Toute l’actualité du secteur bancaire – banque de détail, banque d’investissement, réglementation – et de ses principaux acteurs, qu’ils soient capitalistes (BNP Paribas, la Société Générale), étrangers (JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSCB), mutualistes (le Crédit Agricole, Crédit Mutuel, BPCE) ou même publics (la Banque Postale). Nos analyses des grandes tendances du domaine.
HSBC prévoit de gonfler son pôle gestion de fortune en Asie en recrutant près de 300 conseillers en gestion de patrimoine d’ici la fin de l’année, selon Reuters. La banque qui réalise plus de 80% de ses profits en Asie, souhaite se concentrer sur Singapour où 50 gestionnaires de fortune seront recrutés. Le département gestion de fortune d’HSBC gère les clients avec moins de 5 millions de dollars d’actifs à investir. Au-delà de ce seuil, les clients sont pris en charge par la banque privée du groupe.
La banque suissea promu Luigi Vignola au poste de directeur du département trading du groupe. Il succède à Peter Gerlach qui quittera ses fonctions le 1er juillet. Luigi Vignola, qui dirige la section dédiée aux produits structurés depuis cinq ans, rejoint aussi le conseil d’administration de Julius Baer. La banque continue, par ailleurs, de chercher un successeur à Bernhard Hodler, directeur général du groupe.
Canaccord Genuity Group a recruté Jason Panzer pour diriger sa banque d’investissement en fintech pour les Etats-Unis, selon Bloomberg. Il rejoint Canaccord comme directeur général à New York. Jason Panzer, qui a vingt ans d’expérience dans l’industrie, dont dix ans passés comme associé et directeur des opérations chez Marlin & Associates. Il rapportera à Dan Coyne et Sanjay Chadda, co-dirigeants de la banque d’investissement américaine de Canaccord.
La faiblesse des taux est justifiée par les conditions économiques en zone euro et son impact sur la rentabilité des banques ne devrait pas être exagérée, a déclaré mardi François Villeroy de Galhau, lors de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). La Banque centrale européenne (BCE) a récemment fait savoir qu’elle examinait la nécessité d’atténuer l’impact des taux d’intérêt négatifs sur les résultats bancaires.
Les banques allemandes devront préventivement augmenter leur niveau de fonds propres pour parer au tarissement des crédits en cas d’un ralentissement économique ou d’une récession, ont indiqué aujourd’hui les autorités. Le Conseil de la Stabilité financière (AFS), qui regroupe notamment le ministère des Finances et le superviseur bancaire et des marchés financiers (BaFin), a recommandé de relever pour la première fois le taux du matelas de fonds propres bancaires contracyclique à 0,25%. La BaFin doit mettre en oeuvre la recommandation probablement au 1er juillet. Les banques allemandes et les instituts étrangers ayant des filiales en Allemagne auront alors 12 mois pour se mettre en conformité. La France relèvera le taux à 0,25% à partir du 1er juillet.
Deutsche Bank envisage plusieurs options, dont une augmentation de capital, dans le cadre d’une refonte plus large qu’elle prévoit d’ici deux mois, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. La levée d’argent est la dernière option retenue, parce que la direction a conscience que cela pourrait susciter un retour de bâton brutal au vu du cours de Bourse en berne de la banque allemande, selon des sources. Le projet de refonte actuel repose surtout sur un projet de coupe dans les effectifs de la banque d’investissement (lire par ailleurs).
Les banques Citigroup, UBS, Royal Bank of Scotland (RBS), JPMorgan et Barclays sont visées par une action en justice collective en Australie au sujet de la manipulation du marché des changes (forex). Le recours collectif est déposé par le cabinet d’avocat Maurice Blackburn qui représente des entreprises et investisseurs australiens ayant acheté ou vendu plus de 347.000 dollars de devises étrangères entre 2008 et 2013.
La Commission européenne a approuvé lundi l’extension jusqu’en mai 2021 du GACS, le dispositif de garanties publiques mis sur pied par l’Italie pour aider ses banques à se défaire de leurs créances douteuses. Le précédent dispositif, qui permet aux banques de titriser plus facilement leurs prêts non performants (NPL), avait pris fin le 6 mars.
L’action de la banque allemande est en hausse de 1,38% à la mi-journée alors que des rumeurs courent sur le départ du patron de la banque de financement et d’investissement (BFI) du groupe, Garth Ritchie.
La Banque centrale chinoise et l’autorité de régulation bancaire (CBIRC) ont annoncé la prise de contrôle de la banque Baoshang, établissement implanté en Mongolie intérieure, en raison d’un «risque de crédit important». Cette prise de contrôle, rare dans le paysage bancaire chinois, sera effective pendant un an. Les opérations de Baoshang seront gérées par la China Constuction Bank (CCB), un établissement public, indiquent la Banque centrale et la CBIRC dans un communiqué conjoint. Les dépôts des clients seront garantis, ajoutent-elles. Les banques chinoises affichent de faibles ratios de prêts non-performants mais de nombreux analystes estiment que certaines masquent la réalité de leurs problèmes.
Julius Baer a manqué plusieurs de ses objectifs au premier trimestre. Si le montant de ses actifs sous gestion a grimpé de 12% fin avril pour atteindre 427 milliards de francs suisses, les entrées nettes n’ont cru que de 3%, contre un objectif affiché de 4 à 6%, et 5% l’année dernière à la même époque. En cause : les difficultés du fonds Kairos. Après un exercice 2018 difficile, l’établissement a annoncé en février dernier unprogramme de réduction de coûts de 100 millions de francs suisses, qui passera notamment par la suppression de 140 postes environ.
La société de services financiers basée à Menlo Park (Californie) s’apprête à boucler un tour de table de 200 millions de dollars (178 millions d’euros), selon Bloomberg et The Information, qui citent des sources proches du dossier. Cela valoriserait Robinhood Markets entre 7 et 8 milliards de dollars. La levée de fonds viendrait d’investisseurs déjà présents au capital. La start-up, qui propose une application mobile de trading, était valorisée 5,6 milliards de dollars lors de sa levée précédente, mi-2018. Elle travaille sur le lancement d’un service de gestion de trésorerie retravaillé pour courant 2019.
BPCE a annoncé l'élection de Pierre Valentin à la présidence du conseil de surveillance de la banque mutualiste en remplacement de Michel Grass. Le groupe bancaire mutualiste ajoute que Thierry Cahn, président du conseil d’administration de Banque populaire Alsace Lorraine Champagne, a été élu vice-président. «Le directoire du groupe BPCE, dont le mandat court jusqu’en mai 2023, demeure inchangé», note la maison-mère de Natixis.