Le plafonnement des volumes d'électricité d’origine nucléaire à bas prix d’EDF dont peuvent bénéficier les industriels français va gonfler leur facture de quelque 3,5 milliards d’euros, selon les calculs de l’Uniden (Union des industries utilisatrices d'énergie). Jeudi soir, la commission de régulation de l'énergie (CRE) a indiqué avoir reçu des demandes d’Arenh (accès réglementé à l'électricité nucléaire historique) corrigées de quelque 148,3 TWh pour 2023, ce qui implique selon l’Uniden une baisse du taux d’attribution des volumes par rapport à 2022, de 74,8% à 67,4%, et donc la nécessité de rachats complémentaires d'électricité à des prix très élevés. «Le choc de compétitivité global se situera entre 5 et 10 milliards d’euros, soit une nouvelle envolée des factures des industriels, dont certaines pourront doubler», relève l’organisation.