L'économie allemande s’est probablement contractée au deuxième trimestre, pénalisée par l’affaiblissement des exportations et par une conjoncture dégradée dans le secteur de la construction, a annoncé hier la Bundesbank dans son rapport mensuel. L’aggravation des tensions internationales ces derniers mois, liées notamment aux différends commerciaux et au Brexit, a particulièrement affecté l'économie allemande, très dépendante des exportations. «Aucune reprise n’est encore observée dans le secteur de l’export ni dans l’industrie», a déclaré la banque centrale.
Le nouveau gouvernement conservateur grec a obtenu hier soir la confiance du Parlement sur son programme économique prévoyant une baisse des impôts des entreprises et des particuliers et des mesures en faveur de l’investissement. Le parti Nouvelle démocratie du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a largement remporté les élections législatives du 7 juillet en promettant de baisser les impôts et de relancer la croissance économique.
Le déficit budgétaire britannique a atteint 7,15 milliards de livres (7,95 milliards d’euros) sur le seul mois de juin, a annoncé vendredi l’Office national de la statistique (ONS), contre 3,3 milliards un an plus tôt et un consensus le donnant à 3,9 milliards. Sur les trois premiers mois de l’exercice 2019-2020, entamé le 1er avril, le déficit s’est creusé de 33% par rapport à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à 17,9 milliards de livres, en raison d’une hausse des charges d’intérêt et de dépenses plus élevées que prévu.
Selon des statistiques officielles publiées hier, les ventes au détail au Royaume-Uni ont affiché une hausse de 1,0% en juin en volume, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une baisse de 0,3%, après un repli de 0,5% en mai. Par rapport à juin 2018, elles ont été en progression de 3,8% le mois dernier, là aussi meilleures que prévu. Ceci dope l’espoir que l'économie britannique échappe à la récession au deuxième trimestre.
Des taux d’intérêt toujours plus bas plus longtemps, un rêve pour tout emprunteur. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Non, si l’on en juge la pente ascendante de la dette mondiale. Elle a progressé à 246.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. C’est 320 % du PIB mondial. Le gonflement de l’endettement va se poursuivre selon l’Institute of International Finance (IIF), vu la tonalité globalement accommodante des banques centrales. Mais ont-elles vraiment le choix ?
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont progressé de 2% sur un an en juin, comme durant le mois précédent, mais les coûts de fabrication ont reculé pour la première fois depuis trois ans, montrent des données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). Dans le secteur manufacturier, les coûts des matières premières, en grande partie importées, ont reculé de 0,3% en juin sur un an, leur première baisse depuis trois ans. Les prix producteurs ont ainsi diminué de 0,1% d’un mois sur l’autre et progressé de 1,6% sur un an, soit le taux le plus bas depuis septembre 2016.
L’excédent commercial de l’Union européenne (UE) vis-à-vis des Etats-Unis s’est élevé à 62,1 milliards d’euros entre janvier et mai 2019 contre 55,4 milliards sur la période comparable de 2018, a annoncé hier Eurostat. Le déficit avec la Chine a de son côté atteint 76,7 milliards d’euros contre 69,2 milliards. Globalement, le déficit commercial des Vingt-Huit s’est élevé à 14,2 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de 2019, contre 9,9 milliards un an auparavant. Les importations énergétiques, surtout de Russie et de Norvège, en sont la principale cause.
La production manufacturière a progressé en juin de +0,4%, pour un deuxième mois consécutif aux Etats-Unis, selon les données publiées mardi par la Réserve fédérale. C’est deux fois plus que le consensus Reuters, après une hausse de +0,2% en mai. Portée par la production de voitures et de pièces détachées automobiles, la hausse de juin, la plus forte depuis décembre, apaise les craintes entourant le secteur industriel américain, mais la production a baissé de 2,2% sur le deuxième trimestre, au plus bas depuis avril-juin 2016. Le département du Commerce a aussi annoncé mardi que les ventes au détail avaient progressé de 0,4% en juin, tirées par une augmentation des achats de voitures et d’autres biens.
L’Etat italien, très endetté, va céder des biens immobiliers pour une valeur estimée à 1,2 milliard d’euros sur trois ans, a annoncé mardi le ministère des Finances, ce qui lui permettra d’améliorer légèrement ses finances publiques. La dette italienne s'élève à 2.364 milliards d’euros avec un taux d’endettement qui culmine à 132,2% du PIB, soit le ratio le plus élevé de la zone euro derrière celui de la Grèce. L’objectif de déficit public à 2,04% du PIB pour 2019, fixé par Rome début juillet, ce qui lui a permis d'éviter une procédure de sanction de la part de Bruxelles, prévoyait un tel programme extraordinaire de cessions.
L’activité manufacturière dans la région de New York a rebondi plus fortement qu’attendu en juillet après son coup d’arrêt du mois précédent, montre l’enquête publiée lundi par l’antenne régionale de la Réserve fédérale. L’indice «Empire State» est remonté à +4,3 contre -8,6 en juin, enregistrant sa plus forte hausse depuis juin 2017 et signalant à nouveau une expansion. Les économistes prévoyaient en moyenne +2,0. Le plongeon de 26 points de l’indice en juin, jamais vu depuis la création de l’enquête, l’avait fait passer en territoire négatif pour la première fois depuis octobre 2016, faisant craindre une contraction du secteur manufacturier dans le contexte des tensions commerciales avec la Chine.
La baisse des taux d’intérêt a alimenté l’endettement des pays émergents au premier trimestre, lequel a atteint un montant record de 69.100 milliards de dollars, soit 216% du PIB entre les dettes publiques, des entreprises et des ménages, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF). Le ratio d’endettement, qui rapporte le stock de dettes au PIB, a progressé le plus rapidement au Chili, en Corée du Sud, au Brésil, en Afrique du Sud, au Pakistan et en Chine en un an. Dans les pays développés, la hausse de l’endettement au premier trimestre a surtout résulté de celle des Etats, en hausse de 1.000 milliards de dollars. Finlande, Canada et Japon sont les mauvais élèves, mais l’endettement a augmenté aussi de 2.900 milliards de dollars sur un an aux Etats-Unis, avec 69.000 milliards de dollars de stock de dette.
Les entreprises et le gouvernement chinois vont rompre tous leurs liens d’affaires avec les sociétés américaines impliquées dans une vente d’armes à Taiwan, a annoncé hier le ministère chinois des Affaires étrangères. Parmi les groupes visés figurent Honeywell International, qui fabrique les moteurs des chars Abrams, et le fabricant de jets Gulfstream Aerospace, propriété de General Dynamics. La Chine ne décolère pas depuis que le département américain de la Défense a donné la semaine dernière son feu vert à la vente de 108 chars Abrams M1A2T et de 250 missiles Stinger à Taipeh pour 2,2 milliards de dollars (1,95 milliard d’euros). La vente doit encore être approuvée par le Congrès. Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taiwan, que la Chine considère comme une province sécessionniste.
Fitch a annoncé vendredi ramener la note de la Turquie de «BB» à «BB-», estimant que le limogeage du gouverneur de la banque centrale soulève des questions sur la tolérance des autorités face à une croissance inférieure à la normale pendant une période prolongée. La perspective est négative. Le gouverneur Murat Cetinkaya a été limogé samedi dernier et a été remplacé par le vice-gouverneur Murat Uysal. Le président Tayyip Erdogan a dit mercredi dernier que Cetinkaya avait été limogé pour n’avoir pas suivi les instructions sur les taux d’intérêt. Fitch voit dans cette décision une dégradation de l’indépendance institutionnelle et de la crédibilité de la politique économique.
Le nombre de création s’entreprises en France a progressé de 3,0% en juin pour s’inscrire à 67.778, un nouveau record, selon les données corrigées de l’Insee. Le mois dernier, les créations d’entreprise classiques ont augmenté de 3,4% (après +0,4% en mai) et les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) de 2,5% (après un recul de 0,3% en mai). Sur le deuxième trimestre, le nombre cumulé brut de créations d’entreprises a bondi de 15,3% par rapport à la même période de 2018 grâce au dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs (+25,8%), combiné à une solide augmentation des créations d’entreprises classiques (+8,5% pour les sociétés et +6,2% pour les entreprises individuelles).
La croissance de la production industrielle de la zone euro a été supérieure aux attentes en mai, après deux mois de contraction, selon Eurostat. Cette croissance s’affiche à 0,9% d’un mois sur l’autre, au-dessus d’un consensus à +0,2%. Ces données suggèrent que la production industrielle dans les pays de l’union monétaire résiste à l’effet des tensions commerciales et pourraient compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), qui réfléchit à des mesures de soutien pour relancer la croissance et l’inflation. Le rebond de mai est dû, entre autres, à la forte hausse (+2,7%) de la production de biens de consommation non durables.
Le ministère de l’Economie et des Finances a abandonné l’objectif macronien de supprimer 50.000 fonctionnaires d’Etat (sur 2,4 millions) d’ici la fin du quinquennat et tablerait désormais sur 15.000 suppressions de postes sur la durée du quinquennat, d’ici 2022, selon Les Echos et Le Monde. Emmanuel Macron avait annoncé ce chiffre le 25 avril, lors de sa conférence de presse post-grand débat.
La semaine prochaine, le calendrier des publications d’entreprises s'étoffera considérablement, avec l’entrée en piste des banques américaines, mais les banques centrales resteront sous les projecteurs à l’occasion de la réunion du G7 Finance à Chantilly.
La croissance de la production industrielle de la zone euro a été supérieure aux attentes en mai, après deux mois de contraction, montrent les données publiées par Eurostat. Cette croissance s’affiche à 0,9% d’un mois sur l’autre, nettement au-dessus d’un consensus qui la donnait en hausse de 0,2%. Le chiffre d’avril a par ailleurs été révisé pour montrer une contraction de 0,4%, contre une estimation antérieure de -0,5%. Ces données suggèrent que la production industrielle dans les pays de l’union monétaire résiste à l’effet des tensions commerciales et pourraient compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), qui réfléchit à de nouvelles mesures de soutien pour relancer la croissance et l’inflation. Le rebond de mai est dû, entre autres, à la forte hausse (+2,7%) de la production de biens de consommation non durables, comme l’habillement ou les produits alimentaires.
Les exportations chinoises ont baissé et les importations ont reculé plus qu’attendu en juin, montrent les statistiques officielles publiées ce vendredi. Les exportations ont diminué de 1,3% par rapport à juin 2018 tandis que les importations chutaient de 7,3%. L’excédent commercial de la Chine ressort à 50,98 milliards de dollars (45,27 milliards d’euros) en juin, après 41,66 milliards en mai, alors que le consensus interrogé par Reuters le donnait à 44,65 milliards.
Le nombre de création s’entreprises en France a progressé de 3,0% en juin pour s’inscrire à 67.778, un nouveau record, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables publiées ce matin par l’Insee. Son évolution du mois de mai a été revue à +0,1% contre +0,2% annoncé initialement. Le mois dernier, les créations d’entreprise classiques ont augmenté de 3,4% (après +0,4% en mai) et les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) de 2,5% (après un recul de 0,3% en mai).