Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Helvetia a réalisé de nouveaux investissements pour une valeur de 3 milliards de francs suisses au premier semestre 2018, nous apprend le groupe d’assurance suisse dans son rapport semestriel. Environ 85% de cette somme a été investie dans des titres à revenu fixe en euro et en franc suisse. Le reliquat a quant à lui été investi en prêts hypothécaires, actions et immobilier. En raison de la hausse du coût de la couverture du dollar américain, le portefeuille a toutefois été partiellement restructuré afin de réduire la pondération de la devise américaine. Les nouveaux investissements ont généré un rendement total moyen de 1,3%. Pour le second semestre, l’institution anticipe quelques «turbulences politiques». Le comportement du gouvernement américain en matière de commerce et de douane, les difficultés à évaluer le nouveau gouvernement italien et les nombreuses questions ouvertes concernant le Brexit pourraient en effet selon Helvetia perturber les marchés et entraîner une volatilité accrue. «Nous poursuivrons donc notre politique d’investissement sécuritaire au second semestre», a indiqué Helvetia dans son rapport. AB.
En cette semaine de rentrée, le gérant indépendant Sycomore et l’assureur Generali ont confirmé des négociations exclusives qui avaient été dévoilées fin août par l’agence Bloomberg. Ensemble, ils comptent nouer un partenariat stratégique dans lequel Generali prendrait la majorité du capital de Sycomore AM.Par ailleurs, NewsManagers a dévoilé les nouvelles ambitions du groupe Edmond de Rothschild AM : la société réorganise son approche commerciale et ses process et vise désormais 100 milliards d’euros d’encours d’ici 2025.L’américain Pimco s’est illustré en remportant en Australie un mandat de gestion entièrement ESG (environnement, social et gouvernance) pour un montant de 440 millions de dollars australiens. Toujours en matière d’ESG, le fonds souverain norvégien s’attache désormais à combattre la pollution des océans par le plastique. Enfin, le reste des actualités a eu beaucoup à voir avec des mouvements d’équipes ou de dirigeants : le mercato de la rentrée étant lancé. Ainsi, BNP Paribas AM s’est doté d’un nouveau responsable de la gestion pour les grandes capitalisations européennes. Tikehau Capital a recruté le nouveau patron de son activité de private equity et il l’a trouvé parmi ses actionnaires historiques ; Hamid Amoura est passé de BNP Paribas Cardif à Mirabaud AM pour appliquer ses convictions en matière d’investissement socialement responsable ; et enfin, Mikaël Cohen, parti de chez CNP Assurances il y a quelques semaines, a pris la direction des opérations financières et des investissements de Groupama.
Novethic feels it is “premature” to develop a major range of funds based on sustainable development goals (SDG) adopted by the United Nations, or for major investors to integrate an SDG dimension into their reporting. “They are exposing themselves to a risk of ‘SDG washing,’ in the absence of relevant, consistent and reliable indicators,” the agency writes in a new study of the subject “ODD: new focus for extra-financial ratings agencies.”After the carbon footprint of portfolios, which has developed massively since 2015, the SDGs are now being used as a reference point for reporting for socially responsible investors. At the same time, several asset management firms have launched funds – about 10 – which are based on the SDG. These include Aberdeen Standard Investments, Union Investments, Ofi AM, La Financière de l’Echiquier, Robeco SAM and NN IP.The SDGs are increasingly often viewed by investors as “the appropriate framework for the evaluation of the environmental and social impact of socially responsible investment programmes,” says Novethic.The SDGs, adopted in 2015, cover 17 priority areas for action, such as eradication of poverty and hunger, health care for all, and environmental protection. They are expected to be achieved in 2030, via 169 goals. So far, only two ratings agencies out of 10 whose product ranges were analysed explicitly offer a service which analyses positive contribution on the part of businesses to the SDGs as well as their negative impact. These are ISS-Oekom, and Trucost S&P, which is in a testing phase.But the difficulty with offerings in this area for ratings agencies is a lack of data from businesses, which have not yet raised awareness of the subject.“A relevant SDG analysis is based on the quality of the data provided by businesses and their ability to publish ambitious strategies for 2030,” says Novethic. “That presupposes not only that they are able to measure and amplify their positive contribution to the SDGs, but also of evaluating and reducing their negative impact on the SDGs being achieved,” the agency adds. There is still some way to go.The missing link in the chain is analysis of the strategy of companies. To measure the positive or negative contribution of a firm, “it is necessary to analyse how the SDGs are taken into account in corporate strategy,” while today, companies are nearly silent on this subject.
Generali Investments, filiale de Generali, et Sycomore Asset Management ont annoncé hier soir être entré en négociations exclusives afin de conclure un partenariat stratégique entre les deux sociétés. L’assureur italien Generali doit prendre la majorité économique de la société de gestion. La boutique française créée en 2001 et qui gère plus de 8 milliards d’euros, explique vouloir «franchir une nouvelle étape dans notre mission d’investisseur responsable». «A l’heure où les investisseurs actifs sont de plus en plus attendus pour leur création de valeur et leur engagement sociétal, nous nous devons d’apporter davantage d’impact à travers nos investissements pour continuer à élever les standards de notre industrie», souligne Christine Kolb, associée-fondatrice de Sycomore Asset Management. A l’issue de la transaction envisagée, le groupe Generali détiendrait la majorité économique, les fondateurs de Sycomore AM resteraient «significativement» actionnaires de la société, aux côtés des collaborateurs qui se renforceraient au capital de l’entreprise. Selon nos informations, la part cédée par les quatre fondateurs, dont l’un est récemment parti à la retraite, serait de 60%. L’agence Bloomberg, qui avait la première dévoilé ces discussions fin août, avait fait état d’une transaction qui valoriserait Sycomore à hauteur de 200 millions d’euros. Par ailleurs, Sycomore aurait averti récemment plusieurs clients que ce rapprochement n’aurait pas de conséquences en terme d’emploi. Dans son communiqué, la société explique d’ailleurs que «les équipes de Sycomore Asset Management continueront quant à elles de définir et d’implémenter les axes stratégiques de la société et réaliseront l’intégralité des investissements en toute indépendance». Generali avait annoncé en mai 2017 qu’il souhaitait créer l’une des plus grandes plateformes de gestion d’actifs en Europe, «rassemblant sous son modèle multi-boutique des asset managers de premier plan reconnus pour leur expertise». Sycomore est la première boutique rachetée dans ce cadre en Europe. Dans un communiqué séparé, le groupe italien indique que «Sycomore intègrerait la plate-forme multi-boutique de Generali, coordonnée par Generali Investment Partners et constituerait une étape clef vers son objectif de devenir la plate-forme multi-boutique numéro une en Europe». Sur le vieux continent c’est pour le moment Natixis qui occupe cette place. «Cet accord avec Generali marque une étape majeure dans notre développement et va nous permettre de devenir le leader de l’investissement responsable en Europe. Nous sommes plus que jamais convaincus du bien-fondé de notre mission : générer une performance durable et apporter du sens aux investissements de nos clients», déclare Emeric Préaubert, associé-fondateur de Sycomore Asset Management. Generali assure de son côté que ce partenariat stratégique «s’appuie sur la relation commerciale existante et l’alignement stratégique entre Generali et Sycomore et vise à offrir un potentiel considérable de synergies, notamment grâce à l’accélération du développement international de Sycomore et au développement d’offres sur mesure à destination de clients privés et institutionnels». La réalisation de la transaction reste soumise à la consultation du Comité Social Economique de Sycomore Asset Management (conformément à la réglementation applicable) et à l’obtention des autorisations nécessaires en matière de contrôle des concentrations et en matière règlementaire (et en particulier l’autorisation de l’Autorité des Marchés Financiers). Réjane Reibaud
Les fonds ouverts éligibles au plan d’épargne individuel italien ont enregistré au deuxième trimestre de cette année des souscriptions nettes de 1,3 milliard d’euros, portant la collecte depuis le début de l’année à 3,3 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Au total, ce sont 33 sociétés de gestion qui proposent de tels fonds.Sur le trimestre, les fonds ouverts ont enregistré des entrées nettes de 1,1 milliard.
Le courtier interbancaire Kepler Cheuvreux a annoncé jeudi matin un partenariat avec la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC) qui distribuera en exclusivité au Canada sa recherche actions. L’accord porte sur l’analyse des grandes capitalisations d’Europe continentale qui sera proposée aux clients institutionnels de CIBC. « Ce partenariat marque le début d’une collaboration entre Kepler Cheuvreux et la CIBC qui aura vocation à s’élargir dans le futur », précise ce communiqué.
Au Japon, l’écart de performance entre les grandes et les petites capitalisations n’a jamais été aussi important. « Depuis début 2000, les small-caps japonaises ont constamment surperformé les grandes capitalisations », note Aneeka Gupta, stratégiste chez WisdomTree qui relève que cette surperformance s’est faite avec une volatilité assez proche de 12,4% contre 10,9% pour les grandes capitalisations. Les petites capitalisations japonaises sont les moins chères au monde malgré un taux de croissance moyen annuel des bénéfices de 15% au cours des 12 dernières années.
le pourcentage des 651 campagnes lancées par les fonds activistes sur l’année écoulée (juillet 2017-juin 2018) qui ont concerné des capitalisations boursières supérieures à 1 milliard de dollars. Sur ces 200 campagnes, 68 ont visé des groupes de plus de 10 milliards, selon une étude de JPMorgan, qui cite en exemple la participation de Trian Fund Management dans Procter & Gamble. En plus de cibler des entreprises plus grandes, ces fonds se déploient davantage sur des entreprises non américaines, notamment en Europe où 13% des campagnes ont porté sur des capitalisations de 5 à 10 milliards.
Symbole. Le prix du crédit d’émission d’une tonne de CO2 a quasiment triplé depuis le début de l’année, pour dépasser les 20 euros. C’est précisément le prix à partir duquel les industries lourdes européennes et les centrales électriques (soit plus 11.000 installations produisant environ 40 % du volume total de CO2 émis) seraient encouragées, selon certaines analyses, à se tourner vers les énergies renouvelables. Des think tank comme Terra Nova ou Vertis tablent plutôt sur un cours entre 20 et 30 euros comme incitation. Depuis 2012, du fait de la distribution excessive de quotas par le système d’échanges de quotas ETS (Emission Trading System) européen, le cours ne dépassait pas 5 euros. Grâce à la réserve de stabilité sur laquelle un accord entre le Parlement et le Conseil européen a été trouvé en novembre 2017, l’Europe s’est remise en capacité de remplir sa promesse faite dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, c’est-à-dire réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990.
Six mois après son entrée en vigueur, la réglementation sur les marchés financiers paraît créer de nouveaux déséquilibres. Le Brexit promet d’ajouter aux perturbations.
Via une tribune dans le Wall Street Journal, les universitaires Thomas Gilbert et Christopher Hrdlicka (Université de Washington) rappellent que « quand vous achetez une action Apple, vous n’achetez pas simplement une société technologique (...), vous achetez également une des plus grandes sociétés de gestion : Braeburn Capital, entièrement détenue par Apple », et dont ce dernier soutient le hedge fund à hauteur de 115 milliards de dollars sur 244 milliards d’actifs. Mais les autres entreprises du S&P 500 ont croqué dans la pomme et géraient 1.600 milliards de dollars d’actifs financiers non liés à leur exploitation en 2012, dont 40% d’actifs à risque, et la plupart du temps sans valeur ajoutée par rapport aux indices.
Deutsche Bank est appelée à sortir de l’indice EuroStoxx 50 de la zone euro, montrent des documents consultés hier par Reuters, une exclusion qui marquerait une nouvelle étape dans la descente aux enfers de la première banque allemande. Ce changement surviendrait alors que Deutsche Bank cherche à rebondir après trois années consécutives de pertes, un brusque remaniement à sa direction, un abaissement de sa note de crédit par S&P et un échec aux tests de résistance de la Réserve fédérale américaine. Selon un porte-parole de Deutsche Börse, qui réévalue périodiquement la composition de cet indice, le remaniement sur la base des données à fin août sera rendu public le 24 septembre.
L’AMF alerte sur le risque d’influence sur les cours de bourse, constatant une « augmentation du nombre d’informations diffusées, sur internet et les réseaux sociaux », sur des émetteurs faisant l’objet de spéculation à la baisse, notamment par un volume de ventes à découvert important.
A l’issue du mois d’août, l’encours des fonds communs de placement espagnols s’inscrit à 274,49 milliards d’euros, en repli de 247,7 millions d’euros (-0,1%) par rapport au mois de juillet, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Depuis le début de l’année, les actifs sous gestion affichent toutefois une progression de 4,3% par rapport à fin décembre 2017, soit un gain de 11,36 milliards d’euros.Sur le seul mois d’août, la collecte nette est ressortie très modestement à 87 millions d’euros, après 713 millions d’euros de flux nets entrants en juillet. A l’issue des huit premiers mois de l’année 2018, les souscriptions nettes s’élèvent à un peu plus de 12 milliards d’euros (12,088 milliards).