Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne. La réforme de l’ISF ne semble pas avoir eu d’impact sur les flux de placements financiers des ménages, qui atteignent 166 milliards d’euros en 2021 (contre 200 milliards en 2020 et 110 milliards en 2018-2019). Il n’y a pas eu de décalage des investissements vers le financement des entreprises, comme l’espérait le législateur. En revanche, le comité remarque une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages assujettis à l’IFI : le solde des retours, nets des départs, s’établit ainsi à +140, positif pour la troisième année consécutive. Un faible effectif, rapporté aux 150.000 contribuables assujettis à l’IFI, mais dans le bon sens.
L’Autorité de la concurrence a rejeté jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis. Par cette décision l’Autorité rend, pour la première fois, une décision de rejet pour défaut de priorité depuis la transposition en droit français en mai 2021, de la directive ECN +. En vertu de cette directive, elle peut rejeter des saisines « lorsqu’elle ne les considère pas comme une priorité ».
Le futur Premier ministre aura la lourde tâche de ramener la stabilité économique dans le pays. Le marché continue d’appliquer une prime aux actifs britanniques.
Le graphique ci-contre présente le taux des Fed funds ainsi que l’inflation sous-jacente et le taux de chômage aux Etats-Unis depuis 1955. Il permet d’identifier les conditions qui prévalaient historiquement à chaque fin de resserrement monétaire. A Jackson Hole, Jerome Powell est venu expliquer que la lutte contre l’inflation nécessitait certainement une dégradation des conditions d’emploi alors que le taux de chômage atteint 3,5% en septembre.
Les inscriptions au chômage ont baissé de manière inattendue aux Etats-Unis lors de la semaine au 8 octobre, à 214.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a en revanche augmenté de 21.000 à 1,385 million lors de la semaine au 8 octobre (la dernière pour laquelle ces chiffres sont disponibles). Les demandes dites continues ne se sont pas écartées de manière significative de ce niveau depuis environ six mois et restent de 400.000 à 500.000 inférieures au niveau qui prévalait avant la pandémie.
La banque centrale turque a annoncé jeudi baisser son taux de référence de 150 points de base à 10,5%, une coupe plus importante que prévu alors même que l’inflation dépasse 83 % en septembre. Il s’agit de la troisième baisse consécutive en trois mois. Le président turc Erdogan a déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaitait que les coûts d’emprunt passent sous la barre des 10%, et la banque centrale a indiqué qu’elle réduirait les taux une dernière fois avant de cesser sa politique d’assouplissement. La livre est restée stable, à 18,6 pour un dollar.
Les marchés actions ont continué de corriger pendant que les taux remontaient. Les anticipations d’un resserrement monétaire plus sévère qu’attendu, comme l’indiquent les nouvelles projections de la Fed, ont continué de détériorer le marché. Dans ce cadre, paradoxalement, un bon chiffre macroéconomique (activité ou emploi) est devenu une mauvaise nouvelle car il pousse les banques centrales à resserrer davantage. Cette incertitude couplée à un contexte géopolitique tendu maintient une volatilité élevée sans être extrême tandis que la résilience des perspectives bénéficiaires est jusqu’ici une force stabilisatrice.
L’Autorité de la concurrence rejette jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis.
Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne.
Le climat des affaires s’est légèrement redressé en octobre dans l’industrie en France, après trois mois consécutifs de baisse. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par l’Insee, l’indicateur du climat des affaires dans le secteur est ressorti à 103,0 points en octobre, pour 101,0 attendu et après 102,0 en septembre ce qui constituait un plus bas de dix-huit mois.
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel.
Alors que Liz Truss se bat pour se maintenir à la tête du gouvernement britannique, malgré le tour dramatique pris par la situation politique au Royaume-Uni dans son propre camp et la démission d’un nouveau ministre mercredi, la Banque d’Angleterre (BoE) affirme qu’elle réagira aux changements apportés au mini-budget. «Le MPC (Comité de politique monétaire, ndlr) est susceptible de réagir relativement rapidement aux nouvelles concernant la politique budgétaire», a déclaré le sous-gouverneur Ben Broadbent dans un discours prononcé jeudi à l’Imperial College. «Il reste à voir si les taux d’intérêt officiels doivent augmenter autant que les prix actuels sur les marchés financiers», a-t-il précisé.
Mon ennemie, c’est la finance. Voilà un thème original qui sert de fil conducteur à Reprise en main, le premier long-métrage de fiction de Gilles Perret, sorti sur les écrans le 19 octobre. Le synopsis ? Des ouvriers d’une usine de la vallée de l’Arve apprennent que leur entreprise va être à nouveau cédée à un fonds d’investissement et décident de la racheter en se faisant passer pour des financiers. Les premiers sont sympathiques et mangent de la fondue, comme tout bon Haut-Savoyard, les seconds sont des « spéculateurs cyniques ». Reprise en main est un film militant. Son réalisateur, proche du député François Ruffin (LFI), qualifie les rachats à effet de levier de « système dégueulasse, mais légal », tout en se défendant de « manichéisme caricatural » vis-à-vis des capitalistes. « Comme si vous n’aviez pu vous empêcher de les… humaniser », s’étonne le dossier de presse. Il faut dire que ces affreux banquiers ont au moins une qualité, celle de financer le cinéma français.
Outre-Manche, la flambée des rendements obligataires fin septembre a mis au jour la fragilité des techniques de gestion de bilan connues sous le nom de ‘liability-driven investment’, ou LDI.
Attention. Dans une note récente, l’Autorité bancaire européenne (EBA) examine les risques des marchés immobiliers résidentiels. Ils pourraient s’accroître rapidement avec la hausse violente de l’inflation, qui entraîne aussi celle des taux d’intérêt, alors que l’économie s’est retournée subitement et qu’une récession est de plus en plus probable. Elle pointe les prix qui ont largement progressé en 2021, s’apparentant à une surchauffe, et l’exposition accrue des banques aux risques des marchés résidentiels. Les prêts immobiliers représentent désormais près d’un tiers des crédits octroyés. Des signes de détérioration de la qualité de ces portefeuilles sont déjà sensibles même s’ils ne se sont pas matérialisés. C’est pourquoi l’EBA incite à la vigilance. Elle salue le resserrement des critères d’octroi opéré sous l’impulsion des régulateurs, entraînant une baisse des taux d’endettement, et le choix, par les emprunteurs, de prêts à taux fixes, plus protecteurs que les taux variables. L’EBA appelle aussi les banques et leurs superviseurs à surveiller étroitement leurs portefeuilles de prêts immobiliers afin de détecter au plus tôt les éventuels défauts de remboursement pour pouvoir provisionner en amont et en quantité suffisante.
Change. De partenaire à actionnaire. BNP Paribas a dévoilé un accord concernant l’acquisition de la fintech Kantox, avec laquelle il avait mis en place un partenariat stratégique en 2019. Les grands groupes financiers restent bien à l’affût des jeunes pousses. Depuis trois ans, le tandem a « confirmé que nous pouvions conjointement accroître sensiblement la valeur ajoutée apportée », selon Philippe Gelis, le PDG et cofondateur de l’éditeur de logiciels de centralisation et d’automatisation de la gestion du risque de change pour les entreprises. « Les trésoriers d’entreprise opèrent aujourd’hui dans un environnement de marché mouvementé et les technologies de pointe peuvent les aider à atténuer certains des défis auxquels ils font face, notamment en automatisant des tâches manuelles leur permettant ainsi de rester concentrés sur leur cœur de métier », plaide Olivier Osty, responsable de BNP Paribas CIB Global Markets.