Toute l’actualité du secteur bancaire – banque de détail, banque d’investissement, réglementation – et de ses principaux acteurs, qu’ils soient capitalistes (BNP Paribas, la Société Générale), étrangers (JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSCB), mutualistes (le Crédit Agricole, Crédit Mutuel, BPCE) ou même publics (la Banque Postale). Nos analyses des grandes tendances du domaine.
Julius Baer a manqué plusieurs de ses objectifs au premier trimestre. Si le montant de ses actifs sous gestion a grimpé de 12% fin avril pour atteindre 427 milliards de francs suisses, les entrées nettes n’ont cru que de 3%, alors que l’objectif affiché était une croissance de 4 à 6%. L’année dernière à la même époque, les entrées nettes de la banque suisse étaient en hausse de 5%. En cause : les difficultés du fonds Kairos qui a connu de fortes sorties et l’impact des taux d’intérêts négatifs.
L’assemblée générale du Crédit Mutuel Alliance Fédérale de ce 24 mai à Strasbourg a été l’occasion pour ses dirigeants de divulguer pour la première fois les chiffres du Crédit Mutuel Centre Est Europe : 226 millions d’euros de résultat net (en progression de 10,5 % entre 2017 et 2018) pour 1,19 milliard d’euros de produit net bancaire (+3,9%). On réalise le poids de la fédération « socle » de ce grand ensemble qui a enregistré 2,99 milliards de résultat net en 2018 pour 14,07 milliards de PNB.
L’assemblée générale de BNP Paribas a approuvé jeudi le renouvellement du mandat d’administrateur de Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de la banque française. Les actionnaires ont voté à 95,89% des suffrages exprimés en faveur de son renouvellement pour un quatrième mandat de trois ans. Mercredi, les actionnaires de la Société Générale avaient voté pour le renouvellement du mandat d’administrateur de Frédéric Oudéa, le confortant ainsi à son poste de directeur général.
La Société Générale a annoncé vouloir arrêter de «fournir de nouveaux services ou produits aux entreprises dont l’activité dans le charbon thermique est supérieure à 50%» ou «dont l’activité dans le secteur du charbon thermique est comprise entre 30% et 50% et qui n’ont pas de stratégie permettant de la réduire à 30% en 2025, ou qui ont des plans d’expansion». Une nouvelle politique sectorielle reflétant ces engagements sera publiée avant le 1er juillet 2019, ajoute la banque française. La Société Générale rappelle avoir arrêté dès 2016 le financement des projets dans le charbon.
La banque italienne UniCredit se prépare à vendre un nouveau portefeuille de créances douteuses d’une valeur nominale de 5 milliards d’euros, afin d’accélérer le nettoyage de son bilan, selon l’agence Bloomberg. L’opération devrait être finalisée d’ici la fin de l’année mais la taille et la structure du portefeuille pourraient être amenées à changer. Le directeur général Jean-Pierre Mustier cherche ainsi à dépasser l’objectif d’UniCredit de réduire ses prêts toxiques de 14,9 milliards d’euros pour l’année 2019. La banque n’a pas souhaité commenter ces informations.
L’assemblée générale de BNP Paribas a approuvé jeudi le renouvellement du mandat d’administrateur de Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de la banque française. Les actionnaires ont voté à 95,89% des suffrages exprimés en faveur de son renouvellement pour un quatrième mandat de trois ans.
La Société Générale a annoncé vouloir arrêter de « fournir de nouveaux services ou produits aux entreprises dont l’activité dans le charbon thermique est supérieure à 50% » ou « dont l’activité dans le secteur du charbon thermique est comprise entre 30% et 50% et qui n’ont pas de stratégie permettant de la réduire à 30% en 2025, ou qui ont des plans d’expansion ». Une nouvelle politique sectorielle reflétant ces engagements sera publiée avant le 1er juillet 2019, ajoute la banque française.
La banque italienne UniCredit se prépare à vendre un nouveau portefeuille de créances douteuses d’une valeur nominale de 5 milliards d’euros, afin d’accélérer le nettoyage de son bilan, selon Bloomberg.
Une enquête de l’Ifop nous apprend que 77 % de la population française majeure considèrent que les mesures visant à limiter l’usage de l’argent liquide « constituent une atteinte aux libertés individuelles » ; 81 % s’opposent à une potentielle disparition du cash « face à la multiplication des moyens de paiements dématérialisés ». Pas moins de 78 % estiment qu’il revient aux pouvoirs publics d’assurer la pérennité des distributeurs de billets, notamment dans les communes rurales. De quoi rassurer les convoyeurs de fonds sur l’horizon de leur mission. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui fait appel à l’institut d’étude d’opinions pour réaliser ce Baromètre Brink’s France / Ifop des Français et de l’argent liquide. On n’est jamais aussi bien servi que par un échantillon représentatif.
On connaissait le conseiller bancaire virtuel et le conseiller augmenté. Il faudra compter désormais avec le conseiller et le client téléportés. BNP Paribas vient d’annoncer le déploiement de cette solution, conçue par les sociétés Magic Leap et Mimesys, dans ses métiers d’immobilier, de banque d’investissement et de gestion de fortune (photo). Objectif : organiser des réunions par téléportation. Grâce à une paire de lunettes magiques, un client situé à Hong Kong pourra par exemple rejoindre un expert immobilier de BNP Paribas Real Estate basé à Londres ou Paris, dans le cadre d’une réunion qui leur permettra d’interagir avec la maquette virtuelle d’un bien à acquérir. De quoi éviter les déplacements inutiles.
SPIN-OFF L’Internet Start-Up Call, un concours d’intrapreneuriat organisée par la Société Générale afin de mettre ses collaborateurs en situation d’innover par eux-mêmes, a débouché sur quelques initiatives percutantes. Parmi elles, Prismea, une néobanque dédiée aux professionnels sponsorisée par Françoise Mercadal-Delasalles, directrice générale du Crédit du Nord, et installée dans un incubateur à Lyon, devrait être lancée à la fin de l’été. Ce projet utilise les services de Treezor, la plate-forme de « bank as a service » rachetée l’année dernière par la Société Générale, et par ailleurs choisie par d’autres néobanques (Qonto, Lydia…). Le concours interne a également donné lieu à d’autres projets comme Etik, une néobanque coopérative et solidaire, mise en attente ou Forge, une plate-forme d’accès aux actifs numériques.
La banque italienne en difficulté Banca Carige devrait déposer le bilan si elle ne trouve pas un acquéreur, plutôt que Rome ne se porte à son secours, estiment les autorités de supervision de la Banque centrale européenne (BCE), selon des sources proches citées par Reuters. Le sauvetage de la banque de Gênes, placée en janvier sous administration spéciale par la BCE, a été remis en cause après le retrait début mai de BlackRock. Les autorités de supervision n’ont pas prévu dans l’immédiat d’obliger Carige à déposer le bilan et elles espèrent encore que la banque va trouver un investisseur. Une porte-parole de la BCE a déclaré: «C’est de la spéculation. La supervision bancaire de la BCE compte pleinement sur les administrateurs nommés temporairement pour poursuivre leurs efforts afin de parvenir à une solution par le secteur privé.»
Commerzbank pourrait ajuster sa stratégie après l'échec des discussions avec sa compatriote Deutsche Bank en vue d’une fusion, a déclaré mercredi Martin Zielke, le président du directoire de la deuxième banque allemande, devant l’assemblée générale des actionnaires. Selon des sources citées par Reuters, ING et UniCredit ont manifesté un intérêt pour Commerzbank, toujours détenu à 15,6% par l’Etat allemand. Le conseil de surveillance de la banque discutera d’un ajustement de la stratégie en septembre, des annonces étant attendues en octobre.
La cour d’appel de Manhattan (Etats-Unis) a estimé mercredi recevable la plainte collective déposée par 21 victimes présumées d’un régime génocidaire au Soudan contre BNP Paribas. Selon elles, le traitement par la banque de milliers de transactions illégales via ses bureaux à New York a renforcé les exactions du régime. Cette décision intervient cinq ans après que le groupe bancaire s’est acquitté d’une amende record de 8,97 milliards de dollars (8 milliards d’euros), et a plaidé coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines. Ces dernières lui reprochaient d’avoir contourné pendant plusieurs années des règles d’embargo s’appliquant au Soudan, à Cuba et à l’Iran. Une porte-parole de la banque n’a pas souhaité s’exprimer.