Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Les 25 premiers gérants de hedge funds ont gagné 16,8 milliards de dollars en 2017, leur meilleure année depuis 2013 (24,3 milliards) grâce à la bonne tenue des marchés, notamment boursiers, selon le classement annuel établi par le magazine « Forbes », repris par le quotidien Les Echos. Les émoluments de cette poignée de hedge funds, qui ont bondi de 54 % par rapport à 2016, représentent près de la moitié de l’ensemble des bonus versés aux traders de Wall Street (31,4 milliards en 2017). Dans ce palmarès de l’année 2017, c’est Michael Platt, le fondateur de BlueCrest, qui avait transformé son fonds en family office en 2016, qui occupe la première place. Depuis qu’il ne gère plus l’argent de clients extérieurs, la performance du fonds s’est envolée : il a gagné 50% en 2016 et 54% l’année suivantes. Jim Simons, fondateur de Renaissance, occupe la deuxième place avec 1,8 milliard de dollars de profits. Le classement privilégiant les fonds de grande taille, on y retrouve les figures historiques du secteur, tel Ken Griffin (4éme, avec 1,4 milliard de dollars) et qui fonda Citadel il y a près de trente ans (1990). Ray Dalio, pour sa part, a gagné 900 millions de dollars malgré des performances en demi-teinte.
Au quatrième trimestre 2017, le secteur belge des fonds a enregistré une progression de 2,3 % des encours sous l’impulsion de souscriptions nettes pour un montant de 4,4 milliards d’euros, selon des données communiquées par l’Association belge des asset managers (Beama). Fin décembre 2017, l’actif net des fonds commercialisés publiquement en Belgique a ainsi atteint le niveau record de 194,4 milliards d’euros, le dernier sommet remontant à 2006 avec un montant de 179,1 milliards d’euros.L’actif net des fonds qui investissent principalement en titres à revenu fixe a augmenté de 1,8 % au cours du quatrième trimestre de 2017 pour atteindre 34,3 milliards d’euros. L’actif net des fonds qui investissent majoritairement en titres à revenu variable, comme les fonds « balanced » et d’actions, a quant à lui progressé de 2,4 % au cours de la même période. Les fonds d’actions s’inscrivaient à 58,1 milliards d’euros à fin décembre 2017, soit une augmentation sur le trimestre de 3,8 milliards d’euros ou 7%.Dans la catégorie des fonds mixtes, les fonds d’épargne-pension ont progressé de 0,3 milliard d’euros durant la période d’octobre à décembre 2017. Ils ont conforté leur record historique, atteignant 19,6 milliards d’euros sous l’impulsion de souscriptions nettes complétées par une hausse des cours des actifs sous-jacents.
Plusieurs opérations d’envergure ont été annoncées tout au long de la semaine. Oddo BHF, tout d’abord, a finalisé l’acquisition d’ACG Capital. Une opération que la banque franco-allemande avait annoncée en juillet dernier. Nortia a officialisé la reprise de Sélection 1818 auprès de Natixis et ABN Amro IS a confirmé la cession de ses activités de gestion directe à Candriam. Enfin, Natixis IM est entré en négociations exclusives avec le suédois MFEX pour lui céder sa plateforme de fonds Axeltis. La plupart de ces groupes citent MIF2, la réglementation européenne entrée en vigueur en ce début d’année, comme étant l’une des raisons principales les amenant à revoir leur portefeuille d’activités. On remarquera également dans le cadre du Brexit, l’annonce par Perella Weinberg de l’ouverture d’un bureau à Paris et les discussions engagées entre la banque américaine JP Morgan et les autorités françaises pour que cette dernière renforce ses équipes à Paris en y transférant probablement 200 postes. Par ailleurs, le suisse J. Safra Sarasin a annoncé qu’il allait doter sa gestion d’actifs d’une marque propre. Tandis que HSBC et UBS ont annoncé une réorganisation de leur activité de banque privée en Europe avec une certaine tendance à la centralisation.Notons également APG qui a accueilli le fondateur du fonds souverain norvégien, et ICG qui vient de recruter toute une équipe d’EDF Invest. Enfin, on gardera en mémoire cette phrase de Didier Saint-Georges, un des dirigeants de Carmignac et directeur du comité d’investissement, qui, pour résumer les fluctuations de marché du premier trimestre (où Carmignac a signé une légère décollecte), estime que « nous sommes sortis de la période de conte de fées des derniers mois ». Certains ne pourront qu’approuver...
Morningstar a annoncé, le 17 avril, le lancement d’une nouvelle activité commerciale visant à offrir aux institutions financières et aux conseils financiers la possibilité d’externaliser leur sélection de fonds ou leur allocation d’actifs en ayant accès à des modèles de portefeuilles à des séries de listes sélectives de fonds. La nouvelle entité, baptisée « Manager Selection Services » (MSS) et logée dans la division Morningstar Investment Management, offre trois services distincts conçus pour aider les clients à atteindre leurs objectifs d’investissement à long terme, réduire leurs coûts et se conformer aux nombreuses évolutions réglementaires, indique Morningstar dans un communiqué.Dans le détail, l’offre comprend des listes sélectives de fonds « best in class » notés par Morningstar couvrant les principales classes d’actifs. Les fonds sont sélectionnés par l’équipe MSS. En même temps, les clients auront accès à l’analyse quantitative de Morningstar sur les fonds non notés par Morningstar.En parallèle, l’équipe MSS propose des services complets de migration, incluant une analyse des listes de fonds existantes et des recommandations sur les fonds avec une vision à long terme.Enfin, cette nouvelle activité propose un service de portefeuilles modèles (« Model Portfolio Service »), offrant l’accès à des portefeuilles multi classes d’actifs mondiaux créés à partir de l’expertise de Morningstar en matière d’allocation d’actifs et de sélection de gérants. « Ce service s’adresse aux institutions qui ne souhaitent pas externaliser complètement la gestion de leurs actifs, ce qui leur permet de conserver un pouvoir discrétionnaire en matière d’investissement, tout en intégrant l’expertise de Morningstar en termes d’allocation d’actifs et de sélection de fonds au cœur de leur proposition d’investissement », indique Morningstar.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé, le 17 avril, le lancement de Solactive Autonomous & Electric Vehicles Index, un nouvel indice qui suit la performance des entreprises impliquées dans la production de véhicules électriques ou hybrides et le développement de la technologie de conduite autonome. L’indice est basé sur ARTIS (Algorithmic Theme Identification System), un outil de sélection reposant sur un algorithme propriétaire développé par Solactive. ARTIS utilise différents systèmes, comme le traitement du langage naturel, pour sélectionner les entreprises les mieux exposées à des thématiques spécifiques, indique Solactive sans plus de détail. L’indice, libellé en dollar américain, est composé de 75 sociétés incluant des constructeurs de véhicules électriques et autonomes, des fabricants de composants, de fournisseurs de matières premières et de fournisseurs de technologies. Les entreprises éligibles doivent avoir une capitalisation boursière d’au moins 500 millions de dollars. La composition de l’indice est réajustée tous les semestres.L’indice Solactive Autonomous & Electric Vehicles fait l’objet d’une licence auprès de Global X et il utilisé pour l’ETF Global X Autonomous & Electric Vehicle, coté au Nasdaq.En janvier, Solactive avait lancé aux Etats-Unis, l’indice Electric Vehicles and Future Mobility, un indice thématique smart beta qui servira de sous-jacent à l’ETF coté au Nyse, KraneShares Electric Vehicles and future Mobility ETF.
Si les niveaux de volatilité ont effacé la hausse de février sur nombre de classes d’actifs, des tensions apparaissent sur les marchés émergents et le high yield.
Les souscriptions dans les fonds de droit norvégiens ont totalisé 4,2 milliards de couronnes norvégiennes (NOK, soit 436 millions d’euros) en mars, montrent les statistiques mensuelles du marché de la Securities Funds Association (VFF) norvégienne. Cependant, l'évolution sur les marchés boursiers mondiaux s’est traduite par une diminution de 17,7 milliards de NOK des encours totaux. Sur la collecte nette de 4,2 milliards de NOK, 3,4 milliards de NOK ont été investis dans les fonds fixed income, tandis qu’un demi-milliard a été investi dans des fonds actions et des fonds diversifiés
La performance annuelle des fonds non monétaires français a atteint 4,3 % en février 2018, en baisse de 3,2 points par rapport au mois précédent, selon des chiffres publiés ce 17 avril par la Banque de France. « Si toutes les catégories de fonds sont touchées, cette diminution est notamment imputable à la performance des fonds actions qui perd 7 points pour s’établir à 8,5% en février 2018 », note la Banque de France dans un communiqué. Par ailleurs, les fonds diversifiés affichent une performance de 2,9 % contre 5,5% en janvier tandis que les fonds obligataires ont dégagé une performance de 0,5% contre 1% en janvier. Enfin, la performance des fonds d’épargne salariale s’établit à 6,2% après 9% en janvier. A fin février 2018, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.207 milliards d’euros contre 1.225 milliards d’euros à fin janvier 2018.En parallèle, la performance annuelle des fonds monétaires a poursuivi son repli en février 2018, ressortant à -0,25% contre -0,24% en janvier 2018. L’encours des fonds monétaires s’établit à 358 milliards d’euros à fin février contre 374 milliards d’euros à fin janvier 2018.
Les ETF et ETP cotés à l'échelle mondiale ont enregistré 18,99 milliards de dollars de collecte en mars 2018, indiquent les derniers chiffres publiés par le cabinet d'étude ETFGI. La collecte depuis le début de l’année s'établie à 137,12 milliards de dollars contre 197,28 milliards de dollars américains d’entrées nettes pour la même période de l’an dernier. Les encours à l'échelle mondiale ont diminué de 49,33 milliards de dollars en mars 2018. La baisse de 1%, passant de 4,968 milliards fin février 2018 à 4,919 milliards de dollars, représente la plus faible croissance mensuelle des actifs depuis février 2018 où les encours avaient diminué de 3,50%, passant de 5,148 à 4,968 millions de dollars.Les ETF / ETP actions ont enregistré une collecte nette de 9,77 milliards de dollars en mars, portant la collecte nette à 101,01 milliards de dollars en 2018, soit moins que les 142,79 milliards de dollars de collecte de l’année dernière. Les ETF et ETP fixed income affichent 3,77 milliards de dollars de souscriptions en mars, et 17,49 milliards de dollars depuis le début de l’année. C’est moins que les 40,20 milliards de dollars affichés l’année dernière pour la même période.Les investisseurs ont eu tendance à investir dans des ETF «core», de capitalisation boursière et à faible coût en mars 2018, l’ETF iShares Core MSCI EAEO (IEFA US) et le TOPIX Exchange Traded Fund (1306 JP) capturant la majeure partie des flux. La bonne performance des ETF japonais est à noter, avec 3 ETF dans le top 5 des produits qui ont le plus collecté cette année.
L’an dernier, le patrimoine des ménages allemands a enregistré une progression de 5% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 5.857 milliards d’euros à fin décembre 2017, selon des statistiques communiquées par la Bundesbank.Cette évolution est due pour l’essentiel à une augmentation de 41 milliards d’euros du cash et des dépôts à vue. Malgré cette préférence pour les actifs liquides, la banque centrale allemande relève que les investissements dans les fonds ont totalisé 13 milliards d’euros au quatrième trimestre. Les stratégies les plus recherchées ont été les fonds diversifiés et les fonds immobiliers, précise-t-elle.
Dans la continuité de l’initiative FROG (French Routes and Opportunities Garden) de l’Autorité des marchés financiers, un groupe de travail rassemblant les principales banques et sociétés de gestion autour du dépositaire central Euroclear a ainsi été lancé l’été dernier afin d’améliorer le modèle français de distribution de fonds à l’international, rapporte le quotidien Les Echos. Ce groupe de travail vient de rendre ses conclusions sous la forme d’un catalogue de 16 propositions. Parmi les mesures phares, Euroclear propose de modifier le mode de gestion des ordres. Aujourd’hui, un investisseur étranger qui veut investir dans un fonds de droit français doit avoir recours à une banque membre d’Euroclear France pour passer ses ordres. « Nous voudrions qu’un client espagnol par exemple qui opère via son dépositaire central ou via la plate-forme européenne T2S (TARGET2-Securities) ait accès à notre plate-forme de routage des ordres sans forcément être membre d’Euroclear France », explique au quotidien économique Alexandre de Schaetzen, responsable des fonds européens chez Euroclear.Autre piste explorée afin de mutualiser les efforts des sociétés de gestion : autoriser la portabilité du KYC (« know your customer »), un processus qui permet d’assurer que la société de gestion sait à quel typ de client elle s’adresse. « La responsabilité du KYC reviendrait toujours à la société de gestion, mais il existerait une base commune où le travail fait par les uns pourrait être repris par les autres », selon Euroclear.Euroclear explore également d’autres pistes comme l’utilisation des parts de fonds pour la gestion du collatéral, qui se pratique déjà dans d’autres pays.
La cotation des indices actions à Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne a démarré hier avec un retard de plus de 30 minutes, en raison d’un «incident technique» annoncé par l’opérateur de marchés boursiers Euronext. Les indices, dont les échanges débutent habituellement à 09h00, ont commencé leur cotation vers 09h38. Cette défaillance technique ne provient absolument pas d’une cyberattaque, ont précisé à L’Agefi des sources proches du dossier. Cet incident a également perturbé le calcul des limites de prix sur ses marchés de produits dérivés.
Les organismes de placement collectifs (OPC) de droit français ont enregistré une collecte nette de 31,8 milliards d’euros au cours du mois de janvier, selon des statistiques publiées ce 13 avril par l’Association française de la gestion financière (AFG). Cette collecte nette est exclusivement tirée par les fonds monétaires qui ont attiré 29 milliards d’euros de flux nets entrants en janvier. Les fonds actions et obligations parviennent également à tirer leur épingle du jeu avec 7,4 milliards d’euros et 2,4 milliards d’euros de souscriptions nettes respectivement.A l’inverse, les fonds diversifiés ont subi 6,4 milliards d’euros de décollecte nette en janvier. Dans le même temps, les fonds à formule ont enregistré 600 millions d’euros de sorties nettes.A fin janvier 2018, les encours totaux des OPC de droit français s’élèvent à 1.972,5 milliards d’euros, contre 1.929,1 milliards d’euros à fin décembre 2017, soit une progression de 43,4 milliards d’un mois sur l’autre.
Alors que l’on a observé un certain regain d’appétit pour le risque ces derniers jours, les fonds d’actions européennes ont été affectés par le spectre d’un retour du populisme et par les signes d’un moindre dynamisme de la croissance dans la zone euro. Les fonds dédiés aux actions européennes ont ainsi subi des sorties nettes de 5,2 milliards d’euros durant la semaine au 11 avril, les plus importantes depuis juillet 2016, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’actions allemandes notamment ont affiché une quatrième semaine consécutive de rachats, les investisseurs estimant que les exportations allemandes pourraient être menacées par la vigueur de l’euro et par l’exacerbation des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Soutenus par la perspective de très bons résultats trimestriels aux Etats-Unis, les fonds d’actions américaines ont renoué avec la collecte pour un montant net de 5,5 milliards de dollars. Rien de nouveau du côté des fonds d’actions japonaises et des fonds d’actions émergentes qui poursuivent sur la lancée des semaines précédentes et enregistrent des flux nets positifs de respectivement 2,5 milliards de dollars et 2,8 milliards de dollars. Au total, les fonds d’actions affichent des entrées nettes de 7 milliards de dollars.Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont de leur côté enregistré une collecte nette de 8,8 milliards de dollars, la plus importante des douze dernières semaines. Pour la première fois depuis treize semaines, les fonds d’obligations à haut rendement ont renoué avec la collecte pour un montant net de 0,4 milliard de dollars. Les fonds d’obligations européennes ont attiré près de 2 milliards de dollars au cours d’une semaine où plus de 30 milliards d’euros de papier, surtout corporate, a été proposé sur le marché.
La cotation des indices actions à Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne a démarré avec un retard de plus de 30 minutes lundi, en raison d’un «incident technique» annoncé par l’opérateur de marchés boursiers Euronext.