Toute l’actualité du secteur bancaire – banque de détail, banque d’investissement, réglementation – et de ses principaux acteurs, qu’ils soient capitalistes (BNP Paribas, la Société Générale), étrangers (JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSCB), mutualistes (le Crédit Agricole, Crédit Mutuel, BPCE) ou même publics (la Banque Postale). Nos analyses des grandes tendances du domaine.
Les membres de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts ont approuvé son opération de rapprochement avec La Poste mercredi, lors d’une séance plénière exceptionnelle. Dans la lignée de la loi Pacte, qui autorise la montée majoritaire de la Caisse des Dépôts au capital du Groupe La Poste, cette opération sera réalisée par le transfert de la totalité de la participation détenue par la CDC au sein de CNP Assurances au Groupe La Poste, ainsi que par l’achat d’actions «La Poste» complémentaires, aujourd’hui détenues par l’État. Cette opération vise notamment à «constituer un pôle financier public de grande ampleur», fait suite à «plusieurs dizaines de réunions de travail, d’échanges de questions/réponses avec les parties prenantes», précise le communiqué. La Commission de surveillance a décidé la mise en place, en son sein et conformément à son règlement intérieur, d’un comité ad hoc.
Les agences de régulation américaines (Fed, FDIC, OCC) ont annoncé hier qu’elles ne prendraient pas de mesure liée à la règle Volcker à l’égard de certains fonds étrangers pour une période supplémentaire de deux ans. Elles prévoient d’alléger cette règle interdisant aux banques de spéculer pour compte propre et de détenir des intérêts dans les hedge funds et fonds de private equity, mais ne souhaitent plus intégrer à la réforme certains fonds étrangers, alors qu’elles avaient annoncé précédemment un traitement similaire.
JPMorgan a publié ce mardi ses résultats du deuxième trimestre 2019. Le résultat net de sa branche gestion d’actifs et gestion de fortune s'élève à 719 millions de dollars, soit une baisse de 5% par rapport à la même période en 2018. Le chiffre d’affaires est lui stable à 3,6 milliards de dollars. La banque américaine a précisé que ses encours sous gestion s'élevaient, au 30 juin, à 2.200 milliards de dollars, en hausse de 7% par rapport au trimestre précédent. Elle explique cette progression par une forte collecte sur les produits monétaires et de long terme, ainsi par l’effet de marché.
La Société Générale est entrée en négociations exclusives avec le groupe Promontoria MMB afin de lui céder sa filiale à 100% Société Générale de Banque aux Antilles (SGBA), a annoncé lundi l'établissement bancaire. Le montant de la transaction n’a pas été précisé. Présente en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane Française, SGBA compte cinq agences et trois centres d’affaires entreprises servant environ 17.000 clients. Une procédure d’information et de consultation est en cours auprès des instances représentatives du personnel, indique la Société Générale. Pour sa part, Promontoria MMB propose en France métropolitaine sous la marque My Money Bank, des solutions de financement aux particuliers (regroupement de crédits intermédié).
Les exigences seront réduites pour les petites banques, adaptées et également proportionnelles pour les autres. Mais pas pour les établissements étrangers.
La banque portugaise Novo Banco, contrôlée par le fonds de private equity Lone Star, veut diminuer de moitié son ratio de prêts non performants (NPL) afin qu’il atteigne 10% cette année ou l’année prochaine, selon Reuters. La banque, née des ruines de Banco Espirito Santo, s’est déjà dépouillée de 3,7 milliards d’euros de créances douteuses entre fin 2017 et mars 2019, passant d’un ratio de NPL de 28 à 21,8%. Son portefeuille de prêts toxiques vaut aujourd’hui près de 6,5 milliards d’euros.
Banco Santander et le Crédit Agricole ont annoncé lundi la signature d’un accord destiné à mutualiser leurs services pour les PME et midcaps. Concrètement, avec ce partenariat, les clients de Banco Santander auront accès à des crédits bancaires et à un accompagnement local en France ainsi qu’en Italie, en Ukraine, en Roumanie, en Serbie et en Égypte sur le réseau du Crédit Agricole. Inversement, les clients du Crédit Agricole bénéficieront «de tout un éventail de services bancaires dans les 13 pays dans lesquels Santander est implantée, notamment au Royaume-Uni», explique dans un communiqué Didier Gaffinel, responsable mondial du coverage et de la banque d’investissement au Crédit Agricole CIB.
Citigroup a annoncé lundi avoir engrangé un bénéfice net de 4,8 milliards de dollars (4,25 milliards d’euros) au deuxième trimestre, en hausse de 6,9% sur un an. Soit un bénéfice net par action de 1,95 dollar, contre 1,63 dollar un an plus tôt. Le produit net bancaire (PNB) de la banque américaine est quant à lui ressorti en hausse de 2% sur un an, à 18,75 milliards de dollars. Le consensus des analystes compilé par FactSet tablait quant à lui sur un profit par action de 1,81 dollar, et des revenus de 18,5 milliards.
La banque suédoise SEB a fait état vendredi résultat net de 4,89 milliards de couronnes (463 millions d’euros) au deuxième trimestre, dépassant le consensus qui était de 4,58 milliards de couronnes. Son revenu net d’intérêts s’est établi à 5,69 milliards de couronnes, alors que le consensus tablait sur 5,57 milliards de couronnes. «Les clients corporate et les clients privés ont été actifs et les volumes de prêts ont augmenté», a déclaré, Johan Torgeby, directeur général de SEB. La banque a réussi à se tenir à l’écart des scandales de blanchiment d’argent qui ont ternis la réputation et les résultats de ses rivales, comme Swedbank ou Danske Bank. Le titre SEB a bondi de 4,38% à la mi-journée, et clôturé en hausse de 1,42%.
La banque indienne Allahabad Bank est devenue samedi la deuxième banque publique indienne à signaler une fraude présumée de 259 millions de dollars (229,50 millions d’euros) commise par le sidérurgiste en faillite Bhushan Power & Steel Ltd ce mois-ci, aggravant les inquiétudes relatives à un secteur bancaire encombré de créances douteuses. Allahabad a déclaré dans un communiqué en avoir informé la Reserve Bank of India, la banque centrale du pays. Le 6 juillet, la Banque nationale du Pendjab (PNB) a annoncé avoir signalé une fraude présumée de 554,6 millions de dollars dans les comptes de l’aciérie. Bhushan Power and Steel, l’une des sociétés les plus endettées de l’Inde, a été l’une des 12 premières sociétés envoyées par la RBI devant un tribunal de commerce.
La banque suédoise SEB a fait état vendredi résultat net de 4,89 milliards de couronnes (463 millions d’euros) au deuxième trimestre, dépassant l’estimation des analystes qui était de 4,58 milliards de couronnes. Son revenu net d’intérêts s’est établi à 5,69 milliards de couronnes, alors que le consensus tablait sur 5,57 milliards de couronnes. «Les clients corporate et les clients privés ont été actifs et les volumes de prêts ont augmenté», a déclaré, Johan Torgeby, directeur général de SEB.
Le département de la justice américaine a ouvert une enquête concernant le rôle de Deutsche Bank dans le scandale de corruption lié au fonds souverain malaisien 1MDB, d’après le Wall Street Journal. L’enquête cherche à déterminer si la banque allemande a violé les lois contre le blanchiment d’argent et la corruption étrangère lorsqu’elle a aidé le fonds à lever 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) en 2014, alors que des doutes sur la gestion et les finances de 1MDB avaient commencé à circuler.
Dans un avis, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué jeudi que le Crédit Agricole a déclaré dans un courrier lui étant adressé avoir franchi en hausse, le 4 juillet, le seuil de 10% du capital d’Ubisoft. Il détient 11.910.597 actions, soit 10,66% du capital et 9,62% des droits de vote de l’éditeur de jeux vidéo. Ce franchissement de seuil résulte de l’augmentation du nombre de titres empruntés par Crédit Agricole Corporate & Investment Bank. Dans le courrier adressé à l’AMF, la banque française dit envisager de poursuivre ses achats d’actions de la société, mais ne pas vouloir en prendre le contrôle.
Les héritiers des anciens propriétaires de la banque cubaine Banco Nunez, saisie par le gouvernement de Fidel Castro il y a près de soixante ans, ont engagé une action en justice aux Etats-Unis contre la Société Générale afin de lui réclamer des indemnités liées aux violations d’embargos économiques américains, selon Reuters. Soupçonnée d’avoir réalisé des transactions financières impliquant des pays visés par des embargos économiques américains, dont Cuba, la banque a accepté de verser une amende de 1,3 milliard de dollars (1,15 milliard d’euros). Une plainte a été déposée mercredi devant le tribunal de district de Miami par 14 petits-enfants de Carlos et Pura Nunez, anciens propriétaires de Banco Nunez. Elle réclame 792 millions de dollars à la Société Générale (702 millions d’euros).
Le titre de DNB, la principale banque de Norvège, plongeait de 2,12% jeudi à la mi-journée, et clôturait à -0,63%, après la publication de résultats décevants au deuxième trimestre. L’établissement a fait état d’un produit net bancaire de 5,89 milliards de couronnes (611 millions d’euros), manquant l’estimation des analystes à 5,98 milliards de couronnes. Le bénéfice net pour la période s’est établi à 6,1 milliards de couronnes, soit une baisse de 16,4% par rapport au trimestre précédent. Les coûts ont, par ailleurs, augmenté de 6%, à 5,67 milliards de couronnes au deuxième trimestre.
Le titre de DNB, la principale banque de Norvège, est en chute de 2,12% ce jeudi à la mi-journée après la publication de résultats décevants au deuxième trimestre. L’établissement a fait état d’un produit net bancaire de 5,89 milliards de couronnes (611 millions d’euros), manquant l’estimation des analystes qui tablaient sur 5,98 milliards de couronnes.
Le département de la justice américaine a ouvert une enquête concernant le rôle de Deutsche Bank dans le scandale de corruption lié au fonds souverain malaisien 1MDB,d’après le Wall Street Journal. L’enquête cherche à déterminer si la banque allemande a violé les lois contre le blanchiment d’argent et le corruption étrangère lorsqu’elle a aidé le fonds à lever 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) en 2014, alors que des doutes sur la gestion et les finances de 1MDBavaient commencé à circuler.