Portillon. Plus la gestion passive grossit dans l’obligataire, plus elle inquiète. Les ETF (exchange-traded funds) obligataires pèsent plus de 500 milliards de dollars. Leur taille a plus que doublé en cinq ans. Le problème est que la liquidité sur le marché s’est dégradée, ce qui fait craindre des mouvements violents. « Ce marché, qui n’a pas encore été testé en cas de forte correction, n’est pas équipé pour faire face à des sorties massives », prévient Oksana Aronov, responsable de la stratégie de marché et rendement absolue chez JPMorgan AM qui craint des fluctuations équivalentes à celles de 2008 sur le marché crédit. Cette spécialiste note que l’actif sous gestion du Top 5 des ETF obligataires corporate, 106 milliards de dollars, est deux fois plus gros que le stock de titres détenus par les primary dealers. En cas de sortie précipitée, la porte sera étroite. L’inquiétude est d’autant plus grande que ces fonds sont très concentrés : les 10 premiers détenteurs détiennent le plus souvent plus de 30 % des ETF. Le développement des stratégies risk parity accroît ce risque. Pour l’heure, l’apport de liquidité des banques centrales joue le rôle d’amortisseur.
Dans un contexte économique favorable, fait de taux d’intérêt toujours faibles, de confiance en hausse pour les chefs d’entreprise, et de bilans très sains, le volume des émissions de dette corporates devrait augmenter en France en 2018, selon Moody’s. Il pourrait atteindre 70 à 75 milliards d’euros, contre 65 à 70 milliards en 2017. Hormis une émission de 11 milliards d’euros par Danone, le volume de 2017 serait stable par rapport à celui de 2016. Ce sont les grands groupes qui ont le plus émis depuis le début de l’année 2017, notamment dans le secteur des «utilities», où les émissions ont déjà atteint 11 milliards. Le regain des fusions et acquisitions devrait également alimenter le marché de la dette, même si beaucoup d’opérations resteront financées par du cash et des émissions d’actions, selon Moody’s.
Les clients des deux banques pourront bénéficier de la liquidité offerte par Algomi sur les obligations. Créée il y a cinq ans, la fintech met à la disposition des traders les informations disponibles dans les systèmes des banques sur l’activité obligataire ainsi que celles issues d’acteurs du buy-side qui ont rejoint le réseau Algomi. L’outil présente aux opérateurs des informations pertinentes, après les avoir anonymisées, sur les obligations et les intentions des opérateurs et investisseurs. L’intégration des données sur les titres en conservation dans les deux groupes va accroître les possibilités de transactions ouvertes à leurs clients et favoriser la liquidité du marché.
Les clients des deux banques pourront bénéficier de la liquidité offerte par Algomi sur les obligations. Créée il y a cinq ans, la fintech met à la disposition des traders les informations disponibles dans les systèmes des banques sur l’activité obligataire ainsi que celles issues d’acteurs du buy-side qui ont rejoint le réseau Algomi. L’outil présente aux opérateurs des informations pertinentes, après les avoir anonymisées, sur les obligations et les intentions des opérateurs et investisseurs. L’intégration des données sur les titres en conservation dans les deux groupes va accroître les possibilités de transactions ouvertes à leurs clients et favoriser la liquidité du marché.
L'écart entre le rendement des titres d'Etat espagnols et allemands à 10 ans s'est resserré de 8 pb hier après la suspension du résultat du référendum.
En pleine crise avec la Catalogne, le gouvernement espagnol a passé le test du marché primaire de la dette d’Etat ce matin en adjugeant un montant total de 4,6 milliards d’euros. Ce sont ainsi 3,2 milliards d’euros de nouvelles obligations d’Etat à 5 ans de maturité octobre 2022 qui ont été émises, grâce à un carnet d’ordres de près de 7 milliards. Si le ratio de couverture de 2,12 est supérieur à celui de 1,88 concédé lors de la dernière émission de maturité comparable du pays le 7 septembre, le rendement consenti est passé de 0,21% à 0,53%. Le Trésor espagnol a également abondé deux autres lignes de titres de maturités janvier 2029 et novembre 2024, à hauteur de respectivement 304 millions et 1,1 milliard, en consentant des rendements en légère baisse de 1,867% et -0,052%.
Le spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment a annoncé hier avoir lancé avec succès une émission obligataire de 400 millions d’euros à 6 ans. L’échéance des titres, qui portent un coupon annuel de 0,5%, est fixée au 9 octobre 2023. L’émission vient compléter les opérations de refinancement de Legrand et permet de poursuivre l’allongement de la maturité de sa dette. Le livre d’ordres a été souscrit près de 4 fois.
National Bank of Greece a embauché des banques conseil en vue d’émettre un emprunt obligataire, ce qui serait la première opération de ce type réalisé par un groupe bancaire grec depuis 2014, rapportait hier Bloomberg de source interne à la banque. Le plus ancien établissement de crédit du pays a fait appel à BoA Merrill Lynch, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, NatWest Markets et UBS pour préparer une émission d’obligations sécurisées en euros à 3 ans. Des rencontres avec des investisseurs institutionnels européens sont prévues dès aujourd’hui.
Les marchés d’obligations d’entreprises sont proches de leurs niveaux d’avant-crise. La recherche de rendement pousse les investisseurs vers une classe d’actifs vulnérable.