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Progressivement à l’oeuvre dans l’univers de la finance, la transparence devrait rester au centre des préoccupations des hedge funds. La réglementation de la Securities & Exchange Commission (SEC) joue pour beaucoup dans cette évolution, ainsi que la sophistication croissante des investisseurs, souligne le site spécialisé ValueWalk. Les investisseurs institutionnels ne sont d’ailleurs pas les seuls à exiger plus de transparence, les investisseurs de plus petite taille sont également devenus beaucoup plus exigeants et n’hésitent plus à demander des procédures de due diligence beaucoup plus poussées.Dans ce contexte, la stratégie de la «black box» ne serait plus d’actualité. La plupart des hedge funds ne peuvent plus se permettre de garder le secret absolu sur leurs stratégies de trading propriétaires. Après plusieurs années de sous-performance tant par rapport aux actions qu’aux obligations, les investisseurs ne veulent plus donner carte blanche aux hedge funds qui devront beaucoup plus que par le passé expliquer leur processus d’investissement, de la gestion du risque à la prise de décision en passant par la taille des positions.Autre tendance relevée par ValueWalk, la montée en puissance des sélectionneurs de fonds au détriment des gérants. Désormais, le sélectionneur de fonds a mandat du comité d’investissement pour construire un portefeuille véritablement diversifié. En outre, on observe un retour à des relations plus collégiales avec les clients. Le rôle du service au client a pris une importance substantielle. Une illustration supplémentaire de la tendance du moment à toujours plus de transparence...
La Chine a dévoilé le 30 décembre un projet autorisant plus largement les investissements étrangers dans les secteurs des banques, des assureurs, des opérateurs boursiers et des agences de notation, dans le cadre de l’ouverture de la deuxième économie mondiale, rapporte l’agence Reuters. Ces mesures devraient apaiser la frustration des entrepreneurs étrangers qui cherchent à s’implanter dans le pays, bien que le projet présenté par la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC) manque de précisions.Le document publié par l’organisme de planification apporte ainsi peu de détails sur l’ampleur de l’ouverture, ni sur le calendrier de mise en place des réformes. Ning Jizhe, vice-président de la NDRC, a déclaré lors d’une conférence de presse que Pékin continuerait à exercer «certains contrôles», sans donner davantage d’explications. «La portée de l’assouplissement pour différents secteurs sera différente», a-t-il dit.
Le groupe financier russe Renaissance Capital a pris une participation de 24,1% d’Avtovaz dans le cadre d’une augmentation de capital lors de laquelle Renault a renforcé son contrôle sur le constructeur automobile, montrait vendredi un document boursier dévoilé par Reuters. Renaissance Capital est entré au tour de table via une augmentation de capital de 26,1 milliards de roubles (405 millions d’euros), un volet d’une recapitalisation plus large du propriétaire de la marque Lada. Renault a parallèlement porté sa propre participation à plus de 47%, contre environ 37% auparavant, par l’intermédiaire de la holding qu’il détient conjointement avec son partenaire japonais Nissan et le conglomérat russe Rostec.
Le Brexit est passé par là. Pour la première depuis plusieurs années, les prix de l’immobilier résidentiel à Londres ont progressé moins vite que la moyenne nationale. Ils ont ainsi augmenté de 4,5% au cours de l’année écoulée, soit au même rythme qu’en 2015, mais leur croissance a connu un ralentissement marqué à Londres où la hausse n’a atteint que 3,7% contre 12,2% en 2015, selon les données publiées par la banque Nationwide.Un communiqué précise que le prix moyen d’un bien immobilier a atteint presque 206.000 livres en décembre 2016, contre 197.000 livres un an plus tôt à la même époque.
La collecte d’Arca Patrimoine est orientée majoritairement en Unités de comptes (UC). «A l’inverse de la moyenne du marché, notre collecte est orientée à 87% en UC», précise Olivier Farouz, directeur général d’Arca patrimoine, dans un entretien à La Tribune de l’assurance. «Les fonds euros sont de l’histoire ancienne. Alors que l'âge moyen d’un souscripteur d’assurance-vie sur le marché français est de 53 ans, il est chez nous de 39,5 ans, majoritairement des TNS (ndlr : travailleurs non salariés). Nous travaillons avec Aviva et Swiss Life comme principaux porteurs de risques, et Financière de l’Oxer comme société de gestion», explique Olivier Farouz.Sur le chapitre du bilan de l’année écoulée, Olivier Farouz indique que «beaucoup de produits en portefeuille sont arrivés à échéance cette année et notre activité sera stable en 2016". Le chiffre d’affaires s’est élevé à 15,1 millions d’euros en 2015, dont 40% en produits loi Madelin, 37% en assurance-vie et 23% en Perp.
Une des filiales du fonds d'énergie et d’infrastructure AREF II d’Allianz Global Investors a fait l’acquisition de 80% du capital d’un nouveau parc éolien auprès du groupe allemand PNE Wind. Le montant de la transaction s'élève à 103 millions d’euros. Les turbines installées dégagent une puissance de 142 mégawatts.
Plusieurs élections cette année où le populisme a pris le dessus ont contribué à un rebond marqué des actions sur les marchés mondiaux et une réduction des expositions à l’obligataire dans la perspective de la mise en oeuvre de politiques de relance budgétaire et d’une reprise de l’inflation, souligne le Financial Times. Ces mouvements se sont notamment traduits par des achats d’actions américaines pour un montant de 66 milliards de dollars au cours des huit dernières semaines. Parallèlement, l’hémorragie observée sur les actions européennes s’est arrêtée très récemment. Mais le Brexit a laissé sa marque et les fonds investis dans les actions européennes ont subi des sorties nettes de près de 100 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année. Côté obligataire, quelque 39 milliards de dollars de rachats dans les fonds internationaux depuis début novembre ont ramené les entrées nettes sur la classe d’actifs à moins de 150 milliards de dollars contre 186 milliards de dollars à fin octobre, selon les données d’EPFR Global, relève le quotidien britannique.
L’Indice Argos Mid-Market, relatif à l'évolution des prix des sociétés mid-market non cotées de la zone Euro, est en forte progression au troisième trimestre (+8%) à 9.2x l’Ebitda, et atteint ses niveaux record observés en 2006 et fin 2015. Cet indice, publié chaque trimestre par Epsilon Research, «est porté essentiellement par les acquéreurs stratégiques dont les prix offerts remontent à 9.6x l’Ebitda, mais également par les fonds de capital-transmission dont les prix progressent légèrement (+1.2%) à 8.7x», explique un communiqué.Selon Epsilon Research, cette hausse est liée à la reprise des marchés actions au troisième trimestre 2016, et à la politique active de croissance externe des sociétés cotées, qui représentent les deux tiers des acquéreurs stratégiques. Cependant, les sociétés étrangères (hors zone euro) ont continué de réduire leurs acquisitions en zone euro et ne représentent au troisième trimestre que 47% des acquéreurs stratégiques contre 55% en moyenne en 2014/2015. En particulier, la part des sociétés américaines parmi les acquéreurs étrangers est passée de 41% sur la période 2014/2015 à 21% au troisième trimestre 2016.Pour l’heure, l’impact du Brexit sur l’activité M&A - comme sur les prix - reste limité: l’activité Mid-Market est en baisse de 12% au Royaume-Uni en volume au troisième trimestre (vs. -8% pour la zone euro), et en légère hausse (+2.5% en volume) sur les trois premiers trimestres 2016 (vs. 12% pour la zone euro). En dépit du ralentissement observé au troisième trimestre 2016, le cycle haussier du M&A européen ne semble pas interrompu, porté par des facteurs économiques et financiers consistants : maintien des taux très bas, reprise progressive de la croissance, politique de croissance externe des entreprises
Les ETF dédis aux marchés émergents et aux matières premières ont dégagé les meilleures performances de l’année 2016, selon le site spécialisé ETF.com. Les dix meilleurs ETF retenus par le site sont soit spécialisés sur les actions émergentes, soit sur les actions liées aux matières premières. Les rendements dégagés par ces dix fonds s'échelonne entre 58% et 122% sur l’année au 21 décembre. Ces performances impressionnantes doivent toutefois être appréciées à l’aune des dernières années, où tant les titres émergents que ceux dédiés aux matières premières ont généralement été décimés en raison notamment du ralentissement de l'économie chinoise. Tous les dix fonds qui ont surperformé cette année étaient en recul en 2015 et en 2014. Le numéro de la liste est le PureFunds ISE Junior Silver ETF (50 millions de dollars d’encours) qui affiche un gain de 121,7% après un plus-haut de 280% mais les dégagements récents sur l’argent et l’or a réduit l’avance du fonds. A l’inverse du numéro un, le numéro deux de la liste, le SPDR S&P Metals & Mining ETF, a repris du poil de la bête ces derniers temps et affiche une progression de 114,5% depuis le début de l’année. Les projets du président élu aux Etats-Unis dans les infrastructures ont aussi soutenu VenEck Vectors Steel ETF et Global X Copper Miners ETF qui ont gagné respectivement 103,1% et 75,1%.Ci-après la liste des 10 ETF les plus performants sur l’année au 21 décembrePureFunds ISE Junior Silver (Small Cap Miners/Explorers) ETF (121.70%)SPDR S&P Metals & Mining ETF (114.49%)VanEck Vectors Russia Small-Cap ETF (104.46%)VanEck Vectors Steel ETF (103.09%)VanEck Vectors Coal ETF (100.03%)iShares MSCI Global Silver Miners ETF (76.15%)Global X Copper Miners ETF (75.11%)Global X Silver Miners ETF (67.10%)iShares MSCI All Peru Capped ETF 61.41%)PowerShares S&P SmallCap Materials Portfolio 57.99)
Encore lui. A 86 ans, Warren Buffett, le patron de Berkshire Hathaway, termine l’année dans la position du milliardaire ayant le mieux fait fructifier sa fortune en 2016. Grâce à ses participations notamment dans l’aéronautique et les banques, celui que l’on surnomme l’oracle d’Omaha a pleinement profité de l’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine, le 8 novembre. Sur l’ensemble de l’exercice, il a ainsi gagné 11,8 milliards de dollars (+19%), selon les estimations de l’agence Bloomberg, qui vient de publier le résultat de son indice des 500 plus grandes fortunes mondiales. Avec une fortune totale de 74,1 milliards, Warren Buffett termine toutefois l’année en deuxième position, derrière son indétrônable compatriote Bill Gates, le fondateur de Microsoft, dont la fortune s'élève à un peu plus de 91 milliards de dollars. Globalement, la fortune des 500 personnes les plus riches du monde a augmenté de 237 milliards en 2016 à 4.400 milliards de dollars.
Au milieu des années 70, il était courant dans le secteur de la gestion d’actifs qu’un client signe deux contrats, l’un avec le conseiller financier, l’autre avec le gestionnaire du compte séparé. «On a pensé à une époque que les progrès liés aux nouvelles technologies, aux structures juridiques et aux processus opérationnels rendraient la structure du double contrat complètement obsolète. Malgré ces avancées, la pratique de signer deux contrats non seulement perdure, mais continue de progresser», indique Tom O’Shea, associate director chez Cerulli Associates. Depuis 2008, les actifs des comptes gérés assortis d’un double contrat sont passés de 129 milliards de dollars à 406 milliards de dollars au troisième trimestre 2016, selon des données de Cerulli publiées dans la dernière livraison trimestrielle de «The Cerulli Edge - Managed Accounts Edition». «Les consultants n’aiment pas changer de conseiller lorsqu’ils changent de société de gestion car ils doivent alors justifier leur décision auprès des clients. Les conseillers craignent de leur côté que le changement de société de gestion n’incite les clients à se demander si le mouvement est dans leur intérêt ou celui du conseiller. Comme les va-et-vient des consultants entre sociétés de gestion est actuellement important, les gestionnaires seront probablement amenés à accueillir des clients importants des conseillers en acceptant la pratique du double contrat», explique Tom 0’Shea.
La société de capital investissement Clayton Dubilier & Rice LLC (CD&R) a déjà levé près de 6 milliards de dollars pour son nouveau fonds de private equity, un peu plus de deux mois seulement après son lancement, a appris Reuters auprès de sources proches du dossier. L’objectif de taille avait initialement été fixé à 8,5 milliards de dollars. La société compte désormais boucler le fonds dans le courant du premier trimestre 2017 avec un objectif d’environ 9,4 milliards de dollars. Le précédent fonds, qui avait recueilli 6,25 milliards de dollars en 2014, est désormais pratiquement totalement investi et a généré un taux de rentabilité interne (TRI) de 20,5% à fin mars, selon le dernier rapport annuel de CD & R.
L’indice mondial de confiance des investisseurs élaboré par State Street s’est établi au mois de décembre à 94,2, en baisse de 3,4 points par rapport à son niveau de novembre (97,6 en données corrigées). Le repli de 6,7 points de l’indice en Asie, à 109,1, et la baisse de 6 points de l’indice en Amérique du Nord, à 87,5, sont à l’origine du recul de la confiance des investisseurs. En revanche, l’indice européen a augmenté de 13,7 points, passant de 86,4 à 100,1."L’indice mondial de confiance termine 2016 sur une note de faiblesse alors que les investisseurs institutionnels continuent de se détourner des marchés actions», commente Ken Froot, l’un des créateurs de l’indice. «En 2017, les investisseurs attendent probablement davantage de clarté pour dissiper leurs principales incertitudes concernant la présidence Trump et l’orientation plus agressive de la Fed suite à son relèvement des taux d’intérêt en décembre», ajoute-t-il."Alors que les marchés cherchent de plus en plus à refléter parfaitement les valorisations des perspectives économiques américaines pour 2017, il est intéressant de constater que les investisseurs institutionnels sont plus circonspects », ajoute Lee Ferridge, Directeur de la Stratégie Multi-Actifs pour l’Amérique du Nord. « Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que l’indice pour l’Amérique du Nord accuse un repli alors même que les actions américaines et le dollar continuent de grimper ».« Il est révélateur que la confiance des investisseurs européens ait augmenté en décembre malgré le vote négatif au référendum italien », note Michael Metcalfe, senior managing director et directeur de la stratégie Global Macro, State Street Global Markets. « Ceci suggère que les investisseurs commencent peut-être à s’accommoder du risque politique et à ajuster leurs portefeuilles en conséquence. »
Le milliardaire chinois Chen Tianqiao, basé à Singapour et qui a bâti sa fortune dans le secteur des jeux, s’intéresse de plus en plus à la finance. Pour preuve, Shanda, la société qu’il a cofondée avec son épouse Chrissy Luo, a pris cette année une participation de 9,9% dans le groupe de gestion américain Legg Mason qu’il envisage désormais de porter à 15%, rapporte le Financial Times. Shanda, qui gère un total de 8 milliards de dollars d’actifs, est également entré dans le capital de l’américain Lendix Club (à hauteur de 15,13%).Concernant Legg Mason, Chen Tianqiao va intégrer en juin prochain le conseil d’administration du groupe coté de gestion en qualité de vice-chairman et il accompagnera Legg Mason dans ses efforts pour développer sa marque sur le marché chinois. Il propose notamment d’adapter les produits d’investissement de Legg Mason pour la clientèle chinoise. Les investisseurs chinois retail pourraient ainsi être intéressés par des actifs immobiliers titrisés susceptibles de fournir de la liquidité, mais avec le concours de compagnies d’assurances susceptibles de garantir un rendement minimum, suggère le milliardaire.
Dirk Rüttgers, gestionnaire d’une partie de la fortune de l’ancien groupe allemand Dornier, racheté dans les années 80 par Daimler, donne la priorité aux investissements alternatifs. En l’occurrence, le spécialiste de l’investissement, membre du directoire de Do Investment AG, une société qui appartient au family office de la famille Silvius Dornier, mise sur les terres agricoles et les forêts, explique-t-il au quotidien des affaires Handelsblatt. Les prix de ces deux classes d’actifs ont très fortement augmenté, d’où le choix d’investir de préférence en Roumanie et en Amérique latine, notamment en Uruguay, précise Dirk Rüttgers dans les colonnes du Handelsblatt.
L’appétit des investisseurs pour les pays émergents est loin d'être au beau fixe. Les dernières statistiques du spécialiste des flux dans le monde EPFR Global le confirment. Les dégagements dans les fonds dédiés aux actions émergentes se sont élevés à leur plus haut niveau des cinq dernières semaines durant la semaine au 21 décembre, l’essentiel des rachats étant intervenu dans les fonds d’actions Asie hors Japon et les fonds d’actions émergentes globaux GEM (Global Emerging Markets). Du côté de l’obligataire, la tendance est similaire même si l’on observe un intérêt marqué pour certains fonds comme ceux dédiés à la Russie, dans ce dernier cas tant pour les fonds obligataires que pour les fonds actions.Il reste que la tendance semble encore orientée à la baisse, après avoir connu des points hauts dans le sillage de l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche en raison notamment de la politique protectionniste que pourrait mettre en œuvre le président élu. L’agence de presse Reuters relève toutefois que cet environnement a priori peu favorable n’empêche pas plusieurs gestionnaires de premier plan d’afficher un certain optimisme pour ne pas dire un optimisme certain. C’est notamment le cas de BlackRock qui, par la voix de Jeff Rosenberg, son stratégiste en chef sur l’obligataire, estimait très récemment pouvoir enregistrer des gains solides dans toutes les classes d’actifs émergentes, notamment l’obligataire.Pictet a aussi souligné il y a déjà quelques mois qu’il fallait s’intéresser aux stratégies émergentes après plusieurs années de vaches maigres. Ricardo Adrogué, responsable de la dette émergente chez Barings Asset Management, estime pour sa part que les analystes, agences de notation y compris, ont tendance à mélanger les problèmes structurels avec les problèmes cycliques lorsqu’ils évaluent le secteur. «Notre appréciation des marchés émergents se renforce actuellement ", indique-t-il cité par Reuters. Morgan Harting, gérant de portefeuille principal pour les stratégies de rendement multi-classes d’actifs chez AllianceBernstein est particulièrement optimiste sur le secteur de l'énergie et investit dans des pays comme le Brésil et le Russie et des sociétés comme le groupe pétrolier et gazier hongrois Mol Group.Les agences de notation se montrent toutefois moins confiantes. Tant S&P que Moody’s et Fitch Ratings ont récemment revu à la baisse leurs perspectives de crédit, tout particulièrement sur les marchés émergents. Selon Diane Vazza, managing director de la recherche sur l’obligataire mondial chez S&P Global, évoque le risque géopolitique et les sociétés énergétiques incapables de s’ajuster à la tendance de long terme de prix moins élevés pour le pétrole et le gaz. «Environ un tiers des entreprises émergentes ont des perspectives négatives», a précisé à Reuters Diane Vazza qui prévoit de nouvelles pressions à la baisse dans tout l’univers émergent.
La valeur des transactions dans le private equity allemand a atteint en 2016 son plus haut niveau des dix dernières années, selon des chiffres du cabinet EY publiés par l’agence Reuters. Les 171 acquisitions réalisées cette année par des sociétés de capital investissement ont représenté une valeur totale de 20,8 milliards d’euros, contre un peu plus de 17 milliards d’euros en 2015. Pour la première fois depuis 2012, le montant des opérations d’acquisition a dépassé celui des sorties qui ressort à 19,7 milliards d’euros issus de 106 désinvestissements.La plus grosse transaction de l’année a été la vente de la société immobilière Officefirst à Blackstone pour un montant de 3,3 milliards d’euros, devant la cession à Carlyle du chimiste de spécialités Atotech pour un montant de 2,9 milliards d’euros.
PAI Partners, qui détient 43% du capital du spécialiste du foie gras et du saumon, pourrait sortir de Labeyrie Fine Foods dans les deux ans qui viennent via une introduction en Bourse de sa participation. «Le plan stratégique dans cette perspective sera finalisé en avril», explique le président de Labeyrie, Pierre-Yves Ballif aux Echos. La coopérative Lur Berri détient également 43 % du capital, le management les 14 % restants. Labeyrie veut lever des fonds pour financer son internationalisation. Il réalise déjà 40% de son chiffre d’affaires hors de France et veut porter cette part à plus de 50%.
Lorsqu’il est à la recherche d’un placement financier, le jeune salarié âgé entre 18 et 36 ans dont les revenus sont supérieurs à la moyenne préfère éviter le recours à un conseiller. Selon une étude réalisée par la FOM Hochschule et par le cabinet juridique Baum Reiter & Collegen dont le Handelsblatt a eu connaissance, les «Young Professionals» sont 62% à ne pas utiliser les services d’un conseiller financier pour sélectionner un placement adapté à leurs besoins du moment. Seulement 22% de l'échantillon, soit environ un sur cinq parmi les 500 jeunes salariés interrogés, prennent langue avec un conseiller.Les jeunes salariés très attachés à leur indépendance ne s’en tirent pas si mal puisqu’ils sont 57% à avoir au moins réalisé une performance couvrant l’inflation, certes peu élevée, et presque un sur trois a dégagé un rendement de plus de 3%, indique l'étude qui précise qu’environ la moitié de la clientèle des jeunes salariés à hauts revenus investit dans les actions.
Les rachats d’actions ont atteint de nouveaux sommets au mois de décembre, rapporte le Wall Street Journal qui attribue cette tendance à la perspective de nouvelles baisses des impôts. Contrairement à ce que prédisaient les sceptiques, les rachats d’actions affichaient au 16 décembre une progression de près des deux tiers par rapport à leur niveau de l’an dernier à la même période, selon Goldman Sachs.