
Oddo BHF lorgnerait les métaux non ferreux OTC de la Société Générale

Suite à l’annonce faite en avril dernier de l’arrêt de ses activités de gré à gré en matières premières, Société Générale aurait mis aux enchères ses positions restantes en portefeuille. La banque était active dans les matières premières agricoles, les métaux de base et, dans une moindre mesure, dans l’énergie et les transactions physiques sur le gaz. Sur les métaux non ferreux, un acteur inattendu se serait porté candidat, la banque franco-allemande Oddo BHF. Elle exerce déjà depuis dix ans une activité physique en négoce de métaux de métaux non ferreux (aluminium, cuivre, zinc, étain…), regroupée dans Oddo BHF Metals. L’ensemble représentait 1 milliard d’euros de revenus selon les derniers chiffres disponibles, fin 2017.
La banque compléterait ainsi son volant d’activité avec des opérations de couverture OTC jusqu’à cinq ans. Elle réfléchirait aussi à intégrer une partie des équipes de la Société Générale concernant cette activité en métaux. Ni le vendeur ni l’acquéreur potentiel n’ont souhaité commenter ces informations.
Si l’opération rapportée par des acteurs du marché aboutissait, elle permettrait de garder en Europe continentale des compétences dans un domaine où les Anglo-saxons occupent toujours plus de terrain. Les opérations mises en vente par la Société Générale intéresseraient des banques anglo-saxonnes.
Récemment, David Cohen, responsable des matières premières agricoles chez Société Générale CIB jusqu’à il y a deux mois, a rejoint Marex Commodities.
Plus d'articles du même thème
-
Harvest commence à sortir du bois après sa cyber-attaque
Sonia Fendler, directrice générale adjointe chez Harvest, est intervenue à la Convention annuelle de l’Anacofi, quelques jours après s'être exprimée lors d'une réunion organisée par la CNCGP. Elle a donné des premiers éléments d’explications sur l’origine de la fuite de données et confirmé que la période d’indisponibilité des services ne sera pas facturée. -
La loi de finances 2025 a laissé aux banques un sentiment aigre-doux
Par souci de justice fiscale, la loi de Finances 2025 a apporté un certain nombre de modifications dont plusieurs touchent les banques de façon directe ou indirecte. Certaines dispositions ne sont pas à l’avantage du secteur bancaire mais d’autres sont plutôt bénéfiques. Zoom sur deux exemples concrets. -
Thomas Labergère (ING): «Il faut réconcilier le citoyen avec l'économie et la finance»
A l'occasion de l'événement Banques 2030 organisé le 27 mars par L'Agefi, Thomas Labergère, le directeur général d'ING en France, évoque les mesures nécessaires pour promouvoir la compétitivité des banques européennes.
ETF à la Une
- La Banque Postale débarque le patron de sa banque privée
- A la Société Générale, Slawomir Krupa se prépare à la taylorisation des banques
- La Société Générale prend le risque d'une grève en France fin mars
- Une nouvelle restructuration à la Société Générale ne plairait pas aux investisseurs
- Le CCF a perdu une centaine de millions d’euros l’an dernier
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions