La société de gestion Aegon Asset Management vient de nommer Mike Tumilty en tant que directeur mondial des opérations, selon un post sur LinkedIn. Il arrive d’abrdn, où il occupait le même poste depuis 2019. Auparavant, il a travaillé chez Standard Life Investments entre 2010 et 2019 comme directeur des opérations. Il a joué un rôle clé lors de la fusion d’Aberdeen Asset Management et Standard Life Investments ainsi que pour la vente de l’activité d’assurance à Phoenix.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto comme directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain. Cette nomination constitue une surprise car Joseph Pinto avait été nommé, il y a tout juste un an et demi, directeur général de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine chez Natixis, en plus de sa fonction de directeur mondial des opérations qu’il occupait depuis 2020. Il deviendra également membre du comité exécutif de M&G. Il sera rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G, qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble chez Axa IM. Joseph Pinto y avait passé près de 13 ans à divers postes de direction avant de rejoindre Natixis IM. Cette dernière a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Les Vingt-Sept sont désormais engagés dans une course contre la montre pour dépenser les fonds de la relance post-pandémie avant l’arrivée à expiration de l’instrument budgétaire, prévue pour 2026.
L'éditeur de jeux vidéo sur mobile Voodoo, l’une des licornes françaises, a été condamné à 3 millions d’euros d’amende par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), pour avoir tracé des usagers sans leur accord. Selon les constatations de la Cnil, Voodoo a utilisé l’identifiant technique des appareils Apple pour suivre l’activité en ligne de ses usagers, même si ces derniers ont demandé expressément à ne pas faire l’objet d’un tel suivi. Voodoo doit également se mettre en règle dans un délai de 3 mois, en mettant en place une procédure de recueil en bonne et due forme du consentement de l’utilisateur, si elle souhaite utiliser l’identifiant technique de son smartphone. Tout retard sera sanctionné d’une astreinte de 20.000 euros par jour.
Schroders Capital annonce la nomination de Hideki Kurata en tant que responsable de l’Immobilier pour la France et directeur des stratégies résidentielles. Il aura pour mission de diriger la croissance et le développement de l’activité immobilière de Schroders Capital en France et prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars 2023, Il fera également partie de l'équipe de gestion immobilière mondiale de Schroders Capital et sera sera rattaché à sa responsable Sophie van Oosterom. «Conformément à la stratégie de Schroders Capital,Hideki Kurata se concentrera plus particulièrement sur des stratégies résidentielles à forte intensité opérationnelle, englobant les secteurs des seniors, des étudiants et de la cohabitation, ainsi que les soins de santé», indique un communiqué. Hideki Kurata vient de Greystar, un gérant mondial chez qui il a mis en place et développé l’activité en France depuis 2018, poursuit le communiqué. Auparavant, Hideki Kurata avait dirigé l'équipe Alternatives et Situations Spéciales chez Axa IM Real Assets. Avant cela, il a passé 12 ans chez GE Capital, où il a occupé différents postes dans les domaines des fusions et acquisitions et du développement commercial,chargéde l’origination, de l’exécution et de la gestion de transactions stratégiques. Avant GE Capital, il a travaillé pour la banque d’investissement en immobilier de JP Morgan et dans l'équipe de financement de projets de BNP Paribas. Hideki Kurata est titulaire d’une maîtrise en économie de l’université de Paris Nanterre, est diplômé de l’ESCP Europe et possède un MBA de l’Insead.
Natixis Investment Managers vient d’annoncer deux promotions, afin de remplacer Joseph Pinto, directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine, et directeur général de Natixis IM International, qui rejoindra en mars M&G en tant que directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. La société de gestion du groupe BPCE a nommé Fabrice Chemouny, jusqu’ici responsable Asie-Pacifique, en tant que responsable distribution internationale, chargé de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique ainsi que de l’Asie-Pacifique et de l’Amérique latine. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation au sein de la gestion d’actifs et de fortune, supervisera désormais les fonctions supports post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions. Il gardera ses responsabilités actuelles des opérations et technologies, ressources humaines et responsabilité sociale de l’entreprise. Ils seront rattachés à Tim Ryan, responsable des activités de la gestion d’actifs et de fortune au sein du pôle Global Financial Services du Groupe BPCE. Ils restent également membres du comité de direction gestion d’actifs et de fortune. Fabrice Chemouny est arrivé en 2000 chez CDC IXIS Groupe en tant qu’analyste senior au sein du département stratégie. Il a été promu au poste de vice-président exécutif et responsable stratégie internationale et marketing chez Natixis IM en 2003. Il a ensuite occupé le poste de responsable du développement et de la coordination des affiliés, avant d’être promu en tant que responsable mondial des ventes institutionnelles en 2014. Il occupe son poste de responsable Asie-Pacifique depuis 2017. Christophe Lanne, pour sa part, travaille chez Natixis depuis 2010 comme directeur des opérations de la banque de grande clientèle, avant d’être promu au poste de directeur des risques en 2015. Nommé Chief Transformation & Talent Officer pour les activités de la gestion d’actifs et de fortune en 2017, il occupe son poste actuel de directeur ressources et transformation depuis 2021. Avant de rejoindre Natixis, il a travaillé chez Credit Suisse comme directeur général et directeur des opérations pour la banque d’investissement, de la banque privée et de la gestion d’actifs en France entre 2005 et 2010. Il y a également été membre du comité de management de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Auparavant, il a été directeur général de Crédit Agricole Indosuez Securities Japan à Tokyo entre 2002 et 2005. Il a démarré sa carrière en 1990 à l’inspection générale de la Banque Indosuez, avant d’en devenir responsable des activités obligataires et de la trésorerie à Londres en 1995. Natixis IM comptait 1.095 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 septembre 2022.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto au poste de directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain et arrive de Natixis Investment Managers où il est actuellement directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine depuis 2021. Il occupait également le poste de directeur général de Natixis IM International. Il remplace Jonathan Daniels, qui a annoncé en juillet 2022 son souhait de faire valoir ses droits à la retraite après avoir travaillé dans l’entreprise pendant près de 21 ans. La nomination est soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Chez M&G, Joseph Pinto pilotera toutes les activités d’investissements dont les stratégies actions, obligataires, diversifiées, et actifs privés. Il sera également chargé de la distribution, des opérations et du développement et l’offre de produits au sein de la division de la gestion d’actifs. Joseph Pinto deviendra également membre du comité exécutif de M&G, rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble au sein d’Axa IM. Joseph Pinto y a passé près de 13 ans avant de rejoindre Natixis IM, dernièrement comme directeur mondial des opérations (COO) entre 2014 et 2019. Il a également occupé les postes de directeur mondial des marchés et la stratégie d’investissement ainsi que directeur de l’activité en Europe de Sud et au Moyen Orient. Natixis IM, pour sa part, a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Apex Group, fournisseur de services aux fonds d’investissement, a annoncé, ce mardi, l’acquisition du tierce-partie marketeur luxembourgeois Alfi Partners. Ce TPM, établi en 2008, dispose de filiales en France et en Suisse. Il assure entre autres la distribution des fonds du gestionnaire britannique Jupiter Fund Management sur le continent européen. Quelque 20 milliards d’euros ont été investis dans des fonds de divers gestionnaires à travers Alfi Partners. Le TPMrejoindra FundRock Distribution, la ManCo rachetée par Apex Group en 2020. « L’accès aux investisseurs de l’UE n’a jamais été aussi complexe et coûteux pour les gestionnaires de fonds non européens, d’où la demande pour notre présence et notre connaissance du marché local (...) Cette acquisition témoigne de notre engagement continu à aider les gestionnaires à faire face aux exigences réglementaires de plus en plus complexes de la distribution transfrontalière de fonds et à soutenir leurs activités de collecte d’actifs. Avec l’ajout d’Alfi Partners, nous continuerons à faire évoluer notre offre de distribution pour les clients, en fournissant une solution flexible et économique de mise sur le marché, comprenant un accès simplifié aux plateformes de fonds, un soutien à la distribution de fonds et une représentation directe », a commenté Peter Hughes, fondateur et directeur général d’Apex Group, dans un communiqué.
Asmore a fait état d’encours sous gestion à 57,2 milliards de dollars à fin 2022, soit une hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. Le groupe coté à Londres et spécialisé sur les marchés émergents a indiqué avoir enregistré une décollecte de 2,6 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l’année, en recul de 2%. Le dernier trimestre de l’année civile correspond à son deuxième trimestre d’exploitation. Ashmore s’attend à ce que l’appétit des investisseurs pour le risque s’améliore au cours des 12 prochains mois, soutenu par un changement positif du sentiment des investisseurs, alors que les marchés se retournent un peu. «Certains des vents contraires de 2022, tels que le resserrement agressif de la politique de la Fed, s’estompent, (et) la réouverture de l'économie chinoise stimulera l’activité de manière plus générale», estimeMark Coombs, le directeur général.
Steve Pagliuca, le co-président de Bain Capital, prend sa retraite après une carrière de 34 ans au sein de la société de private equity. Il restera conseiller senior de la société et continuera d’être impliqué dans les entreprises du portefeuille dans lesquelles il est administrateur. Il sera un investisseur important dans les fonds de Bain. Les co-managing partners John Connaughton et Jonathan Lavine continueront à gérer Bain. Steve Pagliuca avait rejoint Bain Capital en 1989
Le feuilleton judiciaire de H2O AM va être décliné en plusieurs séries dérivées. Après le Collectif Porteurs H2O, le premier à assigner H2O AM en septembre 2021, et la plateforme d’actions collectives MyLeo, qui s’est fait connaitre tout début janvier, un troisième acteur entre dans la bataille, a appris L’Agefi. Il s’agit du cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, spécialisé dans la défense des épargnants. Le cabinet compte assigner au civil H2O AM et son ex-actionnaire majoritaire Natixis Investment Managers d’ici fin janvier-début février. Les griefs de la partie civile seront principalement basés sur ceux retenus par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans sa décision du 3 janvier dernier, nous précise Hélène Feron-Poloni, associée du cabinet. «C’est une ancienne affaire pour moi car je travaille dessus depuis septembre 2020, dès la suspension de la cotation des fonds », assure Hélène Feron-Poloni. L’avocate a déjà tenté un recours à l’amiable avec Natixis et H2O AM pour le compte de plusieurs investisseurs, sans succès. Contrairement à d’autres actions collectives, le cabinet n’assignera ni le groupe BPCE ni le commissaire au compte KPMG, notamment pour des questions d’efficacité. Cette action en justice se distingue de celle du collectif sur deux principaux points: d’une part, le cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni va se limiter à des investisseurs particuliers, et d’autre part, elle ne se limite pas aux fonds cantonnés. Sur le premier point, le cabinet s’est fait la spécialité de défendre les petits porteurs. «Les intérêts des professionnels et des particuliers ne sont pas d’office compatibles. Le niveau d’information et de compréhension de la gestion n’est pas le même. Il peut être hasardeux de défendre ces deux catégories d’investisseurs ensemble », explique Hélène Feron-Poloni. Sur le second, les avocats vont également défendre des épargnants qui ont vendu des parts entre juin 2019 et août 2020, soit de la date de publication de l’article du Financial Times qui révélait l’existence des positions en portefeuille sur des obligations non cotées liées au groupe Tennor, jusqu’au cantonnement des fonds l’année suivante. Le cabinet estime que ces épargnants ont aussi subi des moins-values et va formuler des demandes à ce titre. Le cabinet se prépare à un contentieux âpre. « Il faut s’attendre à ce que la défense de H2O AM raisonne de la même manière que celle de Natixis dans d’autres dossiers. Ils ne paieront rien à personne spontanément. Ils diront que le préjudice n’est pas certain, pas indemnisable, pas déterminable», estime l’avocate. Celle-ci mène déjà un contentieux contre les mêmes avocats de Natixis IM, puisqu’elle défend l’UFC-Que-Choisir contre Natixis Investment Managers International dans un dossier de potentiels manquements dans la gestion de 133 fonds à formule. Dans ce dossier H2O AM, le cabinet représente plusieurs dizaines de clients, et compte accepter de nouveaux dossiers au fil de l’eau, sans date butoir, contrairement au Collectif qui arrêtera d’accepter des dossiers fin février. Maître Feron-Poloni visera notamment à obtenir des indemnisations pour perte en capital, manque à gagner, et préjudice moral. L’honoraire de base se situe entre 650 euros et 1 000 euros hors taxes, en fonction du dossier, avec un honoraire de résultat porté à 20% des sommes gagnées hors taxe. MyLeo dévoile un peu sa stratégie La plateforme d’actions collectives MyLeo a présenté par ailleurs ce 16 janvier au cours d’une visio conférence sa stratégie pour un éventuel contentieux dans le dossier H2O AM. La structure se donne jusque fin avril pour agréger au moins 500 plaignants avec un honoraire de base de 549euros TTCafin de démarrer la procédure (tout en se donnant la possibilité de démarrer avec moins de clients). Dans le cas d’une levée suffisante, elle mandatera l’avocat Christophe Leguevaques (par ailleurs fondateur de la plateforme) pour assigner H2O AM, ainsi que l’actionnaire de référence de la société de gestion et le commissaire au compte KPMG. L’avocat va alors chercher la responsabilité contractuelle pour H2O AM, et délictuelle pour les deux autres, avec une demande d’indemnisation solidaire. Pour le cas de l’actionnaire de référence, qui pourra être après réflexion le groupe BPCE ou une de ses filiales comme Natixis IM, l’avocat considère que cet actionnaire a failli dans son rôle de contrôle de sa filiale, alors que des signaux auraient existé depuis 2016. Pour KPMG, il estime que le commissaire au compte n’a pas joué son rôle en ne donnant l’alerte qu’après l’explosion du scandale. Le parcours juridique pourra varier en fonction du profil du panel défendu. Si MyLeo n’agrège que des personnes physiques, l’avocat assignera ces trois sociétés au Tribunal judiciaire de Paris. S’il défend également des personnes morales, il se tournera vers le Tribunal de commerce. L’avocat demandera le remboursement du montant nominal de la side pocket, ainsi qu’un manque à gagner. L’honoraire de résultat s’élève à 12 % TTC.
Allianz Global Investors vient de recruter Guillaume Baret au poste de responsable animation réseaux. Au sein de la direction commerciale, l’intéressé aura pour mission d’accompagner la région Paris Nord-Est des réseaux propriétaires, sous la responsabilité de Christophe Auget, directeur animation réseaux. Guillaume Baret vient de Candriam où il travaille depuis 2009 et il était dernièrement responsable de la coordination commerciale en charge des institutions financières globales. Avant cela, il était analyste et sélectionneur d’OPCVM au sein de Natixis à Londres.
Comment caractériser l’éco-blanchiment (greenwashing) dans les produits financiers? C’est en substance la question que pose depuis novembre le régulateur européen des marchés financiers dans un appel à témoignages des parties prenantes de l’industrie. L’association européenne des gestionnaires d’actifs, Efama, a donné sa définition du terme, qu’elle ne veut pas voir être dégainé à tout va tant il peut la desservir auprès de sa clientèle. Il faut dire que de nombreux gérants sont sur la défensive après les affaires DWS,Goldman Sachset une filiale de BNY Mellon mais aussi après les précisions des instances européennes sur le règlement SFDR qui les ont poussés à rétrograder à l’échelon inférieur (Article 8) un grand nombre de fonds qu’ils considéraient comme les plus verts (Article 9). Pour l’Efama, l’éco-blanchiment chez les gérants se pare donc de deux attributs. A savoir présenter consciemment de manière trompeuse les pratiques ou caractéristiques durables d’un produit financier et avoir l’objectif/l’intention de tromper le destinataire de la communication sur le produit durable. Le lobby des sociétés de gestion voit en outre une différence fondamentale entre le fait de tromper intentionnellement des investisseurs et celui de faire des erreurs ou des changements non intentionnels dans les données utilisées pour le reporting d’un produit. Un trio d’éléments doit être pris en compte dans l’approche de l’Esma sur l’éco-blanchiment, soutient l’association. Cela inclut les cadres réglementaires existants, la dépendance aux fournisseurs tiers de données et de notation ESG et la communication aux clients. L’Efama estime que toute nouvelle ligne directrice sur l’éco-blanchiment devrait être incluse dans les cadres réglementaires existants et qu’une approche harmonisée doit émerger tant sur le plan européen qu’international sur le sujet. Elle insiste sur la notion d’intentionnalité d’éco-blanchiment. Aussi l’Efama souhaite-t-elle qu’il soit clairement établi qu’un gérant indirectement impliqué dans une affaire d’éco-blanchiment ne soit pas tenu responsable pour les déclarations trompeuses émises par les sociétés investies dans leurs rapports financiers ou pour de mauvaises données ESG fournies par les agences de notations extra-financières. Comprenez, ce n’est pas la faute du gérant, qui doit quand même s’assurer de la véracité des données reçues. L’Efama argue cependant que si les acteurs des marchés financiers ne peuvent pas se fier aux données de leurs contreparties, chaque société finira par analyser indépendamment ces données, ce qui s’avérera coûteux. Pas de déclaration durable dans le temps Au sujet de la communication clients, l’Efama tacle la confusion réglementaire et ses concepts de taxonomie, principales incidences négatives ou encore le principe de ne pas causer de préjudice important (do not significant harm) difficiles à comprendre pour le particulier.Elle affirme que, du fait de cette confusion, un peu de jugement s’impose sur le fait qu’une communication clients ait voulu se montrer le plus clair possible pour le client ou s’il agit d’une intention caractérisée de tromper le client. L’association soutient également que les diverses interprétations par les gérants de la régulation durable européenne telle qu’elle existe actuellement ne doivent pas être considérées comme des pratiques intentionnelles d’éco-blanchiment. L’Efama dégaine néanmoins un argument surprenant sur le concept d’éco-blanchiment. Pour l’association, l’éco-blanchiment «doit prendre en compte les informations disponibles au moment où une déclaration de durabilité a été faite». «Il est raisonnable de croire qu’une déclaration de durabilité était correcte au moment où elle a été formulée mais qu’elle soit devenue incorrecte avec le recul en raison de la découverte de nouvelles informations, par exemple de nouvelles évidences scientifiques», poursuit l’association. Autrement dit, pour le lobby, les déclarations de durabilité des gestionnaires d’actifs ne sauraient être durables dans le temps, sauf à les actualiser dès la découverte de nouveaux faits scientifiques. L’un des problèmes de fond sur le sujet de l'éco-blanchiment reste la subjectivité des parties selon l’Efama, c’est-à-dire le fait qu’une personne pourrait voir un acte d’éco-blanchiment là où une autre n’en verrait pas. Il suffit de lire les débats enflammés sur le réseau social LinkedIn à propos de méthodologies et de portefeuilles ESG ou les études de diverses organisations sur la «vertitude» des gérants pour s’en convaincre. L’Efama fait ici référence au cas de fonds Article 9 exposés aux énergies fossiles, qui ont pu être considérés par diverses parties comme n’étant pas compatibles avec l’Article 9. L’association rappelle qu’il n’existe aucune demande explicite à ce que les fonds Article 9 bannissent totalement les énergies fossiles. Selon l’Efama, toute régulation sur l’éco-blanchiment doit s’abstenir de définitions absolues telles que «les fonds détenant des titres de sociétés impliquées dans le secteur minier ou énergétique font preuve d’éco-blanchiment». En revanche, l’Efama souhaiterait bien une autre définition sur l’investissement durable, qui prendrait en compte la notion de transition et reconnaîtrait les stratégies d’investissement positionnés sur la transition comme des stratégies durables. Le sous-entendu est clair, l’Efama évoque ici les stratégies qui investissent dans des secteurs considérés comme très polluants mais dont les entreprises sous-jacentes font des efforts et se transforment dans le cadre de la transition vers un monde bas voire zéro carbone.
Le conseiller en investissement et gestionnaire d’actifs Eurocorporate Asset Management a récemment été racheté par Nader Haddad, devenu à l’occasion nouveau directeur général de la société de gestion. Le capital de cette dernière était précédemment détenu en grande majorité par son président Gérard Saintenoy depuis sa fondation en 2002. Nader Haddad, docteur en économie et auteur d’une thèse dont le sujet porte sur la théorie des jeux (équilibre de Nash), a occupé plusieurs postes d’analyste d’affaires et de trader obligataire. Le repreneur d’Eurocorporate est passé entre autres par JPMorgan, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. «J’étais à Dubaï en mission pour une banque américaine. Au cours de cette mission, j’ai croisé quelques clients actuels d’Eurocorporate. J’ai appris que la société était à vendre et j’ai racheté Eurocorporate à 100% sur mes propres fonds», explique-t-il à NewsManagers. Nader Haddad ajoute que l’ancienne équipe d’Eurocorporate a été conservée. La firme a cependant enregistré le départ en novembre de son directeur de la gestion de taux et actions Pierre Allemane parti chez Philippe Hottinguer Gestion. Elle s’est renforcée sur la partie conseil en investissement et recherche actuellement un gérant obligataire. «Nous sommes une vingtaine de personnes et nous allons nous installer du côté de Montparnasse », précise Nader Haddad. L’objectif est de stabiliser l’entreprise d’ici fin 2023, indique-t-il. «A moyen terme, nous allons développer tant le conseil en investissement que la gestion de fonds. Nous sommes en discussions avec des investisseurs institutionnels saoudiens, émiratis et français qui vont soutenir le développement d’Eurocorporate en souscrivant notamment à ses fonds obligataires. Sur le long-terme, nous pourrions éventuellement imaginer un développement à l’étranger avec l’ouverture d’un bureau à Londres. Cela étant, Eurocorporate reste une marque française et c’est d’abord en tant que gérant d’actifs français que nous comptons le développer», poursuit le nouveau directeur général d’Eurocorporate AM. Celui-ci souligne que le marché obligataire est très concurrentiel et que la courbe des taux redevient très attractive. «Le timing est donc idéal pour une société comme Eurocorporate. L’idée est de se spécialiser sur une niche, sur des obligations qui restent hors des radars. L’ESG (les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) jouera un rôle très important dans notre gestion. Nous développerons une notation interne», dit-il.
UBS Asset Management a recruté Narina Mnatsakanian en tant que responsable de l’investissement à impact, un poste nouvellement créé, a appris Citywire Selector. L’intéressée vient de Van Lanschot Kempen, où elle était directrice exécutive de l’investissement durable et à impact, tout en gérant le fonds Global Impact Pool. Elle est basée à Amsterdam.
Cardano Actiam a renforcé son équipe commerciale pour l’Europe du Nord, rapporte AMWatch. La société a recruté Barbara Kos et Bas Eestermans. L’équipe Europe du Nord a été créée en octobre de l’an dernier, suite à l’acquisition d’Actiam par Cardano.
Pelargos Capital, hedge fund japonais détenu majoritairement par l’assureur néerlandais Aegon, vient de se mettre fin en liquidation il y a une semaine, selon un billet LinkedIn de Richard Dingemans, founding partner et directeur général de l’entité. «Malheureusement, la stratégie d’investissement Japan Long/Short est devenue trop spécialisée pour que nous puissions poursuivre nos activités», a-t-il expliqué. La boutique d’investissement spécialisée dans le rendement absolu sur actions japonaise avait annoncé laliquidation de son fonds dénommé Pelargos Japan Alpha Fund le 30 novembre 2021. Le processus de liquidation avait démarré le 20 juillet 2022. La boutique a été créée en 2008.
Odey Asset Management a vu son bénéfice chuter à 18,8 millions de livres sur l’année au 5 avril 2022, par rapport aux 39,7 millions de livres enregistrés un an plus tôt, rapporte Investment Week. Les commissions de performance ont reculé de 39,8 millions de livres à 15,7 millions de livres. Les frais de gestion ont augmenté, de 16,9 millions de livres à 20,3 millions. Les encours sous gestion ont continué à croître, à 3,8 milliards de dollars.
Allspring Global Investments (Allspring) vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Hong Kong. Sa direction a été confiée à Linda Luk, qui prend la tête du développement commercial pour l’Asie du Nord. Elle arrive d’Income Partners AM, où elle était directrice de la distribution. Par le passé, elle a notamment travaillé chez Vanguard, où elle était directrice de la distribution pour Hong Kong.
Loïc Féry, président-fondateur et co-directeur des investissements du fonds Chenavari détaille les ambitions de sa nouvelle antenne de gestion à Paris.
Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a critiqué les projets du gouvernement d’assouplir les règles de solvabilité applicables au secteur de l’assurance. «Je ne pense pas, toutes choses égales par ailleurs, que cela pose un risque à la stabilité financière, mais c’est un risque pour les porteurs de police» a déclaré le banquier central lors d’une audition devant une commission parlementaire. Andrew Bailey a notamment cité l’exemple d’Equitable Life, compagnie d’assurance vie fondée en 1762, et qui avait dû cesser ses activités en 2000 faute de pouvoir honorer les promesses faites à ses clients. Fin 2022, Londres a présenté un projet de réforme de la réglementation financière pour justifier l’intérêt du Brexit: ce package prévoit notamment d’assouplir la réglementation Solvabilité 2 des assureurs britanniques, hérités de l’Union européenne, afin de débloquer des milliards de livres d’investissement vers l'économie.
La commissaire aux Services financiers, Mairead McGuinness, veut interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne, ce à quoi Berlin s'oppose. Chaque camp affûte ses arguments dans ce débat central pour l'industrie financière.
Schroders vient d’obtenir le feu vert du régulateur chinois afin d’établir une société de gestion détenue à 100% par le gérant britannique (wholly foreign-owned enterprise) en Chine continentale. La China Securities Regulatory Commission a accordé son autorisation le 13 janvier, selon un communiqué de presse. «Il s’agit d’une étape clé de notre expansion globale dans le pays», a expliqué Lieven Debruyne, directeur mondial de la distribution chez Schroders. La joint-venture dénommée Schroders BOCOM Wealth Management a reçu l’approbation réglementaire pour le démarrage de l’activité et la licence d’exploitation en février 2022, pour offrir ses services d’investissement multi-actifs à des clients privés via un partenaire local. Ce dernier est le Bank of Communication Wealth Management. Schroders a ouvert son premier bureau représentatif à Shanghai en 1994. La société de gestion travaille avec les investisseurs institutionnels et individuels afin de leur permettre d’accéder des investissements offshores à travers des programmes QDII (Qualified Domestic Institutional Investor) et MRF (Mutual Recognition of Funds). La grande course vers la Chine s’intensifie dans le sillage de l’assouplissement des règles concernant la présence des sociétés de gestion étrangères. Neuberger Berman a reçu l’autorisation d’ouvrir son activité des fonds pour des particuliers le mois dernier tandis que Fidelity International vient d’acquérir une licence pour commercialiser des OPCVM, selon Reuters.
Virginie Maisonneuve, la directrice mondiale des investissements actions d’Allianz Global Investors, est la nouvelle invitée de Haute Fréquence, le podcast de L'Agefi dédié aux parcours inspirants dans la finance.
Newton Investment Management, une filiale de BNY Mellon Investment Management, vient d’annoncer la promotion des gérants Andy Warwick et Aron Pataki en tant que co-responsables de l’équipe d’investissement de sa stratégie Real Return. Ces changements font suite au décès de Suzanne Hutchins, gérante de portefeuille et responsable de la stratégie Real Return, le 13 décembre 2022. La société de gestion a assuré qu’il n’y aurait aucune modification du processus d’investissement de cette stratégie, selon un communiqué de presse. Philip Shucksmith et Matt Brown conservent leurs responsabilités en tant que co-gérants de la stratégie Sustainable Real Return. Andy Warwick travaille chez Newton IM depuis 2018. Auparavant, il travaillait chez BlackRock comme managing director et gérant au sein de l’équipe multi-actifs pendant près de 13 ans. Il y était responsable pour la gestion des mandats absolute return et relative return. Il a également été trader de dérivés actions chez Merrill Lynch Investment Managers de 1997 à 1999. Aron Pataki, pour sa part, travaille chez Newton IM depuis 2006 comme gérant dans cette équipe. Il a auparavant occupé le poste d’analyste quantitatif senior chez Lacima Group de 2001 à 2006. La stratégie Real Return comptait 11,9 milliards de livres au 30 septembre 2022.
Après une année 2022 «complexe» et de «transition» pour les investisseurs, Larry Fink, cofondateur et patron de BlackRock, prévoit une année 2023 où inflation et croissance économique resteront au coeur des préoccupations. Cela n’a pas empêché son équipe de direction de se prêter au jeu des prévisions stratégiques pour 2023 face aux analystes qui les interrogeaient à l’occasion de la publication des résultats 2022 du groupe américain. Après une collecte record sur les ETF obligataires en 2022, les dirigeants de BlackRock estiment que la plateforme fixed income dotée de 2.500 milliards de dollars d’encours fera partie de nouveau des moteurs de croissance pour le groupe cette année. «Pour la première fois depuis des années, les assureurs et les fonds de pension, peuvent enfin retrouver du rendement sur les marchés sans avoir à prendre trop de duration ou de risques de crédit ", commente le directeur financier Gary Shedlin. Pour lui, une bonne part du retour des investisseurs sur l’obligataire continuera de se faire via les ETF. Le dirigeant s’attend à ce que l’industrie des ETF atteigne les 15.000 milliards de dollars d’encours dans les prochaines années «avec iShares menant la croissance, comme il l’a fait en 2022". Le potentiel parait important puisque les ETF aux Etats-Unis ne représentent encore seulement que 2,3% de la valorisation totale du marché, a-t-il souligné. Sur les marchés privés, Gary Shedlin insiste sur les infrastructures, en particulier celles liées aux énergies renouvelables notamment dans le cadre du plan infrastructures voté aux Etats-Unis. Il a cité à titre d’exemple l’accord passé avec AT&T qui a débouché sur la création d’une co-entreprise dans la fibre optique, et indique que d’autres opérations de même type sont à venir avec d’autres grands groupes, notamment dans les infrastructures renouvelables. La dette privée fera aussi partie des moteur de croissance «en raison d’un retrait des financements sur les marchés cotés». Concernant enfin la décision récente de BlackRock de supprimer 500 postes, Gary Shedlin a expliqué que cette restructuration de la taille et de la forme des équipes permettrait de «libérer des capacités d’investissement pour nos initiatives de croissance les plus importantes». Il prévoit à ce stade que les effectifs du groupe «soient globalement stables en 2023".
BlackRock prend une participation minoritaire dans Human Interest, un fournisseur de plans de retraite 401(k), rapporte le Wall Street Journal. Les deux entreprises n’ont pas précisé l’ampleur de la participation. Anne Ackerley, qui dirige le pôle retraite de BlackRock, indique que cette participation est la première incursion de la société de gestion dans le secteur des 401(k).
Les hedge funds investissant dans des entreprises à croissance rapides, cotées et non cotées, ont perdu des dizaines de milliards de dollars pour le compte de leurs clients en 2022. Cela n’empêche pas le lancement de nombreux autres fonds «crossover», observe le Wall Street Journal. Mala Gaonkar, ancienne directrice des co-investissements de Lone Pine Capital, a lancé son fonds crossover basé à New York, SurgoCap Partners, le 3 janvier, avec 1,8 milliard de dollars, selon des sources proches du dossier. Patrick Fu, qui codirigeait le hedge fund de Sequoia jusqu’en octobre 2021, cherche à lever jusqu’à 1 milliard de dollars pour son fonds crossover Dandelion Capital Management, situé à Los Angeles. Dandelion doit se lancer au troisième trimestre. Kristov Paulus, un investisseur de Whale Rock Capital Management, prévoit de créer Kultura Capital Management à San Francisco au second semestre.
BNY Mellon a annoncé vendredi une baisse de 38% de son bénéfice au quatrième trimestre 2022, à 509 millions de dollars (473 millions d’euros). Le bénéfice sous-jacent de ses activités poursuivies s’est élevé à 0,63 dollars, contre 1,01 dollar un an plus tôt. La banque américaine a souligné que la hausse de 246 millions de dollars de ses coûts globaux sur le trimestre écoulé était principalement due à des indemnités de départ. Selon des sources de presse concordantes, elle s’apprête à licencier environ 1.500 salariés cette année, soit près de 3% de ses des effectifs totaux qui s’élevaient à 51.700 personnes à fin décembre 2022. Les suppressions d’emplois prévues concerneraient principalement des postes de management. BNY Mellon a par ailleurs déclaré qu’elle comptait poursuivre sa stratégie dans les actifs numériques malgré l’effondrement de FTX et les turbulences actuelles sur les marchés de la cryptographie.