La valeur des PME et ETI françaises accompagnées par le capital transmission a été multipliée par 2,85 entre l’entrée des fonds en 2012 et leur sortie en 2021, selon une étude que France Invest a présenté ce mercredi matin à ses membres. La hausse de l’excédent brut d’exploitation (EBE) joue ainsi à hauteur de 67% sur la création de valeur des sociétés en portefeuille. Près de la moitié (54%) de cet effet résultat provient de la croissance organique, les opérations de croissance externe et l’évolution des marges y contribuant pour 34% et 12%. Dans un environnement où les valorisations étaient pendant plusieurs années à des sommets, l’effet multiple est significatif, représentant 36% de la création de valeur. Sur les cessions réalisées en 2021, il atteint un niveau historique de 41%. L’effet désendettement, qui mesure la dette nette à l’entrée et à la sortie, est négatif (-3%), du fait de financements complémentaires dédiés aux opérations de croissance externe.
Arkea Banque Privée vient de nommer Thomas Nebout au poste de directeur commercial. Il arrive d’Arkea Banque Entreprises et Institutionnels, où il travaillait depuis six ans comme directeur de centre d’affaires puis directeur territorial entreprises. Auparavant, il a travaillé cinq ans dans les relations clients chez GE Capital et près de huit dans les relations entreprises à la Caisse d’Epargne.
Climate Asset Management, la société de gestion dédiée au capital naturel, formée par une co-entreprise entre HSBC Asset Management et la société de conseil et d’investissement en matière de changement climatique Pollination, a obtenu des engagements de plus de 650 millions de dollars pour ses deux stratégies de capital naturel, annonce un communiqué. Ces deux stratégies sont baptisées Natural Capital Strategy (NCS) et Nature Based Carbon Strategy (NBCS). Les engagements ont été obtenus auprès d’un éventail géographiquement diversifié d’institutions financières et de sociétés internationales d’Europe, des États-Unis, d’Asie-Pacifique et du Royaume-Uni, HSBC agissant comme investisseur principal pour les deux stratégies. Climate Asset Management continue de lever des fonds pour les deux stratégies et prévoit de faire d’autres annonces au cours de l’année 2023.
Fabien Perez, qui était responsable de la distribution de tiers chez Arkéa Investment Services pour la France et Monaco depuis avril 2019, a rejoint UBS Asset Management. Il y occupera le poste de responsable de la couverture clients institutionnels pour la France. L’équipe d’UBS AM en France sera composée de 9 personnes en janvier prochain. Fabien Perez avait déjà travaillé dans l'équipe commerciale wholesale d’UBS Asset Management pour les marchés français et monégasque entre 2011 et 2019. Il avait auparavant passé plus de huit ans à la Société Générale Corporate and Investment Banking.
La société d’investissement a annoncé mardi la conclusion de nouveaux pactes avec certains actionnaires familiaux. Dans ce contexte, Béatrice Stern, Cécile David-Weill, Natalie Merveilleux du Vignaux, Agathe détenant collectivement 9,4% du capital, réaffirment leur attachement à Eurazeo en renouvelant par anticipation le pacte conclu en avril 2018. Jean-Manuel de Solages, Amaury de Solages et Constance Broz, détenteurs de 5,6% du capital, consentent désormais à Eurazeo un droit de négociation préalable ou un droit de premier refus, selon le nombre de titres dont la cession est envisagée. Ces deux pactes prendront effet le 6 avril 2023 pour une durée de trois ans. Alain Guyot et Hervé Guyot, détenteurs de 0,5% du capital, concluent aussi un nouveau pacte d’actionnaires et consentent un droit de négociation prioritaire à Eurazeo. Ce pacte prendra effet le 1er janvier 2023 pour trois ans.
Le spécialiste des investissements à un stade précoce dans des jeunes pousses européennes de la technologie, Speedinvest, a annoncé mardi avoir levé 500 millions d’euros supplémentaires auprès de nombreux investisseurs comme Bpifrance, le fonds européen d’investissement, l’américain NEA, des fonds de pensions, des banques ou des assureurs. Sur cette somme, 300 millions seront consacrés au lancement d’un nouveau fonds, Speedinvest 4. Le solde sera utilisé pour accompagner «les start-up du portefeuilleexistant», précise la société dans son communiqué. Elle revendique 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion qui ont été investis dans sept start-up françaises (Luko, Finary, Lemonway, Flowdesk, + Simple ou MyDataModels) et dans plusieurs entreprises européennes dont Bitpanda, Gostudent, Open et Wefox. Le nouveau fonds Speedinvest 4 a déjà investi dans Autone, Drop, Solvo.ai ou encore NeoCarbon.
Carlyle a des difficultés à lever les 22 milliards de dollars qu’il avait ciblés pour ce qu’il espère être son plus gros fonds, rapporte le Financial Times. La société de private equity a demandé à ses investisseurs un délai supplémentaire jusqu’à fin août, selon trois sources proches du dossier. Elle s’attend à rater son objectif de lever 22 milliards de dollars d’ici à mars 2023. L’une des sources indique que le fonds a jusqu’à présent levé 17 milliards de dollars.
Quaero Capital a annoncé ce 13 décembre le lancement du fonds Quaero Capital Funds (Lux) – Quaeronaut Small & Mid Cap, un nouveau compartiment en actions européennes de sa SICAV luxembourgeoise Quaero Capital Funds (Lux). Le fonds sera investi en petites et moyennes capitalisations européennes (incluant la Suisse et le Royaume-Uni). Il sera géré par Adrian Bignell, qui suivra une approche de gestion comparable à Argonaut, le fonds phare de la maison. La stratégie, de style qualité-value, comptera de 40 à 50 positions, dans des titres valorisés de 1 à 10 milliards d’euros. Le fonds se classe dans la catégorie Article 8 du règlement SFDR.
Les sociétés de gestion européennes utilisent davantage les teneurs de marché indépendants (independent market makers ou IMM) pour passer leurs ordres. Une étude menée auprès de 48 gestionnaires européens par Acuiti, pour le compte de Susquehanna International, et publiée ce mardi, estime que près d’un tiers des grands gérants européens utilisent actuellement les IMM. L’adoption des IMM est plutôt récente car 71% des gérants qui disent utiliser les IMM ont commencé à y avoir recours dans les trois dernières années. Les répondants ont commencé à faire appel aux IMM majoritairement pour améliorer leur accès à la liquidité. «Généralement, les firmes aux encours de 500 à 1.000 milliards d’euros sont les plus susceptibles d’utiliser un IMM pour leurs ordres, suivies par les sociétés qui gèrent entre 100 et 500 milliards d’euros. Cela reflète peut-être le fait que les gérants ont observé qu’en période de volatilité de marché, toutes leurs contreparties ne sont pas toujours présentes et participer activement à la formation des prix», note l’étude. Les gérants européens sondés indiquent que les IMM font mieux voire bien mieux que les courtiers des banques traditionnelles sur la fourniture de liquidité, sur la baisse des coûts d’exécution des ordres et l’amélioration de la qualité des prix. En revanche, les banques sont meilleures sur la capacité à exécuter des ordres de taille, sur les classes d’actifs et instrument financiers offerts ainsi que sur la couverture de marché. Par ailleurs, 35% des gérants interrogés cherchent à changer leurs contreparties de liquidité, soit en augmentant leur nombre, en les diversifiant ou en changeant de fournisseur de liquidité. A l’inverse, 8% envisagent de réduire leur nombre de contreparties. «La principale raison pour augmenter le nombre de contreparties est le désir d’exécuter des ordres contre des entreprises spécialisées sur un produit ou dans un marché spécifique (73%). L’insatisfaction à l’égard des contreparties actuelles, les préoccupations relatives au risque de contrepartie et la concentration ont également été mentionnées, mais dans une bien moindre mesure», relève l’étude d’Acuiti et Susquehanna International.
BlackRock, via sa marque spécialisée iShares, a lancé un fonds indiciel coté ETF sur le métavers. Baptisé iShares Metaverse Ucits ETF [MTAV], le fonds suit l’indice Stoxx Global Metaverse Index et est coté sur la plupart des Bourses européennes. Le métavers, un monde virtuel immersif intégrant des interactions numériques et physiques, est la prochaine frontière du monde numérique et devrait bénéficier d’une accélération des investissements de la part des grandes entreprises technologiques, des marchés privés et des marques grand public au fur et à mesure de l'émergence de nouvelles applications virtuelles, écrit BlackRock. La plus grande société de gestion au monde estime que le marché de la technologie des métavers, qui se développe à un rythme rapide, devrait atteindre une valorisation de 800 millions de dollars d’ici 2025 et une taille de marché de 4 à 5 milliards de dollars d’ici 2030. L’indice de référence comprend des sociétés cotées sur les marchés émergents et développés, de petite, moyenne et grande capitalisation et qui investissent dans le développement de certaines technologies liées au métavers telles que la réalité virtuelle, la modélisation d’images 3D, les avatars, les processeurs graphiques, la blockchain et les jetons non fongibles. L’ETF est doté d’un filtre basé sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le dépositaire du fonds est State Street Custodial Services (Ireland) Limited.
Azimut vient d’acquérir une participation minoritaire de 12,5 % dans Sanctum Altriarch Investment Management, une société de gestion américaine spécialisée dans le crédit privé, et plus particulièrement la dette venture. Créée en 2022, Sanctum Altriarch se concentre sur les prêts senior et subordonnés compris entre 10 millions et 50 millions de dollars, principalement des entreprises technologiques valorisées entre 50 millions et 1 milliard de dollars qui travaillent déjà des opérateurs de venture capital. La prise de participation se fera via une augmentation de capital.
L’affaire H2O AM-Lars Windhorst prend un nouveau tour. Selon des révélations du Financial Times, qui s’appuient sur le témoignage de cinq personnes proches du dossier, le financier allemand aurait proposé à la femme de Bruno Crastes de prendre la tête d’une boutique La Perla, une de ses compagnies détenues via la holding Tennor, à Monaco, le lieu de résidence du fondateur de H2O AM. Cette proposition a été faite en 2019, quelques temps avant l'éclatement du scandale des titres illiquides. Mme Crastes a notamment visité le siège de La Perla à Bologne, en Italie, puis a cherché des lieux potentiels pour ouvrir la boutique dans la principauté. Le projet a finalement été abandonné. Le journal britannique précise qu’elle n’a rien fait d’illégal et qu’elle n’a pas été rémunérée. Un porte parole de Lars Windhorst cité dans l’article déclare que ce dernier “n’a offert aucun rôle ou job de quelque sorte à Mme Crastes». Les autres parties n’ont pas répondu aux questions des journalistes.
Franklin Templeton vient de renommer sa gamme d’ETF Icav domiciliée en Irlande et destinée aux investisseurs européens. La société de gestion a supprimé les dénominations LibertyShares, Liberty et LibertyQ de 10 ETF et de sa plateforme globale, à partir du 1er décembre 2022. Ces fonds seront désormais rebaptisés devenir Franklin Templeton ICAV. La société de gestion assure que la stratégie d’investissement des fonds concernés reste inchangée. La gamme d’ETF Ucits compte 20 fonds cotés sur les principales bourses européennes et enregistrés dans sept pays européens supplémentaires. La plateforme mondiale d’ETF compte plus de 12 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 octobre 2022. Franklin Templeton gérait environ 1.300 milliards de dollars d’encours à la même date.
Xetra, segment dédié aux fonds indiciels cotés (ETF) de la Bourse allemande Deutsche Börse, a atteint la barre des 2.000 ETF cotés plus de dix ans après avoir passé la barre des 1.000 ETF. Quelque 271 ETF ont été cotés cette année sur Xetra, soit le plus grand nombre de nouveaux produits depuis le lancement du segment en avril 2000. Un total de 32 sociétés de gestion fournissent les ETF cotés sur la plateforme. Sur les 2.000 ETF, 1.414 sont investis sur les actions, 533 sur les obligations et les 53 restants sur d’autres classes d’actifs (multi-actifs, matières premières).
Nomura a annoncé ouvrir une filiale de gestion de fortune à Dubaï. La société japonaise a déjà reçu un accord de principe de la part de la Dubai Financial Services Authority, et doit encore attendre un agrément en bonne et due forme. La banque japonaise dispose actuellement d’environ 90 banquiers privés dédiés aux clients internationaux. Ils sont basés à Singapour et Hong Kong, et visent des clients chinois, moyen-orientaux, et des Indiens expatriés.
DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, a nomméFerat Öztürk directeur de la distribution de sa gamme de fonds indiciels cotés (ETF) Xtrackers via les canaux digitaux (courtiers en ligne, robo-advisors, plateformes de fonds) dans toute l’Europe. Jusqu’alors, il n'était responsable de cette activité qu’en Allemagne La société de gestion indique dans un communiqué s’attendre à ce que les ventes d’ETF via des plateformes numériques gagnent en importance dans toute l’Europe. Elle compte utiliser l’expérience acquise en Allemagne pour se développer plus fortement sur ce segment à l'échelle européenne.En Allemagne, DWS a déjà conclu des coopérations avec douze plateformes numériques différentes.
La Financial Conduct Authority (FCA), le gendarme financier britannique, vient d’annoncer la création d’un comité de conseil ESG (environnement, social, gouvernance). Ce dernier sera chargé d’épauler le conseil d’administration dans la surveillance des questions liées à l’ESG. Le comité fournira des lignes directrices sur des thématiques ESG pertinentes ainsi que des conseils de développement de stratégie ESG pour le régulateur. Le comité comprend Desiree Fixler, l’ancienne lanceuse d’alerte de DWS et désormais fondatrice de RYSN Consulting, Tim Mohin, ancien directeur général de Global Reporting Initiative (GRI), Catherine Howarth, directrice générale de ShareAction, et Sonali Siriwardena, partner et directrice mondiale de l’ESG chez Simmons and Simmons. Il inclut également deux académiciens: Tom Gosling, membre exécutif du département finance de la London Business School, et Harald Walkate, chercheur au sein du centre de finance durable et de fortune privée à l’Université de Zurich. Le comité comprendra également le président, certains directeurs non-exécutifs et le directeur ESG du régulateur.
La société de gestion américaine AllianceBernstein (AB) s’apprête à lancer un fonds actions,Diversity Champions Equity Portfolio,sur les entreprises ayant les pratiques les mieux réputées en matière de diversité, égalité et inclusion (DEI), selon les informations de NewsManagers. AB investira dans les émetteurs qui sont leaders dans leurs pratiques et politiques DEI pour attirer et retenir les talents issus de la diversité et fournissent des produits/services visant à résoudre les problématiques sociales liées. Afin d’identifier les champions de la diversité, AB établit en premier lieu un univers investissable d'émetteurs dont il estime qu’ils sont alignés sur les objectifs de développement durable relatifs aux DEI. Le gestionnaire se focalise ensuite sur divers piliers : l’approche de l'émetteur sur la diversité, les pratiques de recrutement, le développement des talents, les avantages et politiques DEI, la culture d’entreprise, et l’exploitation de la diversité pour augmenter la productivité et l’innovation. Le fonds sera investi au moins à 80% dans des titres que le gestionnaire estime être des champions de la diversité.
Cocorico ! La France confirme une nouvelle fois son leadership ESG. Les sociétés de gestion hexagonales sont les premières du Luxembourg en termes de nombre de fonds ESG, selon un nouveau rapport de PwC Luxembourg et Luxembourg Sustainable Finance Initiative (LSFI). Elles comptent pas moins de 738 fonds pour 357,8 milliards d’euros d’encours parmi le total de 4.022 fonds ESG domiciliés au Luxembourg. Cependant, en termes d’encours sous gestion, ce sont les gérants américains qui se trouvent en tête avec 508,6 milliards d’euros répartis dans 670 fonds. Les fonds ESG domiciliés au Luxembourg représentaient 2.200 milliards d’euros d’encours totaux à juin 2022, soit 54,6% des actifs totaux des fonds Ucits, dont près de 4.700 milliards d’euros. Le Grand-Duché compte 4.022 fonds ESG parmi un total de 9.656 fonds. L’étude a classé les fonds ESG selon trois catégories: ESG Screening, où les fonds intègrent les critères ESG lors du processus de sélection des titres, ESG Exclusion, dont les véhicules appliquent le filtre d’exclusion des secteurs nocifs et ESG Involvement, pour les fonds poursuivant une stratégie ESG plus ciblée. Ce dernier compte des fonds Best-In-Class, Positive Tilt, des fonds thématiques, des fonds microfinance, des fonds sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi que des obligations durables. Près de la moitié des fonds (2 005) suit la stratégie d’exclusions ESG comptant 54,8% des actifs ESG. Les gérants français ont démontré davantage d’inclinaison sur un niveau haut d’engagement ESG. Ils ont dominé la catégorie d’ESG Involvement, soit la catégorie ESG la moins favorisée par les gérants des fonds ESG (18% des fonds ESG totaux représentant 14% des encours). Les gérants français se trouvent en tête de cette catégorie en termes de nombre de fonds (179) ainsi que les encours sous gestion (80,2 milliards d’euros). Ils sont également parmi le top trois dans deux autres catégories de fonds. La domination de la France comme acteur clé des fonds ESG n’est pas une surprise car le régulateur français l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a communiqué davantage avec les gérants afin de s’assurer que les fonds français soient exigeants sur la classification de leurs fonds selon les catégories prescrites par la réglementation sur l’information extra-financière SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). 53% des fonds de droit luxembourgeois classés article 8 ou 9 L’étude a également pris en compte l’influence de la réglementation SFDR, qui demande aux fonds de se classifier en termes d’inclusion des critères ESG du moins exigeant (Article 6) au plus exigeant (Article 8 et 9). Plus de la moitié des fonds domiciliés au Luxembourg (53%) sont investis dans des fonds Article 8 ou 9. Malgré une majorité de fonds axée sur la prise en compte d’ESG ou l’investissement durable, il n’est pas possible aujourd’hui d’évaluer l’impact positif de l’investissement durable sur l’économie réelle, estiment les auteurs. Selon eux, cette incapacité d’évaluation est liée à l’absence d’une mesure d’impact standardisée, acceptée et utilisée. Les auteurs souhaitent également clarifier comment les changements théoriques sous-tendus par les investissements en finance durable vont être évalués, suivis et vérifiés. La finance durable est un outil fondamental pour notre société de se transitionner vers une économie bas-carbone, a déclaré Nicoletta Centofanti, directrice générale en intérim de LSFI et l’une des auteurs de ce rapport. «Pour comprendre où nous en sommes dans la transition économique, il est fondamental de pouvoir mesurer l’impact positif des investissements durables. Lorsqu’un fonds affirme être durable, notre question est de savoir quel est l’impact positif et comment nous pouvons l’évaluer. Aujourd’hui, il n’existe pas des mesures standardisées, acceptées et utilisées pour y arriver», a-t-elle expliqué à NewsManagers. L’étude a également dévoilé un manque de données permettant de comparer l’application des stratégies d’engagement actionnarial par les fonds. Aujourd’hui, ceux-ci peuvent investir dans des secteurs carbone-intensifs sous la condition d’engager avec ces entreprises afin d’améliorer leur bilan carbone ou d’autres critères ESG, selon Nicoletta Centofanti. Il s’agit d’un domaine délicat car les fonds peuvent s’engager avec des entreprises sans succès ou sur des mesures peu contraignantes. « L’engagement fonctionne à différents niveaux. Il peut pousser au niveau du conseil d’administration pour déclencher des changements au sein de l’organisation ou se concentrer sur l’engagement ou les stratégies d’une entreprise vers un objectif de durabilité. Nous aimerions voir plus d’informations sur l’engagement qui nécessite un réel engagement de la part des entreprises. Un excellent indicateur clé de performance pourrait être l’engagement demandé et son succès ou son échec. Un fonds qui dit qu’il s’est engagé ne donne pas l’image complète dont nous avons besoin», a-t-elle souligné. Mais dans la compétition des données sur la gouvernance, la France vient de laisser filer Proxinvest...
Audacia, la société de capital investissement fondée par Charles Beigbeder, annonce l’arrivée d’Olivier de Panafieu en tant que directeur général. «Ce renforcement managérial constitue une étape structurante pour conforter la mise en oeuvre du plan stratégique défini par Audacia et accélérer le développement de sa gamme de fonds», indique un communiqué. Le nouveau dirigeant va entrer au capital de l’entreprise cotée en Bourse, par acquisition de titres et à travers un programme d’attribution d’actions, qui lui permettront de devenir un actionnaire de référence. Agé de 52 ans, Olivier de Panafieu avait créé dans le courant des années 2000 l’activité de conseil auprès des fonds d’investissement de Roland Berger. Il avait pris la tête du bureau parisien de ce dernier il y a cinq ans, avant de cofonder B&Capital, une société de gestion de capital investissement en partenariat avec Roland Berger. «Je connais Olivier depuis 20 ans. Nous avons travaillé ensemble il y a quelques années. Je mesure la chance de pouvoir compter sur ses compétences pluridisciplinaires et son énergie entrepreneuriale communicative», commente CharlesBeigbeder .
La société de gestion H2O AM a adressé ce weekend un courriel pour répondre à la demande de certains clients, dont Newsmanagers a pu se procurer une copie. Cette missive contient des «éclaircissements factuels» par rapport à des «commentaires divers et variés,souvent inexacts», ce qui fait référence, selon une source interne, à des éléments diffusés dans la presse. Le premier point concerne l’alignement des intérêts entre H2O AM et les porteurs de parts de fonds cantonnés. La société de gestion assure avoir «elle-même investi une partie de sa trésorerie sur un fonds aujourd’hui en liquidation et a renoncé à des commissions de sur-performance permettant de réduire la taille de certaines SP (side pocket pour fonds cantonnés, ndlr). Dans ce cadre, pratiquement 300 millions d’euros ont été mobilisés». Le deuxième point a trait à la constitution de réserves de près de 200 millions d’euros, que la société présente comme étant «à l’origine au bénéfice de ses clients investis dans les fonds cantonnés». Le troisième et dernier point dit que H2O AM « compte traiter tous les porteurs de parts de SP de manière égalitaire».
Le gestionnaire de fortune et d’actifs suisse Stanhope Capital va fusionner avec Arche Associates, gestionnaire de fortune et multi-family office basé à Luxembourg, ont annoncé les deux firmes ce lundi. Ensemble, ilssuperviseront près de 29 milliards de dollars d’actifs et compteront près de 160 employés répartis au sein de 8 bureaux à travers le monde. Cette fusion vise à fournir aux clients des deux sociétés une plateforme d’investissement élargie des investissements liquides (actions, obligations, hedge funds) jusqu’au non-coté (private equity, immobilier et dette privée). A l’issue de l’opération, Stanhope Capital et Arche intégreront leurs activités européennes, particulièrement dans les domaines de la recherche en investissement et de la stratégie. Gestionnaire établi en 2004 par Daniel Pinto, Stanhope Capital gère aujourd’hui environ 26 milliards de dollars pour des clients privés et institutionnels, notamment au Royaume Uni, aux Etats Unis, en Suisse et en France. En 2021, le groupe a fusionné avec FWM Holdings aux Etats Unis, qui a fait de Stanhope Capital le nouveau propriétaire du gestionnaire de fortune Forbes Family Trust et du gérant alternatif Optima Fund Management. Fondée en 2012 par Frédéric Otto avec Rudy Paulet et Franck Payrar, tous trois anciens de la banque privée Edmond de Rothschild Europe, Arche supervise près de 2.5 milliards de dollars pour des grandes fortunes privées et emploie 20 personnes à Luxembourg. Une fois la transaction clôturée, Frédéric Otto, Rudy Paulet et Franck Payrar deviendront actionnaires de Stanhope Capital. Frédéric Otto sera président du conseil d’administration d’Arche Associates et rejoindra le conseil d’administration de Stanhope Capital en tant que vice-président. Rudy Paulet dirigera Arche Family Office et Franck Payrar dirigera Arche Wealth Management.
Les opérations de rapprochement entre acteurs français de la gestion d’actifs connaissent un nouvel épisode. La société de gestion Trusteam Finance a annoncé lundi soir la signature d’un protocole d’accord en vue du rachat de sa concurrente Gaspal Gestion. Cette acquisition permettra à Trusteam Finance de franchir le cap du milliard d’euros d’encours, selon un communiqué. La société de gestion revendiquait un peu plus de 830 millions d’euros au 31 décembre 2021. Elle avait dépassé le milliard d’euros en 2017, mais les encours ont reculé depuis. Gaspal Gestion gérait de son côté plus de 600 millions d’euros d’actifs à fin décembre 2021. Fondée en 2000, Trusteam a basé son processus de gestion sur le concept de la satisfaction client. La société gère huit fonds et compte vingt-quatre collaborateurs, selon son site Internet. Gaspal Gestion a de son côté été créée en 2006 par Christian Ginolhac, ancien directeur général de la Banque Vernes. La société aligne sept fonds. «L’expertise obligataire et le process d’investissement sur les stratégies dividendes des entreprises de Gaspal Gestion sont des atouts pour la croissance future de Trusteam», commente le président de Trusteam, Jean-Sébastien Beslay. En prenant le contrôle de Gaspal, Trusteam concrétise ses projets de croissance externe. «Trusteam Finance veut participer à la concentration actuelle du secteur de la gestion d’actifs», avait confié Jean-Sébastien Beslay à NewsManagers, en marge de la conférence annuelle de la société de gestion qui se déroulait en février 2020, juste avant la pandémie de Covid-19. Dans un communiqué, Trusteam a réaffirmé son ambition de dépasser les 2 milliards d’euros d’encours d’ici à 2025 et de disposer de quatre fonds de plus de 100 millions d’euros d’actifs en 2023. L’opération doit être finalisée au cours du premier trimestre 2023.