Les réserves excédentaires déposées par les banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européennes (BCE) ont franchi le seuil des 1.000 milliards d’euros malgré le taux d’intérêt négatif qui leur est imposé et qui ampute leurs profits. Le taux de dépôt négatif, porté à -0,40% depuis mars 2016, a déjà coûté 2,6 milliards d’euros aux banques de la région, a calculé Reuters à partir de données de la BCE. Le gonflement des réserves excédentaires est en grande partie le résultat de la politique d’achat d’actifs de la BCE à un rythme de 80 milliards d’euros par mois actuellement. Les liquidités ainsi injectées finissent par se retrouver sur le compte bancaire des acteurs économiques et si les banques ne trouvent pas à les employer, elles n’ont guère d’autre choix que de les déposer auprès de la BCE. Les banques françaises et allemandes détiennent les deux tiers des réserves excédentaires, selon une étude de Deutsche Bank.