Toute l’actualité du secteur bancaire – banque de détail, banque d’investissement, réglementation – et de ses principaux acteurs, qu’ils soient capitalistes (BNP Paribas, la Société Générale), étrangers (JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSCB), mutualistes (le Crédit Agricole, Crédit Mutuel, BPCE) ou même publics (la Banque Postale). Nos analyses des grandes tendances du domaine.
Véronique Faujour est nommée secrétaire générale de Crédit Agricole SA (CASA) et succèdera le 1er janvier 2020 à Jérôme Brunel qui part à la retraite, a annoncé jeudi la structure cotée de la banque mutualiste. Depuis décembre 2016, Véronique Faujour était directrice marketing et communication du pôle développement, client et innovation de CASA. Désormais, elle «sera chargée notamment de l’organisation de la gouvernance, des affaires publiques, de la responsabilité sociétale de l’entreprise et de la communication» du groupe et rapportera au directeur général Philippe Brassac. Venue de la presse, elle est entrée chez CASA en 2008, comme adjointe puis directrice générale des magazines Uni-Editions.
L’agence de notation Moody’s a abaissé de stable à négative sa perspective sur les banques. « Le ralentissement de la croissance économique, la faiblesse des taux d’intérêt et des conditions opérationnelles plus volatiles vont augmenter les défis des banques [en terme de notation] crédit », résume un communiqué. Les taux négatifs dans la zone euro pèsent particulièrement sur la profitabilité des établissements européens. « Les banques font face à des difficultés spécifiques pour transposer les taux négatifs sur leurs clients de détail », et celles « avec les structures de coûts les plus élevées seront les plus touchées, ce qui ravivera les questions sur la viabilité de long terme de leur business models », estime Moody’s.
Véronique Faujour est nommée secrétaire générale de Crédit Agricole SA (CASA) et succèdera le 1er janvier 2020 à Jérôme Brunel qui part à la retraite, annonce ce matin la structure cotée de la banque mutualiste. Depuis décembre 2016, Véronique Faujour était directrice marketing et communication du pôle développement, client et innovation de CASA. Désormais, elle « sera chargée notamment de l’organisation de la gouvernance, des affaires publiques, de la responsabilité sociétale de l’entreprise et de la communication » du groupe et rapportera au directeur général Philippe Brassac. Venue du monde de la presse, elle est entrée chez CASA en 2008, comme adjointe puis directrice générale des magazines Uni-Editions.
La société de gestion chinoise E Fund a choisi de s’allier au suisse Lemanik AM afin de développer une gamme de fonds offshore. Lemanik AM sera chargé de cogérer, avec la filiale hongkongaise E Fund Management, le format UCITS du fonds Greater China High Dividend Equity Fund. Ce fonds, lancé en 2015, gère environ 3,6 millions de dollars. Dans le détail, Lemanik AM apportera ses compétences en matière de supervision réglementaire, de contrôle, et de distribution de fonds.
L’agence de notation Moody’s a abaissé de stable à négative sa perspective sur les banques. « Le ralentissement de la croissance économique, la faiblesse des taux d’intérêt et des conditions opérationnelles plus volatiles vont augmenter les défis des banques [en terme de notation] crédit », résume un communiqué diffusé ce matin. Les taux négatifs dans la zone euro pèsent particulièrement sur la profitabilité des établissements européens. « Les banques font face à des difficultés spécifiques pour transposer les taux négatifs sur leurs clients de détail », et celles « avec les structures de coûts les plus élevées seront les plus touchées, ce qui ravivera les questions sur la viabilité de long terme de leur business models », estime Moody’s.
BON VENT La Société Générale a annoncé avoir signé le 20 novembre le premier contrat d’approvisionnement en énergie (power purchase agreement, PPA) d’origine éolienne avec EDF. Très peu développés en France, tous secteurs confondus, les PPA permettent à une entreprise de sécuriser leur fourniture d’énergie renouvelable sur une durée déterminée et à un prix fixe. Le contrat de la Société générale porte sur une quantité d’énergie de 27 GWh par an pendant 3 ans. La durée du contrat se révèle cependant très inférieure aux autres PPA contractés en Europe. Par exemple, SNCF et Boulanger ont signé cette année des contrats de 25 ans avec Voltalia. Pour la Société Générale, l’énergie fournie par ce PPA représentera 10 % de sa consommation d’électricité.
L’accès aux comptes ouvre des perspectives d’innovation à des acteurs agiles. Les établissements bancaires peuvent en tirer de la valeur, à condition d’oser les partenariats.
FINTECH Après des tests fructueux avec N26, Iliad ou BPI France, Younited Credit (photo) formalise son offre de « credit-as-a-service » à destination des institutions financières qui veulent proposer à leurs clients un crédit dans un parcours sans couture. Sont visées notamment les néobanques qui ont un agrément ne permettant pas d’offrir du crédit. Younited Credit propose également aux marchands une offre de « credit-as-a-payment », du paiement fractionné pour favoriser leurs ventes. Ces offres seront disponibles en France, en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne. En plein pivot, Ditto Bank se repositionne sur le même créneau pour offrir aux néobanques et aux courtiers un crédit de trésorerie destiné aux TPE. L’offre sera enrichie d’autres services aux entreprises. Franfinance et Treezor, toutes deux filiales de la Société Générale, travaillent ensemble pour construire une offre de paiement fractionné et de credit-as-a-service. Et enfin, PayPlug et Oney, désormais détenues par Natixis, s’allient pour fournir aux marchands le paiement en trois ou quatre fois.
« La banque n’est pas la sidérurgie, a déclaré Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, lors d’un cocktail avec la presse. Nous, nous gagnons de l’argent. » Il ne s’agirait pas de mal interpréter les suppressions de postes dans le secteur. « Mais nous n’avons pas le temps d’attendre, a précisé l’actuel président de la Fédération bancaire française. Le digital nous pousse à une transformation en profondeur : c’est un sujet culturel. » Concernant son groupe, Frédéric Oudéa a fait savoir qu’il finissait mieux l’année qu’il ne l’avait commencé, a indiqué sa confiance grâce aux résultats engrangés et rappelé ses points forts : « un ‘business model’ innovant et une présence dans les géographies différenciante ».
Moody’s a annoncé mercredi une hausse de sa perspective sur le secteur bancaire italien, qui passe de négative à stable. L’agence de notation souligne la diminution du poids des crédits non-performants, l’amélioration des conditions de refinancement des banques locales et la stabilité de leur capital. «Nous anticipons une diminution des prêts problématiques des banques italiennes en 2020, pour la cinquième année consécutive, indique Moody’s dans un communiqué. Cependant leur ratio de prêts défaillants d’environ 8% (à fin juin 2019, ndlr) reste plus du double de la moyenne de 3% dans l’Union européenne, selon les données de l’Autorité bancaire européenne».
Moody’s a annoncé ce matin une hausse de sa perspective sur le secteur bancaire italien, qui passe de négative à stable. L’agence de notation souligne la diminution du poids des crédits non-performants, l’amélioration des conditions de refinancement des banques locales et la stabilité de leur capital.
UniCredit se serre la ceinture mais prévoit dans le même temps d’augmenter la rémunération de ses actionnaires. Lors d’une journée investisseurs organisée à Londres pour détailler le nouveau plan stratégique 2020-2023, la direction de la banque italienne a annoncé prévoir de supprimer 8.000 emplois et de fermer environ 500 agences d’ici à 2023. Objectif : réaliser des économies brutes de 1 milliard d’euros en Europe de l’Ouest. Les coûts devraient diminuer de 0,2% par an et s'établir à 10,2 milliards d’euros à la fin du plan, a précisé la banque.
Nomura a surpris en annonçant un remaniement de sa direction. Koji Nagai, qui dirigeait la banque japonaise depuis 2012, quittera ses fonctions en avril prochain. Il sera remplacé par Kentaro Okuda, le directeur opérationnel. Koji Nagai prendra la présidence de Nomura. Le groupe a subi l’an dernier ses premières pertes de la décennie. L’image de la banque a également été ternie par une affaire de transmission d’informations privilégiées à des clients qui lui a valu une sanction du régulateur. Koji Nagai a assuré que le remaniement de la direction n’avait pas de lien avec cette affaire. Kentaro Okuda a indiqué de son côté qu’il poursuivra le plan d'économies en cours.
Nomura a surpris en annonçant ce matin un remaniement de sa direction. Koji Nagai, qui dirigeait la banque japonaise depuis 2012, quittera ses fonctions en avril prochain. Il sera remplacé par Kentaro Okuda, le directeur opérationnel. Koji Nagai prendra la présidence de Nomura.
On peut faire perdre 17,3 millions d’euros à sa banque en une seule journée, se faire licencier pour cela, et gagner 1,3 million d’euros à son procès pour licenciement abusif. C’est en substance ce qui est arrivé à Lionel Crassier, ancien trader à New-York de BNP Paribas, que la banque avait licencié en 2012, a relevé l’agence Bloomberg. Le 26 mars 2012, le trader avait généré cette perte en prenant une position sur 65.000 contrats à terme, dépassant ainsi ses limites autorisées. Seulement, les juges de la cour d’appel de Paris ont jugé qu’il avait été licencié injustement car ils ont estimé que la banque l’avait déjà sanctionné pour cette perte en le faisant revenir de New York. Cette décision annule un précédent jugement de 2017 lors duquel Lionel Crassier avait été condamné à verser 500 dollars à la banque.