Jusqu’où ira l’inconséquence des dirigeants britanniques ? La politique de Liz Truss n’est pas seulement un problème permanent pour les marchés. Voilà que les révélations de la presse sur la pratique du pouvoir de cette drôle de chef du gouvernement vont faire monter d’un cran la colère des citoyens déçus par le Brexit. En poste comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avant d’être choisie comme Première ministre, Liz Truss a dépensé pas moins de 1,8 million de livres sur les six premiers mois de cette année en faisant vingt voyages officiels, selon The Guardian. Son prédécesseur, durant les six mois précédant la crise du Covid-19, avait coûté, lui, 67.000 livres au pays au titre de ses visites à l’étranger… Comble de légèreté, Liz Truss a demandé au nouveau roi de ne pas se rendre à la conférence annuelle de l’ONU sur le climat qui se tiendra en novembre en Egypte, alors que le sujet était pourtant porté de longue date par l’ex-prince Charles. Pour comble, Liz Truss n’a pas même l’intention d’aller à la COP 27 ! Et on ne peut même plus espérer que c’est pour économiser les émissions carbone du déplacement…
Les lettres que Larry Fink, directeur général de BlackRock, adresse aux entreprises, sont toujours largement relayées et commentées. Une fois n’est pas coutume, Larry Fink a cette fois reçu une lettre de John Schroder, trésorier de l’Etat de Louisiane. « Vos politiques manifestement anti-combustibles fossiles détruiraient l’économie de la Louisiane. En termes simples, nous ne pouvons pas participer à la paralysie de notre propre économie », a-t-il expliqué tout en lui annonçant le retrait de la gestion de près de 800 millions de dollars d’actifs. Au mois de septembre, le Texas avait déjà exclu la première société de gestion mondiale de ses futurs appels d’offre, pour les mêmes raisons.
Elon Musk, les banques ne lui disent pas merci. La volte-face du fantasque milliardaire dans le dossier Twitter ne fait pas les affaires de ses financiers. Le fondateur de Tesla s’est finalement résolu à racheter le réseau social, mais aux conditions fixées en avril, soit un prix de 44 milliards de dollars. Entre-temps, le marché des prêts syndiqués a pris un gros coup de froid. Les banques qui s’étaient engagées au printemps à apporter 12,5 milliards de dollars de concours dans l’espoir de les replacer auprès d’autres investisseurs, risquent de se retrouver collées avec ces engagements à leur bilan. Parmi elles, BNP Paribas et la Société Générale, pour de petits tickets certes, mais qui observent un silence gêné sur le sujet.
Cadre. Un an après le lancement de son initiative sur l’investissement dans la technologie de reconnaissance faciale signée par 55 investisseurs mondiaux, Candriam tire un premier bilan des engagements pris par les entreprises pour limiter les risques que cette technologie fait courir au respect des droits fondamentaux, comme la reproduction des préjugés raciaux et sexistes, le manque de fiabilité et l’usage abusif des données personnelles. Sur quinze entreprises interrogées, trois font des efforts significatifs pour atténuer ces risques : Microsoft, Motorola et Thales. Elles se sont dotées de règles de gouvernance et prennent des mesures spécifiques. Candriam continuera de discuter avec chaque entreprise des moyens d’améliorer les pratiques et publiera un nouveau rapport en 2023.
Resserrement. La combinaison de la hausse des taux directeurs américains, de la dépréciation des monnaies et de l’inflation, toujours forte, limite la marge de manœuvre dont disposent les banques centrales des pays en développement. « Les monnaies les plus attaquées sont celles des pays à politique monétaire hétérodoxe (c’est peu dire) comme la Turquie (inflation à 83 % et taux à 12 %) et l’Argentine. Viennent ensuite les plus proches de la guerre comme la Pologne (une inflation à 17,5 %) ou l’Estonie (24 %) », relève une note du Crédit Agricole. Les banques centrales des pays en développement ont cherché à anticiper la hausse des taux directeurs américains dès 2021 (voir le graphique, g.). Cependant, le niveau des taux d’inflation place les taux réels en territoire négatif. C’est le cas dans 35 des 56 pays étudiés par la Cnuced (voir le graphique, d.), comme au Nigeria, avec une inflation à 20 % et des taux à 15,5 %. Ce resserrement viendra peser sur les perspectives de croissance, qui devrait s’établir à 3 % en moyenne dans les pays en développement, un niveau très insuffisant « qui pèsera sur les finances publiques et privées et nuira aux perspectives d’emploi », selon l’organisation. Les pays du Golfe restent épargnés et continuent d’assainir leurs finances publiques. La dette d’Oman pourrait passer, selon le Fonds monétaire international, de 62,9 % du PIB l’an dernier à 44 % cette année, tandis que la croissance saoudienne, à 7,2 % attendus en 2022, sera l’une des plus élevées des pays du G20.
La demande de pétrole augmentera de 2,64 millions de barils par jour (bpj) en 2022, soit 2,7%, a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel. Le rapport de septembre prévoyait une hausse de 3,1 millions de bpj. Il s’agit de la quatrième réduction des prévisions de l’Opep depuis avril. L’année prochaine, l’Opep voit la demande de pétrole augmenter de 2,34 millions de bpj, soit 360.000 bpj de moins que prévu le mois précédent, pour atteindre 102,02 millions de bpj. Ces chiffres sont venus remettre en perpsective les baisses de production annoncées la semaine précédente, et ont ravivé les craintes sur un fléchissement de la demande : le Brent perdait 1,4% en fin de journée, à 92,9 dollars le baril. Le WTI reculait de 1,8% à 87,8 dollars le baril.
L’indice des prix à la production (PPI) pour la demande finale aux Etats-Unis a augmenté de 0,4% en rythme mensuel en septembre, une première augmentation en trois mois, et deux fois supérieure aux attentes du marché (0,2%), selon les données de l’US Bureau of Labor Statistics (BLS) qui publiera jeudi l’indice des prix à la consommation (CPI). Le coût des services a augmenté de 0,4%, avec notamment les prix des services à l’hébergement de 6,4%. Les indices sur le commerce de détail d’aliments (2,6%), la gestion de portefeuille (2,1%), le commerce de gros de machines et de véhicules (1,5%), les services de forage de puits de pétrole et de gaz, et les services de soins aux patients hospitalisés (0,4%) ont également contribué à la hausse. A l’inverse, l’indice de l’essence a baissé de 2%. D’une année sur l’autre, les prix à la production ont augmenté de 8,5%, le taux le plus faible depuis juillet 2020, mais encore légèrement supérieur aux prévisions de 8,4%.
L’économie britannique s’est finalement contractée de 0,3% en rythme mensuel en août, après une croissance révisée à la baisse de 0,1% en juillet, d’après les données publiées mercredi par l’Office for National Statistics (ONS). La production a chuté de 1,8% et a été le principal frein à la croissance, la fabrication reculant de 1,6% tandis qu’un niveau plus élevé que d’habitude de maintenance dans le pétrole et le gaz de la mer du Nord a également pesé. Les services diminuent de 0,1%, avec en particulier les activités liées à la santé et à l’action sociale (-1,3%) et celles liées aux arts, spectacles et loisirs (-5%), compensant en partie la croissance de 1,2% des activités professionnelles, scientifiques et techniques. Pendant ce temps, la construction a progressé de 0,4%, stimulée par une hausse de 1,9% des nouveaux travaux, alors que les activités de réparation et d’entretien ont chuté de 2%. Sur les trois mois se terminant en août, l’économie britannique s’est également contractée de 0,3%.
La paire dollar/yen atteignait un nouveau sommet de 146,45 en milieu de journée. Le yen a perdu tous les gains réalisés depuis le 22 septembre, date de la dernière intervention de soutien à la devise. Ce mouvement indique cependant que les autorités japonaises ne sont pas préoccupées par la défense de niveaux de prix particuliers : la vitesse de chute du yen est plus importante, remarque MUFG dans une note. Or, celle-ci a ralenti ces dernières semaines. Toute accélération -provoquée par des chiffres de l’inflation américaine plus importants que prévus, par exemple- déclenchera une réaction de la banque centrale.
Le taux d’inflation annuel a atteint un sommet de cinq mois à 7,4% en septembre en Inde, après 7% en août (7,3% attendus), selon les données publiées mercredi par le ministère des statistiques. Les prix ont augmenté plus rapidement pour les denrées alimentaires (8,6% après 7,6% en août), les légumes (18,0%), les épices (16,9%), les céréales et produits dérivés (11,5%) enregistrant les plus fortes hausses à cause de précipitations inhabituelles qui ont affecté les cultures locales et une offre déjà affectée par la guerre russe en Ukraine. Les prix des logements (4,6% après 4,1%), des services à l’éducation (5,7% après 5,5%), des services de transport et de communication (5,4% après 5,2%) et à la santé (5,5% après 5,4%) ont également accéléré. En revanche, le coût du carburant et de l’éclairage a augmenté à un rythme légèrement plus faible (10,4% après 10,8%).
La demande de pétrole augmentera de 2,64 millions de barils par jour (bpj) en 2022, soit 2,7%, a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel. Le rapport de septembre prévoyait une hausse de 3,1 millions de bpj. Il s’agit de la quatrième réduction des prévisions de l’Opep depuis avril. L’année prochaine, l’Opep voit la demande de pétrole augmenter de 2,34 millions de bpj, soit 360.000 bpj de moins que prévu le mois précédent, pour atteindre 102,02 millions de bpj.
La paire dollar/yen atteignait un nouveau sommet de 146,45 en milieu de journée. Le yen a perdu tous les gains réalisés depuis le 22 septembre, date de la dernière intervention de soutien à la devise. Ce mouvement indique cependant que les autorités japonaises ne sont pas préoccupées par la défense de niveaux de prix particuliers : la vitesse de chute du yen est plus importante, remarque MUFG dans une note. Or, celle-ci a ralenti ces dernières semaines. Toute accélération -provoquée par des chiffres de l’inflation américaine plus importants que prévus, par exemple- déclenchera une réaction de la banque centrale.
L’économie britannique s’est finalement contractée de 0,3% en rythme mensuel en août, après une croissance révisée à la baisse de 0,1% en juillet, d’après les données publiées mercredi par l’Office for National Statistics (ONS).
Le réveil n’a pas dû être facile ce matin pour le ministre des Comptes public Gabriel Attal. Au terme d’une séance chahutée à l’Assemblée nationale ayant duré une bonne partie de la nuit, les députés ont vidé de sa substance le projet de loi de programmation des finances publiques 2023-2027. Ce texte définit la trajectoire pluriannuelle des finances publiques jusqu’en 2027 et les moyens qui permettront de l’atteindre. Il prévoit un retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB d’ici 5 ans, contre 5% de déficit en 2022 et en 2023.
La somme est plutôt impressionnante. Le gestionnaire d’actifs français Mirova, affilié de Natixis IM et spécialisé dans l’investissement durable, vient d’annoncer un investissement de 100 millions d’euros dans l’espagnol Zunder afin de l’aider dans le déploiement de son réseau de chargeurs pour véhicules électriques rapides et ultra-rapides en Europe du Sud. «Cette prise de participation permettra d’accélérer le plan visant à dépasser les 4.000 points de charge en Europe du Sud», précise un communiqué commun. Les investisseurs historiques, le gérant suisse White Summit Capital et ses co-investisseurs, resteront les actionnaires majoritaires après la levée de fonds. Pour Mirova, il s’agit d’une prise de participation «initiale» sous-entendant qu’il y en aurait d’autres. Elle a été faite à travers son fonds Mirova Energy Transition 5. La société, qui gère un total de 25 milliards d’euros, explique que» la décarbonation de la mobilité et des transports est essentielle à la réalisation de l’objectif «zéro émission», et elle est donc au cœur de notre stratégie d’investissement». Elle voit dans le marché de la mobilité électrique un fort potentiel de développement. Les ventes de voitures électriques en Espagne ont bondi de 238 % depuis le début de l’année 2022 par rapport à fin 2021. L’Espagne a pour objectif d’atteindre plus de 5 millions de véhicules électriques d’ici 2030, contre environ 300.000 actuellement. «Le besoin d’une infrastructure publique de recharge rapide et fiable est d’autant plus important que plus de 70% des ménages espagnols n’ont pas accès à un parking privé», assure le communiqué. Zunder compte investir un total de 300 millions d’euros d’ici 2025, ce qui devrait lui permettre de détenir et d’exploiter plus de 4.000 points de recharge et d’en gérer plus de 40.000 par le biais de sa plateforme. Elle indique par ailleurs avoir récemment remporté son premier appel d’offres en France,sans préciser lequel. La prise de participation est en attente de l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires de Zunder.