Credit Suisse recrute un ancien d’UBS au poste de trésorier du groupe. Claude Moser prendrases fonctions le 21 décembre et sera basé en Suisse, selon une note interne consultée par Bloomberg. Il rapporteraau directeur financier Dixit Joshi.Claude Moser rejointCredit Suisse après avoir travaillé chez Orbit36 Risk Finance Solutions, une société de conseil en gestion dont il est le vice-président depuis 2021. Ila auparavant passé 30 ans chez UBS, où il occupait dernièrement le poste de responsable mondial de la gestion actif/passif.
Newton Investment Management, affilié de BNY Mellon, a annoncé le décès de Suzanne Hutchins, gérante de portefeuille et responsable de la stratégie Real Return. Elle avait passé près de 30 ans au sein du groupe BNY Mellon.
Vanguard a annoncé que RS Investments ne gérerait plus son fonds Vanguard Mid-Cap Growth de 3,1 milliards de dollars d’encours. La part gérée par cette société de gestion, environ 20 % des actifs du fonds, sera confiée à Frontier Capital Management, une société qui gère déjà une poche du fonds. Après ce changement, Frontier pilotera environ 60 % des encours du fonds et Wellington Management Company continuera à s’occuper de 40 % du fonds.
La société de gestion française Groupama Asset Management a récemment indiqué qu’elle allait facturer, à partir du 1er janvier 2023, les prestations de recherche aux porteurs de parts de ses fonds sur les obligations convertibles. Les fonds Groupama Convertibles, G Fund European Convertible Bonds et G Fund Global Convertible Bonds sont concernés. Le gestionnaire explique que cette facturation des prestations de recherche externe vise àaméliorer la qualité, la capacité de suivi ainsi que la finesse d’analyse de l’univers d’investissement des convertibles. «Ces prestations, compléments indispensables pour pérenniser la qualité de la gestion de Groupama AM permettront de débloquer des moyens pour développer une recherche dédiée aux convertibles», ajoute la société de gestion dans un avis aux porteurs de parts des fonds concernés.
La styliste britannique Stella McCartney et LVMH se sont associés pour créer et financer un fonds de venture capital climat de 200 millions de dollars, rapporte le Financial Times. Ce fonds, appelé Collab SOS, sera géré par la société de gestion new-yorkaise Collaborative Fund. Le fonds se concentre sur les start-ups dans le domaine des matériaux de mode, de l’énergie et de la chaîne de d’approvisionnement qui sont susceptibles d’avoir un bénéfice environnemental et dégager un profit. Le fonds ne concerne pas que le secteur de la mode. L’idée, outre les investissements, serait que LVMH devienne client des sociétés en portefeuille.
La société Suisse Bellevue a recruté une équipe de trois personnes spécialisées en private equity secondaire de Partners Group. Elle se compose de Steven Kroese, Lars Honegger et Chris Davies, tous trois nommés managing partner et membres de l’équipe d’investissements marchés privés de Bellevue. Ces recrutements doivent permettre à Bellevue d’élargir le spectre de ses activités dans le non coté. Cela se traduira par le lancement d’un véhicule d’investissement secondaire début 2023.
Unit Trust of India Asset Management Co (UTI AMC), huitième plus gros gérant d’actifs indien, a vu son cours bondir ce lundi après qu’un article du quotidien The Economic Times of India a fait mention de pourparlers visant à finaliser la vente d’une part majoritaire du capital du gestionnaire au groupe industriel indien Tata. Le journal évoquait des discussions exclusives avec quatre entités financières détenues par le gouvernement local - Punjab National Bank, Life Insurance Corporation of India, State Bank of India et Bank of Baroda - pour acquérir environ 45% du capital d’UTI AMC, qui compte aussi la société de gestion américaine T. Rowe Price parmi ses actionnaires à hauteur de 23%. The Economic Times of India évoquait une possible fusion de la gestion d’actifs de Tata, Tata AMC, avec UTI AMCpour créer ce qui pourrait devenir le quatrième plus gros gestionnaire d’actifs du pays à l’issue de la transaction. Cependant, UTI AMC a nié toute discussion dans un document transmis à la Bourse indienne. De son côté, Tata a aussi démenti les informations du quotidien indien. En 2018, Sandrine Hadrys, responsable Europe d’UTI International, filiale de distribution des fonds d’UTI AMC, s'était exprimée surle développement de la firme sur les marchés francophones dans un entretien à NewsManagers.
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les premiers stress tests de l’Eiopa sur les fonds de pension professionnels font état de fortes vulnérabilités. 255 milliards d'euros de valeur sont menacés.
La plateforme de gestion d’actifs iM Global Partner a annoncé, ce lundi, l’acquisition d’une part minoritaire dans le capital de Berkshire Asset Management. Cette société de gestion américaine a été établie en 1986 et est basée à Wilkes-Barre dans l’Etat de Pennsylvanie. Elle s’est spécialisée sur une stratégie croissance portant sur les dividendes des actions américaines. Berkshire AM est le neuvième partenaire d’iM Global Partner, plateforme cofondée et dirigée par Philippe Couvrecelle, qui apportera son concours à la distribution de la stratégie de Berkshire AM. La boutique américaine gérait près de 4 milliards de dollars d’encours fin octobre 2022.
Valéria Faure-Muntian, ex-député Renaissance bien connue des intermédiaires pour avoir porté la réforme du courtage en assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement, débarque à l’Anacofi, la plus importante association professionnelle des entreprises de courtage et conseil en banque, finance et assurance. David Charlet, président de l’Anacofi, a annoncé son arrivée prévue début janvieren tant que déléguée généralelors du Grand débat annuel de l’association. Anticipant les critiques relatives à un potentielconflit d’intérêts alors que la réforme du courtage se met en ordre de marche, il a souligné que laHaute autorité pour la transparence de la vie publique ne s'était pas prononcé contre cette nomination.
Credit Suisse a fourni des financements à Greensill Capital pour créer sa société d’assurance maison, plusieurs semaines après que le principal assureur de la société de supply-chain finance refuse de renouveler son contrat, rapporte le Financial Times. La perte du contrat d’assurance a été l’une des principales raisons qui ont précipité la chute de Greensill. Credit Suisse, qui avait des liens étroits avec Greensill, a fourni un prêt de 140 millions de dollars à la société en octobre 2020, moins de cinq mois avant sa faillite. Des documents que le FT a pu consulter montrent qu’une partie de ce prêt devait servir à créer une «société d’assurance captive».
Dufas, l’association néerlandaise de la gestion d’actifs, a nommé Hester Borrie en tant que vice-présidente. La responsable clients de NN Investment Partners et co-directrice des clients institutionnels Europe, Moyen-Orient, Afrique de Goldman Sachs AM rejoindra le directoire de Dufas à compter du 1er janvier 2023.Il est actuellement présidé par Ronald Wuijster, directeur général d’APG Asset Management, et compte un vice-président en la personne de Jaap Westerling, directeur d’Optimix Asset Management. Le directoire de Dufas compte neuf autres membres : Karin van Baardwijk, directrice générale de Robeco;Barbara Bakker,directrice générale d’Aegon Asset Management Netherlands;Monique Donders, directrice générale de BlackRock Netherlands;Erik van Houwelingen,directeur général deKempen; Geraldine Leegwater, responsable de la gestion et membre du comité exécutif de PGGM; Jacco Maters,directeur général d’Anthos Fund & Asset Management; Jan Lodewijk Roebroek,directeur général deBNP Paribas Asset Management Netherlands;Martijn Rozemuller,directeur général deVanEck Europe etJacob de Wit, président du conseil d’administration d’Achmea Investment Management.
La Banque Wormser Frères, qui vient de racheter la société de gestion Finance SA, a recruté Caroline Balderacchi pour diriger ses équipes commerciales auprès des clients de banque privée. Elle travaillait depuis près de quinze ans à la Banque Hottinguer, dont elle était dernièrement directrice de la clientèle privée et présidente du fonds de dotation interne « Entreprendre pour demain ».
Dans un communiqué publié ce mercredi 14 décembre, le gestionnaire d’actifs américain Gramercy Funds Management, spécialisé sur les marchés émergents, s’est réjoui d’une récente «victoire» sur le plan judiciaire. Celle-ci a été obtenue le 6 décembre face au gouvernement péruvien devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), tribunal d’arbitrage lié à la Banque mondiale. Le différend, porté devant l’instance en 2016, portait sur l’investissement de Gramercy dans des obligations liées à la réforme agraire au Pérou. Le Cirdi a estimé que le ministère de l’économie péruvien avait établi une formule de paiement et un processus de compensation des détenteurs des dites obligations «arbitraires et injustes», ne respectant pas les instructions pourtant données par la plus haute cour constitutionnelle du Pérou. Le tribunal a estimé que ces procédés étaient établis de manière à minimiser les montants à payer aux détenteurs des obligations. Aussi le gouvernement péruvien a-t-il enfreint un accord de libre-échange qui lie le pays aux Etats-Unis, la dette liée à la réforme agraire pouvant être considérée comme une forme de dette publique péruvienne protégée par ce traité. Ainsi, au lieu de recevoir 861.000 dollars comme le prévoyait le gouvernement péruvien dans un décret de 2014, Gramercy va recevoir environ 100 millions de dollars en guise de dommages selon la décision rendue par le Cirdi début décembre. A cette somme s’appliquera un intérêt composé de 7,22% jusqu’à ce que le paiement soit intégralement effectué. Gramercy réclamait 1,8 milliard de dollars dans ce litige.
La société de gestion suédoise Öhman Fonder a recruté Erik Durhan en tant que responsable de la gouvernance et du développement durable. L’intéressé était responsable de la gouvernance chez Nordea Fonder. Avant cela, il était responsable de la communication. Il a une formation de journaliste économique et d’analyste financier.
Nordea Wealth Management vient de recruter Gunnela Hahn en tant que spécialiste senior ESG, selon un post sur LinkedIn. Elle sera basée à Stockholm. Gunnela Hahn arrive de l’investisseur institutionnel suédois Church of Sweden, où elle était directrice de l’investissement responsable et de la gouvernance depuis 2008. Elle y était responsable du développement produits durables avec les gérants externes. Auparavant, elle a été analyste senior investissement responsable pour Folksam et KPA Asset Management de 2000 à 2007. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme consultante pour la société de protection de l’environnement suédoise.
Le premier ministre arménien Nikol Pashinyan, mardi 13 décembre, a reçu une délégation de la société de gestion Amundi conduite par Bernard de Witt. La firme dispose d’une joint-venture dans le pays,Amundi-ACBA Asset Management, établie avec le groupe bancairearménien ACBA - Crédit Agricole Bank. Une réforme des retraites est en cours en Arménie, sujet a été discuté par les deux parties, qui ont aussi échangé sur le développement du marché financier local et des projets conjoints.
Andera Partners vient d’annoncer l’ouverture de son bureau italien à Milan, après dix ans de présence sur ce marché. Il s’agit de son troisième bureau hors de France, après Munich et Anvers. La société de gestion parisienne en capital-investissement a nommé Maurizio Bottinelli en tant que conseiller senior. Il sera chargé d’épauler l’équipe d’Andera MidCap en Italie. Il a travaillé par le passé chez Clessidra comme directeur général et responsable de l’équipe d’investissement, et dans le bureau milanais d’Apax Partners.
Cinq ans après avoir vendu sa gestion d’actifs à Amundi, UniCredit amorce un retour dans ce domaine. La banque italienne, dirigée par Andrea Orcel depuis 2021, a confié au groupe financier italien Azimut la création d’une société de gestion qu’elle pourra acquérir dans cinq ans au plus tard. Les deux partenaires ont annoncé vendredi 16 décembre avoir signé une lettre d’intention qui prévoit la création par Azimut d’une société de gestion irlandaise qui concevra des produits d’investissement, dont des fonds, lesquels seront distribués dans les réseaux d’UniCredit en Italie sur une base non exclusive. Les premiers fonds verront le jour au second semestre 2023 et toucheront 7 millions de clients. La société de gestion issue de l’accord sera dans un premier temps intégralement détenue et gérée de manière indépendante par Azimut. Mais UniCredit bénéficie d’une option pour acquérir une participation majoritaire dans la société irlandaise dans les cinq ans qui viennent, voire plus tôt en cas de «circonstances particulières» non précisées. «En cas d’exercice de l’option d’achat, UniCredit pourra compter sur sa propre usine de produits à haute valeur ajoutée, qui s’ajoutera à la plate-forme onemarkets Fund et aux autres entités de gestion d’actifs qui font déjà partie du groupe, reconstruisant de manière sélective des composantes de la chaîne de valeur de la gestion d’actifs en Italie et dans le groupe», indique un communiqué d’UniCredit. Interrogée par NewsManagers sur la taille de la future société, une porte-parole d’Azimut répond qu’une équipe en ligne avec les exigences réglementaires sera créée. Elle se composera donc d’un CIO, CEO, de gérants et de personnes en charge des risques. « Et nous prévoyons d’attirer dans cette nouvelle usine de produits de nouveaux talents de la gestion d’actifs », précise-t-elle. Quant à la gamme de produits qui seront développés, ils « concerneront le spectre des fonds Ucits, avec des stratégies allant des actions aux obligations, en passant par les fonds diversifiés, les fonds thématiques, les PIR, etc. Il s’agira de fonds qui tireront parti de l’expertise de notre gestion d’actifs mondilae, qui comprend plus de 170 gérants de portefeuille et analystes dans 18 pays, et qui nous permet d’opérer en temps réel sur les différents marchés », ajoute la représentante d’Azimut. Vers une renégociation de l’accord avec Amundi ? «Ces accords n’ont aucun impact sur les partenariats existants d’UniCredit, qui sont complétés par des capacités internes de fabrication de produits tirant parti de la plateforme onemarkets Fund récemment lancée», souligne un communiqué. Toutefois, cela pourrait remettre en cause l’accord de distribution qu’UniCredit avait noué avec Amundi, lorsque la société de gestion française avait racheté sa filiale Pioneer en 2017, vendue par le prédécesseur d’Andrea Orcel, Jean-Pierre Mustier. En septembre 2021, Bloomberg avait déjà écrit qu’UniCredit souhaitait renégocier ce contrat, qui court jusqu’en 2027 Interrogé sur les implications de l’option d’achat sur le partenariat avec Amundi, Andrea Orcel, le directeur général d’UniCredit n’a pas exclu que la banque italienne puisse chercher d’autres partenaires après 2027, lors d’une conférence de presse. «Cet accord donne à UniCredit l’occasion de réinternaliser une partie fondamentale de notre activité de gestion d’actifs», a indiqué le dirigeant. Pour les analystes de JPMorgan, l’accord est un signe clair qu’UniCredit envisage de rapatrier certaines de ses capacités de gestion d’actifs en interne, «ce qui pourrait entraîner un ralentissement des volumes pour Amundi dans les réseaux UniCredit à plus long terme». Ils notent que le réseau UniCredit n’est qu’une partie de son activité de détail, qui est «en pleine croissance». Selon leurs estimations, les réseaux UniCredit représentent environ 20% des encours sous gestion de détail et environ 7% des encours sous gestion d’Amundi, et environ 17% des frais de gestion du groupe. «Il est important de noter que la gamme de produits d’Amundi est plus large que celle d’Azimut, Amundi ayant une expertise dans toutes les classes d’actifs actifs, ainsi qu’une gamme complète de produits d’actifs réels et de très fortes capacités passives». « Les accords de distribution liant Amundi et Unicredit ne sont pas exclusifs, il est donc naturel qu’Unicredit travaille également avec d’autres partenaires au sein d’une architecture ouverte », a commenté une porte-parole d’Amundi, contactée par NewsManagers. « L’accord annoncé aujourd’hui entre Unicredit et Azimut ne remet pas en question les accords de distribution entre Unicredit et Amundi, qui courent jusqu’en juillet 2027, et qui affichent une dynamique commerciale résiliente. Amundi, 1er gérant européen avec des positions fortes en Italie (numéro 3 du marché) et dans le top 10 mondial des gérants d’actifs, demeure le partenaire privilégié d’Unicredit dans la gestion d’actifs », ajoute-t-elle. Il s’agit en revanche d’une belle opération pour Azimut, l’un des rares acteurs indépendants de la gestion d’actifs en Italie. Cotée en Bourse, la société affiche 55,4 milliards d’euros d’encours sous gestion et 86,9 milliards d’euros sous administration à fin novembre. Elle s’est beaucoup développé l’international ces dernières années, principalement dans les marchés émergents et aux Etats-Unis, à coup d’acquisitions de petites sociétés de gestion ou réseaux de distribution, si bien que 50 % de ses clients sont basés à l’étranger. Avec UniCredit, la société se réoriente en partie en Italie. « Dans sa phase initiale, nous ne nous attendons pas à ce que les encours sous gestion soient importants, mais il est légitime de supposer qu’au fil du temps ils pourraient devenir significatifs, compte tenu de l’ampleur de la portée d’UniCredit, qui compte aujourd’hui 7 millions de clients en Italie », a déclaré la porte-parole d’Azimut.
Face à l’offensive anti-ESG (environnemental, social et gouvernance) et anti-woke des Etats républicains américains de ces derniers mois, un groupe de sénateurs et de représentants du Congrès démocrates a organisé la riposte ce jeudi. Dans une lettre, ces parlementaires ont réclamé une nouvelle étude au Government Accountability Office (GAO) – l’organe d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès américain – sur la diversité dans l’industrie de la gestion d’actifs aux Etats-Unis. Le groupe demande au GAO de se pencher sur divers sujets liés à la thématique. Cela inclut d’abord l’identification des classes d’actifs dans lesquelles investissent les entités fédérales (fonds de pension, etc) et si ces dernières sélectionnent des gestionnaires dirigés par des femmes ou des personnes issues des minorités. Les Démocrates demandent aussi au GAO de s’intéresser aux données disponibles pour les entités fédérales et celles qu’elles utilisent pour informer de leur recours à des gestionnaires d’actifs dirigées par des femmes ou des minorités. Progrès limités En outre, les parlementaires veulent que le GAO enquête sur les processus de décision d’investissement des entités fédérales et à quel point ceux-ci incorporent les critères de diversité, d’inclusion et d’équité. Deux autres points d’étude sont soulevésdans la lettre: une évaluation des politiques utilisées par les entités fédérales pour donner davantage d’opportunités aux gestionnaires d’actifs dirigés par des femmes et des minorités ainsi que des meilleures pratiques et mesures du recours à ces sociétés de gestion. «Il est prouvé depuis longtemps que les sociétés de gestion dirigées par des femmes et des personnes issues de minorités ethniques sont aussi performantes que leurs pairs, mais près de 99% des actifs continuent d’être gérés par des sociétés dirigées par des hommes blancs. Malgré les efforts déployés par le Congrès et l’administration pour remédier aux disparités qui limitent les opportunités pour les gestionnaires d’actifs détenus par des femmes et des personnes issues des minorités, peu ou pas de progrès ont été réalisés au cours de la dernière décennie», écrit le groupe de parlementaires démocrates. Le GAO a déjà procédé à des études au sujet de la diversité dans la gestion d’actifs aux Etats-Unis en sondant plusieurs fonds de pension fédéraux en 2017. En 2017, seul 1% des encours sous gestion des entités sondées (70.000 milliards de dollars d’actifs) était géré par des sociétés appartenant à des femmes ou des minorités. Selon une autre étude menée par la Knight Foundation, 1,4% des encours sous gestion aux Etats-Unis l’étaient en 2021. La question de la diversité et de l’inclusion dans la gestion d’actifs est brûlante aux Etats-Unis depuis quelques années, plus encore depuis le meurtre de George Floyd en mai 2020. Des affaires de racisme avaient notamment rejailli surFranklin Templetonpeu après ainsi que sur Raymond James et sur BlackRock. Un rapport du Comité américain sur les services financiers, datant de décembre 2021, pointait qu’en 2020, les personnes de couleur ne représentaient que 17,6% des postes exécutifs dans les 31 plus grosses sociétés de gestion locales. Recommandations diverses Dans sa missive, le groupe de démocrates requiert également du GAO qu’il évalue diverses recommandations pour améliorer la diversité et l’inclusion dans la gestion d’actifs américaines.A savoir que les comités d’investissement sélectionnant les gestionnaires aient au moins une personne de couleur et une femme parmi leurs membresou encore demander aux conseillers en investissement d’inclure des données démographiques sur les gestionnaires et les fonds utilisés par ces gestionnaires dans leur reporting aux institutionnels fédéraux. Deux autres pistes sont avancées: demander aux consultants en gestion d’actifs de décrire leurs pratiques en matière d’évaluation de race, ethnicité, diversité de genre et inclusion et clarifier les responsabilités fiduciaires des investisseurs institutionnels relatives aux problématiques de diversité et d’inclusion. Cela, pour «souligner que les institutionnels peuvent prendre en compte une grande variété d’acteurs dans leur sélection de sociétés de gestion d’actifs et que l’accomplissement de leur devoir fiduciaire dans le contexte de divers gestionnaires d’actifs ne nécessite pas l’exclusion automatique des gestionnaires d’actifs qui sont plus récents dans le secteur ou qui n’ont pas déjà un certain niveau d’actifs sous gestion».
La société de gestion alternative italienne Tages Capital SGR vient de renforcer sa gouvernance et son équipe de gestion avec quatre nouvelles personnes. Elisabetta Gualandri a été nommée présidente indépendante du conseil d’administration de Tages Capital. Guido Prearo, qui travaille depuis 20 ans dans les infrastructures et l’énergie, arrive au sein de la société comme responsable des investissements et des projets internationaux dans l’équipe d’investissement dédiée aux infrastructures. Enfin, Eleonora Astori rejoint l’équipe dette privée, complétant une équipe qui avait déjà été renforcée en mars avec Silvia Palma. Tages Capital annonce par ailleurs le lancement d’un fonds de dette privée au début 2023. Tages Capital est une société de gestion du groupe Tages spécialisée dans les produits alternatifs. Elle gère des fonds d’infrastructures avec un focus sur les énergies renouvelables. Récemment, Tages Capital a créé une activité de dette privée.
Le fournisseur d’indices FTSE Russell vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec l’assureur chinois Ping An pour créer deux indices actions chinoises ESG. L’offre se base sur la gamme existante FTSE China A Free, et se veut adaptée à la «trajectoire de développement et aux circonstances sociales et environnementales» du pays, précise un communiqué. L’offre est accessible aux investisseurs domestiques et étrangers, sans limite de détention de la part de ces derniers. Le premier indice, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 50 Index, est composé des cinq meilleures entreprises de dix secteurs selon les critères ESG, et pondérées par leur capitalisation. Le second, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 100 Index, utilise la même approche, mais avec le top 10. Etant construit sur la base des indices FTSE China A Free, ils couvrent uniquement les actions A de moyenne et grande capitalisation listées sur les marchés de Shanghai et Shenzhen.
La banque privée suisse Julius Baer vient d’annoncer une réorganisation de sa direction en Asie du Sud-Est à la suite du départ de Jason Moo, le directeur de la banque privée pour cette région ainsi que directeur Singapour depuis février 2020. Jimmy Lee, membre du conseil exécutif du groupe Julius Baer ainsi que directeur Asie Pacifique, assurera l’intérim comme directeur de la banque privée pour l’Asie du Sud-Est. Il est entré chez la banque privée suisse en 2015 à son poste actuel. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions chez Credit Suisse Asia Pacifique dont celle de market leader pour Hong Kong et la Malaisie entre 2012 et 2015 ainsi que chez Credit Suisse Private Banking comme responsable du marché régional pour Singapour entre 2000 et 2004. Il a également été directeur général Asie chez Clariden Leu. Il a aussi travaillé chez Deutsche Bank comme directeur de la gestion de fortune privée en Asie du Sud-Est entre 2004 et 2009. Benjamin Sim, directeur adjoint Singapour depuis 2020, occupera le poste de directeur Singapour par intérim. Il travaille chez Julius Baer depuis 2016, où il a d’abord occupé le poste de business manager au sein de la banque privée en Chine. Il a ensuite été promu en tant que directeur des opérations pour Hong Kong en 2018. Auparavant, il a occupé le poste de business manager pour la Chine de la banque privée de Credit Suisse de 2013 à 2016. Il a aussi travaillé comme responsable senior de la stratégie chez HSBC entre 2008 et 2013 ainsi que responsable stratégie chez JP Morgan entre 2007 et 2008 et CIMB de 2005 à 2007. Il a démarré sa carrière chez Accenture comme consultant entre 2003 et 2005.
Karen Gabay a rejoint Axa IM Prime en tant que responsable du développement pour le Royaume-Uni, l’Europe du Nord et la région Asie Pacifique, selon son profil Linked-In. Axa IM Prime, dirigé par Pascal Christory, est la plate-forme d’Axa IM pour les investissements indirects dans le non coté (fonds de fonds). Karen Gabay vient de Tabula IM, une société d’ETF obligataire, où elle était managing director, en charge des ventes et du marketing. Avant cela, elle a travaillé pour LFIS Capital, en tant que directrice du développement.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi, comme prévu, de relever de 50 points de base (pb) ses taux directeurs, à 2% pour le taux de dépôt, après deux hausses consécutives de 75 pb. Il prévoit également, «sur la base de la révision à la hausse significative des perspectives d’inflation», de continuer à les remonter «sensiblement à un rythme régulier» pour assurer le retour de l’inflation à l’objectif. NewsManagers vous propose un panaché de commentaires envoyés dans la foulée de cette annonce par quelques sociétés de gestion. - Commentaire de Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez Candriam : «Comme prévu, la BCE a augmenté son taux de 50 points de base, portant le taux de dépôt à 2 %. La BCE s’est montrée extrêmement optimiste en ajoutant que les taux d’intérêt devront encore augmenter de manière significative à un rythme régulier pour atteindre des niveaux suffisamment restrictifs pour garantir un retour rapide de l’inflation vers l’objectif de 2 % à moyen terme. De plus, les nouvelles projections des services de la BCE ont mis en évidence le risque d’inflation en 2023 avec un taux moyen de 6,3 % (contre 5,5 %) et de 2,4 % en 2025. Enfin, la BCE commencera son programme de resserrement quantitatif lié au AA au début du mois de mars 2023. Toutes ces mesures vont mettre la pression sur les marchés obligataires. Comme nous prévoyons une augmentation de l’offre en 2023, il y a un risque évident de taux d’intérêt élevés, ce qui pourrait fragiliser le marché immobilier. En 2023, la BCE va jouer un jeu dangereux. Une récession se profile et la forte réduction des liquidités est à surveiller dans les premiers mois de 2023.» - Anna Stupnytska, Global Macro Economist de Fidelity International : " Le ton ‘hawkish’ de la BCE prépare les marchés à un resserrement supplémentaire via des hausses de taux et un resserrement quantitatif, mais nous considérons le Conseil des gouverneurs comme des colombes dans des habits de faucon. Nous pensons que la BCE sera désormais dépendante des statistiques. Si la croissance à court terme surprend à la hausse, en partie grâce à un hiver plus chaud au début de l’année 2023, alors la BCE est susceptible de poursuivre le resserrement, avec deux autres hausses de 25 points de base à venir au premier semestre, le cycle politique se terminant à un taux terminal de 2,5 %, ce qui est inférieur aux prix du marché. Nous pensons qu’il s’agit d’une position suffisamment restrictive pour faire baisser l’inflation et empêcher une profonde récession dans le même temps ". - Dave Chappell, gérant senior marché obligations d’Etat, Columbia Threadneedle Investments : " La BCE a procédé à une hausse de 50 points de base, comme prévu, mais le ton de la déclaration et de Mme Lagarde, lors de la conférence de presse, était un peu plus belliqueux. Le fait que les taux d’intérêt «augmentent de manière significative» laisse penser que les hausses futures pourraient rester au niveau actuel, et la présidente n’a guère contesté ce point, bien que la dépendance aux données détermine la trajectoire future des taux. Le resserrement quantitatif commencera par l’arrêt du réinvestissement d’une partie des obligations arrivant à échéance à partir de début mars, et le rythme d’environ 15 milliards d’euros par mois de roll off sera réévalué à la fin du deuxième trimestre. Les rendements obligataires ont réagi à la hausse suite à cette nouvelle, et les obligations de la périphérie ont sous-performé, car l’approche de la banque centrale est moins favorable.» - Daniel While, DirecteurRecherche, Stratégie & Développement Durable chez Primonial REIM : " La BCE est en train de ralentir le rythme de son resserrement monétaire. Même si l’inflation reste un enjeu central, d’autres préoccupations voient le jour, comme la récession, le taux de change EUR/USD, la stabilité de la zone euro et la viabilité de la dette publique. En ce qui concerne l’immobilier, nous constatons que le marché s’adapte progressivement aux nouvelles conditions de valorisation et de financement, ce qui ouvre la voie à un atterrissage en douceur. En Europe continentale, contrairement au Royaume-Uni, les valorisations ont tendance à être lissées sur une plus longue période, ce qui est permet d’éviter les incidents de liquidité. Nous constatons également des différences entre les catégories d’actifs : l’immobilier non cyclique, comme la santé et le résidentiel, résiste bien, tandis que la revalorisation des bureaux dépend fortement de la qualité des actifs, de leur localisation centrale, de la flexibilité, des services, de la solidité des locataires et des baux indexés sur l’inflation. Bien que les investisseurs institutionnels soient encore dans un état d’esprit attentiste, les valorisations au 31/12 devraient apporter plus de visibilité quant à la prochaine ‘Nouvelle Normalité'. «
Selon le journal Les Echos, la vente en cours par l’assureur belge Ageas de sa filiale française pourrait intéresser Eurazeo et Société Générale. Ces derniers avaient jusqu'à hier jeudi pour déposer une offre. Selon le journal, une dizaine d’offres étaient attendues au total dont aussi celle d’Apicil. Pour Eurazeo, il agirait à travers l’assureur Albingia qu’il contrôle. Le prix pourrait tourner autour de 200 millions d’euros Aegas France est connu pour sa présence auprès des conseillers en gestion de patrimoine et pour le site Sicavonline, pionnier de la vente en ligne de fonds en France.
Le groupe britannique M&G va placer 200 millions de livres dans deux stratégies d’investissement à impact qui vont être lancées par responsAbility, la société de gestion suisse qu’il a achetée en début d’année. Cette boutique est spécialisée dans l’investissement à impact sur les marchés émergents. L’investissement est réalisé pour le compte de Prudential With Profits Fund, un fonds de 133 milliards de livres, qui est entièrement investi par PruFund. Les stratégies en question porteront sur l’alimentation durable et cibleront l’Asie et l’Amérique latine. L’objectif est d’améliorer la production et la disponibilité de l’alimentation saine dans le monde, ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales, tout en renforçant la chaîne de valeur agricole en développant la résilience au changement climatique. M&G a acquis 90% du capital de responsAbility en janvier 2022 et devrait acquérir plus tard les 10% restants. Basée à Zurich, la société gère plus de 3,6 milliards de dollars d’actifs.