Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Les sociétés de gestion enregistrées en France vont devoir se familiariser à une nouvelle forme de contrôles par le gendarme financier, baptisés SPOT. Plus courts et allégés, ils entrent dans le cadre d’une supervision plus collaborative, moins répressive a priori, et où les acteurs sont prévenus des thématiques que l’AMF voudra désormais contrôler. Cette semaine, deux nouvelles opérations de croissance externe qui ont concerné des sociétés de gestion françaises ont fait l’actualité. La Française a pris le contrôle à 100% de sa joint-venture Inflection Point Capital Management tandis que La Financière d’Uzes rachète LGA Investissement Associé.Toujours en France, NewsManagers a appris que Jean-François Bay, l’ancien directeur général de Morningstar en France et nommé il y a moins d’un an à la direction du développement de La Financière de l’Echiquier, allait quitter l’entreprise peu de temps après l’entrée à son capital de Primonial. Par ailleurs, le géant Amundi, fait partie des trois sociétés de gestion sélectionnées par l’Irlande pour gérer l’arriéré fiscal d’Apple dans le cadre de son conflit fiscal avec l’Union européenne. BlackRock et Fidelity, font toujours partie des deux sociétés de gestion préférées des sélectionneurs de fonds en France, selon le dernier classement Fund Brand 50 de MackayWilliams. A noter que Pictet AM s’est hissé à la troisième place alors qu’il était sixième l’an passé. Les fonds d’infrastructures ont levé l’an dernier 6,8 milliards d’euros, dont 62% en capital et 38% en dette, selon l'étude d’activité des fonds d’infrastructures gérés en France publiée par l’AFG (Association Française de la Gestion financière) et France Invest (Association des Investisseurs pour la Croissance).A l’étranger, la Competition and Markets Authority (CMA) du Royaume-Uni s’est émue du fait que les consultants en investissements ne parviennent pas à identifier les fonds activement gérés qui battent leurs indices après frais. Elle n’en a pas pour autant annoncer porter suite. Aux Etats-Unis, Alliance Bernstein fait partie des sociétés de gestion actives qui innovent dans leur lutte contre le raz de marée de la gestion passive et des ETF, en travaillant notamment sur la structure de sa grille tarifaire de fonds. Enfin, on notera que février a été marqué en Italie par une décollecte sur les fonds ouverts, la première depuis de nombreux mois.
L’opérateur boursier américain CME Group a annoncé l’acquisition de la société de courtage britannique NEX Group pour environ 3,9 milliards de livres (4,46 milliards d’euros). «A une époque où les intervenants de marché cherchent des moyens pour abaisser leurs coûts de transaction et gérer les risques de manière plus efficace, cette acquisition va nous permettre de créer une importante valeur et des sources d’efficacité pour nos clients à travers le monde», a commenté le PDG de CME, Terry Duffy. L’opération devrait être relutive dès 2019, et causera une charge exceptionnelle de 285 millions de dollars pour des synergies évaluées à 200 millions de dollars d’ici 2021.
L'inclusion des actions saoudiennes dans l'indice «FTSE Marchés émergents» en mars 2019 pourrait entraîner 5 milliards de dollars d’investissements passifs.
Court terme. Le groupe de cosmétiques Clarins a lancé l’utilisation d’un programme de 200 millions d’euros sur le marché du Neu CP, les nouveaux billets de trésorerie. Sans titre coté sur un marché réglementé, le groupe familial s’est fait noter par Spread Research. « C’est la première fois qu’un émetteur sur ce marché a recours, pour un nouveau programme, à une agence de notation alternative aux trois grandes agences, ainsi que la réforme de juin 2016 le permet, indique Muriel Nahmias, senior director debt advisory chez Redbridge, conseil de la société. Une notation comme celle de Spread Research a l’avantage d’être une note court terme ad hoc, ce qui, de plus, est moins onéreux pour les émetteurs. Plusieurs programmes avec ’rating’ court terme ou garants bancaires sont en préparation. » En moyenne, les entreprises non financières les mieux notées émettaient à un mois à des prix de -0,43 % à -0,36 % en janvier dernier.
Les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Les investisseurs s’interrogent désormais sur la validité des perspectives de croissance. Les actions sont sanctionnées.
Comme annoncé en janvier dans son plan stratégique Supervision2022, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé hier lors d’un point presse sa nouvelle approche d’accompagnement des acteurs, avec le renforcement des équipes de suivi. Par ailleurs, l’AMF a annoncera désormais ses priorités. Pour 2018, celles-ci portent sur le contrôle des fonds propres des sociétés de gestion, de la valorisation des actifs, des méthodes de cessions temporaires de titres, de la gestion ISR, de la gestion sous mandat et du recueil des connaissances/expériences clients. Les équipes de suivi accompagneront en outre les acteurs dans la mise en œuvre de la directive MIF 2, du règlement Priips et de leur politique de tests de résistance, ainsi que dans la compréhension des dernières réglementations.
Comme annoncé en janvier dans son plan stratégique Supervision2022, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé ce matin lors d’un point presse sa nouvelle approche orientée vers l’accompagnement des acteurs, après plusieurs années dédiées à participer à l'élaboration des nouvelles réglementations. Cet accompagnement se matérialise par un transfert des efforts vers les équipes de suivi (sociétés de gestion et intermédiaires de marchés) et de contrôle, avec désormais des contrôles thématiques courts (une trentaine par séries de 5 acteurs), « a priori sans visée répressive ». Ils s’ajoutent aux contrôles traditionnels plus globaux (une trentaine, par acteur). Le gendarme des marchés annonce aussi désormais aux marchés ses priorités thématiques de l’année.
Le spread Libor-OIS, indicateur de l’état de la liquidité en dollar, s’est écarté depuis février. Les raisons sont techniques. Il devrait revenir sur des niveaux plus habituels.
Les baisses récentes et généralisées des actions mondiales semblent suffisantes pour redonner des perspectives aux principaux indices, selon les normes historiques.
MackayWilliams a mené une étude auprès d'un millier de sélectionneurs de fonds représentant 3.200 milliards d'euros sur les 10 principaux marchés en Europe.
En Italie, les fonds de pension et caisses de retraite gèrent 230 milliards d’euros, mais seulement 1,6 milliard (soit 0,7 %) a été investi dans le capital investissement ces cinq dernières années, rapporte Il Sole – 24 Ore. Même chose pour la banque privée où l’investissement dans les produits alternatifs comme le non coté en Italie représente seulement 0,2 % contre 0,9 % en Europe et 3,4 % aux Etats-Unis. En 2017, la collecte dans le private equity et le venture capital en Italie a été de 5,03 milliards d’euros, soit une croissance de 283 % par rapport à 2016. Cela est dû à la clôture de fonds institutionnels comme CDP Equity, F2i, Fondo Italiano di Investimento, Invitalia Ventures et QuattroR. La collecte auprès des particuliers a en revanche chuté de 49 % à 292 millions d’euros. Au cours de la conférence annuelle de l’association italienne du private equity, les intervenants ont insisté sur la nécessité de canaliser l’épargne vers le non coté, notamment pour financer les fintech, indique le journal.
Affecté par la décollecte des produits monétaires, le marché français a enregistré au mois de février une décollecte nette de 10 milliards d’euros, devant l’Irlande (-4,8 milliards d’euros) et l’Italie (-0,1 milliard d’euros), selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. A l’autre bout du spectre, le Luxembourg affiche une collecte nette de 8,4 milliards d’euros, devant la Belgique (3 milliards d’euros), la Suisse (2,7 milliards d’euros), le Danemark (1,2 milliard d’euros) et l’Espagne (0,9 milliard d’euros). Le marché français tire toutefois son épingle du jeu du côté des fonds actions, avec une collecte de 2,8 milliards d’euros, derrière l’Irlande (3,4 milliards d’euros) et le Luxembourg (5,7 milliards d’euros). Côté obligataire, les fonds domiciliés en France affichent une collecte de 1 milliard d’euros, seulement devancés par les fonds domiciliés en Suisse (1,9 milliard d’euros). Au niveau européen, parmi les distributeurs de fonds, Mercer arrive en première position au mois de février avec une collecte nette de 3,6 milliards d’euros, devant Bank Degroof Petercam (3,1 milliards d’euros), UBS (2,6 milliards d’euros), State Street (2,56 milliards d’euros), HSBC (2,09 milliards d’euros), Allianz (1,54 milliard d’euros), Vanguard (1,47 milliard d’euros). Dans la catégorie des fonds de long terme, les fonds d’actions ont enregistré au mois de février une collecte nette de plus de 16 milliards d’euros, très précisément 16,1 milliards d’euros, devant les fonds diversifiés (14 milliards d’euros), les fonds alternatifs Ucits (2,6 milliards d’euros) et les fonds obligataires (1,2 milliard d’euros), selon les statistiques de Thomson Reuters Lipper. Les fonds d’actions américaines ont attiré 4,1 milliards d’euros, devant les fonds d’obligations émergentes libellées en monnaies locales (3,1 milliards de dollars) et les fonds d’actions de la zone euro (2,7 milliards d’euros). A l’autre bout du spectre, les fonds d’obligations américaines high yield ont subi des sorties nettes de 3,2 milliards d’euros, devant les fonds d’obligations corporate libellées en euro (-2,5 milliards d’euros) et les fonds d’obligations internationales high yield (-2 milliards d’euros). Les fonds monétaires ont de leur côté subi des sorties nettes de 30,7 milliards d’euros alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 29,8 milliards d’euros au mois de janvier.
Les montants levés à l’occasion des introductions en Bourse au premier trimestre 2018 représentent 42,8 milliards de dollars, en hausse de 28% par rapport au premier trimestre 2017 (33,4 milliards de dollars), rapporte Les Echos qui cite une étude du cabinet EY. « 2018 est, au niveau mondial, sur la même tendance que 2017, année la plus active en matière d’introductions en Bourse (IPO) depuis la crise financière », note Marc Lefevre, associé France chez EY, cité par le quotidien. En revanche, en nombre, les opérations sont en repli. EY en a compté 287 (-27%) contre 364 sur la même période de l’an dernier. « Sur le premier trimestre 2018, il y a six opérations de plus de 1 milliard de dollars, contre seulement 2 l’an dernier », observe Marc Lefevre. En termes de zone géographique, selon EY, l’Europe a dominé le marché des IPO puisqu’elle a concentré 37% des levées de fonds en montants.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Loïc Féry, PDG de Chenavari Investment Management, estime « qu’une correction importante est possible » sur les marchés financiers. Il y a un mois, le gestionnaire d’actifs avait prévenu ses investisseurs « que nous pensions qu’un vrai changement de régime s’est produit en fin d’année dernière », ajoute-t-il. « Cela partait notamment des constats suivants : de bons fondamentaux, mais cela dit des valorisations qui sont devenues excessives et surtout l’évolution inquiétante de paramètres techniques importants, comme la baisse continue de la volatilité et aussi la baisse de la liquidité sur certains marchés spécifiques », énumère Loïc Féry. Par ailleurs, le dirigeant estime que, sur les marchés obligataires, et notamment le segment high yield, « nous sommes dans une situation où en cas de problème, les grands gérants de fonds, par exemple, risquent d’avoir énormément de mal à vendre des positions importantes ». « Or ces fonds ont une liquidité quotidienne, et en cas de mauvaises nouvelles, beaucoup de clients pourraient demander à sortir, avec le risque de déstabiliser le marché », ajoute Loïc Féry.Le patron de Chenavari IM souligne aussi le risque lié aux ETF qu’il qualifie de « nouveaux fourre-tout ». « Il sont vendus comme des produits liquides – ce qui n’est pas faux – sauf qu’ils répliquent souvent des actifs qui ne le sont pas, explique Loïc Féry. Le jour où il y aura un problème, c’est le porteur d’ETF qui va payer. La structure de la liquidité est devenue malsaine alors que le marché du crédit notamment est sous perfusion dans un monde de taux bas. »
La guerre commerciale initiée par la Maison Blanche ainsi que le relèvement des taux américains ont donné un coup d’arrêt brutal à l’engouement des investisseurs pour les actions américaines. Les fonds d’actions américaines, privilégiées la semaine précédente à hauteur de 34 milliards de dollars, ont subi des sorties nettes de près de 25 milliards de dollars durant la semaine au 21 mars, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution dans le monde EPFR Global. Au total, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des sorties nettes de 19,9 milliards de dollars, dont 18,6 milliards de dollars sur les ETF. En Europe, les incertitudes liées à la situation politique en Italie et la fin, d’ici au troisième trimestre de l’année, de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne, ont pesé sur les marchés de la région. Les fonds dédiés aux actions européennes ont ainsi terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,5 milliard de dollars. En revanche, les fonds d’actions japonaises ont encore attiré 1,9 milliard de dollars, enregistrant ainsi 16 semaines consécutives d’entrées nettes. Les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont tiré leur épingle du jeu avec une collecte nette de 2 milliards de dollars. Les fonds d’obligations, toutes catégories confondues, ont pour leur part enregistré une collecte nette de seulement 1,8 milliard de dollars. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement ont certes encore engrangé 1,4 milliard de dollars mais les fonds d’obligations à haut rendement enregistrent une dixième semaine consécutive de sorties nettes pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Les fonds d’obligations émergentes se contentent d’une collecte de 0,5 milliard de dollars tandis que les fonds d’obligations indexées sur l’inflation affichent des rachats nets de 1,1 milliard de dollars. Mais les fonds de métaux précieux ont enregistré une collecte conséquente de 1,5 milliard de dollars.
Le CAC 40 se replie vendredi matin, la perspective d’une guerre commerciale entre Washington et Pékin pesant sur le marché parisien comme sur l’ensemble des indices mondiaux. L’indice parisien recule de 1,5% à 5.089 points à la mi-séance, tandis que le SBF 120 lâche 1,5% également, à 4.084 points. Au même moment, l’indice DAX cède 1,6%, tandis que le FTSE 100, soutenu par un léger repli du sterling, n’abandonne que 0,6%. Les tensions commerciales semblent avoir ravivé une nette aversion au risque sur les marchés, et Wall Street est à nouveau attendue en baisse aujourd’hui après avoir subi hier sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 8 février (-2,93% pour le Dow Jones, -2,52% pour le S&P500 et -2,43% pour le Nasdaq).
Au cours du mois de février, l’industrie française de l’assurance-vie a en enregistré une collecte nette de 1,7 milliard d’euros, portant à 4 milliards d’euros le montant des souscriptions nettes depuis le début de l’année, selon des données publiées ce 22 mars par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Dans le détail, durant le mois écoulé, les cotisations brutes ressortent à 11,3 milliards d’euros tandis que les prestations versées s’élèvent à 9,6 milliards d’eurosAu cours des deux premiers mois de 2018, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances s’élève à 24,4 milliards d’euros (22,2 milliards d’euros sur la même période en 2017). Les versements sur les supports unités de compte représentent 7,6 milliards d’euros, soit 31% des cotisations. En parallèle, les prestations versées sur la même période atteignent 20,4 milliards d’euros.A fin février 2018, l’encours des contrats d’assurance s’inscrit à 1.681 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
Les acteurs italiens du secteur des fintech ont donné naissance à Italiafintech, un groupe de travail qui réunit les principaux acteurs du secteur en Italie et qui veulent accroître «la contribution des fintech au bien être financier des entreprises et des ménages italiens», selon le site internet (www.italiafintech.org). Le groupe est structuré sous forme d’association et vise à représenter un point de référence et de dialogue pour les institutions et le régulateur. Les fintech en Italie emploient 306 personnes et ont 425.000 clients actifs, selon les statistiques diffusées sur le site de l’association. Elles servent d’intermédiaires pour de l’épargne et des financements pour environ 450 millions d’euros. Parmi les membres d’ItaliaFIntech figurent : Borsadelcredito, Conio, Credimi, Epic SIM, Fifty, Lendix, Modefinance, MoneyFarm, N26, Satispay, Virtualb, Workinvoice, Younited Credit, Soldo, Soisy et Raisin.
Les paris contre les ETF ont atteint des sommets alors que certains investisseurs se demandent si le secteur pourrait faire face à une vague soudaine de rachats dans un marché baissier, rapporte le Wall Street Journal. Des investisseurs vendent à découvert les parts de certains ETF qui achètent des titres comme la dette à haut rendement, une classe d’actifs qui pourrait être difficile à vendre si les marchés se retournaient soudainement. Le secteur des ETF représente désormais plus de 4.000 milliards de dollars, contre moins de 1.000 milliards en 2008, ce qui augmente son importance dans le système financier mondial et magnifie le risque si ces fonds connaissent des difficultés.