Meanings Capital Partners vient d’annoncer la nomination de Camille Bellenger en tant que chargée d’affaires senior au sein de son équipe growth. Camille Bellenger arrive de Turenne Groupe, où elle occupait le même poste depuis 2022. Entrée chez Turenne Groupe en 2017 comme analyste, elle a été promue au poste de chargée d’affaires en 2019. La plateforme d’investissement non coté française a également recruté Chloé Lucas comme analyste dans la même équipe. L’équipe growth au sein de la division de capital-investissement réalise des investissements dans des entreprises privées avec 50 millions d’euros de chiffres d’affaires.
La collecte hebdomadaire des fonds obligataires s’est maintenue à un bon niveau durant la semaine écoulée. Entre le 12 et le 18 janvier, les investisseurs y ont placé 14,4 milliards de dollars (13,3 milliards d’euros) nets, contre 17,5 milliards la semaine précédente, selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. Les fonds actions ont également maintenu un niveau de collecte nette similaire sur 14 jours, avec cette fois-ci 7,2 milliards de dollars contre 7,5 milliards la semaine précédente. Les flux vers les fonds monétaires se sont, eux, taris, avec seulement +0,6 milliard, contre 8,3 milliards sept jour plus tôt. La collecte dans l’obligataire a été forte dans presque toutes les sous-catégories. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade tire leur épingle du jeu avec +7 milliards de dollars. Suivent ensuite les fonds de dettes souveraines au nominal (+2,9 milliards), de dettes émergentes (+2,5 milliards) et de dettes d’entreprises high yield (+2 milliards). Seuls les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont subi une décollecte, de -1,1 milliard de dollars. Dans les actions, les flux se sont orientés en très grande majorités vers les fonds émergents (+10,2 milliards de dollars), quand les fonds de titres américains n’ont, eux, toujours pas collecté cette année (-5,8 milliards cette semaine). Chez ces derniers, les retraits se sont concentrés sur les fonds de grandes capitalisations (-5 milliards), la value (-2,2 milliards) et la croissance (-1,3 milliard). Une multitude de fonds sectoriels, et les fonds de petites capitalisations, ont à l’inverse capté chacun quelques centaines de millions de dollars. Dans le reste du monde, les fonds en actions européennes ont mis fin à 48 semaines de décollecte, avec un petit +0,2 milliard. Les flux vers les fonds japonais ont été quasi-nuls.
La tonalité était plutôt à l’optimisme du côté des gérants de Carmignac, ce jeudi 19 janvier, lors de la conférence annuelle de la société de gestion indépendante française. Voulant se tourner vers 2023 plutôt que 2022 où le groupe a reconnu avoir été pris de cours, il est vrai comme tout le monde, par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ses conséquences, cette nouvelle année doit permettre à ses gérants de conviction « de s’illustrer», a dit Kevin Thozet, membre du comité d’investissement. Une illustration qui n’a pas pu avoir lieu en 2022. Devant un Pavillon Gabriel rempli à ras bord, le groupe n’a communiqué aucun chiffre sur son activité. Mais interrogé par NewsManagers, il indique avoir terminé l’année sur un encours de 32,1 milliards d’euros contre plus de 41 milliards fin 2021, soit une baisse de 23%. Outre l’effet marché négatif, le groupe semble avoir été aussi en forte décollecte, «mais le plus fort de la décollecte a eu lieu au premier semestre et les clients reviennent en net depuis un peu plus d’un mois environ» constate une source interne. Alors que les marchés actions et les marchés obligataires ont reculé en 2022, le fonds phare Carmignac Patrimoine (le FCP), doté des deux classes d’actifs, affiche une performance négative de près de 10% sur l’année avec un encours de 7,7 milliards fin 2022. Durant la conférence, le chef économiste maison Raphael Gallardo a basé sa thèse macroéconomique 2023 sur un nouvel environnement de «désynchronisation des économies dans la décélération». Les moteurs de croissance devraient ainsi pivoter des Etats-Unis vers l’Europe et la Chine. Les anticipations de croissance du PIB ont été revues à la hausse dernièrement pour toutes les zones géographiques. L’Europe devrait rester en légère croissance car elle a bénéficié de températures clémentes jusqu’à présent, qui ont évité une crise énergétique et les entreprises ont su relativement s’adapter à cette situation ainsi qu’à l’inflation. Aux Etats-Unis, la récession pourrait se produire au troisième trimestre, la consommation se montrant résiliente jusque là. Et enfin, la Chine bénéficiera d’une reprise accélérée après la fin de la politique zéro Covid. Raphael Gallardo prévoit une «reprise explosive» dans la consommation des services au deuxième trimestre. Surperformance attendue du marché européen Edouard Carmignac estime que dans cet environnement, le marché actions européen pourrait bien surperformer le marché américain, «pour la première fois depuis au moins 10 ans». L’obligataire bénéficie aussi déjà de «rendements embarqués», a rappelé Rose Ouahba, responsable de la gestion obligataire, dans le crédit, la dette émergente et même la dette souveraine. En Europe, les yeux de la gérante se tournent vers l’Italie «qui va profiter d’une décrue de l’inflation» et de la Grèce «qui va enfin accéder au rang ‘investment grade’ après la chute de son ratio de dette sur PIB». «Avec les changes, on peut amplifier ces rendements», a rappelé Edouard Carmignac. Si le dollar a joué un rôle protecteur en 2022 (en particulier sur Carmignac Patrimoine), pour 2023, la boutique parie davantage sur l’euro, le yen et le yuan ainsi que des pays qui pourraient profiter de la réouverture chinoise comme l’Indonésie et le Chili. Edouard Carmignac veut toutefois faire preuve d’un optimisme «vigilant et prudent», les tensions géopolitiques étant toujours là. «La guerre en Ukraine est une catastrophe et elle n’est pas soutenable» a-t-il notamment évoqué. Il estime que la Russie«pourrait lancer une offensive au plus tard au printemps prochain et peut-être même fin février»
Philippe Garnier a rejoint La Banque Postale Asset Management en tant que gérant d’obligations convertibles monde. Il travaillera avec Christine Delagrave et Brice Périn «avec l’ambition de développer les actifs en obligations convertibles», écrit-il sur Linked-In. Mi-décembre, LBPAM gérait 1,2 milliard d’euros d’encours au sein de six fonds d’obligations convertibles. Récemment, la société a lancé son premier fonds global d’obligations convertibles ISR, dénommé LBPAM ISR Convertibles Monde. Philippe Garnier vient de DNCA, où il était gérant convertibles Europe et monde depuis deux ans et demi. Avant cela, il a travaillé vingt ans au sein d’Ostrum Asset Management, toujours comme gérant convertibles.
KKR & Co a limité le montant que les investisseurs peuvent retirer de son fonds d’immobilier non coté, imitant ainsi d’autres sociétés de gestion (Blackstone et Starwood Capital Group Management), rapporte le Wall Street Journal. KKR n’a honoré que 79 millions de dollars sur les 128 millions de dollars de demandes de remboursements, soit 62 %, pour son fonds KKR Real Estate Select Trust (KREST) de 1,6 milliard de dollars pour la période de remboursement au 13 janvier.
Les fonds commercialisés en Suède sont parvenus à dégager un solde positif en 2022, malgré un environnement difficile. Les fonds ont drainé 19 milliards de couronnes suédoises, soit près de 2 milliards d’euros. Mais on est loin des niveaux de ces dernières années. Depuis 2000, la collecte nette annuelle moyenne s’élève à 79 milliards de couronnes par an. En 2022, les investisseurs suédois se sont surtout tournés vers les hedge funds, qui ont levé 10 milliards de couronnes. Ils sont suivis par les fonds monétaires, avec des entrées de près de 6 milliards de couronnes. Les fonds obligataires et actions sont aussi positifs (+ 4,3 milliards et 3 milliards de couronnes). En revanche, les fonds diversifiés ont décollecté (-9,6 milliards de couronnes). A la fin de l’année 2022, les actifs des fonds commercialisés en Suède s’élevaient à 6.067 milliards d’euros, en repli de 884 milliards de couronnes sur l’année.
Lors de la conférence de presse annuelle d’Azimut, le nom de la future société de gestion qui créera des fonds pour le réseau UniCredit a été dévoilé, rapporte Funds People Italia. La nouvelle structure s’appellera Nova Investment Management, a déclaré Giorgio Medda, administrateur délégué et responsable mondial Asset Management & Fintech d’Azimut. La société attend le feu vert de la Banque centrale d’Irlande pour le second semestre. A cet égard, Giorgio Medda a souligné que le partenariat n’avait pas uniquement vocation à créer une usine de produits, mais un «design industriel avec lequel nous chercherons à créer, aussi avec UniCredit (et à leur avantage), une équipe mondiale». Par ailleurs, Azimut a expliqué les raisons de sa sortie d’Assogestioni, l’association italienne de la gestion d’actifs. Selon Pietro Giuliani, le patron d’Azimut, «on ne peut pas mesurer la croissance d’un groupe qui opère à l’échelle mondiale par sa seule collecte nette en Italie». Or, Azimut gère 40 % de ses encours pour le compte de clients en dehors d’Europe et est présent dans 18 pays.
JPMorgan Asset Management vient de recevoir l’autorisation du régulateur chinois, la China Securities Regulatory Commission, afin d’être le seul actionnaire de sa société de gestion d’actifs en Chine, selon Reuters. La société de gestion américaine détient actuellement une participation de 49% de son entité chinoise dénommée China International Fund Management Co. (CIFM). JP Morgan a annoncé en 2020 son intention de prendre la totalité du capital de cette entité. Elle a trouvé un accord financier avec son partenaire local, Shanghai International Trust Co, en avril 2022, pour acquérir ses 51% pour environ 1 milliard de dollars.
Le gestionnaire britannique Polar Capital a noué un partenariat de distribution avec le tierce-partie marketeur Fund Distribution Services (FDS). FDS assurera la distribution des fonds de Polar Capital dans les marchés américain offshore et d’Amérique latine. Polar Capital gère plus de 22,4 milliards de dollars d’encours.
Le fournisseur américain de services aux institutions financières FNZ a annoncé, ce jeudi, l’acquisition du fournisseur de services spécialisé sur l’obligataire YieldX. Cette entité, fondée par Adam Green et Steve Gross en 2019, propose entre autres la création de solutions d’indexation directe en marque blanche sur les obligations pour les gestionnaires d’actifs. Une fois la transaction clôturée, Adam Green rejoindra FNZ en tant que directeur général de la gestion d’actifs et Steve Gross en tant que responsable de la stratégie pour la gestion d’actifs. FNZ administre plus de 1.500 milliards de dollars d’encours provenant de 20 millions d’investisseurs à travers le monde.
Leucadia Asset Management, le gestionnaire d’actifs multi-boutiques du groupe américain Jefferies, va acquérir une part minoritaire du capital de StemPoint Capital dans le cadre d’un partenariat stratégique. Ce hedge fund actions, basé à New York, a démarré son activité le 3 janvier. Il a été établi par trois anciens de Sphera Fund dont Michelle Ross, directrice des investissements et associée-directrice de StemPoint Capital, qui a également travaillé chez PointState Capital et Soros Fund Management. StemPoint Capital estspécialisé sur la biotechnologie et la pharmaceutique. Les co-présidents de Leucadia AM,Nick Daraviras et Sol Kumin, ont indiqué dans un communiqué que cela faisait plusieurs années que la société de gestion cherchait à s’introduire sur le segment de la santé et qu’elle y parvient désormais via StemPoint Capital.
La société de gestion Indépendance et Expansion AM, fondée et dirigée par William Higgons, s’est renommée Indépendance Asset Management (Indépendance AM) en janvier. La firme, établie depuis plus de 30 ans, est spécialisée sur les petites capitalisations cotées françaises et européennes. Elle applique un style de gestion quality value dans ses fonds.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a levé 250 millions d’euros lors du premier closing du fonds Allianz Private Debt Secondaries Fund (APDS). La maison-mère Allianz compte parmi les principaux investisseurs de ce fonds, qui est ouvert uniquement aux institutionnels. La société de gestion vise 500 millions d’euros pour sa clôture finale. Lancé en septembre 2022, ce véhicule investira dans des prêts directs seniors diversifiés. C’est une première pour la société de gestion allemande dans le domaine du marché privé secondaire. AllianzGI comptait 521 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022, dont 90 milliards d’euros sur les marchés privés.
La société de gestion américaine Federated Hermes vient de recruter Ross Teverson pour prendre la tête de l’Asie et des marchés émergents dans le cadre de son activité d’engagement actionnarial, dénommée EOS (equity ownership services). Basé à Londres, il est chargé de diriger le développement et la mise en œuvre du plan d’engagement d’EOS pour les politiques d’entreprise et les meilleures pratiques du marché en Asie et dans les marchés émergents. Ross Teverson travaillait récemment chez Jupiter Asset Management, où il était responsable de la stratégie pour les actions des marchés émergents et membre du comité d’engagement actionnarial et du comité de direction. Auparavant, il a également travaillé chez Standard Life Investments.
Nouveau record dans l’univers du capital investissement. Il est signé Blackstone, le numéro un du capital investissement dans le monde. Ce dernier a levé 22,2 milliards de dollars (20,5 milliards d’euros) pour son fonds secondaire Strategic Partners IX. Il s’agit de la plus importante levée de fonds secondaire jamais réalisée. Le précédent record avait été établi par Ardian, avec son fonds secondaire Secondary Fund VIII, lequel avait réuni 19 milliards de dollars en 2020, selon les données de PitchBook. Quant au fonds de Blackstone, Strategic Partners Fund VIII, il avait levé plus de 11 milliards de dollars en 2019. Dans le même temps, le géant américain a levé 2,7 milliards de dollars pour le fonds de continuation Strategic Partners GP Solutions. Cela porte les montants levés à près de 25 milliards de dollars. Fondé en 2000, Blackstone Strategic Partners est le pôle de Blackstone dédié aux investissements dans les fonds illiquides. Il représente désormais 67 milliards de dollars d’actifs, contre moins de 10 milliards il y a dix ans. Ces montants témoignent d’un contexte porteur pour le marché secondaire de l’industrie du non-coté. En 2021, un record de volumes a été atteint, avec des transactions représentant 134 milliards de dollars. Et la tendance ne s’est pas inversée, bien au contraire. Au cours des six premiers mois de 2022, 58 milliards de dollars de transactions ont été enregistrés dans le monde, selon Greenhill. La banque d’affaires américaine estimait en août dernier que le volume total de transactions sur l’année 2022 pourrait à nouveau se situer entre 130 et 140 milliards de dollars.
Mediolanum International Funds vient de recruter Giorgio Carlino comme responsable de la multigestion. L’intéressé sera rattaché au directeur des investissements, Christophe Jaubert, et sera à la tête de deux équipes: l’équipe de sélection de gérants, dirigée par Jason Samons, et l’équipe de gestion des portefeuilles de fonds de fonds, qu’il pilotera personnellement prov Mediolanum International Funds, la plate-forme européenne de gestion d’actifs du groupe bancaire italien Mediolanum, vient de recruter Giorgio Carlino comme responsable de la multigestion. L’intéressé succède à Bish Limbu, qui continuera à collaborer avec l’équipe en tant que consultant. Giorgio Carlino a précédemment travaillé une dizaine d’années au sein d’Allianz Global Investors, en tant que directeur des investissements multi-asset, selon son profil Linked-In. Il a quitté cette entreprise en 2020. Chez MIFL, Giorgio Carlino sera rattaché au directeur des investissements, Christophe Jaubert, et sera à la tête de deux équipes: l’équipe de sélection de gérants et l’équipe de gestion des portefeuilles de fonds de fonds. L’équipe de sélection de gérants aura aussi un nouveau responsable, en la personne de Jason Samons. Il succède à Inma Conde, qui vient d’être nommé responsable ESG, un poste nouvellement créé.
Le numéro un de la banque espagnole a bien l’intention de grossir dans la gestion d’actifs. Dans le cadre d’un plan stratégique sur cinq ans, Santander AM a défini deux leviers:la société, qui gère 197 milliards d’euros d’actifs, entend se renforcer sur le segment des investisseurs institutionnels. Au cours des cinq prochaines années, la banque vise ainsi à faire passer ce segment de 4 % à 10 % de l’ensemble de ses actifs.L’autre relais de croissance passe par le renforcement de ses opérations de gestion alternative, pour lesquelles le gérant envisage désormais de créer une entité dédiée. Pour cette activité,Santander a déjà levé 1 milliard d’euros et peut compter sur des engagements à hauteur de 1 milliard d’euros supplémentaires. Santander AM, qui compte 756 employés dans le monde, veut aussi accroître son empreinte géographique dans un certain nombre de pays à l’image du Brésil, où l’institution veut accroître sa part de marché de 4 % actuellement à 7 % sur un horizon de 5 ans.Pour parvenir à ses fins, le groupe n’exclut pas d’avoir recours à des opérations de croissance externe.
Caceis a annoncé la nomination d’un nouveau directeur général en remplacement de Jean-François Abadie «qui a choisi de faire valoir ses droits à la retraite», selon un communiqué publié ce 19 janvier. Réuni hier, le conseil d’administration a nommé Jean-Pierre Michalowski en tant que directeur général à compter du 6 mars 2023. Il rejoindra le comité de direction de Crédit Agricole S.A. Jean-Pierre Michalowski a commencé sa carrière bancaire en occupant plusieurs postes de Front, Middle et Back-office chezMeeschaert Rousselle en 1988, Banque Indosuez en 1989 et CIMO en 1990. Il rejoint Crédit Lyonnais Rouse en 1992 comme responsable du contrôle et de la trésorerie. En 1997, il devient COO de Crédit Lyonnais Asset Management (CLAM), membre du comité exécutif. En 2003 il est nommé au comité exécutif de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) et devient directeur général de CAIS Fastnet. Il participe ensuite à la création de Caceis dès 2005, et y occupe les postes de directeur général de Caceis Fastnet (2005) et directeur général de Caceis Bank en 2007, avant d’être nommé directeur général délégué du groupe Caceis en 2010. En 2017, il rejoint Crédit Agricole CIB en tant que Senior Country Officer de Singapour. Jean-Pierre Michalowski est récemment diplômé du Singapore Institute of Directors.
Founders Fund, la société de venture capital co-fondée par le milliardaire Peter Thiel, a coupé son pari de près de huit ans sur les cryptomonnaies peu avant que le marché ne s’effondre l’an dernier, dégageant des gains pour environ 1,8 milliard de dollars, rapporte le Financial Times. Le fonds basé à San Francisco avait réalisé son premier investissement en bitcoin début 2014 et il a continué à investir de grosses sommes dans les crypto. Environ les deux tiers de son investissement étaient utilisés pour acheter des bitcoin, selon des sources proches du fonds. Founders Fund a vendu la grande majorité de son portefeuille crypto avant mars 2022 – avant que le marché des actifs digitaux ne soit emporté par la crise en mai dernier. Le fonds n’a plus actuellement aucune exposition importante aux cryptomonnaies.
Bruno Crastes, qui a récemment écopé d’une interdiction d’exercer l’activité de gérant pendant cinq ans de la part de l’Autorité des marchés financiers, a tenu une conférence téléphonique avec les clients de H2O Asset Management mercredi. A cette occasion, il a clairement dit qu’il allait continuer à jouer un rôle actif au sein de la société de gestion de 11,6 milliards d’euros, rapporte le Financial Times. Lors de cette réunion, Bruno Crastes, désormais corporate and market strategy director, a jugé les violations supposées au cœur des sanctions «très techniques», tout en indiquant qu’il continuerait à aider à façonner la vision de la société sur la direction des marchés d’obligations mondiales et des devises. «Je serai heureux de continuer à travailler avec les marchés et d’essayer de trouver les bonnes stratégies», a-t-il conclu, après avoir livré ses prévisions pendant une heure. Lors de la conférence de mercredi, Babak Abrar, directeur des ventes et du marketing de H2O, a annoncé que le remboursement initial des investisseurs des fonds cantonnés était prévu pour la semaine prochaine.
Deuxième opération pour Financière Galiléeen trois mois ! Après avoircédé son activité de gestion de patrimoineen octobre dernier, la société de gestion a annoncé avoir acquis l’intégralité du capital de sa concurrente Sedec Finance. Un spécialiste actions qui s’ouvre à l’obligataire Créée en 1991, Sedec Finance est spécialisée dans le gestion obligataire, notamment les obligations d’entreprise majoritairementinvestment grade. Elle gère aujourd’hui 70 millions d’euros d’encours à travers une gamme de quatre OPC, dont Sedec Rendement, récompensé par le Grand Prix de la Gestion d’Actifs de L’Agefi 2022. Son rachat permet à Financière Galilée d’ajouter cette expertise à son catalogue puisque spécialisée depuis sa création en 2000 dans les actions multi-thématiques bâtis sur des tendances d’avenir. Elle propose de la gestion sous mandat et de la sélection d’actions, de fonds et de produits structurés. L’opération, lancée fin 2021 et finalisée le 4 janvier dernier, fait grimper les encours sous gestion de Financière Galilée de 250 millions à 320 millions d’euros. «Nous avons dépassé une certaine taille critique, ce qui devrait faciliter le référencement auprès des assureurs et le développement auprès de nouveaux partenaires». A ce niveau justement, Financière Galilée entend bien développer des synergies. Passée du BtoC au BtoB en 2017, elle a fait le choix de la sélectivité. «Nous n’avons pas une logique de collecte de masse via les CGP sur les OPCVM. Nos expertises flagship demeurent la gestion dédiée et la gestion multi-thématiques,explique Roni Michaly, qui revendique 35 partenaires à ce jour.Sedec Finance a davantage recours aux intermédiaires pour la collecte de leurs OPC,d’où un réseau de partenaires plus traditionnel qui nous ouvre d’autres perspectives de développement.» Sedec Finance passera intégralement sous l’escarcelle de Financière Galilée qui devrait conserver toutes les équipes grâce aux économies d’échelle réalisées. «Il n’y a pas vraiment de doublons car les savoir-faire sont nouveaux,assure son dirigeant.La gestion obligataire, via une SICAV Luxembourgeoise de surcroit, est une nouvelle expertise pour nous. Cela nécessite de conserver les équipes en place pour une pérennité de la gestion et du contrôle des risques.» Sedec pourra ainsi profiter de la compliance internalisée de Financière Galilée ainsi que de son agrément AMF pour la sélection de produits structurés. En contrepartie, ses équipes accueilleront dans leurs locaux rue de Miromesnil celle de l’antenne parisienne de Financière Galilée (basée historiquement à Strasbourg). «Financière Galilée envisage déjà le développement de son département obligataire par le renforcement de l’équipe et le lancement éventuel d’autres fonds», ajoute la société dans un communiqué. Elle sera également accompagnée pendant trois ans par le fondateur de Sedec, Eli Chamma. D’autres acquisitions à venir? Le prix de la transaction n’a pas été communiqué. Toutefois, les trois activités de Sedec Finance (gestion privée, intermédiée et OPCVM) ont été scindées, avec des coefficients différents. Bien que les prochains mois seront consacrés à la fusion des deux équipes, Roni Michaly ne se dit pas fermé à d’autres rachats. «Jusqu’à présent, nous misions uniquement sur la croissance organique. Désormais, nous comptons aussi sur la croissance externe pour nous développer», prévient-il. Pas plus d’informations pour l’heure, mais il pourrait se tourner vers «des small et mid caps», jugeant sa gestion plutôt axée vers les grosses capitalisations. A l’en croire, les opportunités ne manquent pas. «Nous recevons des dossiers car le marché sait que nous sommes en pleine croissance et à même de faire des acquisitions», conclut-il.
La société de gestion italienne Azimut a terminé l’année 2022 avec le sourire. Outre l’accord majeur signé avec UniCredit dans la gestion d’actifs mi-décembre, elle devrait dégager un bénéfice compris entre 395 millions et 405 millions d’euros sur l’exercice, en ligne avec les orientations fournies au marché. Et elle et a enregistré une collecte nette de 8,5 milliards d’euros sur ces douze mois pourtant difficiles. Cela la situe dans le haut de la fourchette de ses objectifs, situés entre 6 et 8 milliards d’euros. Le total des encours s’établit à 79 milliards d’euros au 31 décembre 2022, dont 42 % sont gérés pour le compte de clients étrangers. Azimut a notamment collecté 1,9 milliard d’euros sur son activité d’actifs non cotés, et atteint un encours de 6,5 milliards d’euros sur ce segment, en hausse de 42 % sur un an. Cela représente 12 % environ des encours totaux, ce qui est conforme aux objectifs d’au moins 15 % d’ici à la fin 2024 annoncés en 2019, lorsque les encours de ce segment ne représentaient que 1 % du total. Des nouveautés sur le non coté Dans ce domaine, Azimut compte poursuivre ses efforts en 2023. La société va lancer, durant l’année, de nouveaux produits dont des clubs deals pour investir dans Sygnum, l’une des principales banques d’actifs digitaux dans le monde, et LIFTT, un incubateur d’innovation industriel; de nouvelles stratégies dans les actifs réels, dont un produit pour investir dans des voitures sportives de luxe en partenariat avec Rossocorsa; et un nouveau fonds de venture capital en partenariat avec HighPost Capital, société de private equity américaine née du partenariat entre les familles Bezos et Moross, dont Azimut est actionnaire minoritaire. Côté résultat, Azimut prévoit de clôturer 2022 sur un bénéfice compris entre 395 millions et 405 millions d’euros, en ligne avec les orientations fournies au marché. Pour 2023, Azimut prévoit encore de collecter entre 6 et 8 milliards d’euros, «dans des conditions de marché normales», et un bénéfice net d’au moins 450 millions d’euros. L’objectif est de dégager 500 millions d’euros de bénéfice net en 2024.
Kelvin Blacklock, directeur de Eastspring Portfolio Advisors (EPA), vient de rejoindre Woodside Holdings Investment Management, une société de gestion basée à Singapour. Il occupe le poste de managing directeur pour la division de la gestion d’actifs, chargé de l’allocation d’actifs et la direction de l’équipe d’investissement. Kelvin Blacklock travaillait chez Eastspring Investments depuis près de 21 ans. Il est arrivé en 2001 comme directeur des investissements obligataires chez Prudential Asset Managers, qui a ensuite été rebaptisé Eastspring Investments en 2011. Auparavant, il a travaillé chez Schroders où il est entré en 1990 comme gérant obligataire, avant d’être nommé au poste de directeur des obligations asiatiques en 1997.
L’année 2022 a mis fin à trois années consécutives de rendements positifs au sein des fonds actifs investis en actions émergentes. Le constat émane du fournisseur américain de recherche sur les fonds d’investissement Copley Fund Research, qui a analysé les rendements pour 2022 de 276 fonds actions émergentes gérés de manière active et cumulant 343 milliards de dollars d’encours à fin 2022. Dans sa nouvelle recherche, publiée cette semaine, Copley Fund Research note que 2022 a été la troisième pire année en 10 ans pour les fonds concernés après 2016 et 2018. En moyenne, les fonds analysés ont enregistré des rendements négatifs de -21,58% sur l’année 2022 là où la performance de l’indice de référence de la classe d’actifs, MSCI Emerging Markets, s’est établie à -20,5%. Plus d’un tiers des stratégies étudiées (38,7%) ont battu l’indice MSCI Emerging Markets l’an dernier. Mais seulement deux d’entre elles ont terminé 2022 en territoire positif. Il s’agit des fonds RedWheel Next Generation Emerging Equity Fund (+2,94%) et Pictet Global Selection Fund- GlobalGrowing Market (+0,95%). La pire performance – parmi les fonds analysés – revient au fonds PGIM Jennison Emerging Markets Equity Opportunities au style croissance et investi dans des grosses sociétés émergentes (-42,21% sur l’année 2022).En termes de styles de gestion, lavalue a mieux résisté (rendement moyen de -16,43% en 2022) que les styles GARP (-20,75%) et croissance (-23,24%). Les stratégies dites de croissance agressives ont affiché des rendements moyens de -24,14%. La Russie a tout gâché Tout s’est joué ou presque dans les quatre premiers mois de 2022 pour les fonds actions émergentes, pris à revers par la guerre russe en Ukraine, souligne Copley Fund Research. Les mois de septembre et d’octobre leur ont permis un peu de sauver l’année. Le fournisseur de recherche liste quelques paris gagnants des fonds actions émergentes de 2022: détention de cash, le secteur de la consommation discrétionnaire en Chine, sous-pondérations sur Taïwan, surpondérations sur les biens de consommation de base ainsi que les financières indiennes et indonésiennes. Outre les surpondérations sur la Russie et l’Argentine, les paris négatifs de 2022 incluent notamment les sous-pondérations sur l’Arabie Saoudite ainsi que sur les sociétés industrielles et de services public indiennes. Etre sous-pondéré sur l’énergie et les matériaux n’a pas non plus été payant pour les fonds actions émergentes en 2022. Sur un historique de 10 ans, les fonds analysés affichent néanmoins un rendement positif moyen de 18,08% contre 15,32% pour l’indice MSCI Emerging Markets. Le fonds American Funds New World de Capital Group domine les 275 autres fonds étudiés avec une performance de 56,45% sur 10 ans.
Axa Investment Managers continue de bâtir son équipe dédiée aux ETF, trois mois après avoir annoncé son grand retour sur ce marché. La société de gestion du groupe d’assurance français vient de recruter une personnalité bien connue du monde des ETF, Olivier Paquier, en tant que responsable mondial des ventes ETF. Olivier Paquier possède une longue expérience de la vente d’ETF, d’abord chez State Street où il était responsable de la distribution de SPDR ETF pour la France, Monaco, l’Espagne et le Portugal, puis chez J.P. Morgan Asset Management dont il a développé l’activité de gestion active d’ETF en région EMEA. Il a aussi travaillé pour Amundi ETF et Euronext. Chez Axa IM, Olivier Paquier sera épaulé par un ETF business manager, un marketing manager et neuf vendeurs de dimension internationale. Il sera rattaché à Nicolas-Louis Guille-Biel, responsable mondial des ETF et de la stratégie produits. La plateforme ETF d’AXA IM s’articule désormais autour de trois piliers : Products and Capital Markets, avec un développeur produit dédié et deux capital markets officers; Investment and Research insights, avec des gérants ETF qui bénéficient des travaux de recherche des équipes d’investissement d’Axa IM Core; et Sales and marketing, avec Olivier Paquier et son équipe. Lancée en septembre, avec trois instruments, l’activité ETF dépasse déjà 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion. D’autres ETF doivent prochainement voir le jour. L’ambition est «de devenir un acteur majeur dans le domaine des ETF actifs en Europe», selon Hans Stoter, responsable mondial d’Axa IM Core.
A la veille de la saison 2023 des assemblée générales, les gestions s’unissent pour demander un assouplissement des règles de dépôt et d’inscription à l’ordre du jour des résolutions d’actionnaires. Une quinzaine de gestions, menées par Phitrust et CIAM, et conseillées par l’avocate Sophie Vermeille, demandent une adaptation de la réglementation française dans un objectif d’harmonisation des règles dans l’Union européenne. Dès novembre, Edmond de Rothschild AM et Proxinvest avaient dévoilé à L’Agefi leurs attentes. La montée en puissance des sujets climatiques et l’apparition des say-on-climate ont incité les gestions à déposer leurs propres résolutions climatiques. Le refus l’an dernier de TotalEnergies d’inscrire à l’ordre du jour une résolution environnementale déposée par une coalition d’investisseurs, a mis le feu aux poudres et provoqué cette action concertée des gestions. «Notre objectif est d’améliorer le dialogue entre les émetteurs et les actionnaires, explique Denis Branche, directeur général délégué de Phitrust. Le dépôt d’une résolution n’est que le constat d’échec de ce dialogue». D’ailleurs, «nous sommes des actionnaires éduqués avec des droits que nous exerçons et non des activistes, rappelle Catherine Berjal, présidente du fonds Ciam. Les corporates sont ravis d’avoir à leur capital des fonds passifs, mais ces derniers finissent par avoir des exigences de notation ESG qui vont leur poser des problèmes». Donner de la souplesse au système Les signataires demandent notamment de réduire les seuils de détention de capital pour déposer un projet de résolution (aujourd’hui un minimum de 0,50% du capital est exigé), d’allonger les délais de dépôt de résolution. «Nous voulons donner plus de souplesse au système, poursuit Denis Branche. Allonger les délais de dépôt de résolution serait un grand progrès. Il permettrait aux minoritaires de travailler le projet plus en profondeur en dialogue avec la société, avec la possibilité de renoncer à déposer une résolution si le dialogue avance, comme nous avions fait avec TotalEnergies en 2020». Surtout, les gestions demandent de «clarifier et restreindre les pouvoirs de l’instance d’administration de rejeter les projets de résolution déposés par les actionnaires». Comment? En autorisant par principe cette inscription. Les projets de résolution à caractère consultatif devraient même être inscrits automatiquement. Si la société refuse d’inscrire à l’ordre du jour une résolution contraignante, elle devrait automatiquement l’inscrire comme résolution consultative. Un refus devrait être motivé aux déposants dans un «bref délai». De plus, la société devra indiquer en amont de l’AG si elle a rejeté des résolutions externes et pourquoi. L’AMF garante de la transparence Les gérants demandent aussi de «consacrer le rôle de l’AMF comme autorité en charge du contrôle de la bonne communication au marché des projets de résolutions soumis par les actionnaires de sociétés cotées et des motifs qui y sont annexés». Contactée par L’Agefi,l’AMF«examine la proposition». Dès 2020, dans son rapport sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur estimait qu’en matière de say-on-climate une « clarification de l’état du droit, le cas échéant par voie législative, pourrait apporter un surcroît de sécurité juridique en la matière, aussi bien aux émetteurs qu’aux actionnaires, qui devraient pouvoir faire valoir leur point de vue sur ces sujets ESG». L’AMF «doit rester dans son rôle, insiste Catherine Berjal. Aujourd’hui, quand nous voulons informer les autres actionnaires d’un dépôt de résolution externe, ils ont souvent déjà voté... S’ils ont la résolution en amont, ils pourront se prononcer en connaissance de cause et ne pas donner leur pouvoir au président. L’AMF permettra d’améliorer la transparence du marché». Pour sa part, Bercy précise à L’Agefi que «le gouvernement est attaché au renforcement du dialogue entre actionnaires et management des grandes entreprises. Ce dialogue peut aussi contribuer à la mise en transition de certaines entreprises». Bercy étudiera cette proposition, comme le rapport du HCJP sur le say-on-climate attendu dans les toutprochains jours. Ces propositions pourraient faire partie de la loi de réindustrialisation verte, attendue autour de l’été 2023. Les actionnaires commencent à se réveiller D’autres gestions pourraient apporter leur soutien. Pour l’heure, l’AFG se refuse à tout commentaire. Si de nombreuses gestions y sont favorables, les plus importantes, filiales de grandes banques, sont souvent en conflit d’intérêt, ayant pour clients les émetteurs dans le cadre de leurs opérations financières. La signature de l’Af2i pourrait inciter l’AFG à apporter la sienne. «Les sociétés de gestion veulent être entendues et la plupart de celles que nous avons contactées ont signé immédiatement, confie Catherine Berjal. Quand une entreprise refuse de prendre en compte le risque climatique, nous devons intervenir. Ces sociétés auraient tout intérêt à écouter leurs actionnaires». A défaut de dialogue concluant, «si les entreprises n’acceptent pas des résolutions externes, alors même que les délais et le taux de détention sont respectés, nous voterons contre ses membres en renouvellement, prévient Catherine Berjal. Les actionnaires commencent à se réveiller. Les émetteurs doivent en prendre conscience». Les gestions veulent aussi faciliter les recours devant le tribunal de commerce en cas de refus d’inscription à l’ordre du jour de l’AG de la résolution externe. Notamment en permettant la saisine par un seul actionnaire en cas de dépôt par une coalition d’actionnaires, et en assignant la société et non les administrateurs.
Le fonds français de capital-investissement PAI Partners vient d’ouvrir son capital à l’américain Blue Owl Capital (ex-Dyal) comme actionnaire minoritaire, confirmant ainsi la rumeur relayée par la presse anglo-saxonne l’été dernier. En toute discrétion, Blue Owl a glissé le nom de PAI dans la liste de ses investissements à l’occasion de la clôture son fonds Dyal Capital Partners 5 pour 12,9 milliards de dollars, et PAI a suivi le 12 janvier en publiant sur son site un communiqué en anglais officialisant l’opération. «L’investissement de Blue Owl fournira à PAI des fonds propres pour son bilan afin de renforcer son alignement avec ses investisseurs et investir davantage dans ses équipes et ses capacités», précise PAI. L’ouverture du capital d’un gérant de private equity à un investisseur minoritaire, appelé «GP-stake», se développe en Europe ces derniers mois. Elle est notamment utilisée par les sociétés de gestion, souvent à bilan réduit, pour soutenir le développement de nouvelles stratégies d’investissement, d’abord financées sur fonds propres avant de les proposer à des tiers. Mais aussi pour financer l’investissement des équipes de gestion, ou «GP-committment», dans les fonds, afin d’assurer leur alignement avec leurs investisseurs. La taille des fonds ayant beaucoup grossi ces dernières années, à l’image du véhicule en cours de levée de PAI pour pas moins de 7 milliards d’euros, cet engagement est de plus en plus difficile à assurer pour des personnes physiques, d’où un recours accru aux «GP-stakers». Avec cet investissement, Blue Owl entre au capital de l’un des fonds les plus en vue du marché français, avec environ 26,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion. PAIa réalisé des sorties d’envergure ces derniers mois, en cédant notamment l’embouteilleur néerlandais Refresco pour 7 milliards d’euros à KKR en juillet dernier, l’éditeur français de jeux Asmodee à Embracer pour près de 3 milliards début 2022, ou encore le chimiste suédois Perstorp à Petronas pour 2,3 milliards en novembre. Depuis 1994, PAI a bouclé 92 investissements dans 11 pays pour plus de 72 milliards d’euros. En 2021, le gérant a dégagé un résultat net consolidé de 53,3millions d’euros selon ses comptes publiés au greffe. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées.Les Echos évoquaient mardi sur son site internet une transaction de 500 à 700 millions d’euros pour 15% à 20% du capital, et une valorisation de PAI de 3,7 milliards. Des chiffres non confirmés par PAI.