FAVORITISME En estimant que le renflouement sur fonds publics de NordLB ne constituait pas une aide d’Etat, la Commission européenne s’est attirée une pluie de critiques, notamment venant d’Italie. En cause, le sentiment d’un « deux poids deux mesures » en matière d’aides bancaires en Europe, selon que les établissements en difficulté se situent en Allemagne ou chez ses voisins. NordLB avait en effet cherché en vain pendant plus d’un an un renflouement privé, avant de se tourner vers ses actionnaires de référence, les Länder de Basse-Saxe et Saxe-Anhalt, qui, en compagnie de l’association des caisses d’épargne allemandes, injecteront au total 2,8 milliards d’euros de fonds propres. Une opération menée aux conditions du marché, selon Bruxelles, et qui évitera donc la mise à contribution des créanciers subordonnés.