Private Equity

Les fonds souverains ont su s’adapter aux conditions de marché

Dans sa quatrième étude consacrée au secteur, Invesco constate sa résistance malgré des rendements bien inférieurs aux objectifs.
Patrick Aussannaire
NBIM
Bureaux du fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM).  -  Crédit Norges Bank.

Les fonds souverains s’ajustent à l’environnement de marché difficile. Invesco constate une hausse du niveau de niveau de confiance des acteurs, dans sa quatrième étude consacrée au secteur. Menée en début d’année, elle sonde 77 fonds souverains et gérants de réserves pesant 66% des actifs totaux du secteur et 25% des réserves en devises étrangères, soit 8.960 milliards de dollars (7.940 milliards d’euros). «De nombreux investisseurs souverains sont maintenant plus à l’aise pour intervenir dans un environnement dans lequel les nouvelles sources de financement sont limitées», explique Alex Millar, head of EMEA sovereigns & Middle East and Africa institutional sale chez Invesco.

Les institutions interrogées ne semblent pas avoir souffert de décollecte nette, avec en moyenne 7% de collecte pour seulement 3% de retraits de fonds de la part des investisseurs sur l’année 2015. «Certains ont cédé des actifs aux gouvernements sans réduire des investissements de long terme alors que d’autres, depuis 12 mois, n’ont eu absolument aucune demande de retraits. Nombre de ces institutions apparaissent confiantes dans leurs perspectives de financement et augmentent l’importance de leurs objectifs d’investissement par rapport à leurs besoins de liquidité à court terme», indique Alexander Millar.

Elles sont pourtant pénalisées par la chute du prix des matières premières et les taux bas liés aux politiques monétaires ultra-accommodantes, notamment en Europe et au Japon. Leur performance a ainsi été limitée à 4,1% l’an dernier, alors qu’ils visent en moyenne un rendement de 6,6% sur un horizon 5 ans. «Les objectifs étant rarement atteints, ils prévoient que l’année 2016 sera également marquée par un rendement inférieur», ajoute l’étude. Les fonds d’investissement et ceux de liquidité sont les plus touchés par ce phénomène.

Dans ce contexte, les institutions ont augmenté leurs investissements alternatifs, et notamment dans l’immobilier avec une logique de diversification géographique délaissant les grandes villes (Londres, Paris ou New York) pour la mise en place de partenariats avec des promoteurs à l’international. Les Etats-Unis sont redevenus leur région privilégiée, alors que Chine, Russie et Brésil ont été délaissés au profit de l’Inde, de l’Asie émergente et de l’Afrique. «Malgré leur statut d’investisseurs de long terme, les souverains ont été rapides à s’ajuster aux évolutions de marché», conclut Alexander Millar.

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