Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Faut-il préférer un gérant ou une gérante ? Les deux, si l’on en croit la troisième édition de l’étude de Citywire sur les femmes dans la gestion (Citywire Alpha Female 2018). En effet, selon le site Internet, les équipes mêlant hommes et femmes dégagent des niveaux supérieurs de surperformance que les équipes composées uniquement d’hommes ou de femmes ou que les fonds gérés uniquement par un homme ou par une femme. En outre, les équipes mixtes prennent moins de risques sur trois ans que les équipes composées uniquement d’hommes ou de femmes. Les équipes diversifiées affichent des rendements supérieurs sur trois ans à ceux des équipes féminines, bien que ces dernières aient un niveau de risque inférieur dans leurs approches. Cela est aussi valable par classes d’actifs, les équipes mixtes surperformant les équipes unisexe dans les obligations, les actions et les portefeuilles diversifiés en termes absolus sur trois ans. « Dans un secteur dominé par les hommes, avoir des équipes mixtes peut encourager davantage de femmes à entrer dans le secteur de la gestion d’actifs. Mais cela peut aussi bénéficier aux sociétés en augmentant la génération d’alpha », explique Dr. Nisha Long, responsable de la recherche en investissement transfrontière.Les sociétés de gestion semblent d’ailleurs commencer à s’y mettre, le nombre d’équipes mixtes ayant augmenté de 14 % sur un an à 1.287. Cela représente désormais 10 % de la base de Citywire, contre 8 % en 2016. L’argent confié aux équipes mixtes a aussi augmenté à 8,4 % des actifs totaux, contre 7,9 % en 2016. Même si ces résultats de l’étude sont encourageants, les femmes restent sous-représentées dans le secteur de la gestion, un gérant sur dix étant une femme (1.662 sur 16.083 gérants dans le monde issus de la base de Citywire). En outre, la taille moyenne des portefeuilles des femmes est inférieure à celui des hommes : 495 millions de livres, contre 579 millions.
Après un recul en juin, l’industrie des hedge funds a enregistré en juillet une performance de 0,6 %, selon les dernières statistiques de Hedge Fund Research. Le rebond a été alimenté par les stratégies d’arbitrage sur actions, qui ont avancé de 1,1 % sur le mois. Les stratégies d’arbitrage actions engrangent 2,3% depuis janvier. L’indice global HFRI gagne, quant à lui, 1,45% depuis janvier.
La devise turque a touché un plancher sans précédent de 7,24 par dollar dans les échanges de la zone Asie-Pacifique puis a un peu réduit ses pertes en milieu de journée à la suite des déclarations officielles sans vraiment rassurer.
Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking domine le secteur italien de la banque privée et des family offices, avec 151,4 milliards d’euros d’actifs, selon la dernière étude réalisée par Magstat (Il private banking in Italia – Ed. 2018) citée par Bluerating. Arrivent ensuite Unicredit Private Banking avec 63,5 milliards d’euros et Banca Aletti (groupe Banco BPM) avec 39,3 milliards. Les actifs contrôlés par les trois premiers acteurs représentent 27,9 % du total, soit 254 milliards d’euros sur 1.140 milliards. Les cinq premiers (en ajoutant Banca Generali PB et UBI Top Private) représentent 324 milliards d’euros, soit 35,6 % du marché. Et les dix premiers couvrent 51,7 % du marché avec 472 milliards d’euros.
Swisscanto has launched a sustainable fixed income fund, Swisscanto (LU) Bond Fund Sustainable Global Credit. The fund, managed by Susanne Kundert, invests in worldwide fixed income instruments from issuers helping to solve sustainability problems. The benchmark is Bloomberg Barclays Multiverse Index TR Hedged in euros.
Les indices actions européens souffrent vendredi, alors qu'un risque de propagation des difficultés de la Turquie à l'Europe fait désormais surface, minant les cours des banques et l'euro.
La société de gestion Vanguard vient d’annoncer avoir lancé la procédure préliminaire d’enregistrement auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission ) pour un nouveau fonds obligataire : Vanguard Global Credit Bond Fund. Le lancement de ce nouveau fonds de gestion active est prévu pour novembre 2018. Il sera majoritairement exposé au marché du crédit «investment grade» aux États-unis et à l’international. «Ce nouveau fonds présentera un large panel de sélection d’opportunités prudentes et des expositions régionales et sectorielles combinés à une gestion active flexible qui devrait en faire une solution de choix coeur ou satellite pour les différents portefeuilles», explique John Hollyer, global head of Vanguard Fixed Income Group, cité dans un communiqué. Le fonds se positionnera à la fois sur les obligations corporate et non-corporate et exclura les obligations gouvernementales garanties. De plus, la plupart des investissements en dehors du marché américain seront couverts en dollars. Il sera géré par l'équipe de gestion obligataire comprenant plus de 170 personnes et gérant près de 1300 milliards de dollars à l’heure actuelle. Le fonds proposera deux parts distinctes. Une part dite «investor share» au coût de 0,35 %, et une part dite «Admiral™ share» à 0,25%. Vanguard Global Credit Bond Fund viendra compléter une gamme déjà bien garnie chez Vanguard qui compte aujourd’hui quelque 25 fonds obligataires en gestion active, hors fonds monétaires gérés activement.
En juin, les fonds luxembourgeois ont accusé des rachats nets de 3,602 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de la Commission luxembourgeoise de surveillance du secteur financier. A cela s’est ajoutée une évolution défavorable des marchés financiers, à hauteur de 30,341 milliards d’euros. Dans ce contexte, les encours ont diminué de 0,79 % à 4.237 milliards d’euros. Le nombre des organismes de placement collectif pris en considération est de 3.987 contre 3.991 le mois précédent.
Sortez le Champagne pour les actions américaines et spécialement pour les valeurs technologiques, se réjouissent les analystes du rapport hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research sur les flux d’investissement dans le monde. A la fin de la semaine se terminant au mercredi 1er août, il ne manquait plus que 14 jours de trading pour que le marché haussier entourant le S&P 500 ne devienne le plus long de toute l’histoire (soit 3.543 jours), écrivent les analystes. Par ailleurs, Apple a été la première société américaine à franchir le cap des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Avant elle, le record était tenu par PetroChina en 2007. IBM avait été la première société à franchir le cap des 100 milliards en 1987 et US Steel le cap de 1 milliard de dollars en 1901! Mais cet optimisme outre-Atlantique n’a pas été partagé ailleurs. La semaine a même été marquée par une tendance au «risk-off». Ainsi, les fonds d’investissements en actions ont subi mondialement 2 milliards de dollars de rachats nets, tandis que les fonds obligataires ont collecté 2,2 milliards de dollars. Les fonds Or, ont quant à eux décollecté un «petit» 400 millions de dollars.Dans le détail, les actions américaines ont décollecté (-800 millions de dollars) mais celles présentes sur le secteur technologique ont continué d’avoir les faveurs des investisseurs (+ 900 millions de dollars net). Ce sont les secteurs de l'énergie et les financières qui ont décollecté de respectivement 400 millions de dollars et 1,1 milliard de dollars.Les fonds en actions européennes et japonaises ont aussi subi des rachats (-900 millions et -600 millions) mais les marchés émergents renouent avec leur première collecte nette positive depuis 11 semaines (+700 millions de dollars).Du côté des fonds obligataires, ce sont toujours ceux spécialisés sur l’Investment Grade qui enregistrent les plus importantes rentrées d’argent (+2,6 milliards de dollars) tandis que les fonds de dette émergente ou les bons du Trésor décollectent.
Le London Stock Exchange (LSE) a indiqué hier à l’occasion de la publication de ses résultats qu’il mettait en place des plans d’urgence en cas de Brexit dur. L’idée est «d’assurer la continuité du marché et du service à la clientèle en cas de Brexit dur». Ces plans d’urgence comprennent l'établissement de nouvelles entités dans l’UE des 27 et des demandes d’autorisation au sein de l’UE des 27 pour certaines activités du groupe. Mais le LSE prévient cependant que «la complexité et le manque de clarté de l’application d’un Brexit dur peuvent nuire à l’efficacité de ces plans d’urgence, voire remettre en cause leur application». Le LSE rappelle que ses principaux objectifs sont de maintenir la position de Londres en tant que centre financier mondial et d’assurer la continuité des services d’infrastructure financière de façon stable.
L’été a beau être bien installé, la semaine à cheval entre juillet et août n’a pas été synonyme de ralentissement de l’actualité. Alors que vendredi dernier, on apprenait le départ surprise d’Anne Richards de la tête de M&G pour prendre la direction générale de Fidelity International, un autre gros départ a été annoncé. Celui d’Andrew Formica, le co-directeur général de Janus Henderson. Le groupe américano-britannique, récemment fusionné, a décidé d’abandonner sa direction bicéphale.Autre nouvelle d’importance, mais cette fois aux Etats-Unis : Fidelity Investments a fait un coup d’éclat en annonçant le lancement des premiers fonds indiciels sans frais de gestion. De quoi secouer le secteur.Le hedge fund Carlyle a de son côté bouclé le plus grand fonds d’investissement de son histoire. De part et d’autre de l’Atlantique, les publications de résultats semestriels se sont encore succédé comme celles de Franklin Resources, Amundi, Natixis, Credit Suisse et bien d’autres. Enfin, le suisse GAM a surpris les observateurs avec la suspension d’un de ses gérants stars. Confronté à des demandes de rachats sur la stratégie concernée, GAM semble entré dans une spirale infernale. En une semaine, le titre a perdu plus du quart de sa valeur en Bourse.
Cela sonne comme la libéralisation tant attendue du secteur financier et donc celui de la gestion pour beaucoup d’acteurs. La Chine a relevé cette année de 49 à 51% le plafond de capital autorisé aux sociétés étrangères dans des sociétés locales de services financiers. Et plus aucun plafond ne devrait plus exister d’ici trois ans. Mais les analystes du cabinet Cerulli estiment dans un rapport sur la gestion d’actifs en Chine («Asset Management in China 2018"), qu’il ne faut pas se réjouir trop vite. «Bien que de nombreuses sociétés de gestion internationales voudront en général devenir majoritaires pour exercer un contrôle accru sur les activités et les décisions commerciales, celles qui ont des coentreprises avec des gestionnaires locaux affiliés à une banque risque d’avoir du mal à obtenir cette majorité, les banques ayant suffisamment de pouvoir pour les repousser», estime Ye Kangting, analyste chez Cerulli. «Les sociétés étrangères pourront trouver de meilleures opportunités avec des plus petits joueurs qui luttent pour augmenter leurs actifs et leurs profits."Parmi les autres mesures de libéralisation annoncées cette année figurent de nouveaux quotas émis par des régimes transfrontaliers d’investissements à l'étranger, suspendus depuis un certain temps. Parmi ceux-ci, la Qualified Domestic Limited Partnership (QDLP) est la plus populaire parmi les gestionnaires étrangers. De 2013 à 2015, le Shanghai Finance Office (SFO) a accordé trois lots de licences QDLP à 15 gestionnaires d’actifs, leur permettant de lever des fonds auprès des investisseurs chinois et d’investir dans des actifs étrangers. Aucun autre permis n’a été délivré entre septembre 2015 et la fin de 2017, mais lorsque les portes ont été rouvertes, le nombre de détenteurs de QDLP a presque doublé pour atteindre 27 au cours des cinq premiers mois de 2018.En avril de cette année, l’Administration d’Etat des Changes a porté le quota total du programme QDLP à Shanghai à 5 milliards de dollars américains, contre 2 milliards auparavant. De nouvelles licences QDLP pourraient continuer à être émises et les titulaires de licences existants pourraient s’attendre à des recharges de quotas à l’avenir. Les bonnes performances des fonds et les capacités de collecte seront les facteurs clés pour remporter des quotas supplémentaires.Les gestionnaires étrangers ont déjà commencé à accélérer leur expansion locale à travers les entreprises à capitaux entièrement étrangers (WFOE), et la gestion des fonds privés de titres (PSF) est aussi un moyen pour eux de le faire. À ce jour, 13 WFOE se sont enregistrés auprès de l’AMAC (Asset Management Association of China) en tant que gestionnaires PSF.Avec toutes ces réformes, la concurrence déjà vive entre les gérants locaux et étrangers ne pourra que s’intensifier, commente les auteurs de l'étude. Il vaudra donc la peine pour les sociétés étrangères d’allouer davantage de temps et de ressources pour trouver le bon personnel et construire des équipes locales."Les gestionnaires étrangers devraient également choisir les approches qui fonctionnent le mieux pour leurs modèles d’affaires», a déclaré Ye Kangting. «Ils ne doivent pas nécessairement se limiter à une approche unique, compte tenu du plus grand nombre de possibilités d’exploiter les actifs chinois, mais ils auront également besoin d’une grande dose de patience pour traiter avec les autorités, les distributeurs et les autres acteurs. L’OFS et l’AMAC seront nécessaires pour participer aux secteurs des fonds transfrontaliers et privés. «
Intercontinental Exchange (ICE) a l’intention de lancer une nouvelle plateforme centralisée et en architecture ouverte dédiée aux ETF (fonds indiciels cotés en Bourse) afin de faciliter les transactions et standardiser le négoce sur le marché primaire des ETF. Cette plateforme devrait débuter son activité en 2019, une fois toutes les autorisations légales obtenues. Elle aura BlackRock comme un des premiers partenaires pour le développement. Les deux groupes ont signé un memorandum of understanding afin que BlackRock soutienne la nouvelle plateforme d’ICE.Le marché américain des ETF représente 3.400 milliards de dollars d’encours. Sa taille a été multipliée par six en 10 ans. Le segment en plus forte croissance revient aux ETF fixed income qui depuis 10 ans ont une croissance de 30% par an. «Pour réaliser sa prochaine phase de croissance, l’industrie des ETF doit normaliser le processus de création et de rachat de parts, en particulier dans le fixed income (...), a déclaré Ben Jackson, président d’Intercontinental Exchange. Avec des profils variés d’investisseurs touchant au monde des ETF, les participants à cet écosystème bénéficieront d’une transparence et d’une évolutivité nouvelle que ces normes favoriseront.»
Au cours du mois de juillet, les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 713 millions d’euros, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s’élèvent désormais à 12 milliards d’euros.A fin juillet 2018, leurs encours s’inscrivent à 274,04 milliards d’euros, en progression de 0,7% par rapport à fin juin et en hausse de 4,2% depuis fin décembre 2017.
L’indice mondial de confiance des investisseurs, publié par State Street Global Exchange, s’est établi à 101,8 au mois de juillet, en hausse de 1 point par rapport au niveau de 100,8 enregistré en juin. La confiance des investisseurs en Amérique du Nord a baissé, l’indice de la région passant de 104,2 à 103,4, tandis que l’indice de confiance en Europe a augmenté de 0,7 point à 91,5, tout comme l’indice de confiance en Asie, en hausse de 0,5 point à 103,3. « Malgré la récente reprise sur les marchés actions, nous n’avons pas observé de changement majeurs concernant l’appétit global pour le risque ces deux derniers mois, a commenté Rajeev Bhargava, « managing director » et directeur du groupe de recherche sur le comportement des investisseurs chez State Street Associates, cité dans un communiqué. L’incertitude géopolitique continue, semble-t-il, de constituer un facteur de risque majeur dans l’esprit des investisseurs. »Pour Kenneth Froot, l’un des deux créateurs de l’indice, « les indices régionaux indiquent que les investisseurs en Amérique du Nord et en Asie ont contenu leur appétit pour le risque face à un niveau d’optimisme trop élevé, les résultats de l’indice s’établissant à quelques points à peine au-dessus du niveau neutre ». Par ailleurs, « le sentiment des investisseurs européens demeure ancré dans la zone indiquant l’aversion au risque », a-t-il ajouté. Pour lui, « il est possible que les perspectives d’une montée du protectionnisme commercial, de l’incertitude politique, et d’une croissance décevante des résultats des entreprises continuent de peser sur la confiance des investisseurs institutionnels », a-t-il conclu.
Malgré la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et les tensions monétaires entre les deux pays, les investisseurs sont revenus sur les fonds actions américaines. Ces derniers ont été les seuls à enregistrer une collecte nette positive dans les grandes zones géographiques sur la semaine se terminant au 25 juillet, montre l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Ainsi, la collecte nette sur les fonds actions s’est élevée à 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) alors que les fonds actions américaines ont attiré 4,2 milliards de dollars.Pour les auteurs de l'étude, pas de doute, la guerre commerciale se poursuivra puisque cela fait plusieurs années déjà que la Chine et les États-Unis font la course au leadership technologique mondial ainsi qu'à la domination géopolitique et militaire. «Mais être long sur les BRIC (Russie, Brésil, Inde, Chine) et court sur les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) ressemblerait à un bon renversement des trades au troisième trimestre», assurent les chercheurs.Les fonds en actions européennes ont connu une vingtième semaine d’affilée de rachats (-500 millions de dollars) tandis que ceux dédiés aux actions japonaises ont subi des rachats de l’ordre de 1,3 milliard de dollars et les fonds en actions émergentes de 600 millions de dollars (soit la dixième semaine d’affilée de rachats).Les fonds obligataires attirent davantage les investisseurs, avec une collecte nette de 4,2 milliards de dollars sur la semaine. Les fonds investis en Investment Grade restent les favoris (+2,3 milliards de dollars) suivis par ceux en obligations du Trésor (+1,1 milliard).Les fonds dédiés à l’or, qui avaient enregistré leurs plus importantes sorties depuis décembre 2016 la semaine dernière, ont engrangé de faibles souscriptions nettes (+35 millions de dollars).