Caché dans des coffres bancaires de haute sécurité à Londres, Zurich et New York, de l’or d’origine russe d’une valeur de plusieurs milliards de dollars a discrètement changé de mains ces derniers mois, en réaction à l’invasion de l’Ukraine par Moscou, rapporte l’agence Reuters. Les données de 11 fonds d’investissement occidentaux montrent que des lingots russes d’une valeur totale de 2,2 milliards de dollars aux prix actuels ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre à un rythme nettement plus rapide que celui des autres pays. Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite fraction du montant total de l’or russe détenu par les gestionnaires de patrimoine, ces retraits reflètent une évolution, certains fonds ayant déclaré ne plus vouloir détenir d’actifs liés à la Russie, en particulier des fonds négociés en bourse (ETF) qui doivent publier les lingots qu’ils possèdent, estampillés de leur origine.
Carlyle, qui recherche toujours un successeur à son trio de fondateur depuis le fiasco de son plan de succession cet été, aurait récemment discuté avec BlackRock en vue d’un rapprochement, écrit le Financial Times. «Les dirigeants de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, ont discuté de l’opportunité de poursuivre un rachat de Carlyle mais ont décidé de ne pas le faire, selon trois personnes ayant connaissance des discussions, indique le journal britannique. Alors que Carlyle aurait pu stimuler l’expansion de BlackRock dans le domaine des actifs alternatifs, où il n’a réalisé que des acquisitions de niche, la taille de l’opération et l’agitation au sein de la société de capital investissement ont été deux facteurs qui l’ont dissuadé, selon l’une des personnes». Le fait que BlackRock puisse posséder une entreprise dans laquelle des gens gagnent des dizaines de millions d’euros aurait aussi «créé un problème culturel majeur», selon une autre source. Le journal ajoute que dans un mémo envoyé au personnel mercredi, l’un des fondateurs et actuel dirigeant William Conway, 73 ans, a assuré qu’il faisait une «recherche exhaustive» pour trouver un nouveau dirigeant et qu’il «progressait bien». Bien qu’"aucune décision n’ait été prise», la société espère avoir «plus d’informations à partager» bientôt, selon le mémo, dont le Financial Times s’est procuré une copie.
La société Ark Investment Management, fondée par Cathie Wood en 2014, a perdu près de 50 milliards de dollars d’actifs depuis le sommet atteint en 2021, rapporte le Financial Times. Selon le journal britannique, cela illustre l’ampleur des pertes subies cette année par les valeurs technologiques. Selon les données de Morningstar, les actifs totaux des neuf ETF d’Ark ont chuté à 11,4 milliards de dollars depuis le pic de 60,3 milliards de dollars atteint en février de l’année dernière. Cette chute a été menée par les fortes baisses de son fonds phare Ark Disruptive Innovation ETF, connu sous le code Isin ARKK, qui a perdu plus de 65% cette année et est en passe de réaliser sa pire performance annuelle. En 2020, cet ETF avait grimpé de près de 150%. Malgré les faillites cette année de plusieurs acteurs dans l'écosystème bitcoin, comme Celsius, FTX, Three Arrows Capital et BlockFi, elle a maintenu récemment sa prévision d’un bitcoin à 1 million de dollars d’ici 2030 (contre un peu moins de 17.000 dollars ces jours-ci).
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié son rapport final relatif aux règles en matière de publication d’informations dans le cadre de la distribution et de la gestion transfrontalière de fonds Ucits et alternatifs au sein des marchés l’Union européenne. Le superviseur avait consulté les parties prenantes entre mai et septembre sur un projet de standards techniques réglementaires (RTS) et standards de mise en œuvre technique (ITS) qu’il a amendé en prenant en compte les huit commentaires reçus.
La jeune banque privée suisse Cité Gestion a fusionné avec le multi-family office Sartus Capital, rapporte finews. Le nouvel ensemble devrait gérer près de 7 milliards de francs suisses (7,2 milliards d’euros) pour le compte de sa clientèle fortunée et compter près de 100 salariés. L’opération a déjà reçu l’accord des autorités suisses cette année. Sartus Capital a été créée en 2016 et acquise par son management en 2021. Elle revendique une «affiliation privilégiée» avec XP Inc., une société d’investissement cotée au Nasdaq et dont le siège social est au Brésil. Les origines de Cité Gestion remontent quant à elles à 2009 en tant que gérant indépendant sous l’ombrelle de Lombard Odier. En 2017, les six associés partenaires en ont pris le contrôle avant de faire rentrer le zurichois Ultra Finanz au capital en 2019. Elle a obtenu une licence bancaire de banque privée cette année.
La firme sud-coréenne Mirae Asset Securities, filiale du conglomérat financier Mirae, a annoncé l’acquisition, ce mercredi, de GHCO, un teneur de marché britannique spécialisé sur les fonds indiciels cotés (ETF) et établi en 2005. La transaction est évaluée à près de 51,3 milliards de won (37,6 millions d’euros). GHCO doit être intégrée au sein de la filiale londonienne de Mirae Asset Securities durant la première moitié de 2023. Cette acquisition est vue comme un premier pas vers l’arrivée de la société sud-coréenne dans le marché européen des ETF. Mirae est très présent sur le segment des ETF à travers une autre branche, Mirae Asset Global Investments, qui a acquis Global X en 2018 et ETF Securities en juin dernier, respectivement fournisseurs d’ETF aux Etats-Unis et en Australie.
La société de gestion italienne indépendante Azimuts’est trouvée un nouvel allié après son rapprochement avec Unicredit officialisé la semaine dernière. Azimut a annoncé, ce mercredi, la conclusion d’un partenariat stratégique entre sa filiale turque,Azimut Portföy Yönetimi, et Lycian Capital Partners, société de private equity spécialisée sur le mid-market et basée à Istanbul. Le partenariat sous-tend une prise de participation directe d’Azimut Portföy Yönetimidans Lycian Capital Partners avec une injection de capital continue dans le but de développer l’activité et un engagement de capitaux dans les fonds de la firme de private equity turque.La présence d’Azimut en Turquie remonte à 2012. Sa filiale de gestion d’actifs locale a une part de marché de 6% et des encours sous gestion de deux milliards de dollars selon les chiffres avancés par le gestionnaire italien. Dans un communiqué, Giorgio Medda, directeur général d’Azimut, a déclaré que ce partenariat témoignait de la conviction du gestionnaire que la Turquie était «l’une des destinations d’investissement les plus attrayantes au monde».Lycian Capital Partners, dirigé par Gökhan Arıkoç et Gökçe Manav, a pour objectif de devenir la société de capital-investissement numéro un en Turquie. A fin novembre 2022, Azimut gérait 87 milliards d’euros d’encours dont 6,4 milliards sur les marchés privés.
Le hedge fund américain Citadel va reverser près de sept milliards de dollars (6,6 milliards d’euros) aux investisseurs de ses fonds après une année 2022 jugée possiblement comme la plus profitable de l’histoire du hedge fund, ont confié des sources au Wall Street Journal. Citadel s’attend à reverser une partie des profits de ses quatre fonds début janvier et à démarrer 2023 avec plus de 50 milliards de dollars d’encours sous gestion, selon une source du WSJ. Le quotidien américain mentionne par ailleurs que d’autres hedge funds dont Two Sigma, Brevan Howard et D.E. Shaw ont informé les investisseurs de certains de leurs fonds qu’ils leur reverseront une partie de leurs profits également.
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont reculé pour le dixième mois consécutif en novembre, selon l’enquête de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) publiée mercredi. Elles ont chuté de 7,7% le mois dernier, par rapport à octobre, pour tomber à 4,09 millions d’unités en rythme annualisé. Par rapport à novembre 2021, les ventes dans l’ancien, qui représentent l’essentiel du marché immobilier, accusent une baisse de 35,4%. La remontée des taux d’interêt et les prix toujours élevés des biens dissuadent les acheteurs.
Le secteur public a emprunté en net 22 milliards de livres au mois de novembre au Royaume-Uni, selon les statistiques officielles publiées mercredi. C’est près du triple du déficit enregistré l’an dernier à la même époque, et le plus lourd déficit public pour un mois de novembre, relèvent les stratégistes de SG CIB. Les charges d’intérêts ont elles aussi triplé sur la période, à 7,3 milliards de livres. Ces mauvais chiffres restreignent les marges de manoeuvre du nouveau Premier ministre Rishi Sunak, arrivé au pouvoir après la crise budgétaire provoquée par le «mini-budget» de Liz Truss. Pour l’ensemble de 2022, l’Office for Budget Responsibility prévoit un déficit public de 177 milliards de livres, soit 7,1% du produit intérieur brut.
L’Autorité des marchés financiers a dévoilé, ce mercredi, la nouvelle composition de ses cinq commissions consultatives. Elle avait lancé un appel à candidatures en octobre dernier et les personnes intéressées pouvaient candidater jusqu’au 14 novembre 2022. L’une de ces commissions, présidée par Muriel Faure et assistée de la vice-présidente Jacqueline Eli-Namer, est dédiée à la gestion et aux investisseurs institutionnels. Douze membres ont été renouvelés. Il s’agit d’Agnès Auberty (SMA), Pascale Auclair (La Française), Rémi Audouin (EDF), Emmanuel Babinet (Abeille Asset Management), Sabine Castellan-Poquet (Macif), Emmanuel Courant (Pearl Infrastructure Capital), Christophe Couturier (Ecofi Investissements), Philippe Dutertre (AG2R La Mondiale), Carine Echelard (Caceis), Frédéric Fouquet (Amundi), Marie-Laure Faller (Natixis Tradex Solutions) et Patrick Simion (BNP Paribas AM). La commission compte également douze nouveaux membres. A savoir Elizabeth Decaudin (Chambre nationale des conseils experts financiers), Bertrand Gibeau (Agama Group), Brice Henry (Allen & Overy), Sarah Kressmann-Floquet (PwC France), Guillaume Lasserre (La Banque Postale AM), Antoine Limare (DLPK), Gaëlle Mallejac (Ostrum AM), Bertrand Merveille (La Financière de l’Echiquier), Martin Parkes (BlackRock), Emilie Rogey (White & Case) et Celina Vazquez Ibanez (Natixis IM). Corentin Couvidat (Blackrock) et Isabelle Habasque (OFI AM) figureront parmi les nouveaux représentants de la gestion d’actifs au sein de la commission consultative Activités de compensation, de conservation et de règlement-livraison. Radia Djama (Natixis IM) et Stéphane Janin (Axa IM) demeurent au sein de cette commission. Enfin, Helena Charrier (La Banque Postale AM) et Léa Dunand-Chatellet (DNCA) rejoignent la commission Climat et Finance Durable, dans laquelle Bertille Knuckey (Sycomore), Michael Herskovich (BNP Paribas AM) et Michèle Lacroix (Scor) ont notamment été renouvelés en tant que membres. L’AMF recherchait pour cette Gestion et investisseurs institutionnels, des experts dans la gestion d’actifs, et plus spécifiquement sur le risque de liquidité, la distribution transfrontalière, l’information extra-financière et les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, les actifs numériques et les différentes stratégies d’investissement.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds va accroître son influence sur le marché brésilien, où elle dispose d’un bureau de représentation à Sao Paulo depuis 2018. La société, cotée à la Bourse d’Amsterdam, a annoncé, ce mardi, une collaboration avec BB Asset Management, le gestionnaire d’actifs de Banco do Brasil, le groupe financier local le plus important. BB AM pourra bénéficier des différents services d’Allfunds (recherche et sélection de fonds, reporting, surveillance de portefeuille, etc) et de son offre de fonds en architecture ouverte, soit plus de 130.000 fonds d’environ 3.000 gérants à travers le monde.
L’Olympique Lyonnais, club de football de première division (Ligue 1) coté en Bourse, a été officiellement racheté ce lundi par l’homme d’affaires américain John Textor via sa holding Eagle Football. L’entité détient désormais 77,49% du capital de l’OL et «déposera dès que possible» une offre publique d’achat simplifiée des actions et des Osranes qu’elle ne possède pas. La composition du nouveau conseil d’administration d’OL Groupe a été dévoilée. Mark Affolter, associé et co-directeur des prêts directs aux Etats-Unis d’Ares Management, gérant de dette privée, et Jamie Dinan, le fondateur et directeur général du hedge fund York Capital Management, y font leur entrée. Tout comme Jean-Pierre Conte, président et associé-directeur de la société de private equity américaine Genstar Capital.
Alors que la COP15 de Montréal sur la biodiversité vient de se conclure sur un accord historique prévoyant notamment 200 milliards de dollars de financement par an pour préserver la nature et les espèces*, Morningstar a publié en amont de cet événement une note concernant les engagements des sociétés de gestion envers la biodiversité. Cet engagement peut prendre de multiples formes allant de la commercialisation de fonds dédiés à la thématique de la biodiversité et du capital naturel à des politiques de vote englobant tout ou partie des actifs sous gestion. Avec comme sous-jacent, la protection de l’eau, des forêts, des marais ou des espèces animales et végétales. Concernant tout d’abord l’offre de fonds dédiés, Morningstar note qu’ils sont «rares» et n’en a recensé que 14 dans sa base de données qui intègrent le mot «biodiversité» ou «capital naturel» dans leur dénomination. Ils sont investis en actions, ont été quasiment tous lancés il y a moins de deux ans, et pèsent environ 1,6 milliard de dollars d’encours. Tous les gestionnaires qui gèrent ces fonds, sauf un, sont domiciliés en Europe, marquant de nouveau l’avancée des sujets ESG des européens par rapport aux Etats-Unis. L’exception américaine est celle de la société Karner Blue. A noter aussi que deux gestionnaires d’actifs, Axa et Lombard Odier, représentent plus de 70% de ces encours thématiques. Enfin, leur performance n’est pas des plus lumineuses car presqu’aucun ne bat le marché depuis le début de l’année. Cette rareté fait dire à Morningstar «qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que la biodiversité ne gagne la même importance que le climat en tant que thème d’investissement de fonds». Les fonds climat dépassent en effet les 350 milliards de dollars d’encours et sont représentés par plus de 1.100 véhicules thématiques. Ces fonds climat peuvent avoir cependant dans leur stratégie déjà une idée d’impact positif sur la nature. Les fonds biodiversité recensés par Morningstar au 28 novembre 2022 (encours en millions de dollars) Dans un registre un peu différent, Morningstar a par ailleurs communiqué auprès de Reuters une catégorie de fonds dénommée «healthy ecosystems», qui regroupe 175 fonds au total, pour un encours d’environ 75 milliards d’euros. Les cinq plus gros fonds de cette catégorie sont gérés par Pictet, BNP Paribas Asset Management et Amundi et pèsent près d’un tiers de ce segment (22 milliards d’euros). Au-delà des fonds, Morningstar s’est aussi penché sur les engagements pris par les sociétés de gestion pour préserver la biodiversité à travers leurs investissements. Un des témoins de ces engagements est la signature du» Finance for Biodiversity Pledge» où les acteurs signataires s’engagent "à développer une stratégie en faveur de la biodiversité». Selon le site internet de ce groupement, ce sont 126 institutions financières représentant 21 pays et plus de 18.800 milliards d’euros d’actifs qui sont signataires de ce pacte. Morningstar dénombrait au moment de la rédaction de sa note, un gros contingent de sociétés de gestion, d’au moins 75 firmes, le reste du contingent étant composé d’assureurs, de banques et de fonds de pension. Certains de ces signataires sont allés plus loin avec la création du «Nature Action 100". Sur le modèle du «Climate Action 100+", ils s’engagent à influencer les entreprises détenues en portefeuille sur les risques liés à la perte de biodiversité et sur leurs impacts. Les investisseurs à l’origine de ce groupement sont au nombre de 11 et sont listés dans le tableau suivant: Les 11 premiers signataires du groupement «Nature Action 100" Plus spécifiquement, ces acteurs doivent «collaborer et partager leurs connaissances, s’engager avec les entreprises, évaluer l’impact, fixer des objectifs et rendre compte publiquement de ce qui précède avant 2025". Avec les engagements pris pour la Cop15, nul doute que leur nombre ne devrait cesser de progresser et les investissements dans les fonds thématiques «biodiversité» se multiplier dès 2023. * L’accord signé à l’occasion de la COp15 prévoit également la protection de 30% des terres et des océans d’ici 2030 contre environ 10% aujourd’hui ou encore la baisse de 50% de l’utilisation des pesticides.
La société de gestion Edmond de Rothschild Asset Management a nommé Daniel Engel en qualité de responsable du développement de l’activité et de la gestion des relations pour les services aux fonds et aux investisseurs institutionnels. Ancien de Brown Brothers Harriman (BBH) où il supervisait la gestion des relations clients pour les fonds alternatifs. Il sera chargé de renforcer le dispositif de service clients et d’accompagner le développement commercial de l’activité d’asset servicing du groupe Edmond de Rothschild à Luxembourg. Daniel Engel a aussi travaillé chez CBRE et BNP Paribas.
Nathalie Aufauvre, qui était jusqu’ici directrice générale de la stabilité financière et des opérations à la Banque de France, est nommée secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Elle succédera à partir du lundi 9 janvier 2023 à Dominique Laboureix, nommé président du Conseil de résolution unique à Bruxelles. C’est la deuxième fois qu’une femme prend la tête de cette institution chargée de superviser les banques et les compagnies d’assurance en France. Danièle Nouy avait ainsi été directrice générale entre 2010 et 2013. Diplômée de Sciences PoParis et titulaire d’une maîtrise en sciences économiques, Nathalie Aufauvre a rejoint la Banque de France en 1984. Après plusieurs postes de management au sein des directions en charge des marchés et de la politique monétaire, elle est nommée en 2002 directrice adjointe des opérations de marché à la direction générale des opérations puis, en 2006, directrice financière et du contrôle de gestion. En 2012, elle est nommée secrétaire générale de la Banque de France. En octobre 2017, elle devient directrice générale de la stabilité Financière et des opérations à la Banque de France.
La société de gestion suisse Pictet Asset Management a ajouté un nouveau fonds à sa gamme de stratégies total return gérées activement avec le lancement de Pictet Total Return-Lotus. Ce fonds repose sur une stratégie d’investissement en actions asiatiques de type event-driven, axée sur les situations spéciales. Pictet TR-Lotus cherche à tirer profit des opportunités sur les marchés actions pan-asiatiques. En particulier, le gestionnaire cherche à identifier celles susceptibles d’influer la valorisation des sociétés à court ou moyen terme et celles d'être des tendances à long terme. Pictet AM cite par exemple les restructurations en Chine, la croissance en Asie du Sud-Est et les progrès réalisés par les entreprises japonaises en matière de gouvernance. La stratégie cible trois vecteurs de performance: certaines situations spécifiques au cours du cycle de vie des entreprises (opérations de financement sur les marchés, thèmes structurels, situations spéciales); les événements sur titres anticipés (fusions-acquisitions, cessions/scissions); et les fusions-acquisitions annoncées. L’équipe de gestion du fonds Pictet TR-Lotus, disponible au format Ucits et disposant d’une liquidité hebdomadaire, est dirigée depuis Singapour par Jon Withaar, épaulé par deuxanalystes, Shawn Ban et Jeremy Thia.
Astoria Finance a annoncé l’acquisition du cabinet de conseil en gestion de patrimoine ACP Finance pour appuyer son développement en région parisienne. Son gérant Jean-François Béjard transite également chez Astoria et une équipe dédiée sera montée pour soutenir le rachat. L'équipe parisienned’Astoria Finance a quasiment triplé de volume depuis mars 2020, passant de 10 à 28 conseillers en gestion de patrimoine.
Le gestionnaire d’actifs français Carmignac a annoncé, ce mardi, le recrutement de Mathias Santos Silva au poste d’analyste sur les secteurs de la technologie, des médias et des télécoms (TMT). Basé à Londres, il est rattaché àDavid Older,responsable des actions de Carmignac. Il travaillait précédemment chez Boden Capital où il occupait les fonctions d’analyste senior long/short sur le secteur TMT.L’analyste est également passé par Morgan Stanley.
Ken Griffin, le fondateur du hedge fund américain Citadel, a décidé de poursuivre en justice l’US Internal Revue Service, l’agence chargée de collecter les impôts aux Etats-Unis, rapporte Bloomberg. Une fuite de données a donné lieu à la parution d’informations confidentielles relatives au patrimoine financier de divers hommes d’affaires américains célèbres dont Elon Musk, Jeff Bezos et Ken Griffin sur le site de journalisme d’investigation ProPublica en 2021. Dans sa plainte déposée auprès d’un tribunal de Floride, le fondateur de Citadel accuse le département du Trésor américain et l’US Internal Revue Service d’ «omission délibérée et intentionnelle de mettre en place des mesures de protection administratives, techniques et/ou physiques appropriées».
Un groupe de hedge funds a demandé à un juge britannique de forcer la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME) à leur remettre des transcriptions de conversations téléphoniques et de réunions concernant la décision du LME d’annuler plusieurs transactions sur le nickel en mars dernier, rapporte Reuters. Le groupe inclut AQR Capital Management, Winton Capital, Capstone Investment Advisors, Flow Traders et DRW Commodities. Les transactions annulées par le LME étaient valorisées à plusieurs milliards de dollars alors que le prix du nickel avait flambé de 250% les 7 et 8 mars 2022. Selon l’avocat Paul McGrath, qui défend les intérêts des hedge funds dans ce litige et cité par Reuters, les documents demandés pourraient aider à déterminer si l’action du LME a été influencée par la relation entre le milliardaire Xiang Guangda, propriétaire du producteur de nickel THG, et le propriétaire du LME, la Bourse de Hong Kong. THG avait essuyé de lourdes pertes sur ses positions à découvert en raison de la forte hausse du prix de la tonne de nickel. La Bourse des métaux de Londres avait déjà indiqué qu’elle avait cherché à éviter un événement similaire à l’effondrement de Lehman Brothers. Outre ce recours devant un juge britannique, le LME fait aussi l’objet de plaintes séparées émanant du hedge fund américain Elliott Associates et de Jane Street Global Trading, qui réclament respectivement 456 millions et 15,3 millions de dollars au LME.
La Société Générale a annoncé le 20 décembre la nomination de Bertrand Cozzarolo au poste de directeur de sa banque privée SG Private Banking, à compter du 1er février. Il remplacera Patrick Folléa, «qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite et de relever de nouveaux défis en dehors de l’industrie bancaire», selon un communiqué du groupe. Bertrand Cozzarolo, actuellement directeur commercial et marketing de la banque de détail Société Générale en France, sera rattaché à Sébastien Proto, DG adjoint du groupe. Cette évolution de gouvernance s’accompagne de la nomination d’Olivier Paccalin et Mathieu Vedrenne en tant que directeurs adjoints de Société Générale Private Banking. Chacun conserve ses responsabilités respectivement de directeur commercial et solutions et de directeur de la banque privée en France.
La plateforme de gestion d’actifs iM Global Partner a annoncé lundi l’acquisition d’une part minoritaire au capital de Berkshire Asset Management. Cette société de gestion américaine créée en 1986 est spécialisée dans une stratégie croissance portant sur les dividendes des actions américaines. Elle gérait près de 4 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros) d’encours à fin octobre 2022. Berkshire AM est le neuvième partenaire d’iM Global Partner, plateforme cofondée et dirigée par Philippe Couvrecelle, qui apportera son concours à la distribution de la stratégie la boutique américaine.
La Société Générale a annoncé le 20 décembre la nomination de Bertrand Cozzarolo au poste de directeur de sa banque privée SG Private Banking, à compter du 1er février. Il remplaceraPatrick Folléa, «qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite et de relever de nouveaux défis en dehors de l’industrie bancaire», selon un communiqué du groupe. Bertrand Cozzarolo, actuellement directeur commercial et marketing de la banque de détail Société Générale en France, sera rattaché à Sébastien Proto, DG adjoint du groupe. Cette évolution de gouvernance s’accompagne de la nomination d’Olivier Paccalin et Mathieu Vedrenne en tant que directeurs adjoints de Société Générale Private Banking. Chacun conserve ses responsabilités respectivement de directeur commercial et solutions et de directeur de la banque privée en France.
Pictet Wealth Management a nommé, ce lundi, Verena Gross en qualité de responsable pour la Suisse alémanique. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet 2023 en remplacement de Victor Aemi qui déménagera à Singapour pour prendre les rênes de Pictet Wealth Management en Asie. Verena Gross évolue au sein de la firme helvétique depuis 13 ans après avoir couvert le segment des clients ultra-fortunés en Suisse et en Europe pour Goldman Sachs. Elle a également travaillé pour UniCredit Banca MedioCredito et PricewaterhouseCoopers. Outre Verena Gross, Pictet WM a promu Michael Syz au poste de responsable adjoint du marché suisse-allemand après avoir rejoint l’entreprise en 2001. Il avait précédemment travaillé chez Schroders dans la banque privée et Citibank dans la banque d’investissement.
La vague de rétrogradations de classifications de fonds liées à l’entrée en vigueur du niveau 2 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), au 1er janvier 2023, se poursuit. La Française Asset Management a annoncé, ce mardi, avoir reclassé son fonds Carbon Impact Income dans la catégorie Article 8 au lieu de la catégorie Article 9. Les dernières règles de la Commission européenne complétant SFDR (le « CDR ») imposent désormais aux fonds Article 9 de réaliser 100% d’investissements durables. Le gestionnaire explique que le fonds ne pourra pas répondre à ces caractéristiques à compter du 1er janvier 2023. Le régime de divulgation des fonds Article 8 sous SFDR s’applique aux fonds promouvant des caractéristiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG). Le fonds Carbon Impact Income comptait un peu moins de 9 millions d’euros d’encours sous gestion au 16 décembre 2022.
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les investisseurs ont retiré 13,2 milliards de dollars nets des fonds ESG en actions, obligations et mixtes cette année à fin novembre, selon les données de Refining Lipper, soit la première décollecte nette depuis 2011. Cependant, les fonds non ESG ont également subi des retraits, perdant 420 milliards de dollars au cours des 11 premiers mois de 2022. Le total des actifs nets gérés par les fonds ESG a baissé de 29 % jusqu'à présent en 2022, contre une baisse de 21 % pour les actifs des fonds non ESG.