice», relèvent ces analystes. Cette proportion est légèrement inférieure à la moyenne historique des cinq premières capitalisations de cet indice depuis le milieu des années 70 (cf. graphique).
Sur la période comprise entre décembre 1974 et janvier 1986, le poids des cinq premières valeurs de l’indice, qui n’appartenaient pas toutes au secteur technologique, est en outre constamment demeuré au-dessus de ce seuil de 8%. Il a même atteint un pic de 17,5% à l’automne 1976. Pour mémoire, les cinq plus grandes capitalisations boursières étaient alors IBM, AT&T, Exxon, General Motors et Eastman Kodak. A l’époque, la pondération boursière combinée d’IBM et d’AT&T dépassait largement celle des cinq valeurs phares actuelles de l’indice.
A contrario, le plus faible degré de concentration de ces valeurs (environ 5% en poids cumulé) a été une première fois atteint au milieu des années 1990, puis à nouveau dans le sillage de la crise financière de 2007-2008.
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