
Les levées des fonds de private equity restent dynamiques

Les levées des fonds de private equity demeurent dynamiques malgré un début d’année marqué du sceau de l’incertitude. Au premier trimestre, 151 fonds ont atteint leur closing final pour 71 milliards de dollars (62,4 milliards d’euros), selon les données compilées par le cabinet Preqin, contre 67 milliards il y a un an. Malgré l’absence de clôture de fonds asiatiques, le segment des fonds de LBO (leverage buy-out) fait preuve d’un dynamisme particulièrement marqué, avec des levées en hausse de 52% sur un an à 44 milliards de dollars.
Si le premier trimestre a, comme à l’accoutumée, marqué une pause par rapport à la fin de l’année, l’intérêt des investisseurs institutionnels pour la classe d’actifs ne semble pas s’émousser. «Etant donné que Preqin anticipe une révision à la hausse de 20% des chiffres dans le sillage de la réception de données complémentaires, le nombre de closing de fonds devrait s’approcher des niveaux constatés au troisième et quatrième trimestres», souligne le fournisseur de données.
Selon la troisième édition de l’étude d’EY consacrée au secteur, le capital-investissement est ainsi la classe d’actifs alternative préférée de 47% des investisseurs, devant les infrastructures (21%) et l’immobilier (16%). Cet engouement demeure néanmoins sélectif et favorise les véhicules les plus importants. Moins marqué qu’en fin d’année dernière, le phénomène des «méga fonds» s’est ainsi encore manifesté, notamment avec la clôture d’Advent Global PE VIII, qui a levé 13 milliards de dollars.
Sur le plan géographique, une certaine dichotomie est en revanche apparue entre les deux grands pôles mondiaux du private equity. «Malgré l’affaiblissement du taux de change euro-dollar ces derniers mois, le rythme des levées centrées sur l’Europe en 2016 est prêt à dépasser les 71 milliards de dollars de 2015», estime Preqin. Celles des fonds nord-américains ont en revanche ralenti, à 38 milliards de dollars.
Sur le front des opérations de LBO, le premier trimestre aura en revanche été moins porteur. Seulement 874 opérations ont été bouclées au niveau global, pour un montant en baisse de 57% sur un an, à 44 milliards de dollars. «Avec des marchés boursiers plus faibles que ces derniers trimestres, il est logique que les gérants soient prudents dans le rythme de leurs acquisitions, en particulier sur les opérations sur les grosses capitalisations supérieures à 1 milliard de dollars», estime Preqin.
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