Sigma Gestion a conclu un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) par lequel la société s’engage à régler 120.000 euros au Trésor Public. Cette transaction fait suite à une enquête de l’Autorité des marchés financiers au cours de laquelle ont été relevés plusieurs manquements de la société de gestion. En premier lieu, celle-ci pourrait ne pas avoir respecté sa procédure d’agrément et son programme d’activité en investissant dans des sociétés à prépondérance immobilière par le bais de deux sociétés dont elle assure la gestion dans le cadre de mandats de gestion. Ensuite, l’AMF a constaté «des déficiences relatives à la procédure de valorisation, la méthodologie de valorisation et le contrôle du processus de valorisation». Ce à quoi la société de gestion répond qu’elle a depuis mis en place une nouvelle procédure de valorisation des actifs en portefeuille opérationnelle. Enfin, l’AMF a constaté des manquements dans les procédures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Nouveau départ chez Meeschaert Asset Management. Après celui du directeur général Benoît Vesco, parti chez Delubac AM, la société de gestion vient de perdre Aurélie Baudhuin, directrice générale déléguée et directrice de la recherche ISR (Investissement socialement responsable). Elle rejoint Malakoff Humanis en tant que directrice de l’ISR. Aurélie Baudhuin travaillait chez Meeschaert depuis 2006 comme analyste et responsable de la recherche ISR, avant d’être promue à son poste actuel en 2018.
La petite banque privée parisienne Wormser Frères a mis la main sur la société de gestion Finance SA, rapporte Les Echos. Cette dernière gère environ 100 millions d’euros sur les placements cotés et va faire croître les encours de Wormser Frères de 20% pour atteindre 600 millions. C’est une première pour cette banque familiale de près de 85 ans, pilotée aujourd’hui par Marc et Julien Wormser, les arrière-petits-fils du fondateur Georges. Ils ont comme objectif d’atteindre le milliard d’encours sous gestion d’ici à 2027. Une stratégie qui passera par de la croissance interne et externe et la diversification de son offre dans le coté et non-coté.
Les prix des logements pourraient baisser en raison de la détérioration de l’environnement économique européen, et l’immobilier commercial est aussi en danger, a alerté jeudi le Comitéeuropéen du risque systémique (ESRB), qui surveille les risques financiers de la région. «Le cycle immobilier dans plusieurs pays de l’Union Européenne pourrait s’infléchir», a déclaré l’ESRB dans un communiqué. «Les données sur les transactions et les enquêtes auprès des ménages montrent une baisse des intentions d’achat ou de construction d’une maison, ce qui suggère une baisse des prix à court terme», poursuit-il. En outre, une correction du marché de l’immobilier commercial pourrait selon lui provoquer des pertes pour les investisseurs, accroître le risque de crédit pour les banques et les prêteurs non bancaires et entraîner une baisse de la valeur des garanties.
Le gestionnaire d’actifs suisse Partners Group a annoncé ce 8 décembre l’acquisition d’une participation majoritaire dans Sunsure Energy, une plateforme indienne active dans les énergies renouvelables. Le montant n’a pas été dévoilé. Fondée en 2015, Sunsure Energy construit des centrales solaires pour des clients commerciaux et industriels ainsi que des producteurs d’énergie renouvelable tiers en Inde. Avec cette acquisition, la société va devenir un producteur d’énergie indépendant qui construira et détiendra des projets d’énergie renouvelable de type solaire, éolien, hybride solaire-éolien et de stockage sur batterie.
Raffles Family Office vient de nommer Zann Kwan au poste de directrice des investissements et managing partner pour Revo Digital Family Office, sa division de cryptoactifs. Basée à Singapour, elle sera rattachée à Ray Tam, directeur général de Revo. Zann Kwan est membre indépendant du comité de conseil de Raffles Family Office depuis octobre 2021. Elle est également co-fondatrice de Bitcoin Exchange, une entreprise qui a apporté la première machine publique à bitcoins d’Asie à Singapour, en 2013. Auparavant, elle a été vice-présidente pour la gestion d’actifs réels au sein du fonds souverain singapourien GIC. Elle a occupé le poste de vice-présidente des acquisitions chez Andalex Group de 2007 et 2009 et chez Allstone Capital Group de 2003 à 2007.
L’année 2023 ne sera probablement pas celle du rebond pour les sociétés de gestion à en croire les prévisions de l’agence de notation crédit Moody’s. Un rebond qu’elles espèrent pourtant ardemment après avoir observé une baisse de leurs encours sous gestion cumulés de plus de 15% en 2022 - selon Moody’s - sous le poids d’une conjoncture géopolitique et macro-économique défavorable (guerre en Ukraine, remontée de taux, inflation). Ces conditions de marchés difficiles vont probablement persister dans les 12 à 18 prochains mois, ce qui a incité l’agence à revoir ses perspectives de stables à négatives pour le secteur de la gestion d’actifs dans une note publiée le 8 décembre. «Les conditions de crédit au cours des 12 à 18 prochains mois ne sont pas propices à la hausse des actions et des valorisations. Selon notre scénario de base, les incertitudes prévaudront et limiteront la croissance des actifs sous gestion du secteur. La hausse des taux d’intérêt est un point positif car elle rendra les obligations plus attrayantes. Les investisseurs peuvent maintenant obtenir des rendements obligataires plus élevés que jamais depuis le début de la crise financière mondiale en 2007», analyse Moody’s, jugeant «peu probable» un fort rebond des actifs sous gestion. Pour l’agence, les taux de croissance organiques des encours des gérants seront encore mis à l’épreuve durant la première moitié de 2023 mais pourraient cependant s’améliorer durant la deuxième moitié. A condition que l’incertitude économique s’estompe, le marché se stabilise et que les investisseurs soient plus positifs. Moody’s soutient que les grands gérants traditionnels diversifiés et les boutiques de gestion offrant des produits et services qui se démarquent seront les mieux placés pour gagner des parts de marché en 2023. Les gérants alternatifs vont aussi continuer de croître mais à un rythme plus modéré. A l’inverse, les gérants traditionnels qui ont une grosse exposition de leurs encours aux actions, pourraient perdre des parts de marché. «Nous nous attendons à ce que les ETF, les fonds d’actifs privés et les fonds d’investissement durables continueront d’être parmi les plus gros collecteurs en 2023», note Moody’s. La Chine, pari à double tranchant L’agence estime aussi que la gestion de fortune et la clientèle asiatique resteront deux vecteurs de croissance sur le long terme bien que leurs perspectives demeureront fragiles sur les 12 à 18 prochains mois. «Le marché chinois présente toujours des opportunités de croissance intéressantes pour le secteur, mais les gestionnaires d’actifs étrangers devront jouer le jeu à long terme et surmonter de nombreux obstacles pour tirer parti de cette opportunité. Certains acteurs pourraient envisager de prendre du recul à mesure que l’environnement opérationnel dans la région devient plus difficile», écrit Moody’s. Le fait que les encours sous gestion des gérants seront à nouveau sous pression en 2023 pèsera sur les commissions de performance, qui resteront faibles en raison du déclin des marchés et de la sous-performance des fonds vis-à-vis de leurs indices en 2022.Moody’s entrevoit une réallocation continue des investisseurs dans des fonds indiciels à bas coût et des ETF qui exacerbera la pression sur le chiffre d’affaires des gérants. «Nous nous attendons à ce que la baisse des revenus se poursuive en 2023, ce qui, associé à des coûts d’exploitation élevés tels que des salaires plus élevés et des dépenses technologiques, entraînera une nouvelle baisse des bénéfices des gestionnaires d’actifs», poursuit l’agence. Enfin, la régulation, l’innovation technologique et la consolidation du secteur joueront toujours leur rôle de moteurs de tendances. Les taux d’intérêt hauts ne devraient pas permettre de soutenir de larges fusions-acquisitions financées par la dette, selon Moody’s, qui table davantage sur des petites transactions. En particulier, sur les gestions alternatives, l’ESG ou encore les fintech.
Les sociétés de gestion américaines traditionnelles cotées ont vu leurs encours sous gestion décliner de 6% au troisième trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent et ont perdu quelque 20% d’encours en cumulé depuis le début de l’année 2022, selon le consultant Casey Quirk. Leur chiffre d’affaires a chuté en moyenne de 18% à date après une troisième baisse consécutive (-5%) sur le troisième trimestre. Leur collecte nette sur l’année reste légèrement positive mais ne suffit pas à enrayer la chute d’encours provoquée par la baisse des marchés. Un gérant médian a observé en outre une hausse de 7% de ses coûts par rapport à 2021, qui s’est concentrée sur trois secteurs: la technologie, les données de marché et le marketing.
Le ministre de l’Economie BrunoLe Maire et le ministre délégué chargé de la Transition numériqueJean-Noël Barrot ont lancé la French Tech Finance Partners jeudi soir. Cette nouvelle instance regroupera «les acteurs représentatifs du secteur du financement des innovations et des start-up», à savoirles fonds de venture capital, des fonds corporate VC, des représentants de fonds étrangers qui investissent en France, ainsi que des grandes banques etdes associations, indiquait Bercy, jeudi soir. Elle sera chargée de proposer des mesures concrètes à la finance publique en matière de financement des start-up. Cette instance sera pilotéepar Reza Malekzadeh, qui cumulera cette fonction avec celles de general partner chez Partech et de président de la French TechSan Francisco. Sa composition sera annoncée début 2023.
La société de gestion française Hellebore Capital vient de lancer un fonds spécialisé sur la volatilité actions, a appris EQDerivatives, une information confirmé à Newsmanagers. Le fonds, dénommé Hellebore Equity Dispersion, sera géré par Yann Le Her, l’ancien directeur des dérivés de LFIS Capital (2015-2021) et gérant de fonds multi-stratégies. La stratégie cherchera à capter de la performance au travers de dislocations sur le marché des dérivés actions via des swaps de volatilité. La société compte collecter quelques 250 millions d’euros pour cette stratégie.
Gary Shedlin, le directeur financier de BlackRock, a annoncé mardi que sa société gelait la plupart des recrutements et réduisait ses coûts, rapporte Reuters. «Nous essayons d’être un petit peu plus prudents», a-t-il déclaré lors d’une conférence financière organisée par Goldman Sachs, ajoutant que ces mesures permettront à BlackRock d’être mieux positionné l’an prochain. BlackRock a aussi indiqué qu’il y avait des défis à court terme en matière de performance et qu’il était nécessaire de penser à réajuster les dépenses par rapport aux revenus.
La société de gestion VanEck vient d’annoncer le lancement d’un ETF sur l’ingénierie bionique. Dénommé VanEck Bionic Engineering Ucits ETF, le fonds investira dans des entreprises dans le secteur bionique. Il est coté sur la Bourse britannique, London Stock Exchange, et allemande Xetra. La notion de bionique représente le transfert de la biologie à la technologie. Il s’agit de la recherche et développement d’approches visant à créer des applications techniques sur le modèle des systèmes vivants. Dans le contexte de soins de santé, l’ingénierie bionique comprend des prothèses, les tissus bio-imprimés, les organes de remplacement et les aides aux fonctions corporelles. Ce fonds ETF réplique l’indice MVIS Global Bionic Healthcare ESG Index. Cet indice suit la performance des entreprises dans le secteur des implants médicaux, dentaires ou visuels, la bio-impression, les prothèses ou la préservation des organes et des tissues. Cet ETF exclura des entreprises qui fabriquent les dispositifs ou matériaux implantables ou portables utilisés uniquement pour des fins esthétiques. Ce véhicule aura un total des frais sur encours de 0.55% avec un rééquilibrage trimestriel. VanEck comptait 72 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 novembre 2022.
Vingt-deux ans après sa dernière révision, le taux de rémunération du plan d’épargne logement (PEL) s’apprête à être modifié. Il passera à 2 % pour les PEL ouverts à compter du 1er janvier prochain, contre 1 % aujourd’hui. Bruno Le Maire, qui a annoncé jeudi cette révision, s’est rangé à l’avis du Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, fondé sur la formule de calcul du taux du PEL. Le ministre de l’Economie a indiqué qu’il s’agissait d’un nouveau soutien à l’épargne des Français, qui s’inscrit par ailleurs dans un contexte de remontée des taux d’intérêt des prêts immobiliers.
L’agence de notation crédit Moody’s estime que les taux de croissance des encours des gérants seront encore mis à l’épreuve au premier semestre de l’année prochaine.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 8 décembre l’acquisition d’une participation majoritaire dans la société International Woodland Company, un spécialiste danois des ressources naturelles. La transaction devrait être finalisée au premier semestre 2023 et est soumise à l’approbation réglementaire de l’Autorité danoise de surveillance financière. La société-cible gère 5,5 milliards d’euros d’investissements dans des exploitations forestières et agricoles. Elle fournit également du conseil dans les domaines des exploitations forestières durables, de l’agriculture, des écosystèmes naturels, ainsi que dans les crédits carbone et les projets de conservation. «Cette acquisition s’inscrit dans le prolongement de l’offre d’investissement durable de BNPP AM, ainsi que dans l’expansion de sa plateforme dédiée aux marchés privés, répondant ainsi aux besoins des investisseurs qui allouent une part croissante aux stratégies d’investissement sur ce segment de marché», déclare la société dans un communiqué.
Axa Investment Managers vient de renforcer son équipe en investissement responsable. La société de gestion a nommé Clément Bultheel au poste nouvellement créé de coordinateur de durabilité et Benjamin Jacot en tant qu’analyste quantitatif sur les critères d’environnement, social et de gouvernance (ESG). Clément Bultheel sera chargé de travailler sur les politiques de durabilité et les sujets de coordination, afin de soutenir les efforts ESG de la société de gestion. Il sera rattaché à Clémence Humeau, directeur de la coordination de durabilité et de la gouvernance. Il arrive de Quantis, où il était consultant sur la finance durable depuis 2021. Auparavant, il a été chargé de mission finance verte au sein du ministère de la transition écologique de 2018 à 2021. Il a démarré sa carrière en 2018 comme chercheur associé à l’Institute for Climate Economics. Benjamin Jacot, pour sa part, sera responsable du développement des métriques climatiques et modèles, afin d’évaluer les risques physiques liés au changement climatique et à la transition. Il sera également chargé de l’alignement du portefeuille aux scénarios climatiques pour accélérer la transition vers la neutralité carbone. Il sera rattaché à Yolande Poulou, directrice des solutions d’investissement responsable, modèles et outils au sein de Quant Lab d’Axa IM. Il arrive de La Française, où il était responsable du risque quantitatif et ingénieur financier depuis 2018.
Iris veut assurer son développement.La société de capital-risque franco-allemande créée en 1986 a annoncé mercredi l’arrivée de Denis Duverne, l’ancien président du conseil d’administration d’Axa jusqu’en avril 2022, en tant que Senior Advisor et président de son conseil de surveillance. Il remplace à ce poste Maurice Lévy, président du conseil de surveillance de Publicis. Le groupe de publicité avait pris 24,5% du capital de la société en 2012, comme Orange (France Télécom à l’époque), lors du lancement de trois fonds communs d’investissement. Iris Capital compte 45 sociétés en portefeuille, dont 40% en France et 40% en Allemagne, pour un total de 800 millions d’euros gérés et des participations dans six licornes, comme l’assurtech Shift Technology. Cette arrivée est concomitante à la levée d’un quatrième fonds early stage dédié à l’amorçage et la série A en France et en Allemagne de 150 millions d’euros. Alors que le closing est prévu en 2023, Iris 4 est déjà financé à hauteur de 110 millions d’euros. Il est soutenu par les investisseurs historiques Orange, Publicis et Bpifrance mais aussi de nouveaux souscripteurs comme des family offices européens ou des entrepreneurs de la tech, à l’image du co-fondateur de la licorne Mirakl, Adrien Nussenbaum. Nouvelle vision sur les levées de fonds « Notre objectif est d’investir dans des sociétés avec une plateforme technologique disruptive qui adresse un marché précis. Nous multiplions les verticales et viseront des sociétés éditrices de logiciels Saas, des fintechs,des insurtechs, des experts del’intelligence-artificielle, la logistique ou la robotique sur des marchés où l’innovation disruptive est encore d’actualité », explique Julien-David Nitlech, managing partner chezIris. Deux investissements, dans Spinergie en France et Helu en Autriche, ont déjà été réalisés sur la fourchette de ticket prévue: entre 1 et 8 millions d’euros. Après la transmission capitalistique de la société de gestion désormais pilotée par Julien-David Nitlech, Erik de la Rivière et Curt Gunsenheimer, Iris entend ajouter un nouvel étage à sa fusée avec lalevée d’un fonds growth. «L’arrivée de Denis Duverne nous permettra aussi de discuter plus simplement avec des institutionnels et de nous apporter une nouvelle vision sur nos levées de fonds», explique Julien-David Nitlech.
Eiffel Investment Group vient d’annoncer la nomination de Laurent Coubret en tant que directeur et Charles Portalier au poste de vice-président au sein de l’activité d’infrastructures de transition énergétique, dirigée par Pierre-Antoine Machelon. Les nouveaux arrivés travailleront au déploiement du nouveau fonds Eiffel Transition Infrastructure. Il s’agit du premier fonds européen d’equity bridge dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable sur un horizon de 3 à 5 ans. Le véhicule a levé 160 millions d’euros lors de sa clôture initiale il y a quelques semaines, soutenu par le Fonds Européen d’Investissement (FEI) et d’autres investisseurs institutionnels comme AG2R Mondiale, Abeille Assurances, Allianz, l’Auxiliaire et Crédit Agricole Nord Est. Laurent Coubret arrive d’Engie, où il été responsable des projets d’acquisition ou de cession depuis 2018. Il a démarré sa carrière chez Solairedirect, une entreprise de la production d’énergie solaire, comme responsable du développement commercial en 2007, avant d’être nommé au poste de responsable des financements structurés en 2010. Il a ensuite été promu au poste de directeur de la gestion d’actifs en 2013. Il intègre le groupe Engie en 2015 comme responsable du développement international des projets solaires à la suite de l’acquisition de Solairedirect. Charles Portalier, pour sa part, arrive de Crédit Agricole Assurances, où il était directeur d’investissement en infrastructures depuis 2019. Il y réalisait environ 3 milliards d’euros d’origination d’euros d’acquisitions d’infrastructures, de la phase d’origination jusqu’au closing. Il a rejoint Crédit Agricole en Italie en 2016 comme analyste financier. Eiffel Investment Group comptait plus de 4,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Distribuer ou grossir. DWS, la société de gestion de Deutsche Bank, a indiqué à l’occasion de la présentation de sa stratégie à horizon 2025 aux investisseurs qu’elle pourrait verser un dividende extraordinaire en 2024 pouvant aller jusqu’à un milliard d’euros, sauf si elle réalise de grosses acquisitions dans les 18 prochains mois. Elle vise un dividende de 4,50 euros en 2025. DWS, qui cherche à réaliser 100 millions d’euros brut d'économies d’ici 2025, pourrait cependant se délester de certaines activités. D’autres mesures sont envisagées comme notamment la réduction de l’empreinte environnementale et de nouvelles initiatives en matière de diminution de coûts.Une partie du capital économisé (environ 70 millions d’euros brut) sera réaffecté jusqu’en 2025 à des activités en croissance. D’ici 2025, la filiale de Deutsche Bank vise un coefficient d’exploitation ajusté inférieur à 59% (60% actuellement) et espère voir ce ratio rester en-dessous de 65% à fin 2023. Redevenir numéro 2 sur la gestion passive en Europe DWS table sur un afflux de nouveaux capitaux de plus de 3% (net) d’ici à 2025 contre 2% pour l’ensemble de l’industrie de la gestion d’actifs sur la même période.A fin septembre 2022, l’entreprise gérait 833 milliards d’euros d’encours avec une clientèle majoritairement institutionnelle (56%) et étrangère (57%).Sur les neuf premiers mois, DWS a décollecté à hauteur de 18,3 milliards d’euros mais a cependant enregistré des souscriptions nettes de 7,7 milliards d’euros au troisième trimestre 2022. Sur le segment de la gestion active, la société de gestion envisage de croître son offre actions thématiques et ESG ainsi que de reconstruire des stratégies multi-sectorielles sur l’obligataire. Elle a entre autres pour ambition d’augmenter de 20% la part de ses fonds actifs ayant plus d’un milliard d’euros sous gestion d’ici 2025. Concernant la gestion passive, où elle est présente via sa gamme XTrackers, DWS entrevoit un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’encours supérieur à 12% entre 2022 et 2025 avec l’intention de redevenir numéro 2 en Europe – la firme est actuellement troisième selon les données d’ETFGI – et de gagner des parts de marché dans les Amériques. Des produits alignés sur des indices de transition climat et d’objectifs de développement durable des Nations Unies doivent être lancés en 2023 en Europe. Aux Etats-Unis, DWS envisage le lancement d’ETF thématiques et durables et l’exploration d’opportunités dans le domaine des ETF actifs. Un taux de croissance annuel composé d’encours supérieur à 10% est espéré par DWS dans la gestion alternative d’ici à 2025. Le gestionnaire envisage le lancement de nouveaux produits en 2023 dont une stratégie immobilière européenne à impact et une autre sur le secteur immobilier américain. Des stratégies d’infrastructures durables et de prêts directs sont aussi dans le pipeline de DWS. La dette privée sera un focus majeur de l’entreprise allemande. Tokenisation En outre, le gestionnaire allemand a détaillé sa vision de la digitalisation de la gestion d’actifs. DWS affiche sa volonté de devenir incontournable dans la tokenisation de fonds (digitalisation d’actifs) et par conséquent, de construire ou d’acquérir des services spécifiques liés à la blockchain. Le lancement de «jumeaux numériques» pour ses fonds d’investissement et d’un stablecoin euro sont également évoqués. Par ailleurs, Stefan Hoops, qui dirige DWS depuis juin, a déclaré que la firme était sur le point de clore une enquête interne sur les allégations d'éco-blanchiment qui pèsent sur elle. Quant à un éventuel changement de structure juridique de DWS, Stefan Hoops a renvoyé la balle à sa maison-mère qui reste décisionnaire sur ce sujet.
La firme d’investissement australienne Macquarie a annoncé l’ouverture d’un bureau dans la capitale chilienne Santiago. Cette nouvelle antenne est composée d’employés de deux filiales, Macquarie Capital et Macquarie AM. Le groupe australien investit en Amérique latine depuis deux décennies. Les premiers investissements de Macquarie au Chili sont néanmoins plus récents, datant de 2021 pour Macquarie AM et d’avril 2022 pour Macquarie Capital.Le bureau est dirigé par Juan Miguel Custodio, managing director de Macquarie Capital. La société a aussi des bureaux à Sao Paulo et à Mexico. Ses encours avoisinaient les 509 milliards de dollars à fin septembre 2022.
Unigestion se prépare à tourner une page de son histoire. Sa directrice générale depuis 12 ans, Fiona Frick a annoncé qu’elle quittait la société de gestion genevoise. Elle y travaillait depuis 32 ans. «Je souhaite poursuivre de nouveaux projets en tant que membre du conseil d’administration et consultant sur le thème de l’allocation des investissements et de la durabilité. Je consacrerai également du temps à créer des passerelles entre le secteur financier, la durabilité et le monde universitaire», déclare-t-elle dans un post Linked-In.
Le total d’encours des fonds article 9 dégradés atteint 125 milliards de dollars, rapporte Bloomberg sur la base de chiffres compilés par Morningstar. Ce montant provient de nombreuses sociétés de gestion qui ont effectué ce mouvement en vue des dernières précisions réglementaires sur SFDR et qui s’appliqueront au 1er janvier 2023. Il inclut désormais Axa IM qui avait prévenu le marché il y a quelques mois qu’il allait reclassifer plusieurs dizaines de fonds article 9. Ce reclassement concerne 20 milliards d’encours à fin juin, indique Bloomberg. La société de gestion a précisé en outre à l’agence de presse que ces encours concernent 45 fonds reclassifés en article 8 ainsi que des mandats .
La difficile classification des fonds selon la réglementation SFDR («Sustainable Finance Disclosure Regulation») met le secteur de la gestion d’actifs face à des risques juridiques et réputationnels. Mais la Commission européenne est déjà prête à se remettre au travail. Mairead McGuinness, la commissaire européenne des services financières, vient d’annoncer une «évaluation exhaustive» de l’implémentation de SFDR. Cette évaluation démarrera au début de l’année prochaine. Elle comprendra des groupes de travail avec l’industrie et d’autres groupes de parties prenantes, ainsi qu’une consultation publique. «L’évaluation se concentrera sur la manière dont le règlement garantit la sécurité juridique, ainsi que sur sa facilité d’utilisation et son rôle dans l’atténuation de l’écoblanchiment», a précisé la commissaire. Mairead McGuinness et son département publieront également début 2023 un premier volet de questions-réponses, afin d’apporter davantage de clarté sur des points spécifiques. Elle estime que ces questions-réponses, ainsi que l’adoption des «Regulatory Technical Standards» (RTS) à partir de janvier prochain permettront de répondre à certains enjeux signalés par le secteur de la gestion d’actifs. «On s’attend à ce que les RTS améliorent la qualité et la comparabilité des informations sur le développement durable. Il faut bien sûr mesurer si la réalité répond aux attentes », a-t-elle ajouté. Le niveau 1 de SFDR, entré en vigueur le 10 mars 2021, a demandé aux gérants d’actifs de classer leurs fonds selon des catégories les moins vertes (Article 6) aux plus vertes (Articles 8 et 9). Dès le début, cette règlementation, conçue comme un outil de transparence, a été utilisée par l’industrie comme un label de facto, engendrant des craintes de greenwashing. Les régulateurs nationaux ont dû intervenir pour clarifier davantage l’utilisation de cette classification. Le niveau 2 de SFDR, en vertu duquel les gérants devront fournir les preuves justifiant la classification de leurs fonds, entrera en vigueur dès janvier. Cependant, plusieurs gérants ont déclassé des dizaines de fonds article 9 afin d’éviter un risque juridique lié à une définition floue d’investissement durable dans les textes règlementaires.
La société de gestion américaine Vanguard ne sera restée qu’un peu plus d’un an au sein de la coalition de gestionnaires d’actifs Net Zero Asset Managers Initiative. Cette dernière a été lancée fin 2020 pour encourager les gestionnaires d’actifs à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à contribuer à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. Deuxième plus grosse société de gestion au monde en termes d’encours, Vanguard a annoncé, ce mercredi, sa décision de quitter l’initiative. «Ces initiatives à l’échelle de l’industrie peuvent favoriser un dialogue constructif mais parfois, elles peuvent aussi entraîner la confusion sur les points de vue des sociétés de gestion. Cela a été le cas, notamment en ce qui concerne la façon d’appliquer des approches net zéro aux fonds indiciels largement diversifiés que privilégient de nombreux investisseurs de Vanguard», explique la société de gestion. Elle ajoute que ce retrait de la coalition vise à donner de la clarté souhaitée par les investisseurs sur le rôle des fonds indiciels et la façon dont Vanguard prend en compte les risques matériels, y compris ceux liés au climat. Le gestionnaire américain prend aussi ses distances pour s’exprimer de façon indépendante sur des sujets importants pour ses investisseurs. Le sentiment anti-ESG en vogue dans de nombreux Etats conservateurs américains n’est probablement pas étranger à cette décision. Ces mêmes Etats n’hésitent pas à retirer leurs investissements dans des gérants jugés trop ESG voire à les inscrire sur une liste noire pour les investissements de leurs fonds de pension. BlackRock, premier concurrent de Vanguard, en a notamment fait les frais. Vanguard soutient que ce retrait «n’affectera pas» son engagement à aider ses investisseurs à naviguer dans les risques que le changement climatique peut poser à leurs rendements à long terme. «Nous continuerons à fournir aux investisseurs les informations et les produits dont ils ont besoin pour faire des choix d’investissement judicieux, y compris les produits conçus pour répondre aux objectifs net zéro. Nous continuerons à interagir avec les entreprises détenues par les fonds Vanguard pour comprendre comment elles abordent les risques matériels, y compris le risque climatique, dans l’intérêt des investisseurs à long terme. Et nous continuerons à rendre compte publiquement de nos efforts en matière de risque climatique, en nous appuyant sur notre engagement profond envers nos investisseurs et leur bien-être financier», écrit encore la société de gestion. Le dernier rapport de la Net Zero Asset Managers Initiative, publié en juin, faisait état de 16.000 milliards de dollars d’actifs engagés par les gestionnaires membres de la coalition pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, soit 39% de leurs actifs totaux.
Le groupe Hexagone vient de recruter Annie Martinet-Villalon comme secrétaire générale et responsable de la conformité pour les services d’investissement. Elle arrive de Manco.Paris, où elle était depuis deux ans responsable de la conformité et du contrôle interne. Auparavant, elle a travaillé dans la structuration chez ABN AMRO Investment Solutions (2017-2018), dirigé Expert & Finance Investment Managers (2014-2017), la société de gestion entrepreneuriale du groupe Expert & Finance (racheté par Crystal Finance en 2017), et géré des fonds de fonds pour Amundi pendant près de dix ans. Elle a commencé sa carrière comme directrice financière adjointe de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Val de France.
Appétence. Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) séduisent. Selon le bilan trimestriel Rock-n-Data (marque de MeilleureSCPI.com), ces fonds immobiliers grand public représentent plus de 83 milliards d’euros de capitalisation, au 30 septembre 2022, et voient leur taille augmenter de près de 11 % depuis le début de l’année. Sur la base de 104 SCPI analysées, la collecte est portée à 2,4 milliards d’euros, en hausse de 52 % par rapport au troisième trimestre 2021. Les SCPI de bureaux continuent de concentrer la majorité des souscriptions avec 1 milliard d’euros collectés, suivies des SCPI diversifiées qui rassemblent 25,6 % de la collecte de ce troisième trimestre.