Les investisseurs dans l’ETF ARK Innovation de Cathie Wood au moment de la baisse des marchés ont été punis cette année, relate le Wall Street Journal. Les actions du fonds, composé de sociétés technologiques non rentables, sont en retrait de 63 % cette année. De nombreux investisseurs ont placé de l’argent dans le fonds sur les cinq premiers mois de l’année: 1,89 milliard de dollars en net. Depuis, leur enthousiasme s’est érodé. Ils ont retiré 76,5 millions de dollars sur les six mois qui ont suivi, selon FactSet.
L’industrie chypriote des fonds d’investissement comptait quelque 11,1 milliards d’euros sous gestion à la fin du premier trimestre 2022, dont 80,4% étaient investis dans des fonds domiciliés à Chypre, selon les statistiques de l’association locale de la gestion d’actifs Cyprus Investment Fund Association (Cifa). Chypre vise 25 milliards d’euros d’encours sous gestion sur le moyen terme, indique le président de Cifa, Andreas Yiasemides, dans le rapport 2022-2023 de l’association, publié début décembre. L'île veut surtout se développer sur les fonds alternatifs. «Chypre se positionne stratégiquement comme le domicile de fonds alternatifs et petites sociétés de gestion spécialisés. La plupart investissent via le private equity dans des secteurs tels que la banque, l’immobilier, la santé, et surtout dans les secteurs maritime (shipping par exemple) et énergétique», souligne le rapport. Le document relève que Chypre est parti à la conquête de nouveaux marchés pour attirer de nouveaux professionnels de l’investissement, notamment en Inde, Chine, Israël ainsi qu’en Afrique et au Moyen-Orient. «Les gérants de fonds asiatiques établissent de plus de plus de fonds ou de ManCo à Chypre pour accéder au marché de l’Union européenne. Dans le même temps, l'île observe un intérêt grandissant des gérants britanniques qui s’installent à Chypre pour conserver leur accès au marché européen post-Brexit», écrit Cifa dans son rapport.
Ce qui est dit doit être fait. C’était un des objectifs du dernier plan stratégique de BNP Paribas à horizon 2025 présenté au début de cette année. La banque affirmait alors qu’elle voulait«capturer la croissance des actifs privés». A cet effet, elle présente ce 13 décembre l’organisation d’une nouvelleligne métier (business unit)regroupant l’ensemble des expertises liées aux actifs privés. Dénommée «Private Assets», cette unité sera placée au sein du pôle Investment & Protection Services (IPS), qui comprend notamment l’assurance, la gestion d’actifs, la banque privée et la gestion immobilière. Elle sera opérationnelle en janvier 2023. Private Assets sera intégrée à BNP Paribas Asset Management et représentera au total plus de 30 milliards d’euros d’encours gérés et conseillés, sur les 490 milliards d’euros que gère la société, et plus de 600 milliards en prenant aussi en compte les actifs conseillés. La nouvelle unité regroupera les gestions d’actifs privés deBNP Paribas AM (dont la filiale Dynamic Credit Group), de Principal Investments et de BNP Paribas Agility Capital, ainsi que l’activité d’investissement via mandat de conseil en sélection de fonds de BNP Paribas Cardif. Elle lèvera des fonds tant auprès des grands investisseurs institutionnels que des investisseurs particuliers, avec le soutien des réseaux de la banque et de ses partenaires.Le groupe estime que le regroupement de ces activités devrait concourir à les renforcer et lui permettre d’élargir son offre. Suite logique Cettebusiness unitest placée sous la direction de David Bouchoucha, aujourd’hui la tête du pôle dette privée et actifs réels de BNP Paribas AM. Ce dernier devient responsable des gestions d’actifs privés, et est rattaché directement à Sandro Pierri, le directeur général de BNP Paribas AM. La nouvelle organisation présentée aujourd’hui officiellement par BNP Paribas s’inscrit dans la suite de ce que la banque avait déjà entamé. Une première simplification,révélée par Newsmanagersen octobre 2021, avait déjà été réalisée avecle rapprochement des activités de gestion d’actifs privés de BNP Paribas AM et BNP Paribas Capital Partners, filiale de fonds de fonds (hedge funds, performance absolue, private equity), de dette privée et de gestion multi-actifs.
La société de gestion JP Morgan Asset Management a communiqué, le 5 décembre dernier, auprès des investisseurs de son fonds en actions africaines JPMorgan Funds – Africa Equity. Sa filiale européenne JPMorgan AM (Europe) a dû appliquer une fair value («valeur juste») aux actifs nigérians du fonds en raison de problèmes de liquidité au Nigéria qui affectent le rapatriement des actifs, selon la lettre aux actionnaires consultée par NewsManagers. La firme a jugé qu’il était dans l’intérêt des porteurs de parts du fonds d’appliquer un rabais aux actifs nigérians du fonds étant donné les problèmes de liquidité. Les encours du véhicule s'élevaient à 107 millions de dollars au 9 décembre 2022. Le Nigéria représentait 8,3% des positions en portefeuille à fin octobre 2022.
La MACSF a annoncé ce 12 décembre le lancement d’une unité de compte (UC) exclusive en partenariat avec Edmond de Rothschild AM (EDRAM). Il s’agit d’une stratégie obligataire avec une échéance à 2028. Baptisée Objectif 2028 Edmond de Rothschild, elle investira dans des obligations d’entreprises au bilan sain et de secteurs variés. Le véhicule est catégorisé article 8 selon la classification sur les publications d’informations durables SFDR. Cette UC est accessible dans l’assurance vie et le plan d’épargne retraite de MACSF. Elle affiche un objectif de rendement annualisé de 4,10% d’ici 2028 et peut être souscrite du 13 décembre 2022 au 13 mars 2023. L'épargne n’est toutefois pas bloquée, et peut être retirée à tout moment.
Axa Investment Managers vient de recruter Brad Reynolds en tant que gérant au sein de son équipe actions technologiques. L’intéressé gérera la stratégie métavers nouvellement lancée aux côtés de Pauline Llandric, à compter du 1er janvier. Il apportera son aide aux stratégies et mandats robotech, économie digitale et technologie monde gérés par l’équipe actions. Il est rattaché à Tom Riley, responsable des stratégies thématiques monde d’Axa IM Equity. Brad Reynolds vient de Polar Capital où il était spécialiste de la technologie au sein de l’équipe Polar Capital Technology.
BB Asset Management, la société de gestion du plus gros groupe financier brésilien Banco Do Brasil, s’est associé au gestionnaire britannique GuardCap Asset Management pour lancer un fonds nourricier du fonds actions internationales GuardCapGlobal Equity. Aroldo Medeiros, directeur général de BB Asset Management, a indiqué dans un communiqué que l’offre des fonds en architecture ouverte faisait partie de la stratégie de BB AM pour rester compétitif dans le marché brésilien. Le gestionnaire de Banco Do Brasil compte plus de 258 milliards d’euros d’encours sous gestion et une part de marché d’environ 20% au Brésil à fin septembre selon une étude d’Anbima Investment Funds.
Morgan Stanley Investment Management vient de perdre Jorge Chirino, directeur exécutif et gérant du fonds Next Gen Emerging Markets. Ses responsabilités seront absorbées par l’équipe existante, a appris NewsManagers. L’équipe actions émergentes est dirigée par Amy Oldenburg depuis le 11 novembre 2021. Jorge Chirino était gérant au sein de l’équipe actions émergentes ainsi que pour des stratégies EMEA. Il gérait le fonds Next Gen Emerging Markets en tandem avec Steven Quattry. Il est arrivé chez Morgan Stanley en 2007, où il a occupé divers postes dont celui d’analyste actions pour les institutions financières en Amérique Latine. Auparavant, il a travaillé comme analyste au sein de l’équipe long-short actions chez Aksia.
Fidelity International a annoncé lundi que sa société chinoise à capitaux entièrement étrangers FIL Fund Management (China) Company Limited avait obtenu l’autorisation d’exercer ses activités auprès de la China Securities Regulatory Commission. Fidelity International pourra désormais proposer des produits et des solutions d’investissement onshore à ses clients particuliers et des services de gestion d’actifs à ses clients institutionnels en Chine. La Chine est présentée commun un marché stratégique prioritaire pour Fidelity International qui y investit depuis plus de 20 ans. Elle y compte aujourd’hui plus de 1.900 employés répartis dans ses trois bureaux de Shanghai, Dalian et Pékin. D’autres sociétés de gestion ont obtenu l’agrément pour gérer des actifs pour les particuliers chinois, notamment Neuberger Berman et BlackRock.
La société de services aux fonds d’actifs privés britannique, MJ Hudson, a annoncé, ce lundi, qu’elle avait suspendu son directeur financier, Peter Connell, qui a démissionné de son poste le 31 octobre. Le 17 octobre dernier, la firme avait engagé des discussions avec des sociétés d’audit concernant de potentiels ajustements d’ampleur sur ses comptes 2022. Dans un communiqué, lundi, MJ Hudson a indiqué que le conseil d’administration avait été mis au courant de problèmes supplémentaires, liés notamment au reporting de l’historique de trading de la société de gestion sur l’année 2022. Tous les impacts ne sont pas encore connus, précise MJ Hudson, qui a demandé la suspension de la cotation de ses actions à la Bourse de Londres en attendant d’y voir plus clair. Le fournisseur de services aux fonds a nommé une société de comptabilité et de services financiers externe pour l’assister dans la finalisation du reporting mais explique que l’audit ne sera pas terminé avant fin décembre. Entre le 14 octobre et le 9 décembre 2022, la valeur des titres MJ Hudson a chuté de près de 44%, passant de 23,5 à 13,1 livres.
Emmanuel Macron a annoncé lundi que la présentation de la réforme des retraites, prévue jeudi 15 décembre, était reportée au 10 janvier, après la trêve de Noël. Au vu du contexte, «il nous est apparu pertinent de décaler de quelques jours ou de quelques petites semaines l’annonce de la finalisation de la proposition du gouvernement. Au lieu d’opter pour le 15 décembre, nous ferons ça le 10 janvier», a déclaré le chef de l’Etat, lors d’un discours en ouverture d’une session plénière du Conseil national de la refondation (CNR), à l’Elysée. Cette réforme doit prendre la forme d’un projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) rectificatif, ce qui permettrait son adoption par 49.3. L’exécutif a déjà laissé filtrer des éléments ces derniers jours, comme la volonté d’Emmanuel Macron de reporter de 62 à 65 ans l'âge légal de départ, ou l’assurance d’une pension minimum de 1.200 euros ou 85% du Smic pour les retraités affichant une carrière complète.
Mansartis vient de recruter Grégoire Ginoux en qualité de gérant actions américaines et membre du comité d’investissement. Il sera responsable de la mise en œuvre de la stratégie de gestion actions croissance et qualité ISR dans l’univers des actions américaines. Grégoire Ginoux a débuté sa carrière comme analyste actions chez Fideuram Wargny. En2012 il rejoint Cap West Equities en tant que gérant-analyste sur des fonds de sélection actions nord-américaines. Il a ensuite rejoint l’équipe de gestion internationale de Covea Finance en2017 où il a notamment géré deux fonds actions américaines de grandes et de moyennes capitalisations.
La banque suisse Julius Baer a annoncé ce 12 décembre avoir enregistré une nouvelle et dernière dépréciation comptable du goodwill (survaleur ou écart d’acquisition) de sa filiale de gestion d’actifs et de fortune italienne Kairos Management. Cette charge devrait peser 57 millions de francs suisses avant impôts. A la clôture de l’exercice 2022, il n’y aura plus aucun actif intangible lié à Kairos dans les comptes de Julius Baer. La société explique ce choix par «une année difficile sans précédent pour le secteur de la gestion d’actifs». Julis Baer a racheté Kairos par pallier entre 2013 et 2018, jusqu'à détenir la totalité du capital. A partir de 2019, le groupe helvète a commencé à déprécier le goodwill, initialement valorisé à 375 millions d’euros. Sa filiale, dont elle a cédé 35% au management en 2020, compte aujourd’hui cinq milliards de francs d’encours.
Le London Stock Exchange Group, l’opérateur de la Bourse de Londres ,a annoncé l’entrée de Microsoft à son capital et un partenariat d’une durée de dix ans avec le géant technologique américain pour des solutions de données, d’analyse et d’infrastructures «cloud» de nouvelle génération. Dans le cadre de ce partenariat, Microsoft prendra environ 4% du capital du LSE. Ces actions sont acquises auprès de du consortium Blackstone/Thomson Reuters. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été divulguées. Scott Guthrie, actuel vice-président exécutif de Microsoft Cloud et AI Group, sera nommé administrateur non exécutif du LSE «en temps voulu, sous réserve de l’obtention des approbations réglementaires». Dans le cadre des accords, la plateforme de données de LSE et d’autres infrastructures technologiques clés seront transférées dans l’environnement «cloud» Azure de Microsoft.
Emmanuel Macron a annoncé lundi que la présentation de la réforme des retraites, prévue ce jeudi 15 décembre, était reportée au 10 janvier, après la trêve de Noël.
Le dispositif des obligations Relance (OR), des obligations subordonnées assimilables à des quasi-fonds propres visant à accompagner dans leur croissanceles PME et ETI affectées par la crise du Covid-19,a trouvé son publicdepuis son lancement fin 2021. Selon les données recueillies par L’Agefi, les sept sociétés de gestion regroupant 33 acteurs de la gestion d’actifs auront distribué les 1,7 milliard d’euros levés auprès de 19 assureurs et de la Caisse des Dépôts au plus tard au deuxième trimestre 2023. Bercy confirme que 1,4 milliard d’euros avaient déjà été décaissées ou étaient en cours d’instruction fin novembre 2022:809millions ont été déployés, 281 millions correspondent à 15 dossiers en cours d’émissions et environ 300 millions d’euros sont dans le pipeline.«Les investisseurs sont satisfaits de la manière dont le programme est déployé par les sociétés de gestion», confirme à L’Agefi Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs. Croissance externe et interne Les sociétés de gestion expliquent ce succès parles caractéristiques du dispositif. Comprise entre 2 millions et 100 millions d’euros et subordonnée, l’obligation Relance, d’une maturité de huit ans, est remboursable in fine ou à tout moment à l’initiative de l’émetteur après deux ans. Le montant financé est plafonné à 12,5% du chiffre d’affaires 2019 pour les PME et 8,4% pour les ETI avec un taux d’intérêt moyen de 6,20%.Des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), mais aussi de fonds propres, permettent aux entreprises de bonifier leur taux d’emprunt. «Bien qu’il ne s’agisse pas du produit le plus rémunérateur pour nous,il correspond à une demande, permet d’entrer en relation avec de belles PMEet d’envisager, par la suite, d’autres types d’opérations», estime Christophe Deldycke, président du directoire de TurenneGroupe. Les PME et ETI ne s’y trompent pas. «Dans la conjoncture actuelleet avec la montée des taux, les dirigeants veulent sécuriser leur financement à maturité longueet à taux fixe, ce quirend le produit d’autant plus intéressant», juge Christophe Deldycke. «Nous avons vraiment souhaité orienter ce dispositif vers des sociétés de qualité qui avaient besoin d’être relancées. Cela nous aura permis d’accompagner 25 PME/ETI et d’être très diversifiés. Sa nature de dette subordonnée et un pricing décorrélé du type de risqueontmontré son efficacité», décrit Eric Gallerne, managing partner en charge de la dette privée chez Eurazeo. Les OR réussissent surtout leur pari d’aider les entreprises en croissance, peu importe leur localisation et secteur d’activité. «Nous n’avons pas de redondance ni de secteur cyclique. Les obligations Relanceque nous avons distribuées concernent pour moitié des entreprises en île-de-France et pour moitié des entreprises en régions», rapporte Thierry Valliere, responsable de la dette privée d’Amundi. Cette répartition géographiquese retrouve à l'échelle du marché, tout comme une quasi-parité entrePME et ETI. En termes de montants toutefois, les ETI concentrent deux tiers des émissions réalisées. Les opérations financées se sont aussi diversifiées. «Les obligations relance permettent autant de financer des opérations de croissance externe que de croissance interne. Alors que beaucoup desociétésfamiliales cherchent à s’adosser, ce dispositif permet de concrétiser ces opérations», témoigne Eric Gallerne. «Le dispositif concerne les entreprises qui souhaitent préparer la relance en consolidant leur bilan grâce à des ressources longues non dilutives. Il peut s’agir de financer des programmes d’investissements, de la recherche et développement en plus des opérations externes», résume Thierry Valliere. Les groupements ont aussi distribué en masse desobligations relances dites durables. Face au succès du dispositif mais aussi àl’allongement du délai d’octroi des obligations relance et des prêts participatifs Relance (PPR) jusqu’au 31 décembre 2023, l’idée d’allouer plus de fonds au dispositif fait son chemin. «Alors que nous étions réticents au départ du dispositif, nous considérons désormais qu’il serait dommage que le gouvernement ne trouve pas un moyen de réabonder les poches dans un contexte sans visibilité en 2023», confie Eric Gallerne. «Sachant que nous avons un délai court pour déployer le dispositif, les dossiers qui ne seraient pas identifiés en octobre 2023 ne pourraient pas en profiter», prévient Thierry Valliere. Discussions au Trésor Des discussions, sous l’égide du Trésor, sont en cours sur la question, indiquent plusieurs sources.«Il pourrait être envisagé pour les investisseurs d’allouer des ressources pour poursuivre la distribution de ces produits plébiscités par les entreprises, comme le permettent la loi de finances et le décret», précise Bercy. Mais la balle est du côté des assureurs, comme le rappelle Franck le Vallois: «Les investisseurs ont toujours été mobilisés pour accompagner le développement des PME et ETI grâce à une diversité d’instruments financiers. La question d’une allocation supplémentaire de ressources au dispositif obligations Relance appelle une réponse individuelle de chaque investisseur en fonction de la politique d’investissement de chacun d’entre eux dans un contexte macroéconomique qui a profondément évolué.» Une des solutions envisagées serait de puiser dans l’enveloppenon utilisée desprêts participatifs Relance(PPR). «Il n’y a pas d’obstacle législatif ou réglementaire à transférer une partie des fonds levés pour les prêts participatifs Relance versles obligations Relance» dans la mesure où ils constituent un unique dispositif du point de vue de la loi de finances, confirme Bercy.550 entreprises ont bénéficié d’un PPR pour un total de 1,3 milliard d’euros, sur les 11 milliards levés, avec des réservations de l’ordre de 500 millions d’euros.
Après deux mois de décollecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont enregistré une collecte nette de 5,8 milliards de couronnes suédoises, soit 540 millions d’euros. Néanmoins, depuis le début de l’année, les fonds restent dans le rouge, à hauteur de 31 milliards de couronnes. En novembre, la collecte a été tirée par les fonds actions, qui réunissent 5,9 milliards de couronnes. Les fonds obligataires attirent 2,2 milliards de couronnes et les hedge funds, 3 milliards de couronnes. En revanche, les fonds diversifiés voient sortir 6,5 milliards de couronnes et les fonds monétaires, 1,1 milliard de couronnes. A fin novembre, les encours des fonds suédois ressortaient à 6.196 milliards de couronnes, dont 65 % placés en actions.
Kempen Capital Management vient de nommer Chris Windeatt au poste de directeur de la distribution pour le Royaume-Uni, où il se concentrera sur le marché institutionnel. Il est rattaché à Loes Wingens, directeur des ventes wholesales et institutionnelles. Chris Windeatt arrive de Cambridge Associates où il était associate director pour le développement commercial. Par le passé, il a travaillé chez BlackRock, Legal & General Investment Management, et AK Jensen Group.
Credit Suisse a accordé un prêt d’urgence de 140 millions de dollars à Greensill Capital en partie basé sur des factures à des entreprises qui nient avoir réalisé les activités citées dans les documents, selon le Financial Times. La banque suisse a fourni le prêt en octobre 2020, soit moins de cinq mois avant la faillite de Greensill, une société de financesupply chain qui comptait David Cameron, l’ancien Premier ministre britannique, comme conseiller senior. Des factures émises par Liberty Commodities et vendues à Greensill faisaient partie du collatéral du prêt, selon des documents vus par le FT et des sources proches du dossier. Pourtant, plusieurs des entreprises citées dans les factures ont déclaré au FT ne jamais avoir fait affaires avec Liberty. Cette incapacité à détecter ces factures suspicieuses montre combien la gestion du risque était défaillante chez Credit Suisse, écrit le journal.
Jupiter Asset Management vient de nommer Kiran Nandra-Koehrer et Matthew Morgan en tant que codirecteurs des investissements. Ils sont rattachés à Matthew Beesley, directeur général depuis début octobre et l’ancien directeur des investissements. Kiran Nandra-Koehrer rejoindra Jupiter à partir de janvier prochain. Elle arrive de Pictet Asset Management, où elle est directrice de la gestion des actions émergentes depuis 2021. Auparavant, elle était gérante senior pour cette classe d’actifs. Elle a travaillé pour près de 13 ans chez Wellington Management. Entrée en 2003 comme analyste, elle a été nommée au poste de spécialiste gestion actions en 2012. Matthew Morgan, pour sa part, est directeur de l’obligataire chez Jupiter AM depuis octobre 2022. Il est entré en 2019 comme directeur d’investissement multi-actifs et obligataire. Auparavant, il a travaillé chez BlackRock pour près de 11 ans comme directeur de l’activité institutionnelle au Royaume-Uni. Ces nominations font suite à une réorganisation en interne, menée par Matthew Beesley, qui a engendré la suppression de 80 postes et la liquidation d’un tiers des fonds. Entre juillet et septembre 2022, Jupiter a vu sortir 600 millions de livres d’encours, soit moins que les rachats de 2 milliards de livres enregistrés au deuxième trimestre et de 1,6 milliard de livres au premier trimestre. En 2021, la société de gestion avait subi une décollecte de 3,8 milliards de livres, proche de celle déjà enregistrée en 2020. Les encours sont ressortis à 47,5 milliards de livres, soit 13,3 milliards de moins qu’un an plus tôt.
AllianzGI a annoncé ce 9 décembre la promotion d’Edouard Jozan au poste de responsable de la distribution en Europe. Il était jusqu'à présent responsable d’Allianz Insurance AM, chargé de développer l’activité institutionnelle avec Allianz groupe et ses filiales et de diriger l'écosystème mondial d’assurance pour compte de tiers. Il sera rattaché directement à Tobias Pross, le directeur général, et supervisera les ventes et le service client. Dans le même temps, Malie Conway dirigera depuis Londres une nouvelle unité couvrant les clients mondiaux et les marchés en croissance. Cela englobera les segments banques, consultants ainsi que les activités d’AllianzGI dans les pays émergents. Elle dirigeait la distribution aux Etats-Unis depuis 2020. Elle a rejoint AllianzGI en 2016 lors de l’intégration de Rogge Global Partners, où elle occupait le poste de directrice des investissements. Par ailleurs, Barbara Rupf Bee quittera AllianzGI à la fin de 2022 pour occuper des fonctions non exécutives dans le secteur, précise la société.
La banque privée suisse Maerki Baumann vient de promouvoir Roger Arnet comme directeur de son activité en Allemagne. Il en était jusqu'à présent directeur adjoint. Il va remplacer, le 1er janvier prochain, Gerald Lulei, qui se met en retrait de ses fonctions opérationnelles, mais qui va rester directeur de l'équipe de juristes. Roger Arnet travaille pour Maerki Baumann depuis 2018. Auparavant, il a travaillé notamment chez DZ Privatbank (Schweiz) AG et l’Union Bancaire Privée. Maerki Baumann compte 10,3 milliards de francs suisses sous gestion.
Le chancelier de l’Echiquier Jeremy Hunt a présenté un vaste plan visant à accroître la compétitivité du secteur en s'émancipant des règles de l'Union européenne.
Un juge belge a inculpé quatre personnes dimanche pour avoir reçu de l’argent et des cadeaux d’un État du Golfe afin d’influencer les décisions du Parlement européen, des accusations qui ont suscité la consternation à Bruxelles. Les procureurs ont perquisitionné 16 maisons et saisi 600.000 euros à Bruxelles vendredi dans le cadre d’une enquête pour des faits présumés de blanchiment d’argent et de corruption. Ces procureurs ont déclaré qu’ils soupçonnaient depuis des mois qu’un État du Golfe tentait d’influencer les décisions prises à Bruxelles. Une source ayant connaissance de l’affaire a déclaré que cet État était le Qatar, hôte de la Coupe du monde de football. Le Parlement européen a déclaré ce week-end avoir suspendu les pouvoirs et fonctions de l’un de ses vice-présidents, la socialiste grecque Eva Kaili, à la lumière de l’enquête belge. Un responsable qatari a démenti les accusations. « Toute association du gouvernement qatari avec les allégations rapportées est sans fondement et gravement mal informée », a déclaré le fonctionnaire, ajoutant que le Qatar travaillait par le biais d’un engagement d’institution à institution et dans le plein respect des lois internationales.
L’investisseur souverain recherche le maximum de rendement et veut profiter de son horizon de très long terme pour ne pas investir de façon moutonnière.
Sigma Gestion a conclu un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) par lequel la société s’engage à régler 120.000 euros au Trésor Public. Cette transaction fait suite à une enquête au cours de laquelle ont été relevés plusieurs manquements de la société de gestion. En premier lieu, celle-ci pourrait ne pas avoir respecté sa procédure d’agrément et son programme d’activité en investissant dans des sociétés à prépondérance immobilière par le bais de deux sociétés dont elle assure la gestion. Ensuite, l’AMF a constaté «des déficiences relatives à la procédure de valorisation, la méthodologie de valorisation et le contrôle du processus de valorisation». Enfin, l’AMF a constaté des manquements dans les procédures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Outre la somme versée, Sigma Gestion s’engage «dans les meilleurs délais et au maximum dans un délai de 7 ans permettant de préserver les intérêts économiques et fiscaux des investisseurs», à procéder à la gestion extinctive de l’activité immobilière mise en cause.
Les flux nets vers les fonds d’investissement ont été globalement négatifs la semaine dernière. Du 1er au 7 décembre, les fonds actions et les fonds monétaires ont enregistré une décollecte de 5,7 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros) chacun, tandis que les fonds obligataires ont rendu une petite centaine de millions, selon le Flow Show, le bulletin d’analyse des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré par BofA Global Research. Dans les fonds actions, quasi-aucune stratégie n’a trouvé grâce aux yeux des investisseurs. Les fonds en actions américaines ont rendu 2,9 milliards de dollars, les fonds en actions européennes 0,3 milliard, les fonds sur les actions japonaises 0,2 milliard, et les fonds sur les actions émergentes 0,8 milliard. Dans l’univers américain, seule les fonds appliquant une stratégie value surnagent, avec +0,4 milliard de dollars. La décollecte sectorielle se concentre sur les fonds de grandes capitalisations (-1,9 milliard) et de croissance (-1,7 milliard). Du côté de l’obligataire, les flux sont également timides: -0,6 milliard pour les stratégies de dettes d’entreprises investment grade, -0,2 milliard sur le high yield, -0,3 milliard sur la dette émergente. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont rendu 0,7 milliard, tandis que leurs équivalents sans indexation ont tout de même reçu 1,1 milliard de dollar.
Une grande étape de franchie. Après des mois de turbulences qui ont vu Credit Suisse subir une fuite de sa clientèle fortunée comme des investisseurs, la banque a annoncé avoir réussi à lever les 2,24 milliards de francs suisses espérés lors de son augmentation de capital réservée aux actionnaires existants. A l’issue de la période d’exercice des droits de souscriptions, qui se terminait le 8 décembre, 98,2% ont été exercés, soit 873 millions de nouvelles actions, et le groupe compte vendre les 16,4 millions de titres qui n’ont pas été exercés «sur le marché au prix ou au-dessus du prix de l’offre de 2,52 euros par action», indique Credit Suisse dans son communiqué. 4 milliards en tout En ajoutant le produit d’une autre augmentation de capital de 1,76 milliard de francs suisses réalisée via un placement d’actions précédemment, la banque devrait avoir levé un total de 4 milliards de francs suisses (un peu plus de 4 milliards d’euros). A l’issue de la première opération, la Banque nationale saoudienne avait acquis 9,9% du capital de la société. En difficulté en Bourse depuis plusieurs mois, l’action Credit Suisse s’était dangereusement rapprochée du prix fixé pour son augmentation de capital début décembre, faisant peser un risque sur sa capacité à la réaliser. Dans le cadre de la restructuration de sa banque d’investissement, le groupe suisse a annoncé ces dernières semaines la vente de ses activités de titrisation au fonds Apollo et la scission partielle de sa banque d’affaires First Boston aux Etats-Unis.