La contribution de la Banque Postale au résultat d’exploitation de La Poste a plongé de près de 10% sur un an au premier semestre, à 492 millions d’euros. La maîtrise des charges (-0,6%) n’a pas compensé l’impact sur les revenus des taux bas, auxquels la banque publique est très sensible en raison de sa sur-liquidité. Le produit net bancaire du groupe s’est replié de 2,6% sur un an à 2,85 milliards d’euros. La baisse est de 4,6% hors provision épargne logement dans la banque de détail, avec un plongeon de 6% de la marge nette d’intérêt retraitée. Alors que le PNB de la gestion d’actifs est stable, celui de l’assurance a bondi de 24,2% à 180 millions d’euros, grâce à la poursuite du déploiement de l’offre du groupe. D’où l’importance pour La Banque Postale de devenir un bancassureur de plein exercice grâce à la reprise de CNP Assurances. Le résultat du groupe La Poste a lui fondu d’un tiers, à 572 millions d’euros, et les normes IFRS 16 ont fait gonfler la dette de 2,5 milliards.