Le moral des consommateurs allemands s’est dégradé à l’approche du mois d’août dans un climat de pessimisme accru sur fond de ralentissement économique, de tensions commerciales et de craintes d’un Brexit sans accord. L’indice le mesurant, que calcule l’institut GfK de Nuremberg à partir d’un échantillon d’environ 2.000 personnes, est tombé à 9,7, au plus bas depuis avril 2017, contre 9,8 le mois précédent.
Les prix de l’immobilier dans les 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 2,4% sur un an en mai, un chiffre conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, montrait hier l’indice S&P/Case-Shiller. Le chiffre d’avril a été confirmé à +2,5%. En données ajustées des variations saisonnières, ces prix ont progressé de 0,1% sur un mois, alors que le consensus était à +0,2%, après une stabilité en avril.
L’inflation en Allemagne a ralenti plus fortement que prévu en juillet, montre la première estimation publiée hier par Destatis. L’indice des prix calculé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 0,4% et affiche une progression de 1,1% en rythme annuel, contre respectivement +0,3% et +1,5% en juin. Les économistes prévoyaient en moyenne des hausses de 0,5% sur un mois et de 1,3% sur un an. La BCE s’est fixé pour objectif un taux d’inflation dans la zone euro inférieur à mais proche de 2%.
Le taux de croissance économique a ralenti à 0,2% au deuxième trimestre en France, notamment en raison d’un manque de vigueur de la consommation des ménages.
Les mises en chantier de logements ont accentué leur repli en France alors que les permis de construire ont rebondi, selon les données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. Sur les trois mois à fin juin, les mises en chantier de logements ont chuté de 6,1% après une baisse de 2,0% les trois mois précédents, le recul étant marqué pour les logements collectifs (-8,0%) et un peu moins prononcé pour les logements individuels (-3,1%). Les permis de construire délivrés ont progressé de 2,5%, après une baisse de 0,5% les trois mois précédents, avec des hausses de 1,0% dans l’individuel et de 3,5% dans le collectif.
La confiance des ménages en France a enregistré en juillet un septième mois de progression d’affilée, accentuant son redressement après les plus bas de quatre ans touchés fin 2018, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a gagné un point à 102, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangé à 101. Il retrouve ainsi son plus haut niveau depuis janvier 2018 après avoir plongé à 87, un plancher de quatre ans, au plus fort du mouvement des «Gilets jaunes» en décembre.
L’Iran entend relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré hier le chef de l’Organisation de l'énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna qui cite un parlementaire ayant participé à la réunion durant laquelle Ali Akbar Salehi a fait cette annonce. Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s'était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le cœur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
Donald Trump a annoncé vendredi qu’il n’infligerait pas de sanctions économiques au Guatemala après que le pays d’Amérique centrale a décidé d’appliquer de nouvelles mesures migratoires visant les réfugiés originaires du Honduras et du Salvador. Le président américain voulait que le Guatemala accepte de devenir un «pays tiers sûr». Une personne qui traverse un «pays tiers sûr» doit déposer sa demande d’asile dans ce pays et non dans son pays de destination.
L’Italie a écrit à l’Union européenne pour l’informer qu’elle s’engageait à terminer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin dont le coût est estimé à quelque 20 milliards d’euros, a indiqué samedi le président du parlement européen David Sassoli. Cette liaison, qui a fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne, prévoit le percement d’un tunnel de 58 km à travers les Alpes pour relier les deux villes. Ce chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du seul tunnel est évalué à 8,5 milliards d’euros. L’Italie devait préciser quelle était sa position sur ce sujet à l’Union européenne avant le 26 juillet. Une manifestation a été organisée samedi dans la région du Piémont pour protester contre la construction de cette liaison à grande vitesse.
La croissance de l'économie américaine a ralenti moins qu’attendu au deuxième trimestre, la hausse des dépenses des ménages compensant l’impact négatif du recul des exportations et de l'évolution des stocks. Le PIB a progressé de 2,1% en rythme annualisé sur la période avril-juin, a annoncé vendredi le département du Commerce dans sa première estimation. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 1,8%, après celle de 3,1% du premier trimestre, tandis que l’indice GDPNow de la Fed d’Atlanta pointait vers une croissance limitée à 1,3%.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a diminué de 0,4% à 3.377.300 personnes en France métropolitaine au deuxième trimestre, le recul sur un an atteignant 1,9%, selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi. Ce niveau est le plus bas depuis le premier trimestre 2014. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi a également diminué de 0,4% entre avril et juin, pour s'établir à 5.579.500. Sur un an, la baisse est de 0,9%. En incluant les départements d’Outre-mer, hors Mayotte, le nombre total de demandeurs d’emploi se replie de 0,5% sur le trimestre, à 5.887.900, et diminue de 0,9% sur 12 mois.
Le département américain du Commerce a annoncé hier que les commandes de biens d'équipement civils hors aéronautique, un étalon très suivi des plans d’investissement des entreprises, ont augmenté de 1,9% en juin. Les commandes de machines en particulier ont connu leur croissance la plus marquée depuis près d’un an et demi. Les économistes projetaient en moyenne une hausse de 0,2%. Par rapport à juin 2018, ces commandes de base ont augmenté de 1,9%.
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, a rebondi de 2,0% en juin en France après deux mois de baisse, selon les données publiées mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Dans le seul secteur de l’industrie, la hausse du mois atteint 3,0%. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, elles accusent en moyenne une baisse de 1,0% après une progression de même ampleur sur le premier. La hausse de juin a été alimentée tant par les déclarations d’embauche en CDI (+2,3%) que par celles en CDD de plus d’un mois (+1,6%).
L’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a progressé à -6,6 en première estimation pour le mois de juillet, soit 0,6 point au-dessus de son niveau de juin, a annoncé hier la Commission européenne. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre inchangé à -7,2. Pour l’ensemble de l’Union européenne, l’indice de confiance du consommateur a progressé de 1,0 point à -5,9, selon l’enquête de la Commission.
Les reventes de logements aux Etats-Unis ont baissé plus fortement que prévu en juin, la pénurie persistante de biens ayant poussé les prix à de nouveaux sommets, selon les données publiées hier par la National Association of Realtors (NAR), principale fédération d’agents immobiliers du pays. Les reventes ont diminué de 1,7% à 5,27 millions d’unités en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières, contre un repli de 0,2% au rythme de 5,33 millions attendu par le consensus. Sur un an, les ventes de logements existants, qui représentent environ 90% du marché immobilier résidentiel, ont baissé de 2,2%, leur 16ème mois consécutif de repli.
Le Fonds monétaire international (FMI) a une nouvelle fois abaissé hier ses prévisions de croissance mondiale, invoquant les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations de l’institution en un an, mais qui tient cette fois principalement aux pays émergents. Le FMI n’anticipe plus que 3,2% de croissance cette année dans le monde puis un rebond limité à 3,5% l’an prochain, soit dans les deux cas 0,1 point de moins que dans ses prévisions de printemps. Par comparaison, il tablait sur 3,9% pour 2019 voici tout juste un an. Il souligne que la dynamique de l’activité est restée globalement faible au premier trimestre et que sa prévision de croissance pour 2020, qualifiée de «fragile», suppose une stabilisation des économies émergentes, à l’image de la Turquie et de l’Argentine.