
Ostrum AM élargit son activité de dette privée sur actifs réels à l’Asie

Ostrum Asset Management met un peu plus le cap à l’Est. Cet affilié de Natixis Investment Managers annonce ce mercredi l’ouverture d’une filiale à Hong-Kong, afin d’étendre son offre de gestion de dette privée sur actifs réels à l’Asie-Pacifique. Ostrum AM (Hong Kong) Limited proposera aux institutionnels des investissements dans de la dette privée adossée à des infrastructures, l’Asie-Pacifique devant concentrer «60% des dépenses mondiales en infrastructures d’ici à 2025», selon Ostrum.
C’est à partir de 2012 que la société, alors dénommée Natixis AM, s’est développée dans la dette privée sur actifs réels. Les réglementations post-crise financière ayant renchéri, pour le secteur bancaire, la détention de prêts finançant des actifs réels, les banques en ont sorti une partie de leurs bilans et les sociétés de gestion d’actifs se sont engouffrées sur ce marché. Le futur Ostrum avait commencé par lancer un fonds de dette immobilière, Senior European Loan Fund, il y a sept ans. Un deuxième fonds de dette immobilière, SELF II, était né en 2016, année qui avait vu l’élargissement de l’activité de dette privée sur actifs réels aux infrastructures et à l’aéronautique, avec pour objectif la création d’un fonds de dette infrastructure, un fonds de dette aéronautique et un fonds de dette junior basé sur des actifs aéronautiques ou immobiliers.
L’ex-Natixis AM visait alors près de 3 milliards d’euros d’encours sous gestion d’ici à 2018. «Dans la dette privée en immobilier, nous en sommes à 1,2 milliard d’euros et espérons une accélération», indique à L’Agefi Ibrahima Kobar, directeur des gestions et directeur général délégué d’Ostrum AM. Quant aux deux autres expertises, «notre fonds dédié aux infrastructures, Essential Infra Debt Fund, devrait être «closé» en premier, suivi, d’ici peu de temps, par notre fonds aéronautique Constellation Debt Fund». «Sur les infrastructures, nous avons déjà des engagements de clients, sur l’aéronautique, des roadshows sont en cours», précise le dirigeant. Et d’ajouter : «Sur le front des encours, nous devrions changer de dimension à la fin de l’année.»
Il maintient donc l’ambition, formulée en 2018, d’afficher 6 milliards d’euros d’encours en dette privée sur actifs réels d’ici à 2020. Ibrahima Kobar demeure «optimiste» au sujet de la demande, «le besoin est là, toute la question est celle de la vitesse». La dette privée sur actifs réels présente en effet une prime d’illiquidité intéressante dans le contexte de taux bas.
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