Après avoir expérimenté deux des Big Four, Arnaud Taverne a rejoint la Caisse des Dépôts en 2007 pour bâtir une équipe de 30 personnes et piloter la gestion du patrimoine immobilier de l'institution. Une équipe qu'il a voulu à son image et à celle de son passé d'auditeur : pleine d'exigence, sans pour autant mettre la bonne humeur au placard.
Total a annoncé aujourd’hui la nomination de Ladislas Paszkiewicz comme directeur de la communication financière. Il prendra ses fonctions le 1er juillet 2019. Ladislas Paszkiewicz est un pur produit du groupe pétrolier. Il a débuté sa carrière chez Total en 1985 au sein de la direction financière avant de rejoindre la direction générale exploration & production.
L'Association française de la gestion financière (AFG) a publié ce jeudi les résultats de son enquête annuelle relative à l'épargne salariale. La collecte nette s'est révélée positive, avec 1,5 milliard d'euros collecté, ce qui constitue la meilleure performance du secteur depuis 2011. Les encours ont néanmoins baissé pour s'établir à 125,5 milliards en raison de l’effet marché de fin d’année.
L’Agence France Trésor a émis ce matin près de 9 milliards d’euros à l’issue de l’adjudication de quatre lignes d’obligations classiques : l’OAT 0,00% 25 février 2022, l’OAT 0,00% 25 mai 2022, l’OAT 0,00% 25 mars 2024 et l’OAT 1,00% 25 novembre 2025. Profitant de la détente globale des rendements en zone euro, et de celui de l’OAT 10 ans à seulement 0,4%, l’AFT a réuni des ratios de couverture respectifs élevés de 5,14, 2,87, 2,48, et de 2,88 fois, et de taux moyens pondérés négatifs, de -0,38%, -0,38%, -0,17%, et -0,02%.
Le cours de EssilorLuxottica a perdu plus de 5% dans la matinée en réaction à la crise de gouvernance qui touche le leader mondial de l’optique ophtalmique et de la lunetterie.
Larry Fink, head of BlackRock, admits it. “There are thousands of ETFs, but only a very small proportion of them are really relevant for investors,” he says in an interview with the Swiss newspaper Neue Zürcher Zeitung (NZZ). A mere 15% of the ETFs listed on the stock exchanges are responsible for 95% of global trading volumes, and iShares, one of the largest players in index-based management, is clearly an insider in this market. Although relevance is not going to be even, growth in the market can be expected to continue for at least three reasons, says Fink. “First, clients understand products increasingly well, particularly the fiscal aspects,” he says. Secondly, actively-managed funds had a very tough time last year; and thirdly, both retail and institutional investors are increasingly using ETFs for active management of their portfolios. This means that the transformation to active strategies relying on passive products is not over. “This trend will accelerate,” says Fink. But he does not share the viewpoint of some regulators, who say that ETFs may destabilise the financial system if there is a crisis. If there are fire sales, tracker funds are actually safer than actively-managed funds, he says. “With ETFs, investors can get a price in real time, while for funds, the books are only worked out once per day.”
La cinquième levée de fonds d’Ardian dédiée aux infrastructures est officiellement terminée, écrit L’Agefi. L’ex-Axa Private Equity, qui s’est lancé dans les infrastructures en 2005, a finalement collecté 6,1 milliards d’euros, soit plus du double de son prédécesseur bouclé début 2016. Le nouveau véhicule, dont 30% des investisseurs sont de nouveaux clients, ciblera comme les générations précédentes les infrastructures de transport et d’énergie en Europe, avec l’objectif de les «digitaliser». Pour convaincre, le véhicule peut s’appuyer sur de solides performances financières, avec des rendements nets sur longue période de l’ordre de 7% à 8% selon Ardian. «Nous parvenons à dégager des rendements élevés car nous avons une vision industrielle des infrastructures, avec l’objectif de les développer», explique Mathias Burghardt, membre du comité exécutif et responsable d’Ardian Infrastructure. Traditionnellement, la classe d’actifs était travaillée comme une source de rentes mais ce n’est plus le cas aujourd’hui car les nouvelles technologies ont ‘disrupté' ces monopoles.» Alors que la phase d’investissement du fonds 4 de 2,7 milliards d’euros est quasiment finalisée depuis le ticket de 40% pris dans le véhicule financier du groupe autoroutier italien Gavio, Ardian veut se donner le temps d’investir, d’autant que le fonds 5 a été levé en seulement six mois. «Le cycle économique est moins favorable, donc nous aborderons les investissements avec prudence. Couplé à la hausse des taux, le retournement de cycle pourrait conduire de grands groupes à réaliser des cessions d’actifs représentant des opportunités», analyse Mathias Burghardt. Dans un contexte de taux bas, les infrastructures sont actuellement particulièrement demandées par les investisseurs institutionnels, en quête de rendement récurrents. Selon les dernières statistiques publiées par France Invest (ex-Afic) et l’Association française de la gestion financière (AFG), les véhicules hexagonaux d’infrastructures ont ainsi plus que doublé les montants levés en 2018, à 14,6 milliards d’euros. Au niveau mondial, les levées de fonds d’infrastructures ont atteint l’an dernier 757 milliards de dollars après un record de 925 milliards en 2017, selon le fournisseur de données Preqin. La levée de fonds d’Ardian, la plus importante pour un fonds d’infrastructures dédié exclusivement au marché européen, intervient quelques mois après celle d’EQT. Le fonds suédois avait collecté un record de 9 milliards d’euros pour investir en Europe et en Amérique du Nord.
According to the second annual global study of bond management undertaken by the British asset management firm Invesco, bond investors predict that the economic cycle will continue until late 2019 or late 2020. 49% of investors predict that the cycle will end in one to two years, while over one quarter (27%) are expecting the end of the cycle to come sooner, within the next six to 12 months. The study was based on individual interviews with 145 bond specialists and chief investment officers in the EMEA, North America, and Asia-Pacific regions, representing a total of $14.1trn in assets under management. When wholesale and institutional investors are compared, the former category is more pessimistic with respect to short-term outlooks, with 65% predicting an end of cycle in the next two years. Regionally, the study also finds significant divergence in outlooks for the end of the economic cycle among bond managers. Investors in the Asia-Pacific region estimate that expansion will continue for one or two years, while EMEA region respondents are more optimstic about longevisty beyond that period. In North America, meanwhile, bond investors are more pessimistic, with more than half (52%) predicting that expansion will end in the next 12 months. What factors will trigger the next recession? As far as what will be the trigger for the next recession, respondents are mainly concerned about debt levels, particularly public debt. Investors surveyed estimate that rising interest rates will severely impact interest costs and default rates. Among other possible sources of disturbance, 15% of investors feel that the greatest risk is of a crisis in emerging markets, while 13% predict it will be a debt bubble in China. 60% of investors predict with a high level of certainty that credit spreads will widen in the next three years, while 45% predict that the rate curve will remain flat for a long time yet. Bond managers are relatively unconcerned about risks of rising inflation (34%), and only one quarter of them (27%) predict that the rate curve will invert in the next few years. Allocations to Chinese bonds are up, as investors defy the trade war and geopolitical issues in their quest for returns and diversification. One third of bond investors (32%) are seeking to increase their exposures in China in the next three years, particularly North American investors (58%). Currently, investors in the United States are not hihgly prone to hold Chinese bonds in their portfolios, but they are more likely to increase their allocations in the future, despite rising commercial tensions. “That is a major change for a country which tends to invest primarily in its domestic bond market,” the study finds. Half of investors worldwide (51%) predict that this is a long-term strategic decision which will be accompanied by an expected increase in allocations to China in the major bond indices in 2019 and thereafter. “Although the Chinese bond market is the third-largest in the world, it has long been underweighted, or completely absent from the bond portfolios of professional investors, despite favourable investment considerations such as relative valuation, returns, and expected total returns. The barriers to investment in Chinese bonds appear to be disappearing, which is leading investors to participate in this market,” the authors of the study say.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé ce 18 mars la création d’un fonds entièrement dédié aux entreprises québécoises performantes en intelligence artificielle. Doté d’une enveloppe de 250 millions de dollars, le Fonds CDPQ–IA vise à propulser la croissance des entreprises dont l’offre de produits repose sur le développement de l’IA et à accélérer la commercialisation de solutions en intelligence artificielle. « Alors que Montréal est en train de s’imposer comme un pôle d’excellence mondial en matière d’intelligence artificielle, il faut bonifier notre offre et intensifier notre appui en financement et en accompagnement des entreprises québécoises en IA, et ce, à différentes phases de leur croissance, affirme Charles Émond, premier vice-président, Québec et Planification stratégique globale de la Caisse. Les solutions développées en intelligence artificielle, dont ce fonds vise à favoriser la commercialisation, revêtent une importance hautement stratégique pour tous les secteurs de notre économie. » Ce fonds, piloté par l’équipe Capital de risque et technologies de la Caisse, est destiné aux sociétés technologiques ayant démontré un modèle d’affaires solide ainsi qu’une capacité de maintenir une forte croissance. Ces entreprises devront avoir une équipe de direction bien établie et compter sur une équipe dédiée et expérimentée en IA. Au fil des dernières années, la Caisse a investi dans plusieurs fonds de capital de risque qui ciblent notamment les entreprises en intelligence artificielle en phase de démarrage. Le Fonds CDPQ-IA permettra entre autres de soutenir le développement des entreprises les plus prometteuses issues de ces fonds lorsqu’elles atteindront la phase de croissance. L’an dernier, cette stratégie de co-investissement aux côtés des fonds de capital de risque dont la Caisse est commanditaire a mené à des investissements directs de la Caisse dans des entreprises en IA, telles qu’Hopper (fonds : BrightSpark), TrackTik (fonds : iNovia) ou encore Breather (fonds : Real Ventures). Le Fonds CDPQ-IA permettra notamment de réaliser de nouvelles transactions de ce type. En complément de ce nouveau fonds qui s’adresse aux entreprises technologiques en croissance, la Caisse a aussi annoncé dernièrement une série d’initiatives et de partenariats qui visent les jeunes entreprises en IA, en phase de démarrage. La Caisse, en collaboration avec Mila (Institut québécois d’intelligence artificielle), a créé l’Espace CDPQ | Axe IA pour accueillir neuf start-up provenant de secteurs innovants. Elles auront ainsi accès aux ressources académiques de Mila ainsi qu’aux conseils, à l’encadrement et au réseau des experts de la Caisse et de l’Espace CDPQ, afin d’accélérer la commercialisation de leurs solutions technologiques en IA. De plus, la Caisse disposera sous peu d’un laboratoire, à même les locaux de Mila, qu’elle pourra mettre à la disposition de certaines entreprises en portefeuille qui ont un programme clairement défini lié à l’intégration de l’IA. EJ
Le douzième forum international du risque financier, organisé par l’Institut Louis Bachelier, avait invité ce lundi 18 mars ses participants à réfléchir, douze ans après le début de la crise financière, aux défis et aux opportunités rencontrées par les investisseurs dans l’environnement de taux bas qui caractérise nos marchés depuis lors. Au cours de la première session plénière, dédiée aux investisseurs institutionnels, Christophe Izart, directeur financier adjoint de BPCE Vie et BPCE Prévoyance (filiales de Natixis Assurances), a suggéré aux assureurs de changer de modèle économique afin de se défaire des fonds euros, dont les contraintes financières deviennent trop lourdes. Salwa Boussoukaya-Nasr, directrice financière du Fonds des Réserves pour les Retraites (FRR), a pour sa part détaillé les stratégies d’investissement et types de produit souscrits par l’institution pour trouver du rendement, et a évoqué ceux qu’elle étudiait pour de prochains investissements. Enfin, Nathalie Pistre, directrice adjointe de la recherche et de l’analyse quantitative obligataire chez Ostrum AM, a présenté les stratégies qui, selon elle, permettent encore d’extraire du rendement sur les marchés obligataires. Pour Christophe Izart, les difficultés des assureurs dans l’environnement actuel viennent principalement des contraintes liées aux fonds euros. Celui-ci a ainsi rappelé que, face à la baisse des rendements de leurs investissements, les assureurs étaient contraints depuis la crise de réduire année après année le taux de distribution des bénéfices servi aux assurés. De même, il a souligné le coût élevé de la garantie en capital de ce type de produit pour l’assureur. Pour répondre à ces problèmes, Christophe Izart a proposé à ses homologues de modifier plusieurs caractéristiques du fonds en euros, et de modifier plus profondément le modèle économique des assureurs. Ainsi, il a rappelé le besoin de réduire le taux de distribution des bénéfices et de réduire le niveau de garantie du capital dans les fonds euros, ce dernier étant notamment très consommateur en fonds propres réglementaires. Il a, par ailleurs, suggéré aux assureurs de réduire la collecte sur les fonds euro afin de réduire le capital à investir, ce qui aurait notamment pour effet de diluer moins rapidement la performance de ces fonds. Il a enfin prôné le développement des contrats d’assurance-vie « Unit Linked » afin de transférer le risque vers les clients. Ce type d’assurance-vie, géré par les assureurs, ne contient en effet pas de garantie en capital, contrairement aux fonds euros. Du côté du FRR, Salwa Boussoukaya-Nasr a évoqué les stratégies utilisées par l’institution afin de réduire l’impact de la baisse des taux sur sa performance et, in fine, ses objectifs financiers. Le fonds, qui doit notamment verser chaque année 2,1 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) jusqu’en 2024, a diversifié son portefeuille sur de nombreuses classes d’actifs et stratégies. Salwa Boussoukaya-Nasr a ainsi expliqué que, pour trouver du rendement supplémentaire sur la partie action, le FRR investissait désormais dans des stratégies de smart bêta, et achetait des actions couvertes par des stratégies optionnelles. Côté obligataire, le FRR autorisait désormais ses mandataires à inclure un peu d’obligations high-yield dans ses portefeuilles investment grade, ce à la discrétion du gérant. De même, il a allongé la maturité cible de ses obligations corporates, tout en couvrant la duration de son portefeuille, afin de capter des spreads de taux plus importants. Le fonds s’est également diversifié vers les marchés privés, tant sur la dette et les actions, que les infrastructures et l’immobilier, afin de capter des primes de liquidité. Salwa Boussoukaya-Nasr a enfin dévoilé que le FRR avait étudié la possibilité d’investir dans de nouveaux types de placements, tels que les cat bonds (obligations catastrophes), les stratégies de risk premium, et les hedge funds. Pour répondre aux difficultés des investisseurs institutionnels, Nathalie Pistre a évoqué trois types de stratégies obligataires actives pour répondre à leurs besoins de rendements : tout d’abord, des paris directionnels, principalement via des futures obligataires, ensuite des stratégies de courbe classiques, et, enfin, des stratégies d’arbitrage de valeurs relatives, afin de parier sur l’élargissement ou le rétrécissement de spreads entre obligations. Elle a également estimé qu’il existait désormais cinq sources de valeurs dans l’environnement obligataire actuel : l’allocation, le market timing, la gestion des baisses de notation de risque de crédit et les alertes sur défaut, l’arbitrage, et la diversification.
Le fonds souverain singapourien Temasek a annoncé ce mardi 19 mars la nomination de Dilhan Pillay Sandrasegara au poste de directeur général de sa filiale d’investissement et de gestion d’actifs Temasek International Pte Ltd. Il succède à Theng Kiat Lee, qui prend la présidence de la filiale. M. Pillay travaille au sein du second fonds souverain singapourien (le premier était le GIC Private Limited) depuis 2010. Il fut notamment responsable de la gestion de portefeuille et des investissements, et de la supervision des équipes USA et Amériques. Le portefeuille de Temasek, investi en actions et en fonds, est évalué à 308 milliards de dollars singapouriens (environ 200 milliards d’euros) à fin mars 2018. A cette date, le portefeuille était notamment exposé à 27% à Singapour, 26% à la Chine, et 22% à des valeurs technologiques aux USA et en Europe.
L’entreprise renforce sa stratégie d’Investissement Socialement Responsable (ISR) initiée en 2008, en prenant de nouvelles mesures en faveur de la transition énergétique et de l’atténuation de l’empreinte écologique.
Le groupe financier australien Macquarie, via ses fonds Macquarie European Infrastructure Fund 1 (MEIF1) et Macquarie European Infrastructure Fund 3 (MEIF3), a conclu un accord pour la vente de sa participation de 36% dans l’Aéroport de Bruxelles à un consortium d’investisseurs composé du néerlandais APG Asset Management, du fonds d’investissement alternatif australien Queensland Investment Corp et de l’assureur Swiss Life. Les deux autres actionnaires de l’aéroport demeurent l’État belge (25%) et le fonds de pensions canadien OTPP (39%). Macquarie avait acquis sa participation à la suite de la privatisation de l’aéroport en 2004. En quinze ans, l’aéroport a connu de nombreux développements, lui ayant permis de voir le nombre de passagers croître de 60% pour atteindre 25,7 millions en 2018. L’aéroport a aussi réduit de façon significative son impact environemental, en recevant le meilleur score au certificat de l’Airport Carbon Accreditation en 2018. La cession doit encore être validée par les autorités compétentes et sa réalisation est attendue pour 2019. Pour cette opération, Macquarie a été conseillé par JP Morgan et Shearman & Sterling / Baker McKenzie. AB.
Axa S.A. a annoncé ce 18 mars le lancement d’une offre secondaire d’actions ordinaires de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings, Inc. (« EQH »), composée des deux franchises complémentaires Axa Equitable Life Insurance Company et AllianceBernstein, et le début des présentations aux investisseurs (roadshow) dans le cadre de l’Offre. Axa, en qualité d’actionnaire cédant, offre 40 000 000 actions ordinaires d’EQH et a consenti aux banques du syndicat une option permettant l’acquisition de 6 000 000 actions ordinaires d’EQH supplémentaires dans un délai de 30 jours. Parallèlement à l’offre, Axa et EQH ont conclu un contrat de rachat d’actions en vertu duquel Axa cèdera à EQH 30 000 000 actions ordinaires d’EQH. Le rachat d’actions est soumis à un certain nombre de conditions, parmi lesquelles la réalisation de l’offre. À l’issue de l’offre et du rachat d’actions, Axa détiendra moins de 50 % des actions ordinaires d’EQH, la participation minoritaire que conservera Axa dans EQH ne lui confèrera plus le contrôle de cette dernière et sera déconsolidée, puis comptabilisée par mise en équivalence, et Axa aura une représentation minoritaire au conseil d’administration d’EQH, conservant le droit de nommer trois des neuf administrateurs. Les actions sont proposées par un syndicat de banques mené par J.P. Morgan, Morgan Stanley et Citigroup. Le document d’enregistrement (registration statement) relatif au projet d’offre a été déposé par EQH auprès de l’U.S. Securities and Exchange Commission mais n’est pas encore entré en vigueur, précise un communiqué. Autrement dit, aucune action ne peut être vendue et aucune offre ne peut être acceptée avant l’entrée en vigueur de ce document d’enregistrement. Erick Jarjat
Un an et demi après avoir quitté le giron de Primonial, Roche-Brune Asset Management s’adosse à Apicil. Dans un communiqué commun, les deux sociétés, qui se connaissent de longue date, précisent que cet adossement de Roche-BruneAM se traduira par «la mise en oeuvre d’une stratégie commune et la recherche de synergies entre les deux entités». Apicil a mis en place une stratégie dédiée à la gestion d’actifs avec la création d’une filiale dédiée l'été dernier, Apicil Asset Management. L’idée est notamment d’accélérer le développement en France mais aussi hors de France de Roche-Brune AM (en particulier au travers des fonds Actions Europe et Actions Zone Euro existants, de mandats et / ou fonds dédiés et de délégations de gestion), d’atteindre une masse critique permettant d’accroitre le nombre de clients institutionnels, conquérir des mandats institutionnels de gré à gré, et assurer l’entretien de la recherche de l’outil propriétaire digital de gestion de Roche Brune : M.U.S.T.® sous ses 4 dimensions (Fondamentale,Immatérielle, Risque et ESG), « Cette prise de participation permettra à notre groupe d’être plus visible sur ce marché et de se positionner parmi les premières sociétés de gestion en France avec près de 10,5 milliards d’actifs sous gestion » déclare Renaud Célié, directeur général adjoint du groupe Apicil. Pour Bruno Fine, président fondateur de Roche-Brune AM « Cet adossement à un acteur de premier plan offrira la possibilité d’accélérer la croissance de nos activités, de développer des synergies d’offres et d’outils, de proposer aux équipes des opportunités d’évolution ».
La société de gestion LumX, gérée par le flamboyant Arpad «Arki» Busson, a renoncé à sa licence de gestion de fonds en Suisse, rapporte Financial News. La décision intervient alors que la boutique a accusé des pertes de plus de 37 millions de dollars sur trois ans et demi. Parallèlement, LumX va licencier des employés. La société n’a pas dévoilé le nombre exact de collaborateurs remerciés, mais les suppressions d’emplois devraient réduire les effectifs à moins de 40 personnes. Début 2015, elle comptait 139 employés. LumX gérait 15 milliards de dollars en 2008, un montant qui a diminué à 7,4 milliards au début de l’an dernière. Le niveau actuel des encours n’a pas été dévoilé. Il s’agit d’un sérieux revers pour Arki Busson qui était l’une des personnalités les plus renommées du secteur des hedge funds. Le Français a trois enfants dont un avec Emma Thurman et deux avec Elle Macpherson. Artemis détient par ailleurs 6 % dans LumX, une participation que la société essaie de vendre, rappelle Financial News.
L’opérateur boursier suisse SIX Group, fort d’un important trésor de guerre à la suite de la cession de sa division de paiements par carte, a déclaré ce lundi être à l’affût d’acquisitions après avoir publié un bénéfice en forte hausse en 2018. La vente en mai de Six Payment pour 2,75 milliards de dollars (2,42 milliards d’euros) à Worldline, filiale d’Atos, a permis à SIX de porter son bénéfice 2018 à 2,88 milliards de francs suisses (2,53 milliards d’euros) contre 207,2 millions un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice a reculé à 160,6 millions de francs, pénalisé par les coûts et la perte de chiffre d’affaires sur les activités cédées.
Le secteur des paiements est en ébullition. Worldpay a annoncé lundi matin avoir accepté une offre d’achat de 43 milliards de dollars de Fidelity National Information Services (FIS). Selon les termes de l’accord, les actionnaires de Worldpay recevront 0,9287 action FIS et 11 dollars en numéraire par titre détenu. Les actionnaires de FIS contrôleront 53% de l’entité fusionnée.
Les enchères pour les fréquences 5G débutent cette semaine en Allemagne. Le Tribunal administratif de Cologne a rejeté les recours déposés par Deutsche Telekom, Telefonica (O2) et Vodafone, qui contestaient les conditions du gouvernement, notamment la couverture de 98% des foyers, des autoroutes et des lignes de train. L’ouverture de ces enchères intervient dans un contexte tendu: les Etats-Unis ont prévenu l’Allemagne que leur coopération sur le renseignement serait revue si Berlin ne bannissait pas les entreprises chinoises comme Huawei dans la 5G.
L’Autorité des normes comptables (ANC) a présenté ce lundi 18 mars une actualisation de la réglementation comptable appliquée aux associations, fondations et fonds de dotations, destinée à améliorer leur transparence financière. Ce nouveau règlement, adopté en décembre 2018, sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020, et dès 2019 de manière facultative.