Julius Baer a annoncé ce 30 janvier la nomination de Sacha Bodenehr comme directeur de marché et responsable du bureau de Genève. Il travaille pour la banque suisse depuis vingt ans, et a déjà occupé les fonctions de directeur de cabinet du directeur général. Par le passé, il a travaillé chez Banque Ferrier Lullin & Cie.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G Investments a ajouté Julien Mancini à son équipe de distribution en France. En tant que responsable distribution, il sera chargé dedévelopper la clientèle des banques privées et de détail, des family offices et des conseillers financiers indépendants pour la région Sud-Ouest. Il sera basé à Paris et évoluera sous les ordres d’Adrien Barbanchon, directeur commercial distribution pour la France. Julien Mancini a auparavant travaillé chez CIC et Pictet sur des postes de conseils en gestion de patrimoine et d’analyse fiscale. Il a également fait partie de l'équipe de ventes de Scor Investment Partners et d’Allianz Global Investors.
La société de gestion française Idam va fusionner deux fonds actions afin de rationaliser sa gamme selon une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers. Le fonds Idam Asia Multicaps va ainsi être absorbé par le fonds Idam Phia World le 7 février prochain. Le fonds Idam Asia Multicaps était auparavant dénommé Idam Small Asia. Ce changement de dénomination était survenu fin décembre 2021 à l’occasion de la modification de l’univers d’investissement du fonds.
Initiative clé du plan de la Commission européenne pour relancer l’Union des marchés de capitaux, le registre Esap ne devrait pas être opérationnel avant 2027.
Le gérant de non-coté Ardian a annoncé ce 31 janvier l’ouverture d’un bureau à Abu Dhabi, son seizième dans le monde. La cérémonie a eu lieu en présence duMinistre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numériqueBruno Le Maire, du directeur général de Mubadala,Khaldoon Khalifa Al Mubarak, et du directeur private equity de l’Abu Dhabi Investment Authority,Hamad Al Dhaheri. La direction de l'équipe a été confiée à François-Aïssa Touazi, président de Ardian Limited Abu Dhabi. Ardian travaille avec lesÉmirats arabes unis depuis une vingtaine d’années. Il y gère 25 milliards de dollars d’actifs, y compte une soixantaine d’investisseurs, et a déjà déployé 8 milliards de dollars de capitaux dans la région
Le groupe helvétique UBS a bien terminé l’année. Au quatrième trimestre, il a enregistré une hausse de son profit net de 23%, à 1,65 milliard de dollars (1,5milliard d’euros), contre 1,28 milliard anticipé par le consensus des analystes fourni par la banque. Une performance portée par le dynamisme de l’activité de gestion de fortune qui a vu son bénéfice avant impôt s’envoler de 88% sur les trois derniers mois de l’année, à 1,1 milliard de dollars. UBS revendique notamment une collecte nette de 23,3 milliards de dollars pour cette division entre octobre et décembre. A l’automne dernier, son compatriote Credit Suisse, en difficulté, avait fait état d’une importante décollecte dans un contexte de fortes incertitudes entourant son avenir. Sur l’ensemble de l’année, la banque suisse affiche une collecte nette de 60 milliards de dollars en gestion de fortune et 25 milliards en gestion collective (dont 26 milliards en fonds monétaires). Le groupe a publié un résultat avant impôt de 9,6 milliards de dollars pour l’année, en hausse de 1%, et un résultat net de 7,6 milliards (+2%). Mais la mise en garde des dirigeants face à un environnement économique qu’ils jugent «incertain» a pu décevoir les investisseurs. Un analyste de Zuercher Kantonalbank cité par Reuters estime que les bons résultats 2022 ont bénéficié d’éléments exceptionnels et notamment d’un taux d’imposition plus faible que prévu. Comme l’ensemble du secteur, UBS a par ailleurs souffert dans la banque d’investissement en fin d’année dernière. Le profit avant impôt de cette branche s’est effondré de 84%, à 112 millions de dollars, au quatrième trimestre. Les dirigeants ont annoncé une hausse du dividende de 10%, à 0,55 dollar, et prévoient de racheter pour plus de 5 milliards de dollars d’actions en 2023. Le ratio CET1, une mesure de la solidité financière des banques, a reculé de 14,4% au 30 septembre à 14,2% à fin décembre. Alors que l’italien UniCredit a également annoncé ses comptes 2022 ce mardi, les publications de nombreuses banques européennes sont attendues la semaine prochaine. BNP Paribas révélera ses résultats annuels le 7 février, Société Générale le 8,Credit Suisse et le Crédit Agricole le 9.
Amundi est la seule des quatre grandes sociétés de gestion françaises, filiales de banques et d’assureurs, à avoir affiché une collecte nette positive dans ses fonds ouverts commercialisés en Europe en 2022, rapporte Les Echos sur la base de chiffres Morningstar. D’un montant de 10 milliards d’euros, elle est entièrement dû à sa gestion indicielle et aux ETF. BNP Paribas, Axa IM et Natixis sont dans le rouge. La société de gestion Carmignac aurait enregistré une décollecte nette de 6 milliards d’euros dans ses fonds ouverts.
Les fonds Ucits de la société de gestion australienne Maple-Brown Abbott vont être distribués par le tierce-partie marketeur Hyde Park Investment (HPI), relate le média Funds Society. La firme propose des fonds d’infrastructures cotées et d’actions asiatiques. A travers ce partenariat de distribution, Maple-Brown Abbott vise de nouveaux segments de clientèle dont les gérants de fortune, les family-offices et les banques privées. La liste des marchés ciblés comprend entre autres le Royaume-Uni, la Suède, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et la France. Le gestionnaire australien était déjà présent sur le marché institutionnel britannique et suisse via le TPM Douse Associates. En Espagne, South Hub Investments assurera la distribution des fonds de Maple-Brown Abbott. La société de gestion australienne gérait des encours de 10 milliards de dollars australiens (6,5 milliards d’euros) à fin 2022.
Cedrus & Partners vient de recruter Géraldine Meyer en tant que directrice du conseil des family office, selon un post sur LinkedIn. Elle arrive d’UBS, où elle était gérante et spécialiste ESG au sein d’UBS La Maison de Gestion depuis 2021. Auparavant, elle y travaillait comme responsable du conseil d’investissement entre 2018 et 2021. Elle a démarré sa carrière au Crédit Agricole CIB en tant que responsable commerciale pour les dérivés en 2006, avant de devenir conseillère en investissement au sein de la gestion de fortune chez Crédit Agricole Indosuez Private Banking de 2010 à 2012. Elle a ensuite occupé le même poste au sein d’Indosuez Wealth Management entre 2015 et 2018.
La société de gestion française BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé la nomination de Geoff Dailey au poste de responsable adjoint des actions américaines à compter du mois de février. Geoff Dailey deviendra ensuite responsable des actions américaines à la fin du mois de juin 2023, date à laquelle il supplantera Pamela Woo. Cette dernière prendra sa retraite après 30 ans de carrière dans la gestion d’actifs dont plus de 20 passés chez BNPP AM. Geoff Dailey est gérant de portefeuille senior sur les actions américaines depuis 2014. Il est le gérant principal de la stratégie de la firme sur les actions américaines de moyenne capitalisation et co-gérant de la stratégie sur les actions américaines de petite capitalisation. Geoff Dailey est également en charge des investissements dans les financières et l’immobilier. Avant de travailler chez BNPP AM, il a officié chez Amundi en tant que gérant de portefeuille associé et a fait partie de l'équipe de recherche actions d’Eaton Vance, où il s'était spécialisé sur les financières et l'énergie.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Brookfield Asset Management serait en discussions avancées pour acquérir l’activité de private equity secondaire de DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, rapporte Bloomberg. Selon l’agence, qui cite une source proche du dossier, DWS a sondé de potentiels acheteurs pour cette activité dans le cadre d’un plan de délestage d’activités dont la taille est insuffisante.
Le conglomérat indien est sous le feu des critiques d’un spécialiste de la vente à découvert. Lundi, la plupart de ses sociétés poursuivaient leur chute.
Ossiam a annoncé le lancement d’un nouvel ETF, le Ossiam Shiller Barclays Cape Global Sector Value, sur les actions mondiales. Il est coté sur cinq Bourses en Europe: Xetra, SIX Swiss Exchange, London Stock Exchange (LSE), Borsa Italiana et Euronext Paris.
Alors que se déroulait l’Ipem la semaine dernière à Cannes, le grand raoult du private equity, une nouvelle société de gestion en a profité pour se présenter. Il s’agit de Tygrow, fondée par Florent Colombet , l’ancien directeur des opérations d’Eiffel Investments, et Nicolas Baboin, le directeur général de Tylia Invest. Agréée en 2022, la société de gestion surfe sur la grande mode de la «démocratisation» du private equity pour la clientèle finale des particuliers. Elle se présente comme « digital native» avec pour objectif d’accompagner les acteurs du non-coté à créer leurs fonds et à en assurer la gestion. La nouvelle société dit aussi pouvoir proposer une solution tout-en-un à des équipes de gestion souhaitant prendre leur indépendance, allant de la structuration des fonds à leur gestion opérationnelle, grâce à son agrément pour la gestion de fonds d’investissement alternatifs (FIA). Tygrow se compose de huit personnes et assurait la gestion de six fonds fin 2022.
Mark Uyeda, commissaire du gendarme financier américain Securities & Exchange Commission (SEC), a exprimé, vendredi 27 janvier, ses vues sur le sujet de l’intégration et des mesures des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les fonds d’investissement. Le représentant de la SEC a prononcé une allocution lors d’un évènement de l’organisation non-gouvernementale californienneCalifornia 40 Acts Group. Pour Mark Uyeda, qui fait partie du camp républicain conservateur, l’investissement ESG est rendu compliqué par trois facteurs. A savoir l’incapacité de définir objectivement l’ESG, la tentation que les régulateurs puissent influer en faveur d’objectifs ESG spécifiques, et le souhait de certains gérants d’investir les encours de leurs clients en poursuivant des objectifs ESG sans avoir été mandaté par leurs clients pour cela. D’où la difficulté selon le commissaire de la SEC d’établir un cadre règlementaire spécifique pour l’ESG. Le régulateur américain a notamment proposé l’an dernier des règles sur les dénominations des fonds durables. Alors que l’industrie pousse pour des standards harmonisés au niveau international, Mark Uyeda a déclaré que d’après lui, la SEC reconnaissait «la réalité fondamentale que des mesures ESG standardisées étaient vouées à l’échec». « C’est d’autant plus vrai que les mesures ESG sont de plus en plus utilisées pour faire avancer des causes sociales ou politiques. Même si certaines métriques ESG peuvent être utilisées pour évaluer les revenus financiers attendus d’une société, le but de l’investissement ESG est souvent autre que la performance financière. Etant donné que les parties prenantes ont des vues différentes sur ce que constitue un résultat politique ou social souhaitable, catégoriser les investissements comme bons ou mauvais d’un point de vue ESG paraît difficile », a observé le commissaire de la SEC. L’agenda derrière les notations Mark Uyeda estime que l’impraticabilité d’une définition universelle de l’ESG peut conduire à des abus qui amèneraient les gestionnaires à investir dans des sociétés spécifiques sur la base d’agendas politiques ou sociaux. Le commissaire de la SEC est aussi très inquiet quant à l’éventuelle création de normes de notations ESG, qui iraient bien au-delà de la prévention contre l’éco-blanchiment dans l’industrie des fonds. «Ces normes peuvent plutôt être conçues comme un moyen pour les gestionnaires d’actifs de s’engager avec la direction de l’entreprise dans un effort plus large pour amener les entreprises à satisfaire aux critères d’un service de notation ESG spécifique. Comme les notations ESG peuvent être dissociées des questions de matérialité financière, elles peuvent refléter un programme politique ou social particulier. Le résultat - et peut-être le but - est que les entreprises seront forcées de promouvoir l’agenda de la société de notation ESG afin d’obtenir des capitaux. Le système émergent a plus en commun avec un roman de George Orwell qu’avec ce que l’on pourrait considérer comme un outil d’analyse financière accepté», a commenté Mark Uyeda. Le commissaire républicain de la SEC, qui s’interroge sur la pertinence des nouvelles règles envisagées par son institution, a mis en garde contre l'élaboration de nouvelles régulations qui favoriseraient un agenda social ou politique spécifique.
Le groupe financier brésilien BTG Pactual a promu Will Landers au poste de directeur de la distribution de gérants tiers, a indiqué l’intéressé dans un message sur le réseau social LinkedIn. Il était jusqu’alors responsable de la gestion actions de BTG Pactual Asset Management qu’il avait rejoint en 2019. Avant cela, il avait passé 17 ans chez BlackRock essentiellement en tant que gérant de portefeuille actions latino-américaines. Il avait également officié chez Credit Suisse et Lehman Brothers au sein de l'équipe de recherche sur l’Amérique latine.
BNP Paribas Asset Management vient de nommer Daniel Choong en tant que directeur général du bureau malaisien. Il sera responsable du renforcement de l’activité locale ainsi que des offres d’investissement durable dans cette région. Daniel Choong arrive d’abrdn, où il était managing director et directeur de la distribution en Malaisie depuis 2015. Auparavant, il a travaillé chez Nomura Islamic Asset Management comme directeur du développement commercial à partir de 2009, avant d’être promu en tant que directeur général en 2014. Il a occupé plusieurs postes seniors au sein du département commercial chez Deutsche Bank Private Wealth Management, ABN Amro Asset Management, et UOB Asset Management.
Hubert Rodarie, le président de l'Association française des investisseurs institutionnels, prône l’investissement de long terme, le rapprochement avec les entreprises et la maîtrise de l'innovation financière.
Franklin Resources, maison mère du gestionnaire américain coté Franklin Templeton, a publié, ce lundi, ses résultats pour le dernier trimestre 2022. La firme affiche un résultat net ajusté de 262,4 millions de dollars en repli de 33% sur le trimestre et de 53% par rapport au dernier trimestre 2021. Les encours sous gestion de Franklin Templeton ont fondu de 12% sur un an ressortant à 1.388 milliards de dollars (1.275 milliards d’euros) à fin décembre 2022. Ils ont cependant progressé de 7% (+90,3 milliards de dollars) sur le seul dernier trimestre 2022. Cette hausse provient d’un effet de marché positif de 48,8 milliards de dollars, de l’ajout d’encours de 34,9 milliards de dollars suite à l’acquisition du gestionnaire alternatif Alcentra et d’une collecte nette sur le monétaire de 17,5 milliards de dollars.En revanche, sur les fonds de long-terme, des rachats nets de 10,9 milliards de dollars ont été enregistrés entre septembre et décembre 2022, portant à 62,8 milliards de dollars la décollecte nette totale l’année dernière. «Alors que les sorties nettes à long terme se sont élevées à 10,9 milliards de dollars pour le trimestre, nous avons été heureux d’observer le niveau le plus élevé d’entrées nettes depuis plus de dix ans dans les stratégies de gestion de trésorerie, qui ont été stimulées par la demande institutionnelle pour des actifs à faible risque dans cet environnement de marché incertain et ont contribué à générer des entrées nettes totales de 6,6 milliards de dollars. Les flux ont également été positifs dans des domaines de croissance clés, notamment dans nos trois plus grands gestionnaires alternatifs, Benefit Street Partners, Clarion Partners et Lexington Partners, ainsi que dans des stratégies multi-actifs, des ETF et Canvas, notre plateforme de solutions d’indexation personnalisée», a commenté Jenny Johnson, présidente et directrice générale de Franklin Resources. Avec l’acquisition d’Alcentra, les encours de la gestion alternative de Franklin atteignent 257 milliards de dollars, représentant 19% des encours totaux du gestionnaire américain.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) et sa filiale Tocqueville Finance ont annoncé ce 30 janvier avoir réalisé une collecte nette de plus de deux milliards d’euros en 2022. Les encours sous gestion s'élevaient fin décembre à 56 milliards d’euros. En 2021, la filiale de La Banque Postale avait collecté 3 milliards d’euros. Ses encours s'établissaient à 60 milliards, soit un recul l’an dernier de près de 7% qui reste contenu par rapport à la baisse généralisée des marchés. La collecte 2022 s’est divisée quasiment à parts égales entre les clients institutionnels et le segment de la distribution. Les premiers ont notamment choisi des fonds à impact, classés article 9, que sur les actifs cotés, ainsi que des stratégies actions et convertibles ISR via plusieurs appels d’offres. « En 2023, notre priorité continuera de porter sur la concrétisation de nos engagements en faveur d’une transition juste, le développement de nouvelles expertises au service de nos clients et notre diversification géographique», commente Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de LBP AM,
Warburg Pincus a déclaré à l’agence Reuters qu’il avait amassé 15,4 milliards de dollars pour son dernier fonds phare de capital-investissement mondial, ce qui rapproche l’américain de son objectif de collecter 16 milliards de dollars auprès des investisseurs pour ce fonds, Warburg Pincus Global Growth 14. Ce fonds est le plus important de l’histoire de la société. Fondée en 1966, Warburg Pincus est l’une des plus anciennes sociétés de capital-investissement. Dirigée par son directeur général, Chip Kaye, la société gère 85 milliards de dollars d’actifs répartis dans les secteurs de la technologie, des services aux entreprises, de l’immobilier et de la santé sur le continent américain, en Europe et en Asie.
Le thème de l'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds d’investissement durables demeure une préoccupation majeure dans l’industrie de la gestion d’actifs. Qu’il s’agisse d’amendes infligées par les régulateurs, d’enquêtes et de perquisitions voire de simples soupçons, l’image verte et vertueuse que les gérants tentent de bâtir pour leur gamme de fonds durables s’en retrouve salie durablement. DWS, Goldman Sachs, BNY Mellon en ont fait les frais tout comme BNP Paribas dans l'émission Cash Investigation diffusée jeudi dernier sur France 2.
BlackRock a fortement augmenté ses dépenses de plaidoyer aux Etats-Unis l’an dernier, alors que la société a été attaquée sur son utilisation des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses investissements, rapporte le Financial Times. Le groupe a dévoilé avoir dépensé 2,38 millions de dollars en 2022 pour des actions de lobbying fédéral, soit une hausse de 63 % par rapport à 2021. Il s’est aussi adjoint cinq lobbyistes enregistrés au Texas et deux en Floride, alors qu’il n’en disposait pas en 2020 dans ces Etats. Ces deux Etats ont critiqué les sociétés de gestion employant des critères ESG. Fidelity et Invesco sont les deux sociétés ayant le plus dépensé en matière de lobbying avec 2,4 millions de dollars et 4,92 millions de dollars.
Un total de 307 fonds européens ont été déclassés de l’article 9 à l’article 8 au dernier trimestre 2022, ce qui représente 175 milliards d’euros d’actifs, soit 40 % de la catégorie de l’article 9, selon les dernières données de Morningstar. D’autres reclassements sont attendus au fur et à mesure du traitement des nouveaux prospectus. Amundi est la société qui affiche l’encours de fonds déclassés le plus important, avec 34,2 milliards d’euros pour 51 fonds. BlackRock arrive deuxième, avec 26,4 milliards d’euros pour 16 fonds. Viennent ensuite Handelsbanken (16,1 milliards d’euros pour 7 fonds), BNP Paribas (13,2 milliards d’euros pour 26 fonds) et Pictet (12,9 milliards d’euros pour 4 fonds). La reclassification de fonds article 9 en 8 a concerné à 90 % des fonds actions, sachant que 79 % des fonds article 9 étaient des fonds actions avant les changements. Parallèlement, 41 % des fonds article 9 qui ont été reclassés en article 8 étaient des fonds passifs, la quasi-totalité étant des ETF et des fonds indiciels suivant des indices «Paris-aligned» ou transition climatique. Une poignée de fonds passifs thématiques ou sectoriels a aussi fait l’objet d’un reclassement, dont le iShares Global Clean Energy ETF, le iShares Smart City Infrastructure ETF, le BNP Paribas Easy ECPI Circular Economy Leaders, le BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Hydrogen Economy ainsi que le Lyxor Corporate Green Bond (DR) ETF, «ce qui peut surprendre», note Morningstar. Des interrogations sur les green bonds Côté gestion active, la grande majorité des déclassements a concerné des stratégies diversifiées actions et obligations, mais aussi quelques fonds thématiques ou sectoriels, comme le Allianz Smart Energy, Allianz Sustainable Health Evolution, CPR Invest Food For Generations et EdR Sicav – Tech Impact. Un fonds d’obligations vertes a aussi été touché: le Amundi Emerging Markets Green Bond. Tous les autres fonds de green bonds sont restés article 9, même si un débat émerge sur la place de ces instruments dans les portefeuilles article 9 compte tenu de la nature de certains émetteurs, qui peuvent être des sociétés de utilities avec des activités fossiles. La vague de changements a bouleversé le classement des fonds article 9. Le plus gros est désormais un fonds de Nordea, le Nordea 1 Global Climate and Environment Fund, avec 9,5 milliards d’euros, devant le Pictet Water (8 milliards) et le Pictet Global Environmental Opportunities (7,3 milliards). Ce mouvement massif a fait chuter la part de marché des fonds article 9. En septembre, le nombre de fonds article 9 était de 1.080. Suite aux déclassements, ils n’étaient plus que 891 mi-janvier pour environ 277 milliards d’euros. La part de marché a donc chuté de 4,3 % à 3,2 %. En revanche, les fonds article 8 ont bondi de 8.459 à 9.717 fonds, passant à 34,6 % de part de marché. Le total des encours des fonds article 8 et 9 ressortaient fin décembre à 4.600 milliards d’euros.
La société de gestion japonaise Nikko Asset Management vient de nouer un partenariat avec Selinca AV, un tierce partie marketeur (TPM) espagnol. Le TPM distribuera la gamme de fonds Ucits de Nikko AM auprès des investisseurs institutionnels espagnols et italiens. Cette société compte parmi ses clients OFI AM, Principal, Evli, et PGIM Fixed Income.
Edmond de Rothschild REIM a annoncé ce 27 janvier la nomination d’Arnaud Benoit en tant que gérant d’investissement Europe. Basé à Londres, il participera au développement des club deals et des offres de comptes séparés. Il sera notamment chargé de rechercher des opportunités et de rationaliser la capitalisation des transactions individuelles avec des capitaux transfrontaliers pour la branche REIM d’Edmond de Rothschild. Il arrive de la société de capital-investissement londonienne Resolution Property. Auparavant, il a débuté sa carrière chez AEW Europe à Londres (ex-Curzon).