Les petites capitalisations à l’honneur
La création du PEA-PME aura eu le mérite de mettre un nouveau coup de projecteur sur le segment des petites et moyennes capitalisations. Talence Gestion lance aujourd’hui un nouveau produit : Talence Sélection PME, destiné à être éligible à ce nouveau véhicule fiscal. « Nous anticipons qu’une nouvelle demande devrait se développer sur le PEA-PME. Soit parce que les PEA sont arrivés à saturation, soit parce qu’ayant retiré de l’argent de leur PEA et ne pouvant plus l’abonder, les particuliers verront, en ce véhicule, un nouveau moyen de bénéficier d’un avantage fiscal pour les sommes qu’ils voudraient investir aujourd’hui », estime Régis Lefort, le gérant du fonds.
Choix de valeurs. Sans surprise, le processus de gestion de Talence Sélection PME s’appuie sur le stockpicking, c’est-à-dire le choix des valeurs. « Nous analysonsles bilans et rencontrons les dirigeants desociétés pouridentifier les titres dont la valeur boursière apparaît sous-valorisée par rapport à leur valeur intrinsèque », explique Régis Lefort. L’univers d’investissement du fonds est constitué d’environ 450 sociétés dont près de 400 présentent capitalisation inférieure à 500 millions d’euros. « Même si les décrets sur les valeurs éligibles au PEA-PME ne sont pas encore parus, notre univers d’investissement répondra, quoi qu’il en soit, aux exigences de cette enveloppe pour que le fonds y soit éligible », note le gérant.
Légitimité. Si Talence gestion ne gère pas exclusivement des fonds exposés aux petites capitalisations (outre des fonds de grandes capitalisations, la société gère aussi des mandats pour des clients privés), elle est déjà présente sur cette classe d’actifs depuis plusieurs années, avec son fonds Talence MidCaps qui compte déjà 50 millions d’euros d’encours, sur le total de 270 millions d’euros gérés par la société (dont environ la moitié en mandats). Par ailleurs, « les valeurs moyennes font partie de notre culture », déclare Régis Lefort, puisque ce dernier, ainsi qu’une partie des associés de Talence Gestion, faisait partie, il y a quelques années encore, de l’équipe dirigeante de Gilbert Dupont, une société de Bourse spécialisée sur ce créneau. « Notre nouveau fonds viendra compléter notre gamme. Le fonds MidCaps restera plutôt investi sur des valeurs moyennes tandis que le fonds Sélection PME restera très majoritairement dédié aux valeurs plus petites », précise Régis Lefort.
Plus d'articles du même thème
-
La chute se poursuit sur des marchés paniqués par la guerre commerciale
Les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge vif lundi après le plongeon des marchés asiatiques. Les taux continuent également à reculer. -
Les cours de Bourse des gestionnaires d'actifs ne sont pas épargnés par la bataille des tarifs douaniers
L'Agefi a calculé et compilé les variations de cours enregistrées par les gestionnaires d'actifs cotés en Bourse sur les séances du 3 et 4 avril 2025 après les annonces américaines sur les droits de douane. -
Le risque de surenchère tarifaire tétanise les marchés
La riposte de la Chine aux tarifs douaniers réciproques de Donald Trump a exacerbé le risque d'escalade et de récession, plongeant les marchés financiers encore davantage dans la tourmente. Wall Street accuse sa pire chute depuis la crise Covid. L'Europe efface ses gains de 2025. Les investisseurs fuient vers les emprunts d'Etat.
ETF à la Une
Contenu de nos partenaires
-
Pénuries
En combat air-air, l'aviation de chasse française tiendrait trois jours
Un rapport, rédigé par des aviateurs, pointe les « vulnérabilités significatives » de la France en matière de « supériorité aérienne », décrivant les impasses technologiques, le manque de munitions et les incertitudes sur les programmes d'avenir -
Escalade
L'armée algérienne passe à la dissuasion militaire contre la junte malienne
La relation entre Alger et Bamako ne cesse de se détériorer ces derniers mois alors qu'ex-rebelles et armée malienne s'affrontent à la frontière algérienne -
En panne
Pourquoi les Français n’ont plus envie d’investir dans l’immobilier
L’immobilier était le placement roi, celui que l’on faisait pour préparer sa retraite, celui qui permettait aux classes moyennes de se constituer un patrimoine. Il est tombé de son piédestal. La faute à la conjoncture, à la hausse des taux, à la chute des transactions et à la baisse des prix, mais aussi par choix politique : le placement immobilier a été cloué au pilori par Emmanuel Macron via une fiscalité pesante et une avalanche de normes et d’interdictions