Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Le gestionnaire de fonds britannique Guinness a réalisé une étude sur les gérants d’actifs «pure players» cotés en Bourse qui ont le plus profité ou le moins profité de la hausse des marchés actions et obligataires depuis la fin de la crise financière. Ce classement, établi sur cinq ans, (2012 à 2017) montre ainsi que le grand gagnant est l’australien Magellan, suivi de KKR, Apollo, Anima et Eaton Vance.Les perdants sont les américains Manning & Napier et Wadell & Reed suivis de Ashmore, Franklin Templeton et Federated Investors.Guinnesss, qui sélectionne les gérants dans un de ses fonds, entend par «pure player», des sociétés de gestion qui ne sont ni détenues par des hedge funds ou du private equity, ni filiales de groupes bancaires ou d’assurances. Dans son étude il montre que la performance à trois ans des fonds a une «corrélation raisonnable» avec la croissance de la collecte chez les gérants.
Coup de froid sur le marché français de la gestion d’actifs. Au cours du mois de mai 2018, les organismes de placements collectifs (OPC) de droit français ont subi une décollecte nette de 12,7 milliards d’euros, après une collecte nette de 12,1 en avril, selon des données publiées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit désormais à 32,6 milliards d’euros.Au cours du mois de mai, toutes les classes d’actifs ont terminé un territoire négatif. La palme de la décollecte nette revient aux fonds monétaires, qui ont enregistré 9,8 milliards d’euros de sorties nettes. Suivent les fonds actions, qui affichent 1,4 milliard d’euros de rachats nets. La décollecte nette ressort à 600 millions d’euros à la fois pour les fonds à formule et les fonds diversifiés. Enfin, les fonds obligations ont terminé le mois de mai sur 300 millions d’euros de sorties nettes.A fin mai 2018, les encours totaux des OPC de droit français ressortent à 1.931,7 milliards d’euros, en repli de 12,1 milliards d’euros par rapport à avril mais en hausse de 2,6 milliards d’euros depuis le début de l’année.
Virtu, l’un des plus importants traders à haute fréquence, a fait état vendredi d’une chute de ses volumes sur les actions européennes au deuxième trimestre, blâmant l’introduction début 2018 de la réforme MIF2. «L’Europe a été un défi, d’un parce que la volatilité y a décru, et de deux parce que la structure de marché a pris du temps à s'établir», a déclaré son directeur général Doug Cifu vendredi. «Du quatrième trimestre au deuxième trimestre, nous avons observé un déclin de notre segment actions européennes, qui constitue une part importante de nos activités.» L’action Virtu a perdu plus de 16% à la Bourse de New York vendredi.
Au cours du mois de mai, les fonds européens Ucits et AIF ont subi une décollecte nette de 1,2 milliard d’euros, après une collecte nette de 42,8 milliards d’euros en avril, selon des chiffres compilés par l’Efama, l’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs. A eux seuls, les fonds Ucits ont enregistré 9 milliards d’euros de sorties nettes en mai, après 45,5 milliards d’euros de souscriptions nettes en avril. Dans le détail, les fonds Ucits de long terme (hors fonds monétaires) ont subi une décollecte de 3 milliards d’euros en mai contre une collecte nette de 36 milliards d’euros en avril. Les fonds multi classes d’actifs ont résisté à cette tempête, affichant une collecte nette de 9,1 milliards d’euros en mai. A l’inverse, les fonds obligataires ont subi 8,5 milliards d’euros de rachats nets tandis que les fonds actions ont enregistré 3,4 milliards d’euros de sorties nettes en mai. « La montée des tensions liées au commerce mondial, l’augmentation des risques politiques et la normalisation graduelle de l’inflation ont provoqué un pic d’aversion au risque chez les investisseurs en mai, se traduisant par des décollectes nettes sur les fonds actions et les fonds obligataires », a commenté Bernard Delbecque, directeur de la recherche économique de l’Efama, cité dans un communiqué.Pour leur part, les fonds monétaires Ucits affichent une décollecte nette de 6,2 milliards d’euros en mai, après une collecte nette de 9,2 milliards d’euros en avril.En parallèle, les fonds AIF ont enregistré une collecte nette de 7,8 milliards d’euros en mai, après une décollecte nette de 2,7 milliards d’euros en avril.A fin mai 2018, les encours des fonds Ucits et AIF s’établissent à 16.004 milliards d’euros, contre 15.818 milliards en avril (+1,2%) et 15.624 milliards à fin décembre 2017. Les actifs des fonds Ucits ressortent à 9.987 milliards d’euros à fin mai, en croissance de 1,1% par rapport à fin avril. Enfin, les actifs des fonds AIF s’élèvent à 6.017 milliards d’euros à fin mai, en hausse 1,2% par rapport à fin avril.
La valse de publications des résultats trimestriels des sociétés de gestion s’est poursuivie cette semaine avec en tête de pont l’avertissement surprise sur sa collecte 2018 de DWS. La filiale de Deutsche Bank a reconnu qu’après plus de 12 milliards d’euros de rachats nets au premier semestre, elle sera incapable d’afficher 3 à 5% de hausse de sa collecte cette année. Par ailleurs, l’Allemagne va constituer une nouvelle base physique d’implantation pour le britannique Insight Investment. Ce dernier a annoncé l’ouverture d’un bureau à Francfort.En France, NewsManagers a dévoilé l’information selon laquelle Eric Helderlé, co-fondateur de Carmignac Risk Managers, était devenu directeur général de la filiale luxembourgeoise qui constitue désormais le centre de distribution à l’international. Dans le domaine de l’investissement responsable, BNP Paribas AM a par ailleurs nommé une responsable « sustainability » au niveau mondial, AG2R va réduire ses investissements dans le charbon et Kempen ceux dans le tabac. On notera aussi qu’Invesco Real Estate a réalisé à Paris sa plus grosse acquisition européenne dans l’immobilier, proche des 800 millions d’euros.Et enfin, State Street va sortir la somme rondelette de 2,6 milliards de dollars pour s’offrir un spécialiste des données outre-Atlantique.
Les fonds communs de placement européens ont enregistré presque 33 milliards d’euros de sorties d’argent en juin, rapporte le quotidien Les Echos qui cite une étude réalisée par Thomson Reuters Lipper. En mai, les sorties s’élevaient à plus de 20 milliards d’euros. Ces chiffres constituent un renversement de tendance majeur. Depuis 2016, ces fonds avaient en effet bénéficié d’entrées nettes presque tous les mois. Les fonds monétaires ont été particulièrement affectés, avec des sorties nettes qui s’élèvent à plus de 14 milliards d’euros. Ils sont suivis des fonds obligataires, avec presque 13 milliards d’euros de sorties, et des fonds d’actions, avec 9,4 milliards. Finalement, peu d’actifs ont bien résisté. Parmi eux, les fonds mixtes ont enregistré des entrées nettes de 2,9 milliards d’euros, les fonds immobiliers de 940 millions, et les fonds de matières premières d’à peine 170 millions d’euros. Dans les fonds à plus long terme, les investisseurs ont délaissé les actions des pays émergents – presque 3 milliards d’euros ont été sortis de ces fonds – au profit des actions américaines. Ces fonds sont en tête du classement avec 2 milliards d’euros d’entrées.
Au cours du mois de juin, l’industrie italienne de la gestion d’actifs a subi une décollecte nette de 579 millions d’euros, selon des chiffres publiés par Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Les fonds ouverts ont pourtant réussi à attirer 990 millions d’euros de souscriptions nettes au cours du mois de juin. A l’inversion, les gestions sous mandat ont subi 1,55 milliard d’euros de sorties nettes tandis que les fonds fermés ont accusé 11 millions d’euros de rachats nets. Depuis le début de l’année 2018, la collecte nette des fonds italiens ressort désormais à 9,3 milliards d’euros.A fin juin 2018, les actifs sous gestion de l’industrie italienne s’établissent à 2.060 milliards d’euros contre 2.064 milliards d’euros à fin mai. Les encours des seuls fonds ouverts s’établissent à 1.004 milliards d’euros tandis que les encours des gestions sous mandat ressortent à 1.001 milliards d’euros. Les fonds fermés affichent 54,4 milliards d’euros d’encours à la fin du mois de juin.
Les épargnants aisés français raffolent de l’assurance-vie luxembourgeoise, écrit Le parisien. « La France est le premier client de l’assurance luxembourgeoise. Avec un encours de 53,66 milliards d’euros, elle devance largement l’Italie qui devient le nouveau numéro 2 avec 24,58 milliards d’euros», relèvent les autorités de contrôle des assurances luxembourgeoises, dans un récent rapport. Il y a même cinq fois plus d’argent français dans des assurances vies luxembourgeoises que d’argent d’origine… luxembourgeoise.« 53 milliards d’encours, ça ne représente qu’entre 3 et 4 % des encours des assurances vie françaises », tempère un assureur français. Certes, mais le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec une année 2017 euphorique : 7,7 milliards d’euros d’épargne ont, en net, passé la frontière. « C’est un phénomène qui s’amplifie et devient durable », note Vincent Cudkowicz, directeur général de bienprevoir.fr. Selon le patron de ce site Internet spécialisé dans les placements, au moins 300 épargnants - ayant au moins 500 000 euros à placer - se renseignent sérieusement, chaque mois, sur ces produits financiers. Là où en France, en cas de faillite, l’épargnant n’est protégé qu’à hauteur de 70 000 euros, au Luxembourg, la protection est illimitée. Le journal cite aussi d’autres raisons comme le désir d'éviter le blocage des fonds institué par la loi Sapin II ou encore le fait que de nombreux chefs d’entreprise ont installé leur holding au Luxembourg pour bénéficier de son expertise sur les montages financiers.
Le marché français de l’assurance vie a enregistré une collecte nette de 2 milliards d’euros au mois de juin, après 2,2 milliards d’euros de souscriptions nettes au mois de mai. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève ainsi à 12,2 milliards d’euros.Au cours des six premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances a atteint 72,4 milliards d’euros (contre 68,3 milliards d’euros sur la même période de 2017). Les versements sur les supports en unités de compte représentent 21,4 milliards d’euros, soit 30% des cotisations. En parallèle, les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s’élèvent à 60,1 milliards d’euros.A fin juin 2018, l’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1.701 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
Le Brexit pourrait se traduire par le transfert de 3.500 à 12.000 emplois du secteur financier de la City vers l’Union européenne, a estimé mardi Catherine McGuinness, responsable de l’administration locale de la City of London, rapporte Reuters. Concernant l’ampleur de ce phénomène, qualifié de « Brexodus », beaucoup dépendra de l’accord commercial que pourront conclure la Grande-Bretagne et les Européens, a ajouté la dirigeante.De nombreux autres emplois pourraient être perdus sur le long terme, a précisé Catherine McGuinness devant la commission du Brexit de la Chambre des communes. « Nous ne prévoyons pas un important Brexodus dans un premier temps. Mais tout va dépendre de la manière dont les choses vont tourner. A long terme, on pourrait assister à de nombreux autres départs », a-t-elle dit.Des banques, des compagnies d’assurances et des gérants d’actifs commencent à se tourner vers l’Union européenne, anticipant la sortie du Royaume-Uni en mars prochain, afin de garantir une continuité de services à leurs clients.
The Investment Company Institute (ICI), l’association américaine des gestionnaires d’actifs, a annoncé, hier, la nomination de deux dirigeants pour piloter son programme international ICI Global. Ainsi, à compter du 1er janvier 2019, Patrice Bergé-Vincent sera promu « managing director » d’ICI Global et dirigera le programme international en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. L’intéressé sera basé à Londres. Cette nomination fait suite à la décision de Dan Waters, « managing director » d’ICI Global depuis son lancement en octobre 2011, de prendre sa retraite le 31 décembre 2018. Par ailleurs, Alexa Lam, fonctionnaire de long date au sein de la Hong Kong Securities et Futures Commission (SFC), qui est actuellement professeur la faculté de droit de l’Université de Hong Kong, a été nommée « managing director » de la région Asie-Pacifique d’ICI Global à compter du 1er octobre. Elle succèdera ainsi à Qiumei Yang, qui a décidé de démissionner pour reprendre les affaires de sa famille. Alexa Lam sera basée à Hong Kong.Patrice Bergé-Vincent et Alexa Lam seront tous deux membres de l’équipe de direction d’ICI, rattachés directement à Paul Schott Stevens, « president » et directeur général d’ICI.Patrice Bergé-Vincent a rejoint ICI en qualité de « managing director » pour l’Europe d’ICI Global en avril 2015. Avant cela, il a été associé chez PwC France, où il était en charge de la division « Regulatory Asset Management ». Auparavant, il a passé 4 ans au sein du Département de la politique de régulation et des affaires internationales de l’Autorité des marchés financiers (AMF), où il a officié en tant que directeur de la stratégie de régulation de la gestion d’actifs.Pour sa part, Alexa Lam a rejoint l’Université de Hong Kong en mai 2015. Avant cela, elle a été directrice générale adjointe et directrice exécutive en charge des produits d’investissement, de l’international et de la China au sein de la SFC de Hong Kong.
Le Livret A a enregistré une collecte nette positive de 280 millions d’euros au mois de juin 2018, contre 660 millions d’euros en mai. Ce montant porte le niveau total des souscriptions à 9,11 milliards d’euros net depuis le début de l’année, montrent les derniers chiffres publiés par La Caisse des dépôts. Les encours s'établissaient à fin juin à 280,8 milliards d’euros. Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) a, de son côté, enregistré une collecte nette positive de 240 millions d’euros en juin, soit 1,67 milliard d’euros en 2018. Les encours s'établissent à 105,9 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 386,7 milliards d’euros à fin juin 2018.
L’intérêt des investisseurs pour la version des hedge funds en mutual funds a chuté depuis 2013, suscitant des inquiétudes quant à l’espoir de l’industrie de la gestion d’actifs d’apporter des stratégies alternatives au grand public, écrit le Financial Times. Les ventes de fonds communs de placement alternatifs, qui ont été mis en place pour offrir une alternative liquide aux hedge funds, ont chuté de 90% entre 2013 et 2017 aux États-Unis, ou de 53 milliards de dollars nets à 6 milliards de dollars seulement, selon le fournisseur de données Morningstar.Le mouvement s’est poursuivi cette année, sortant plus de 3,7 milliards de dollars de liquidités au deuxième trimestre 2018 après avoir investi 6,5 milliards de dollars aux États-Unis au cours des trois premiers mois. Les investisseurs préfèrent les hedge funds traditionnels aux versions Ucits car la liquidité plus grande apportée par les versions Ucits affectent la performance des fonds, selon un spécialiste interrogé par le journal.
La semaine se finissant au 18 juillet affiche un profil inédit en termes de flux internationaux dans les fonds d’investissement, note la recherche de Bank of America Merrill Lynch qui se base sur les flux du cabinet de recherche EPFR Global. Ils montrent ainsi des sorties nettes de plus de 1,2 milliard de dollars dans les fonds or, soit les plus importantes sorties depuis décembre 2016, alors qu’en même temps les fonds technologiques ne cessent de collecter (700 millions de dollars). Or, pour la recherche de la banque américaine, ce n’est peut-être pas le bon moment d'être aussi vendeur sur l’or au regard du contexte économique et monétaire et des tensions commerciales. L'établissement note que l’or se rapproche de niveaux supports autour de 1.200 dollars l’once, en étant tombé récemment à son cours le plus bas par rapport au S&P 500 depuis 2002. Les flux dédiés aux autres classes d’actifs se portent mieux. Les fonds en actions ont enregistré une légère décollecte hebdomadaire de 100 millions de dollars, avec des ETF qui ont collecté presqu’autant que les fonds mutuels ont décollecté. Les zones européennes et émergentes sont toujours celles fuies par les investisseurs, tandis que les Etats-Unis et le Japon continuent d’attirer les flux (respectivement 2,3 milliards et 900 millions de dollars). Les fonds européens en sont à leur 19e semaine consécutive de dégagements. Du côté des fonds obligataires, ces derniers ont attiré 5 milliards de dollars au niveau mondial. Les obligations «Investment Grade» restent les favoris des acheteurs (2,7 milliards de dollars net) suivis des «Municipal bonds» et de la dette émergente (+600 millions de dollars).
Bilan en demi-teinte pour les hedge funds au deuxième trimestre 2018. Au cours du trimestre écoulé, le secteur a en effet subi une décollecte nette de 3 milliards dollars à l’échelle mondiale, sa première décollecte nette trimestrielle depuis le premier trimestre 2017, selon le rapport « HFR Global Hedge Fund Industry » publié par Hedge Fund Research (HFR).Pourtant, malgré ces rachats significatifs, l’industrie des hedge funds a vu ses encours augmenter de 20,6 milliards de dollars au deuxième trimestre pour atteindre le seuil record de 3.235 milliards de dollars à fin juin 2018. Cette croissance a été portée principalement par un effet performance, l’indice HFRI Fund Weighted Composite affichant un gain de 0,84% au cours du trimestre écoulé.Durant le deuxième trimestre, seules les stratégies Equity Hedge ont enregistré une collecte nette positive. Elle ressort ainsi à 2,4 milliards de dollars, portant leurs encours à 948 milliards de dollars à fin juin 2018.A l’inverse, les hedge funds Macro ont accusé 2,8 milliards de dollars de sorties nettes, leurs encours diminuant à 594,2 milliards de dollars. Dans le même temps, les stratégies « Event Driven » ont subi une décollecte nette de 1,5 milliards de dollars, après 4,4 milliards de dollars de collecte nette au premier trimestre. Leurs encours ont toutefois augmenté de près de 10 milliards de dollars à 845 milliards de dollars, l’effet performance ayant compensé la décollecte nette du trimestre. Enfin, les stratégies « Relative Value » ont fini le deuxième trimestre avec 1,1 milliard de dollars de sorties nettes, après 2,3 milliards de dollars de collecte nette au premier trimestre. Durant la période sous revue, leurs encours ont toutefois progressé de 1,7 milliard de dollars pour atteindre 848,2 milliards de dollars.
Les autorisations chinoises qui doivent permettre au géant américain des puces électroniques Qualcomm de conclure son opération de rachat du chinois NXP, se font attendre et cela pourrait avoir d'énormes conséquences pour les marchés financiers et les hedge funds, rapporte le Financial Times. A commencer par ceux qui sont devenus de gros actionnaires du groupe à l’occasion de cette opération comme par exemple le fonds Elliott Management de Paul Singer et Pentwater Capital de Matthew Halbower. L’opération de rachat de 44 milliards de dollars avait été annoncée sous la présidence de Barack Obama, mais aujourd’hui, les tensions commerciales ravivées par son successeur Donald Trump semblent poser problème. Le capital de Qualcomm serait détenu à 41% au moins par des hedges funds. Et si le deal n'était pas autorisé, des ventes massives pourraient avoir lieu. Le Financial Times cite ainsi un expert de Wall Street assurant qu’il n’a jamais vu une telle situation et que si le deal de Qualcomm tourne mal la semaine prochaine, tout le marché va en souffrir. HBK, Soroban Capital et Pentwater font aussi partie des hedge funds détenant plus de 3% chacun du capital de Qualcomm.
Cette semaine, les Etats-Unis ont ouvert le bal des résultats semestriels avec les publications de sociétés de gestion et banques américaines comme BlackRock, BoA Merrill Lynch IM, Goldman Sachs, ou encore Morgan Stanley. Les chiffres d’ETFGI ont montré que la collecte mondiale sur les ETF et ETP avait fortement reculé au premier semestre, une tendance qui s’est retrouvée dans les chiffres de BlackRock en particulier. A noter que les marchés chahutés de début d’année n’ont peut-être pas non plus été pour rien dans l’avertissement surprise sur ses résultats du suisse GAM. Au Royaume-Uni, les régulateurs ont beaucoup communiqué sur les problèmes de concurrence entre les plateformes d’investissement ou les consultants dédiés aux institutionnels. Ils ont aussi révélé leurs réflexions sur l’agenda post-Brexit. Par ailleurs, si la Suisse se fait dépasser par l’Asie en termes de gestion de fortune, cela n’empêche des acteurs asiatiques de continuer à ouvrir des filiales helvétiques comme Bank of Singapour.Sur le marché des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), les grandes manœuvres post-Mifid 2 se poursuivent. OFI, Apicil et Crystal veulent créer la plus grande plateforme bancaire dédiée aux CGP en mettant la main sur Finaveo & Associés. Par ailleurs, Cyrus Conseil est entré en négociation exclusive pour racheter Capitis Conseil.