Le secteur des paiements continue d’alimenter les fusions-acquisitions avec cette opération qui devrait valoriser le danois Nets 5 milliards de dollars.
Grâce à CM-CIC Investissement, Bpifrance et ses prêteurs historiques, Dupont Restauration vient d’offrir une fenêtre de liquidité à Abénex Capital, Vauban Partenaires et Nord Capital Partenaires. Le cinquième acteur français de la restauration collective s’est aussi appuyé pour l’occasion sur les fonds Céréa et Idinvest, qui ont tous deux souscrit la tranche term loan B du financement en dette. Doté d’un nouveau tour de table mené par Pascal Dupont, l’actionnaire majoritaire et fils du fondateur qui se relue lors de cet OBO, Dupont Restauration va poursuivre sa stratégie de consolidation d’un secteur à deux vitesses. Derrière les géants Sodexo, Elior, Compass et API Restauration, le marché demeure atomisé et compte de nombreuses petites sociétés affichant moins de 50 millions d’euros de revenus.
Schenck fait le bonheur des fonds d’investissement, pour la troisième fois consécutive. Blackstone a acquis auprès du fonds IK Investment Partners le groupe allemand, spécialisé dans les technologies de mesure et d'équilibrage. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais selon Reuters, Schenck est valorisé plus de 700 millions d’euros. L’ex-filiale de l'équipementier automobile Dürr avait été acquise par IK à son concurrent HgCapital en 2007 pour 450 millions d’euros; IK avait tenté à plusieurs reprises de céder cet actif ces dernières années.
Un an après son spin-off orchestré par Activa Capital au côté du management, la société d’habillement masculin vendu par catalogue et en ligne, qui compte une centaine de salariés à Paris, Evreux et Moscou, a refinancé sa dette grâce à sa croissance rapide. Le chiffre d’affaires est passé de 130 millions d’euros en 2015 à 141 millions en 2016 et l’Ebitda de 7 à 10 millions d’euros sur la période. La dette mezzanine accordée par Indigo Capital et les obligations souscrites auprès d’Activa Capital, Indigo Capital et Initiative & Finance ont été remboursées et remplacées par de la dette senior bancaire. La Caisse d’Epargne Normandie a rejoint le pool de banques initial. Le levier a progressé pour représenter 2 à 3 fois l’Ebitda. Atlas for Men souhaite augmenter la part de son activité numérique, de 30% aujourd’hui.
CM-CIC investissement a pris le leadership d’un tour de table pour une opération de cash in-cash out concernant le groupe Labellemontagne. Celui-ci est spécialisé dans l’exploitation de stations de ski de taille intermédiaire (onze stations). Il a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 73 millions. La famille Rémy et les managers, qui détenaient près de 60% du capital, en possèdent désormais 66%. CM-CIC entre au donc capital pour la première fois, aux côtés des actionnaires historiques, que sont la Caisse d’Epargne Rhône Alpes, Rhône Alpes PME Gestion, l’Institut lorrain de participation, et Bpifrance. Celle-ci a toutefois réduit sa participation, qui tombe de 11% à 6%. Le fonds France Investissement Tourisme la porte désormais. Les partenaires historiques ont assuré un financement bancaire.
Technicis poursuit sa consolidation du marché européen de la traduction. Contrôlé depuis dix-huit mois par Naxicap, le groupe vient de boucler le rachat de l’italien Arancho Doc, la quatrième opération de croissance externe de son histoire et la seconde depuis l’entrée du fonds d’investissement à son capital. Grâce à cette acquisition, Technicis étendra ou consolidera ses implantations à Bologne, Barcelone, Zurich, Prague et Helsinki tout en gonflant son chiffre d’affaires de 35 à 47 millions d’euros. Outre l’acquisition d’Arancho Doc et d’une société suisse, le groupe a également ouvert début 2017 un bureau à Montréal. Dans un marché en croissance de 10% par an, Technicis espère doubler son chiffre d’affaires dans les dix-huit prochains mois pour jouer les premiers rôles à l’échelle européenne.
Blackstone a racheté au fonds de capital investissement IK Investment Partners le groupe allemand Schenck, spécialisé dans les technologies de mesure. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais selon Reuters qui se réfère à deux sources proches du dossier, celle-ci valorise Schenck plus de 700 millions d’euros. Schenck, ex-filiale de l'équipementier automobile allemand Dürr, fabrique des équipements de pesage, filtrage et dosage des substances pour des secteurs économiques tels que les mines, le BTP, la chimie et le conditionnement alimentaire.
Jean-Pierre Denis (photo) n’a de cesse de clamer que le Crédit Mutuel Arkéa qu’il préside et le Crédit Mutuel CM11-CIC sont deux « groupes » « autonomes » et « concurrents sur l’ensemble de leurs métiers ». Le dirigeant finistérien vient, en guise d’argument subliminal, d’ouvrir un nouveau front à l’Est. Présente aujourd’hui essentiellement dans le grand Ouest, la filiale Arkéa Capital dédiée au capital-investissement a en effet annoncé, dans le cadre de sa « stratégie de développement national », le recrutement de Valérie Geiger et Jean-Lin Bergé en tant que directeurs territoriaux pour les régions… Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté. Un nouveau terrain de jeu commun avec CM-CIC Investissement, dont inversement un quart des capitaux gérés en France sont situés… dans l’Ouest. Petite touche de piment supplémentaire, les deux recrues d’Arkéa viennent d’être évincées de Capital Grand Est à la faveur d’une prise de contrôle… par CM11-CIC.
Les sociétés sous LBO (leveraged buy-out) surpassent leurs homologues à bien des égards, estime Moody’s, se basant sur une étude comparant 177 de ces entreprises à 151 sociétés sans effet de levier en zone EMEA. « Les entreprises sous LBO présentent souvent de plus importants revenus et cash-flows, une rentabilité accrue et une meilleure liquidité, en moyenne, que les autres sur un même niveau de notation », leur permettant de payer les intérêts liés à leur plus fort endettement, explique Gianmarco Migliavacca, analyste chez Moody’s. Le taux de marge d’exploitation médian des sociétés sous LBO de l’échantillon s’élève ainsi à 19,7% (contre 17,5% pour les autres), les fonds sélectionnant traditionnellement des sociétés rentables, souvent dans des marchés stables protégés par des barrières à l’entrée. En outre, les LBO se révèlent plus concentrés sur des secteurs tels que les services aux entreprises, moins volatils et cycliques avec de moindres besoins d’investissement en capital, relève l’agence de notation.
Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a officiellement franchi mardi pour la première fois les 1.000 milliards de dollars (834 milliards d’euros) d’encours, a annoncé la banque centrale norvégienne chargée de sa gestion. Mis en place dans les années 1990 pour faire fructifier les revenus pétroliers de l'État norvégien, le fonds a dépassé le cap symbolique grâce à l’appréciation des principales devises mondiales par rapport au dollar et à la bonne santé boursière. Le gouvernement, qui y verse l’intégralité de ses revenus pétroliers, n’est autorisé à y puiser que l'équivalent des rendements financiers attendus. Pour la première fois depuis l’an dernier, Oslo siphonne davantage le fonds qu’il n’y place en raison de la baisse des revenus pétroliers, ce qui n’a pas jusqu'à présent empêché le bas de laine de continuer de grossir grâce aux performances de ses investissements et à des effets de change favorables.
Née en avril du spin-off des équipes de private equity de Massena Partners, la société de gestion vient de lancer une nouvelle levée de fonds de 100 millions d’euros.
Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a officiellement franchi mardi pour la première fois les 1.000 milliards de dollars (834 milliards d’euros), a annoncé la banque centrale norvégienne chargée de sa gestion. Ce niveau de valorisation avait été touché le 12 septembre, selon les indications non officielles du site internet du fonds. Ce montant représente près de 189.000 dollars pour chacun des 5,3 millions de Norvégiens. Mis en place dans les années 1990 pour faire fructifier les revenus pétroliers de l'État norvégien, le fonds a dépassé le cap symbolique grâce à l’appréciation des principales devises mondiales par rapport au dollar et à la bonne santé boursière.
Le fonds de private equity CM-CIC Investissement a annoncé vendredi avoir réinvesti 85 millions d’euros en fonds propres dans le spécialiste de la location de chariots élévateurs Manuloc. Déjà présent au capital depuis 16 ans, la filiale du groupe Crédit Mutuel CM11 devient ainsi l’unique actionnaire minoritaire aux côtés de la famille Barthélémy. «Cette opération permet à Manuloc de se doter d’une capacité d’investissement significative et d’envisager des opérations de croissance externe d’envergure», souligne Catherine Barthélemy, fondatrice du groupe messin en 1985. «Après avoir étudié des sollicitations de nouveaux partenaires financiers, il nous est apparu naturel de choisir de poursuivre avec CM-CIC», ajoute-t-elle. Manuloc réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le fonds de private equity CM-CIC Investissement a annoncé vendredi avoir réinvesti 85 millions d’euros en fonds propres dans le spécialiste de la location de chariots élévateurs Manuloc. Déjà présent au capital depuis 16 ans, la filiale du groupe Crédit Mutuel CM11 devient ainsi l’unique actionnaire minoritaire aux côtés de la famille Barthélémy.
La société d’investissement cotée NextStage a annoncé hier une hausse de 2,3% de son actif net réévalué (ANR) par action au deuxième trimestre, à 110,55 euros. Sur un an, l’ANR grimpe de 9,2%. Introduit en Bourse en décembre dernier, le groupe créé en 2015 précise que son ANR global ressort à 160,4 millions d’euros et se compose de 10 participations valorisées 77,4 millions et de 83 millions de trésorerie nette. Le groupe entend atteindre 500 millions d’euros d’actifs à moyen terme.
La société d’investissement cotée NextStage a annoncé mercredi une hausse de 2,3% de son actif net réévalué (ANR) par action au deuxième trimestre, à 110,55 euros. Sur un an, l’ANR grimpe de 9,2%. Introduit en Bourse en décembre dernier, le groupe créé en 2015 précise que son ANR global ressort à 160,4 millions d’euros et se compose de 10 participations valorisées 77,4 millions et de 83 millions de trésorerie nette. Le groupe entend atteindre 500 millions d’euros d’actifs à moyen terme.
La holding Louvre Bidco, contrôlée par BC Partners, a annoncé hier le lancement d’une émission d’obligations senior sécurisées à échéance 2024 de 270 millions d’euros. Son produit servira en partie à payer l’acquisition du groupe MCS, spécialisé dans l’acquisition et la gestion de créances bancaires, ainsi qu’à rembourser 200 millions d’euros d’obligations à taux variable d’échéance 2021 émises par MCS. Les teneurs de livre sont Credit Suisse, KKR, et la Société Générale. Avant son rachat ce été par BC Partners, MCS était contrôlé depuis 2014 par le fonds Cerberus.
Evergreen Coast Capital Partners, le fonds de capital-investissement d’Elliott Management, a soumis une offre d’achat sur Gigamon, un spécialiste californien des logiciels de réseaux, indiquait hier soir Reuters de sources proches du dossier. L’agence n’a pu confimer le prix de l’offre sur Gigamon, dont la capitalisation est de l’ordre de 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) sur la base du cours de clôture de vendredi. Evergreen s’est assuré des financements auprès de deux banques d’investissement et a soumis une offre officielle ces derniers jours, ont ajouté ces sources. La branche activiste d’Elliott avait acquis en avril dernier 15,3% du capital de Gigamon et le poussait à étudier une mise en vente.
Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP) a annoncé hier que son fonds Cabestan Capital 2 s’est associé à l’équipe de direction d’Allodiagnostic, menée par son président et cofondateur Edouard Carvallo, pour reprendre cette société de 250 personnes qui a réalisé l’an dernier plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle représente le premier réseau intégré de diagnostics immobiliers en France. Fondée en 2002, elle était depuis 2009 filiale à 100% du groupe Texa, leader de l’expertise d’assurance. Allodiagnostic réalise annuellement plus de 400.000 diagnostics pour les particuliers et les professionnels, grâce à une plate-forme en ligne et à un réseau de 35 agences couvrant le territoire national.
Le fonds de pension californien CalPers serait en discussion avec BlackRock pour lui sous-traiter la gestion de tout en partie de son portefeuille d’investissement dans le private equity. Les pourparlers en seraient encore à un stade préliminaire, indiquait Bloomberg en citant plusieurs sources. L’institutionnel aurait convié plusieurs gestionnaires d’actifs, dont BlackRock et Carlyle, lors d’une réunion en juillet, pour discuter de son modèle d’activité dans le non coté. CalPers détient plus de 26 milliards de dollars d’investissements en private equity. Le fonds de pension américain se plaint de l’opacité de l’industrie et des frais élevés de cette classe d’actifs, comme il l’a aussi fait pour les hedge funds.
Le fonds de pension californien CalPers serait en discussion avec BlackRock pour lui sous-traiter la gestion de tout en partie de son portefeuille d’investissement dans le private equity. Les pourparlers en seraient encore à un stade préliminaire, indique Bloomberg en citant plusieurs sources. L’institutionnel aurait convié plusieurs gestionnaires d’actifs, dont BlackRock et Carlyle, lors d’une réunion en juillet, pour discuter de son modèle d’activité dans le non coté.
LBO France a acquis 56% du capital de Piex, distributeur de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques en Afrique, à l’occasion du départ en retraite du fondateur et président Robert Jamain. AfricInvest a pris 16%, BNP Paribas Développement 15%, Bpifrance 8% et Trocadéro Capital 2,5%. Une nouvelle équipe dirigeante, emmenée par le nouveau président Bertrand Talbotier, ancien de Sanofi reconverti dans le conseil, a pris 2,5% du capital. L’investissement a été réalisé grâce à de la dette mezzanine ainsi qu’une dette senior fournie par le Crédit du Nord. Le chiffre d’affaires de Piex était de 80 millions d’euros en 2016, en hausse annuelle d’environ 12% depuis 2005. L’Ebitda s’est établi à 6 millions d’euros. Piex souhaite agrandir sa clientèle, s’étendre vers des géographies en croissance et étoffer son offre.
Mecadaq poursuit sa stratégie de consolidation du secteur de l’usinage de pièces mécaniques de précision. Après avoir racheté en août 2016 la société RBDH Marignier, le groupe vient d’absorber Armoa, un spécialiste des pièces aéronautiques en aluminium de petite et moyenne dimension. Grâce à cette opération, qui a mobilisé une partie des financements de 35 millions d’euros négociés l’été dernier avec la Société Générale, le groupe met la main sur deux sites industriels en région parisienne et en Tunisie. Mecadaq atteint ainsi une masse critique sur le marché français avec 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Egalement implanté en Californie, le groupe entend accélérer son déploiement à l’international, qui génère 15% de ses facturations. Les Etats-Unis et l’Asie sont ses cibles prioritaires.
Scalian enrichit sa palette d’expertises. L’ex-Eurogiciel a bouclé l’acquisition du cabinet CMT+, spécialiste de l’organisation des achats et du contrôle en gestion de projets. Contrôlé depuis 2015 par Edrip, le groupe va ainsi renforcer son pôle de performance opérationnelle tout en réalisant des ventes croisées auprès des clients de systèmes numériques. Totalisant 100 des 170 millions d’euros de chiffre d’affaires du nouveau périmètre, ce dernier pôle a été renforcé en 2016 grâce à l’acquisition d’Alyotech. Grâce à une croissance organique qui atteint 17% sur 2017, le chiffre d’affaires du groupe devrait rapidement toucher les 250 millions d’euros. L’opération a été intégralement financée par une dette unitranche de 45 millions d’euros qui a aussi permis de refinancer les dettes existantes.