EDF a fait savoir lundi qu’il prévoyait de soumettre «bientôt» une demande d’autorisation pour la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Sizewell C, dans l’est de l’Angleterre, après une pause dans le projet liée au coronavirus. «Nous le confirmerons dès que la demande sera déposée. Il est important de noter que la consultation du public n’interviendra qu’une fois que l’inspecteur de planning aura accepté la demande, ce qui prend environ un mois», a indiqué EDF dans une déclaration.
Un groupe de fonds de pension des collectivités locales, supervisant 300 milliards de livres, ne veut pas de relâchement des entreprises en cette période.
L’Argentine a fait défaut sur le remboursement de 503 millions de dollars (461 millions d’euros) de dettes, a annoncé vendredi Moody’s. Cette situation intervient après l’expiration d’un délai de grâce de trente jours, précise l’agence de notation. Mais la négociation pour la restructuration de 66 milliards de dollars de sa dette se poursuit, selon l’AFP, qui cite une source gouvernementale. Ce nouveau défaut de paiement est le neuvième de l’histoire de l’Argentine. Mais le gouvernement du président de centre gauche Alberto Fernandez cherche à conclure un accord avec les détenteurs d’obligations argentines.
Les deux pays ont entrepris l'évacuation d’environ un demi-million de personnes avant l’arrivée prévue mercredi d’un cyclone, le plus puissant depuis une dizaine d’années dans la région, avec la crainte de dégâts importants sur les habitations, les récoltes et les réseaux de transport. Outre le contexte de pandémie, cette évacuation intervient alors que des milliers de travailleurs issus de l’exode rural dans les grandes villes indiennes cherchent à revenir chez eux après la perte de tout revenu provoqué par le confinement de la population.
Harmonie Mutuelle a déjà investi 130 millions d'euros dans le coté depuis décembre et 70 millions sont en cours d’investissement dans le non coté. Le groupe cherche par ailleurs à investir dans des fonds pour la santé et l'innovation.
Le gouvernement de gauche veut que le régulateur puisse suspendre les administrateurs et directeurs qui ne répondent pas aux exigences d'aptitudes et d'honorabilité.
Le directeur général advocacy du CFA Society France dévoile les contours des réponses de l'association à la consultation de la Commission européenne sur la révision de Mif 2.
Touché de plein fouet par les mesures de confinement, Conforama, le spécialiste de l’ameublement déjà en pleine restructuration tente de donner de l’air en obtenant un prêt garanti par l’Etat. Pointé du doigt, ainsi que d’autres banques, par les organisations syndicales du groupe d’ameublement, BNP Paribas dit privilégier une solution industrielle à un prêt garanti. La demande de prêt garanti par l’Etat (PGE) s'élèverait, selon des sources citées par Les Echos, à 320 millions d’euros, et que les fonds actionnaires de Conforama doivent abonder de 100 millions supplémentaires. Ce blocage intervient alors que But a fait une nouvelle offre sur Conforama, selon Les Echos.
La chambre haute du parlement allemand, le Bundesrat, a confirmé la nomination de Stephan Harbarth, 48 ans, à la présidence de la cour constitutionnelle. Ancien député conservateur et avocat d’affaires, il était depuis 2018 vice-président de la juridiction suprême de Karlsruhe. Il remplace le président sortant Andreas Vosskuhle, dont le mandat de 12 ans s’est achevé le 6 mai. Cette passation de pouvoir intervient quelques jours seulement après l’arrêt qui a sommé la BCE de justifier sous trois mois son programme d’achats d’actifs, provoquant d’importantes interrogations institutionnelles en Europe. La nomination de Stephan Harbarth a fait l’objet de critiques en raison de son passé d’avocat d’affaires.
Le Forum pour l’Investissement Responsable, Climate Action 100+ (ERAFP, l'Ircantec), Phitrust Active ou encore Les Amis de la Terre ont interrogé par écrit Engie pour son assemblée générale.
En tentant d'éteindre la polémique sur la priorité des Etats-Unis sur un possible vaccin contre le Covid-19, Sanofi rappelle le retard d'action de l'Europe.
Ils affrontent les cédants en justice pour ne pas réaliser l’investissement prévu au capital de cette joint-venture avec des investisseurs de long terme.
Avec d’autres acteurs financiers, la Caisse Nationale de Prévoyance de la Fonction Publique rejoint l'appel européen à la mobilisation "Plan de relance verte pour un monde durable".
Sanofi tente d’éteindre la polémique créée par les déclarations de son directeur général sur le fait que les Etats-Unis seraient prioritaires si le laboratoire pharmaceutique venait à trouver un vaccin contre le Covid-19. « Nous n’avons jamais évoqué qu’il y aurait une préférence pour les Américains », assure Serge Weinberg, le président de Sanofi, dans une interview à l’Opinion publiée jeudi après-midi.
Face à la polémique lancée par les propos du directeur général de Sanofi, annonçant que si l’entreprise trouvait un vaccin les Etats-Unis seraient prioritaires en raison des aides financières débloquées, la Commission européenne a rappelé jeudi matin que l’accès à un éventuel vaccin contre le nouveau coronavirus doit été « équitable et universel ».
L’impact est un sujet porteur en ces temps de crise du coronavirus. L’Union Bancaire Privée (UBP) lance à son tour un fonds d’impact, cette fois sur les marchés émergents, l’UBAM – Positive Impact Emerging Equity. L’objectif affiché par ce nouveau produit est de fournir «un impact social et environnemental mesurable» en investissant dans des sociétés cotées sur les marchés émergents, en plus d’un rendement financier. Ces entreprises devront contribuer à l’un de ces six objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies : besoins fondamentaux, santé et bien-être, économies inclusives et équitables, écosystèmes sains, stabilité du climat et communautés durables. Ce nouveau fonds s’appuie sur la méthodologie IMAP mise au point par la banque pour son premier fonds d’impact, l’UBAM – Positive Impact Equity, lancé en septembre 2018 sur les actions européennes. Ce système permet à l’équipe de mesurer «l’intensité de l’impact d’une entreprise». Quatre aspects sont étudiés et notés sur 5: l’intentionnalité (la stratégie affichée par la société et la part des dépenses d’investissement et de recherche et développement allouée à cette solution), la matérialité (la part des revenus de la société provenant de domaines générant un impact positif, les lignes métier potentiellement en contradiction), l’additionnalité (la société a-t-elle une position de leader mondial, peut-on parler d’unicité de la technologie ou de l’approche?) et la potentialité (impact sur le plan mondial du produit ou processus proposé par l’entreprise). Cela permet d’aboutir à une note sur 20, sachant que les entreprises obtenant moins de 12 sont exclues. Passer d’un univers de pays européens à un univers émergent n’a pas nécessité d’adaptation du système. Mais Mathieu Nègre, responsable de l’équipe actions émergentes et co-gérant du fonds, reconnaît dans une interview à NewsManagers que les standards de communication sur les questions de durabilité et d’impact ne sont pas les mêmes. Les standards de gouvernance sont aussi légèrement inférieurs. En revanche, les problématiques, comme les besoins fondamentaux, d’économies inclusives et équitables, sont plus fortes dans les émergents. Les valeurs moyennes s’illustrent Il n’existe pas d’allocation prédéfinie pour chaque thème, et celle-ci découle essentiellement des opportunités d’investissement. «Mais clairement, nous souhaitons être diversifié sur tous les thèmes, l’objectif n’étant pas de devenir un fonds sur la transition énergétique ou autre». Au moins quatre des six thèmes retenus doivent être présents en portefeuille et aucun ne peut représenter plus de 40 % du portefeuille. Environ 200 valeurs sont passées au crible de l’IMAP sur un univers de plus de 2.500 titres. «Nous ne pouvons pas analyser toutes les sociétés, car il s’agit d’un travail d’analyse minutieux et détaillé, qui mobilise beaucoup de ressources», explique Mathieu Nègre. «Nous étudions les sociétés qui nous semblent les plus prometteuses». Cet univers sera élargi au fil du temps. La philosophie d’investissement du fonds conduit à privilégier des valeurs moyennes. Ainsi, 60 % du portefeuille sont des valeurs moyennes et la capitalisation moyenne du portefeuille est de 4,1 milliards de dollars. «Nous voulons vraiment investir dans des sociétés ayant un impact, avec un business model pur, ce qui n’est pas le cas des grandes capitalisations», commente Mathieu Nègre. Le portefeuille est ensuite construit en fonction de critères financiers et de diversification traditionnels, l’objectif étant aussi bien entendu de dégager une performance financière. L’objectif est d’obtenir un portefeuille de 35 à 45 valeurs. Aujourd’hui, le portefeuille compte 39 titres et les trois premières valeurs sont le chinois Longi Green Energy, le plus gros fabricant mondial de tranches monocristallines, safaricom, le champion de l’argent mobile au Kenya, et Sungrow Power, fournisseur de solutions d’énergie propre en Chine. Quant à l’impact concret, et à sa restitution aux clients, UBP compte dégager au moins une variable pour chaque entreprise dans laquelle le fonds est investi. « Pour un million de dollars investi, on obtient un ensemble d’indicateurs comme par exemple : 77kW de capacité de production d’énergie renouvelable construits, 114 tonnes de déchets sont traitées et/ou recyclées, 17 étudiants admis dans un programme d’éducation, 56 000 dollars prêtés en microcrédit etc. », illustre Mathieu Nègre. En revanche, le travail d’agrégation est difficile, compte tenu de la diversité des problématiques. UBP a amorcé le fonds avec une vingtaine de millions d’euros. Des clients ont déjà été sollicités, tant du côté de la banque privée que du côté des institutionnels, ce sujet intéressant les deux catégories de clientèle. Parallèlement au renforcement de son offre en impact investing, UBP a créé deux entités dédiées, l’Impact Advisory Board et l’Impact Investment Committee. L’Impact Advisory Board a comme rôle de faire bénéficier la franchise ‘Impact’ de l’expertise de conseillers externes reconnus dans des domaines autres que la gestion d’actifs. L’Impact Investment Committee est, quant à lui, chargé d’implémenter la stratégie d’impact investing de l’UBP et de garantir le respect des meilleures pratiques dans le cadre de sa mise en œuvre.