Nos articles d’actualité et d’analyse sur les projets d’investissement d’un point de vue macro comme micro, au niveau des entreprises comme des acteurs financiers.
Encore+ poursuit sa stratégie récente d’acquisitions avec l’achat du centre commercial El Tormes à Salamanque en Espagne pour 70 millions d’euros. Encore+ est un fonds Core+ paneuropéen diversifié, cogéré par Aviva Investors en tant que gestionnaire de fonds et par LaSalle Investment Management en tant que gestionnaire d’actifs et des transactions.Après avoir franchi le cap du milliard d’euros fin 2016, le fonds, fort de plus de 1,2 milliard d’euros d’actifs sous gestion, connaît à l’heure actuelle un essor important en matière de levée de capitaux et de déploiement. L’acquisition d’El Tormes a fait l’objet d’une cession de parts de Retail Property Fund Inberica (RPFI), fonds géré par CBRE Global Investors.
Plus de la moitié des gérants de private equity indiquent que l’analyse des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance les ont « souvent ou occasionnellement » conduit à faire une offre à un prix inférieur pour une acquisition, selon une étude de Capital Dynamics citée par IPE. Moins d’un tiers des 109 gérants sondés ont déclaré qu’une telle analyse les avait conduits à payer un prix plus élevé. 20 % ont dit que cela avait eu un impact positif sur les conditions financières matérielles de l’opération, et 17 % ont mentionné un impact négatif.
Le suisse Lalique Group, notamment propriétaire de la maison française Lalique, fait entrer à son capital de nouveaux partenaires en vue d’accompagner son développement. Le groupe indique dans un communiqué avoir été accompagné par Pax Corporate Finance afin de réfléchir au financement de son développement international et au déploiement de la marque Lalique. Il affirme avoir reçu «un nombre important de marques d’intérêt» de la part de fonds d’investissement de family offices. C’est finalement la solution d’un pool d’investisseurs qui a été retenue. La famille saoudienne Tamer, par l’intermédiaire de Tam Capital, complète ce pool en entrant au capital de Lalique. Elle doit lui faire bénéficier d’un soutien pour le développement de ses différentes marques au Moyen-Orient.
Tikehau Capital annonce la cession de sa participation dans Ecotel Chomette Favor (“E.CF”) à Naxicap Partners. Tikehau Capital revendique sur cet investissement une plus-value de cession brute de 18,2 millions d’euros, soit un multiple de 2,8 fois (après prise en compte des frais et des coûts, mais avant impôt sur les sociétés). Pour mémoire, Tikehau Capital a investi 10 millions d’euros dans E.CF en juin 2011 (via Salvepar) aux cotés de l’actionnaire majoritaire, Weinberg Capital Partners, et de son équipe dirigeante emmenée par Thierry Drecq. E.CF est le leader européen de la distribution de petit matériel et consommables à destination des professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des métiers de bouche. E.CF est historiquement présent en Europe et s’est développé plus récemment à l’international.
Dans sa dernière étude sur les Fintech intitulée « Redrawing the lines: Fintech’s growing influence on Financial Services » publié ce 6 avril (1), le cabinet de conseil et d’audit PwC révèle que plus de 80% des banques, assurances et sociétés de gestion internationales prévoient de renforcer leurs partenariats avec des Fintech dans les trois à cinq prochaines années. Après une période de défiance, les établissements financiers traditionnels choisissent donc la collaboration avec les Fintech, désormais perçus comme des alliés potentiels face aux transformations technologiques. Dans le monde, 45% des acteurs traditionnels déclarent avoir engagé des partenariats avec des Fintech en 2017 (contre 33% en 2016) alors même que 88% d’entre eux s’inquiètent de perdre une partie de leur activité au profit de ces nouveaux acteurs. En moyenne, les entreprises multinationales estiment même qu’un quart (24%) de leur chiffre d’affaires est aujourd’hui menacé. Grâce aux Fintech, les banques, assurances et sociétés de gestion internationales pourront externaliser certains pans de leur R&D et ainsi proposer plus rapidement de nouveaux produits et services répondant aux demandes des clients. 60% des répondants dans le monde estiment que l’émergence des Fintech représente une opportunité de développer leur gamme de produits et services quand 46% d’entre eux y voient l’occasion de développer leur potentiel en data analytics. Cette prise de conscience vis-à-vis des nombreuses potentialités offertes par les Fintechs bouleverse en profondeur les sociétés traditionnelles qui tentent d’intégrer ces nouveaux services ; en 2017, 31% d’entre elles déclarent vouloir le faire (vs 22% en 2016). En parallèle, les investissements dans les Fintech explosent et, selon les chiffres de la plateforme DeNovo de PwC, les start-up qui cherchent à intégrer l’intelligence artificielle (IA) aux services financiers font l’objet de financements importants, qui avoisinaient en moyenne un milliard de dollars par an sur les deux dernières années. L'étude montre que les banques, les sociétés de gestion et les assureurs utiliseront l’IA ainsi que les outils de gestion des données et d’analyse qui la sous-tendent pour interagir quotidiennement avec leurs clients et les guider sur les meilleures décisions à prendre : 57% des établissements financiers français prévoient d’investir dans l’IA en 2017 (vs 34% au niveau mondial) et 52% prévoient d’investir dans la robotique (vs 30% au niveau mondial). Selon DeNovo, les start-up dans les Fintech ont attiré 40 milliards de dollars d’investissements cumulés dans le monde ces quatre dernières années. PwC souligne que les sociétés financières prévoient un retour moyen sur investissement de 20% sur leurs projets en lien avec les Fintech. (1) L'étude de PwC s’appuie sur une enquête menée dans 71 pays répartis en six grandes régions, auprès de 1 308 participants, parmi lesquels des dirigeants, des responsables de l’innovation, des directeurs de systèmes d’information et des membres de directions générales en charge des évolutions numériques et technologiques, tous actifs dans diverses branches des services financiers (banque, gestion d’actifs, paiements, assurance, réassurance et Fintech). Si la majorité des répondants appartiennent à de grandes entreprises, les PME sont également représentées dans l’enquête.
Les gérants participant à la plateforme amleague ont terminé le premier trimestre sur des résultats très satisfaisants. Toutes les sociétés de gestion ont bouclé les trois premiers mois de l’année en territoire positif, avec parfois des performances très supérieures à l’indice de référence. Le mois de mars s’est bien passé pour la majorité des gérants, malgré des difficultés manifestes pour deux ou trois d’entre eux.Pour le mandat Euro Equities, c’est Roche-Brune AM qui arrive en tête sur trois mois avec une hausse de 8,90%, devant Seven European Fund et Swiss Life Asset Managers, avec des gains de respectivement 8,83% et 7,95%, la queue de peloton étant occupée par Invesco AM avec une hausse de 5,07%. La moyenne des gérants ressort à 7,01%, légèrement en-deçà de l’indice Eurostoxx (7,07%).Sur le mandat plus large des actions européennes, Edmond de Rothschild AM occupe la première place du trimestre avec une performance de 8,99%, devant Degroof Ptercam et Prevaal Actions Europe, qui affichent des gains de respectivement 8,52% et 8,39%. La moyenne des gérants, 7,43%, fait beaucoup mieux que l’indice Stoxx 600 qui se hisse à seulement 6,14%. En appliquant un filtre ISR aux actions européennes, le trio de tête est constitué d’OFI Smart Beta Europe SRI, devant Roche-Brune AM et La Française AM, avec des hausses de respectivement 8,81%, 7,76% et 6,98%. La moyenne des gérants bat l’indice (6,65% contre 6,14%).Sur le mandat des actions internationales, Edmond de Rothschild AM se distingue avec une performance de 10,28% sur trois mois, très supérieure à la moyenne des gérants (un peu moins de 6%) et à l’indice Stoxx 1800 qui dégage un gain de seulement 4,80%.Pour le mandat multi-classe d’actifs, la palme revient à Seven Diversified avec une hausse de 6,14%, devant Allianz GI (3,86%) et Stamina AM (3,20%), la moyenne ressortant à 2,94%.
Axa Investment Managers - Real Assets annonce qu’il a réalisé l’acquisition de Rives de Paris, un actif de bureaux situé à Montrouge. L’acquisition a été effectuée pour le compte d’Axa Selectiv’ Immo, un fonds accessible aux investisseurs particuliers français, au travers de contrats d’assurance vie distribués par Axa France. Le fonds gère désormais plus de 2 milliards d’euros d’actifs. Cette transaction a été structurée sous la forme d’un accord de vente et de cession-bail avec le vendeur et principal locataire, Pfizer.« Cette transaction porte le total d’actifs gérés par Axa Selectiv’ Immo à plus de 2 milliards d’euros, depuis son lancement en 2012. Le fonds gère désormais un portefeuille de 30 actifs répartis dans sept villes européennes “prime”, démontrant ainsi son succès dans la réalisation de sa stratégie visant à constituer un portefeuille diversifié d’actifs localisés dans de bons emplacements, avec pour objectif d’offrir une résilience supérieure sur le long terme. Compte tenu de la qualité de la localisation de l’actif Rives de Paris et de sa valeur intrinsèque, nous pensons que cet investissement devrait être en mesure d’offrir une valeur relative attrayante au bénéfice de nos clients », commente Antoine Aubry, gérant de fonds chez Axa IM - Real Assets. Rives de Paris, d’une surface de près de 20.000 m², est le siège français de Pfizer depuis sa livraison en 2001. L’actif comprend huit étages de surface locative et trois niveaux en sous-sol, avec un hall spacieux, un restaurant, un centre de remise en forme et un parking souterrain de 427 places. L’immeuble est également occupé par trois autres locataires. Rives de Paris est situé dans le quartier de bureaux la ‘Zac Francois Ory’ à Montrouge, le long du boulevard périphérique parisien.
La Française REM a acquis, auprès d’em2c Promotion Aménagement et pour le compte de sa SCPI LF Opportunité Immo, un actif à usage d’activités en VEFA à Vénissieux/Feyzin - le parc SUD ACCESS - au sein d’un secteur en pleine expansion avec notamment un EHPAD, un pôle hospitalier et un hôtel Ibis à proximité immédiate. Ce secteur, très bien desservi par les axes autoroutiers et les transports en commun, regroupe des synergies fortes de l’activité économique de la Métropole de Lyon avec les zones industrielles de Corbas, Vénissieux, Saint-Priest et la Vallée de la Chimie. Le site est situé au pied du tramway.L’ensemble, comprenant 2 bâtiments divisibles chacun en dix lots, développera une surface totale de 5 090 m² à usage d’activité et bureaux et bénéficiera de 60 emplacements de stationnement. Les travaux ont débuté et la livraison de la première tranche est prévue au deuxième trimestre 2017.
All Star, le fonds d’investissement alternatif immobilier réservé aux investisseurs professionnels et géré par Kryalos Sgr, vient de finaliser l’acquisition d’un portefeuille composé de trois biens immobiliers appartenant au groupe Allianz situés à Milan Piazza Velasca, Piazzale Lodi et Piazzale Loreto, rapporte Bluerating. Allianz continuera à occuper les actifs jusqu’au transfert dans la « Torre Allianz », futur quartier général milanais du groupe à CityLife. Kryalos se renforce ainsi sur le marché de bureaux à Milan, avec un portefeuille de 180.000 mètres carrés.
Les investisseurs danois sont enthousiastes à l’égard des actions étrangères, notes FW Asset Management. En février 2017, les investisseurs ont acquis pour 20 milliards de couronnes danoises (2,7 milliards d’euros) d’actions étrangères, selon des chiffres de la Banque centrale danoise. Depuis 2014, les investisseurs danois ont acquis des actions étrangères pour un montant total de 184 milliards de couronnes danoises (24,7 milliards d’euros) et ont vendu des actions étrangères pour seulement 8 milliards de couronnes. Sur cette période, les investisseurs ont acheté pour 89 milliards de couronnes danoises d’actions américaines et pour 76 milliards de couronnes d’actions européennes.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 3 avril, la conclusion d’un accord avec CVC Capital Partners portant sur la cession d’une participation de 10% dans CLH, une société espagnole spécialisée dans le transport et le stockage de pétrole. Ardian Infrastructure détenait 15% du capital de CLH suite à son investissement en 2011, avant de porter sa participation à 25% en 2015 pour devenir le premier actionnaire de la société. Une fois l’accord conclu avec CVC, Ardian détiendra une participation de 15% dans CLH.
Union Investment a annoncé l’acquisition à Leverkusen du centre commercial Rathaus-Galerie, ouvert en 2010 et qui développe environ 36.300 m2. Union Investment a acquis le centre auprès du fonds CS Euroreal, géré par Credit Suisse Asset Management Immobilier KAG. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.
La firme britannique de capital-investissement Apax Partners a annoncé ce 3 avril avoir conclu un accord en vue du rachat de Syneron Medical, un fabricant d’appareils médicaux à visées esthétiques, pour un montant de 397 millions de dollars, soit 373 millions d’euros. Apax propose 11 dollars par action, en numéraire, pour chaque titre Syneron, soit une prime de 15% par rapport au cours de clôture moyen des 90 dernières séances sur le Nasdaq et de 33% par rapport au cours des 90 séances précédant le 10 février, quand ont commencé à circuler des informations de presse sur un possible rachat de la société israélienne.Les solutions de Syneron, allant du remodelage corporel à l'épilation durable en passant par le traitement des rides ou de la cellulite, sont commercialisées sous deux marques, Syneron et Candela. A noter toutefois que l’accord comporte une clause dite de «go-shop» qui court jusqu’au 9 mai 2017 et qui permet à Syneron de solliciter et d'évaluer, avec l’assistance de Barclays, des offres éventuelles d’autres parties.
Pourquoi accepter des commissions de 130 ou 140 dollars pour 10.000 dollars investis dans des mutual funds alors que certains ETF sont chargés à seulement 3 ou 4 dollars pour le même montant investi et que les performances sont au rendez-vous ? Les épargnants américains ont tranché depuis longtemps et l’engouement pour la gestion passive n’a jamais été aussi marqué dans un contexte où les gérants actifs sont toujours très peu nombreux à battre leur indice de référence. L'étude 2016 Spiva (1) réalisée par le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices en apporte une nouvelle illustration. « Les résultats sont dans la lignée de ceux des années précédentes. A quelques exceptions près, les trois quarts des gérants de fonds actions gérés activement, voire plus, n’arrivent pas à battre leur indice de référence. L’année 2016 a pourtant été atypique, marquée par deux événements majeurs. Le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et son issue inattendue et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Deux événements dont les gérants d’actifs n’ont apparemment pas tiré parti. Et les résultats sont très semblables dans toutes les régions du monde », estime Daniel Ung, directeur, responsable de la recherche chez S&P Dow Jones Indices. Sur le marché européen par exemple, les fonds actions Europe actifs ont perdu en moyenne 0,88% en 2016, contre une progression de 3,44% pour le S&P Europe 350. Plus de 80% des fonds gérés activement investis dans les actions européennes ont ainsi fait moins bien sur un an que leur indice de référence, le S&P Europe 350. Les statistiques pour les actions françaises ne sont pas non plus exceptionnelles : près de 67% des fonds spécialisés dans cette catégorie ont sous-performé le S&P France BMI sur un an. L’étude montre bien que l’horizon d’investissement ne change pas beaucoup la donne. Si l’on reprend les deux catégories évoquées plus haut, on observe que sur dix ans, 88,25% des fonds actifs investis dans les actions européennes ont fait moins bien que leur indice. Le pourcentage est d’un peu plus de 84% pour les actions françaises. Les fonds actifs investis dans les actions émergentes font même mieux puisque 100% d’entre eux sous-performent l’indice de référence, le S&P/IFCI. « Le cas des marchés émergents est intéressant. On pourrait penser en effet que l’inefficience de ces marchés devrait être a priori une source d’opportunités de sélection de titres pour les gérants. Il n’en est rien dans les faits, car leurs performances restent inférieures au benchmark S&P Dow Jones Indices, et cela quel que soit l’horizon observé », observe Daniel Ung.L’étude montre aussi que la situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée. Certains fonds actifs arrivent à tirer leur épingle du jeu. Par exemple les fonds investis dans les petites capitalisations britanniques. Ils sont un peu moins de 37% sur un an à faire moins bien que leur indice de référence (S&P United Kingdom SmallCap). Il est vrai aussi que ce pourcentage monte à 70,42% sur cinq ans et à 76% sur 10 ans. Les fonds investis dans les actions suédoises, intégrées en 2015 dans l’étude Spiva, se distinguent par des performances assez homogènes quel que soit l’horizon d’investissement : 54,55% font moins bien que l’indice de référence sur un an, à comparer à 44,74% sur cinq ans et 53,57% sur dix ans. « La bonne performance des gérants suédois est en partie liée à l’étroitesse du marché local. En effet, si une ou deux entreprises affichent de bonnes performances, les fonds peuvent aussi en profiter à proportion de leur exposition », commente Daniel Ung.(1) L’étude SPIVA mesure la performance des fonds gérés activement par rapport à celle d’indices représentatifs de la catégorie de ces fonds. L’étude SPIVA suit la même méthodologie depuis le départ, 2002 pour les Etats-Unis et 2014 pour les actions européennes. Le champ de l’étude SPIVA Europe pourrait être élargi aux fonds obligataires, comme pour l’étude SPIVA US
Bridgepoint et le groupe SPhere ont annoncé le 31 mars la conclusion d’un protocole en vue de la cession par Bridgepoint du groupe AEF au groupe SPhere.Créé en 1976, SPhere élabore, transforme et commercialise des sacs à déchets, des sachets congélation, des sacs fruits et légumes, des sacs sorties de caisse, des films industriels, des films et papiers alimentaires de même que des barquettes et rouleaux en aluminium. Le groupe élabore et commercialise également des résines biodégradables.Le rapprochement entre les Groupes AEF et SPhere a pour objectif de développer les interactions et les synergies d’ores et déjà existantes, selon le communiqué, entre les deux sociétés au travers de la société Végéos, joint-venture, détenue à 50 % par AEF et à 50% par SPhere. Créée le 31 mars 2016, Végéos est chargée de la promotion des gammes de sacs biodégradables et compostables fruits et légumes en France et à l’international, conformément à la Loi de Transition Energétique pour la croissance verte.
Semaine faste pour les actions européennes. Le continent européen retrouve la faveur des investisseurs alors que de plus en plus nombreux sont ceux qui parient sur un échec de Marine Le Pen à l'élection présidentielle française. Les fonds d’actions européennes ont ainsi enregistré durant la semaine au 29 mars une collecte nette de 1,5 milliard de dollars, un montant jamais vu depuis un peu plus d’un an, selon l'étude hebdomadaire Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.En revanche, l’image de Donald Trump a de nouveau été écornée à la suite de son échec sur l’abrogation de la loi dite Obamacare, ce qui a suscité de nouveaux dégagements sur les actions américaines. Les fonds d’actions américaines ont ainsi subi une deuxième semaine consécutive de sorties nettes, cette fois pour un montant de 0,8 milliard de dollars. Les fonds d’actions émergentes restent très recherchés et affichent des entrées nettes de près de 2 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises enfin affichent leur plus forte collecte des sept dernières semaines, avec un montant de 3,2 milliards de dollars. Au total, toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions ont enregistré une collecte nette de 6,5 milliards de dollars.Les difficultés de Donald Trump ont peut-être aussi contribué à canaliser les flux vers les fonds obligataires les moins risqués. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («investment grade») ont ainsi enregistré une collecte nette de 6,4 milliards de dollars, affichant ainsi une quatorzième semaine consécutive de flux nets positifs. Beaucoup plus risqués, les fonds de dette émergente ont tout de même attiré 2 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’obligations à haut rendement ont subi des sorties nettes de 0,2 milliard de dollars. Au total, les fonds obligataires terminent la dernière semaine de mars sur des entrées nettes de 9,6 milliards de dollars.
Le Groupe GA, spécialisé dans l’immobilier tertiaire, a procédé le 9 mars dernier à une opération de réorganisation de son actionnariat jusqu’alors détenu à 60% par le fonds britannique Aermont Capital (anciennement Perella Weinberg Partners), entré en 2007, aux côtés des salariés du groupe qui possédaient les 40% restants. Au terme de cette opération, les collaborateurs de GA deviennent actionnaires majoritaires à 60%, les 40% étant détenus par un pool d’investisseurs autour d’iXO Private Equity, chef de file et actionnaire de référence, réunissant BNP Paribas Développement, Bpifrance, Multicroissance et Grand Sud Ouest Capital. D’après le communiqué, le Groupe GA s’est rapproché d’iXO Private Equity afin de maintenir son indépendance et de choisir des partenaires financiers pouvant accompagner les projets de développement futur du Groupe, à savoir notamment le développement sur le marché de la rénovation bureaux, ainsi que le déploiement sur de nouveaux segments de marché de la construction tels que l’hôtellerie, les résidences gérées et la santé.Cette opération de MBO survient après une année 2016 positive pour le groupe GA qui a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 230 millions d’euros contre 170 millions en 2015 (+ 35,3%). En 2016, il a enregistré un doublement de son carnet de commandes et de son activité rénovation et enregistré ses premières opérations dans le domaine de la santé.
Des investisseurs représentant 1.000 milliards de livres d’actifs soutiennent une liste de principes établis par Schroders afin de sensibiliser les entreprises du secteur agro-alimentaire sur les risques associés à la consommation de sucre. Schroders et Rathbone Greenbank ont ainsi publié un ensemble de principes visant à servir de guide aux investisseurs, afin de s’assurer que les entreprises s’adaptent à l’évolution des mentalités vis-à-vis du sucre. La Public Health England a mis au défi l’industrie agro-alimentaire de réduire les proportions de sucre de ses produits de 20 % d’ici à 2020, alors qu’un récent rapport montre une augmentation de 24 % des extractions dentaires opérées sur des enfants âgés de 4 ans et moins (sans rappeler sur quelle période). Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni en 2016, ont introduit une taxe sur le sucre.De plus en plus de consommateurs se sensibilisent à ces questions médicales et réglementaires avec, notamment aux Etats-Unis, un déclin de la consommation de boissons gazeuses. Le nouveau cadre proposé par Schroders et Rathbone Greenbank consiste en cinq engagements : gouvernance, stratégie, mise en œuvre, politique publique, et démonstration des progrès accomplis. Le but est de fournir aux investisseurs les outils pour encourager les entreprises agro-alimentaires à fournir une transparence accrue sur la façon dont elles adressent les défis auxquels l’industrie du sucre fait face.« La montée de l’obésité, du diabète et des maladies liées aux régimes alimentaires dans le monde est bien connue, mais nous pensons que l’étendue du problème en fait désormais une problématique d’investissement. Etant donné que la tendance se poursuit, nous pensons que les entreprises devront investir davantage en recherche et développement, en innovation, et en révision de la composition de leurs produits. Nous pensons que le sucre est une problématique d’investissement pour tous les gérants de portefeuilles de par le monde, et nous voulons encourager les investisseurs à signer nos principes, et à les utiliser à l’avenir », souligne Elly Irving, analyste ESG chez Schroders.
Omnes Capital, avec l’appui des co-investisseurs Capital Transmission (Banque Cantonale de Genève) et Bpifrance, entre au capital du Groupe RGF aux côtés du repreneur Pascal Daviet dans le cadre d’une opération de Management-Buy-In (MBI). Joël Béraldin, le dirigeant et actionnaire à 100 % de la société, cède l’intégralité de ses parts et réinvestit dans l’opération de façon minoritaire. Basé à Pratz (39), le Groupe est spécialisé dans la conception et la production de petites pièces techniques en plastique et/ou en métal sur des marchés de niches. Le Groupe RGF couvre l’ensemble de la chaîne de production : conception, réalisation des moules, injection, décolletage, surmoulage et assemblage robotisé.Le repreneur Pascal Daviet est un professionnel de l’industrie du plastique. Son arrivée à la tête du Groupe RGF marque une nouvelle étape dans le développement de la société. Son objectif est de renforcer les équipes commerciales, diversifier la gamme de produits et adresser de nouveaux marchés, assure un communiqué.
L’OPCI Raspail détenu par CNP Assurances et géré par La Française a acquis auprès de Primonial REIM l’immeuble 20 rue de la Baume dans le 8ème arrondissement de Paris. Cet immeuble de 6.000 m2 a été vendu par Primonial REIM pour le compte d’un grand institutionnel français. L’immeuble construit en 1925 a été entièrement restructuré en 2015-2016 par Primonial REIM et bénéficie du label BREEAM Very Good. Il est aujourd’hui loué à Gresham Banque Privée et IMG Models.Cet investissement s’inscrit dans la stratégie de l’OPCI qui vise à proposer un rendement régulier et à rechercher une appréciation à long terme de la valeur intrinsèque de ses actifs immobiliers.