Les chiffres globaux de décollecte pour les fonds domiciliés en Europe sous format Ucits et AIF (fonds alternatifs) témoignent d’une année 2022 cauchemardesque pour le secteur. Ces deux catégories de fonds ont décollecté de 278 milliards d’euros. Un niveau de décollecte jamais vu depuis 2008 et la grande crise financière. Le secteur n’avait pas étéen outre en décollecte depuis 2011 et la crise de la dette euro. Ce niveau de décollecte 2022 est d’autant plus rageant pour les gestionnaires que 2021 avait été une des meilleures années, marquée par la quasi-sortie des restrictions liées au Covid. Les fonds Ucits et AIF avaient alors collecté 888 milliards d’euros. Par type de fonds, les Ucits ont vu sortir l’an dernier presque 178 milliards d’euros et les AIF un peu plus de 100 milliards. Le quatrième trimestre positif n’aura pas suffi à compenser les pires mois de l’année en l’occurrence ceux de février et mars, juin et septembre (voir graphiques ci-dessous). Décollecte historique des AIF A noter que c’est la première fois depuis leur création que les AIF sont en collecte négative. «Cette évolution peut s’expliquer par la décision prise par plusieurs fonds de pension aux Pays-Bas, et dans une moindre mesure au Danemark, de ne plus gérer leurs actifs dans des enveloppes de fonds alternatifs et de recourir davantage à des mandats distincts en raison des nouvelles règles prudentielles IFR/IFD.», écrit l’Efama. Les ventes nettes de fonds alternatifs dans les autres pays européens sont restées positives et ont totalisé 112 milliards d’euros. Par catégorie d’actifs, ce sont les fonds AIF sur les actions qui ont enregistré les plus importants rachats (-219 milliards en net), suivis des Ucits obligataires (-136 milliards) puis des Ucits actions (-72 milliards). Pour Bernard Delbecque, responsable de la recherche à l’Efama, deux segments ont été épargnés: celui des fonds indiciels cotés (ETF) et celui des fonds classés article 9 qui ont tous les deux collectés respectivement 85 milliards et 26 milliards. Reste à savoir si l’industrie partagera son avis dans la mesure où les ETF sont moins margés et rapportent moins aux sociétés de gestion et que les fonds article 9 ont fondu comme peau de chagrin pendant l’année. Les gestionnaires avaient eu tendance en effet à s’emballer en classifiant les fonds article 9 pour attirer les flux en attendant les précisions du régulateur. Collecte des Ucits et AIF en 2022 par catégories d’actifs Ucits AIF Actions -71.7 -218.8 Obligations -136.5 -3.6 Multi-actifs 14.2 48.9 Monétaire 14.4 -4.8 Immobilier 6.5 Autres 2.3 71 Total 177.5 100.7 Collecte 2022 des fonds Ucits et AIF (en Md€, par mois)
La division de banque privée et de gestion de fortune de HSBC vient de nommer Richard Whitehall en tant que co-directeur mondial de due diligence des fonds d’investissement, selon un post sur LinkedIn. Il sera rattaché à Sai Tampi, directeur mondial de la sélection des fonds et des ETF. Il remplace Eckhard Weidner, qui a quitté HSBC l’année dernière afin de rejoindre Allianz Global Investors en tant que directeur de spécialistes produits dans les actions systématiques. Richard Whitehall arrive d’Aegon, où il était directeur de la gestion de portefeuille depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez Morningstar comme gérant de 2010 à 2017. Il a également été analyste chez Catalyst Investment Group de 2007 à 2010. Il a démarré sa carrière comme professeur d’économie chez Brentwood School au Royaume-Uni en 1997 avant de devenir directeur de l’économie à Westcliff High School for Boys en 2001.
Rgreen Invest a annoncé ce 24 février avoir levé 87,5 millions d’euros dans le cadre de la première clôture de son fonds de dettes d’infrastructures africaines Afrigreen Debt Impact Fund. Le fonds a reçu des engagements de la Banque européenne d’investissement, de la Société financière internationale, de la Société belge d’investissement pour les pays en développement et de Proparco (Groupe Agence française de développement). Les banques d’investissement privées françaises Société Générale et BNP Paribas complètent ce tour de table. Il vise une taille finale de 100 millions d’euros. Le véhicule financera des centrales solaires, en réseau et hors réseau, pour accompagner la transition énergétique des PME et ETI africaines. Il est conseillé par Echosys Invest.
Fidelity Italia s’est associé avec l’Association italienne de la banque privée (AIPB) pour accorder une bourse d’études à une étudiante pour la troisième édition du Master AIPB en banque privée et gestion de fortune, à partir du 1er mars. L’objectif est de favoriser la présence de femmes dans la finance, qui ne représentent que 23 % de la population des conseillers financiers en Italie. La bourse a une valeur de 10.000 euros, couvrant en totalité les frais d’inscription au Master. L’étudiante qui en bénéficiera a été choisie sur dossier. Les candidates devaient remettre un CV, les résultats aux examens, les extraits d’une thèse, une lettre de motivation et une lettre de référence.
Encore une mauvaise année pour Jupiter Fund Management. La société de gestion britannique a accusé des rachats nets de 3,5 milliards de livres en 2022, malgré une collecte brute de 15,1 milliards de livres. Il s’agit de sa cinquième année consécutive de décollecte. Ses encours ont fondu de 10 milliards de livres à 50,2 milliards de livres à fin décembre 2022. Cela a conduit à un recul des revenus nets de 30 %. Et le bénéfice sous-jacent avant impôts a chuté de 64% sur un an, à 77,6 millions de livres, contre 216,7 millions de livres en 2021. Matthew Beesley, le directeur général de Jupiter depuis juin dernier, a reconnu que 2022 a été une année difficile. Mais il note que la société a enregistré un bon second semestre, avec une collecte positive, ce qui n’était plus arrivé depuis 2017. Depuis son arrivée, Matthew Beesley a entrepris de réorganiser la société. Cela se traduit par une réduction des effectifs de 15 % et une simplification du management.Dans le même temps, Jupiter rationalise sa gamme de fonds. Une fois que tous les changements auront été mis en place courant 2023, la société aura réduit le nombre de ses fonds de 25 %. Cela ne concernera toutefois que 4 % des encours et les rachats consécutifs à ces changements sont estimés à environ 140 millions de livres. Parallèlement, la société veut enrichir son offre, notamment avec une gamme de fonds thématique qui sera lancée cette année.Pour croître, Jupiter compte aussi poursuivre son développement à l’international, dans certaines zones bien choisies, comme l’Italie et l’Allemagne, et auprès des clients institutionnels.
La société de gestion italienne Sella vient de lancer un fonds en collaboration avec l’américaine AllianceBernstein, rapporte Funds People Italia. Le fonds US Equity Step In 2028 AB permettra aux investisseurs d’accéder au marché actions américaine de manière granduelle. La stratégie de gestion prévoit une augmentation progressive de l’exposition de la poche actions en partant d’un minimum de 10 % dans la phase de lancement. Au bout de cinq ans, la part actions américaines sera de 50 %, et elle le restera jusqu’à la date d’échéance du fonds.
Amundi, Axa IM et Carmignac font partie des sociétés de gestion dont les fonds durables sont exposés à des titres russes, révèle Financial News, citant des données de Morningstar. Cette exposition représente 329 millions de dollars. Dix-sept de ces fonds sont article 9.
Les investisseurs internationaux ont préféré les stratégies les moins risquées ces derniers jours. Entre le 16 et le 22 février, les flux de collecte se sont principalement dirigés vers les fonds de dettes d’entreprises notées investment grade (+9,9 milliards de dollars nets, soit 9,4 milliards d’euros) et les fonds de dettes souveraines au nominal (+5,7 milliards de dollars), selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. La catégorie des fonds obligataires a toutefois subi d’importants retraits sur les fonds de dettes high yield (-6,3 milliards), émergentes (-1,4 milliard) et de titres municipaux (-1,6 milliard). Au total, la collecte nette hebdomadaire des fonds obligataires s’élève à 4,9 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds actions ont décollecté 7 milliards de dollars. Les retraits ont principalement été effectués sur les véhicules couvrant les actions américaines (-9 milliards de dollars), et plus spécifiquement les stratégies de grandes capitalisations (-6,1 milliards) et croissance (-1,6 milliard). Les fonds d’actions japonaises ont eux aussi enregistré des flux négatifs, de 1,5 milliard de dollars, tandis que la collecte des fonds actions européennes est quasi-nulle. Les fonds d’actions émergentes ont reçu 2,1 milliards de dollars d’argent frais. Enfin, les fonds monétaires ont rendu 3,8 milliards de dollars à leurs porteurs de parts, et les fonds or 0,7 milliard. Les auteurs du Flow Show ont par ailleurs calculé les flux de collecte par classe d’actifs depuis le début de la guerre en Ukraine. Il en ressort une forte préférence pour les fonds monétaires (+354 milliards de dollars nets), et dans une moindre mesure pour les fonds actions (+40 milliards). A l’inverse, les fonds or ont décollecté 12 milliards de dollars, et les fonds obligataires, qui ont connu une année cauchemardesque en termes de performance, ont rendu 135 milliards.
Lancé en février 2021, le fonds Nov Santé actions non cotées d’Eurazeo, accueille Frédéric Collet en tant que senior advisor. Il est l’ancien président de Novartis France, groupe pharmaceutique suisse, et a été également président du LEEM (Les Entreprises du Médicament). Le fonds Nov Santé est dédié au développement des filières de santé en France et au renforcement de la souveraineté sanitaire. Il a investi près de 35% des 420 millions d’euros qui lui ont été confiés par France Assureurs et la Caisse des Dépôts. Eurazeo est une société de capital investissement qui gère près de 32,4 milliards d’euros d’actifs dont plus de 23,2 milliards pour compte de tiers.
90 % des gérants de hedge funds investissent leurs économies personnelles dans leurs fonds, afin d’aligner leurs intérêts avec ceux des clients, selon une étude de l’Alternative Investment Management Association (AIMA). En moyenne, leurs investissements représentent 8 % des encours, en hausse par rapport aux 6 % enregistrés en 2019. L’étude montre que, de plus en plus, les investissements personnels concernent aussi les cadres des investissement hautement qualifiés afin de s’assurer qu’ils restent concentrés sur la performance et de les dissuader de quitter le fonds, alors que la guerre des talents fait rage. L’AIMA a sondé 138 gérants alternatifs représentant un encours de 707 milliards de dollars.
UBS s’apprête à demander une licence pour gérer des fonds en Chine, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. La banque suisse a eu des discussions informelles avec la China Securities Regulatory Commission concernant son projet. Elle prévoit de soumettre sa candidature dès que possible, selon ces sources. UBS détient actuellement une participation de 49 % dans une joint-venture avec SDIC Taikang Trust Co. La banque a discuté avec son partenaire chinois pour prendre le contrôle de la filiale, mais les deux parties n’ont pas pu trouver un accord, indiquent ces sources.
Azimut a pris une participation minoritaire dans Virtual B, une société tech de santé qui se renomme Wealthhype. L’objectif de la société est de faire grandir sa plate-forme de conseil financier basée sur la donnée et de se développer à l’étranger. L’investissement d’Azimut a eu lieu à l’occasion d’un tour de financement via Azimut Enterprises, qui réalise des investissements dans les fintechs. Parmi les autres actionnaires figure CC Holding de Claudio Costamagna, associé fondateur. Wealthype a mis au point une plate-forme de conseil financier basée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Un «système de recommandation» basé sur des algorithmes et des technologies propriétaires permet aux entreprises qui distribuent des produits financiers et d’assurances de faire une proposition sur mesure, qui prend en compte les besoins et objectifs des clients. La société propose déjà ses services à de grands réseaux de distribution et des banques en Italie.
KKR vient de nommer Pete Stavros et Nate Taylor coresponsables mondiaux de l’activité private equity. Depuis 2019, le duo dirigeait le private equity de la société pour les Amériques. Ces nominations interviennent alors que l’activité private equity de KKR a presque doublé ses encours depuis 2019. Au 31 décembre 2022, elle représentait 165 milliards de dollars.
Un an jour pour jour après le début de l’invasion russe en Ukraine, rares sont les gestionnaires d’actifs étrangers ayant conservé une présence en Russie. Le Suédois East Capital fait partie de ceux-là. Deux de ses fonds, East Capital Russia et East Capital Eastern Europe – respectivement investis en actions russes et actions Europe émergente (Russie incluse) – font l’objet d’une suspension depuis le 1er mars 2022. «Nous avons significativement réduit notre présence à Moscou mais conservons un petit bureau afin d’être en mesure de représenter les intérêts de nos clients de la meilleure façon possible», a expliqué East Capital,mercredi, dans une annonce sur son site internet. La société, comme beaucoup d’autres, n’a toujours pas accès à la Bourse de Moscou. La Suède figure dans la liste des juridictions «inamicales» dressée par le gouvernement russe, donc non autorisées à négocier sur le marché actions russes. Mi-février, East Capital a discuté avec la Banque centrale russe et la Bourse de Moscou. Le gestionnaire suédois en a conclu qu’il était «hautement improbable» qu’il ait accès au marché russe de sitôt, à cause des sanctions imposées de part et d’autre et des politiques des dépositaires basés en Europe de l’Ouest vis-à-vis de la Russie. La firme ne voit pas d’amélioration à court-terme. «Le trading pour les investisseurs étrangers, comme le rapatriement de capitaux, est soit difficilement possible soit impossible», notait la société autrichienne Raffeisen Capital Management fin janvier. Seul point positif, East Capital perçoit toujours des dividendes des sociétés russes investies par ses fonds. A février 2023, la société compte 10 millions et 3 millions d’euros de dividendes perçus de ces entreprises par ses fonds Russie et Europe émergente mais elle n’a pas accès au compte de son dépositaire russe. East Capital précise qu’elle envisage de cantonner les actifs russes de son fonds Europe émergente. D’autres gestionnaires l’ont fait pour les leurs à l’instar de Franklin Templeton, JP Morgan AM, Schroders et Erste AM tandis que Jupiter AM a liquidé le sien. Dans ces fonds, la Turquie et la Pologne ont majoritairement remplacé la Russie, qui était autrefois souvent leur première allocation pays. Baisses conséquentes La firme suédoise est par conséquent loin d’être la seule de l’industrie bloquée en Russie. La liste, non exhaustive, inclut JP Morgan AM, HSBC, Erste AM, Raffeisen Capital Management, BNP Paribas AM, Liontrust, Pinebridge, Pictet AM, NN Investment Partners (devenu Goldman Sachs AM), Schroders, Swedbank Robur, UBS, Handelsbanken, Carnegie, SEB ou encore Amundi. Toutes ont des fonds soit intégralement soit partiellement investis en actions russes, voire les deux pour certaines. Les expositions sont parfois minimes. La majorité d’entre elles a suspendu ses fonds dans les dix jours après le début de l’invasion russe en Ukraine. Pour les gestionnaires qui n’ont pas abandonné le calcul de la valeur liquidative de leurs fonds investis majoritairement en actions russes, en dépit de l’impossibilité de valoriser, les baisses sur l’année 2022 ont été conséquentes. A titre d’exemple, on relève des pertes de -86,5% chez Carnegie, -85,4% chez Aegon, - 60,4% chez Liontrust ou encore de -39,8% chez JP Morgan AM. «Si nous étions en mesure de valoriser le fonds avec les valorisations qui sont appliquées à Moscou, et auxquels nous ne pouvons pas négocier, le prix de la part du fonds serait bien plus important que celui indiqué», commente Frederik Colliander, gérant du fonds Carnegie Rysslandfond. Ainsi, en appliquant les valorisations moscovites, le montant total des encours du fonds, à fin décembre 2022, aurait été d’environ 300 millions d’euros contre 67,5 millions d’euros indiqués, soit une somme plus de quatre fois supérieure. Selon Raffeisen Capital Management, 2022 a été «une année noire» pour le marché actions russes avec des déclins de valorisations avoisinant les 40% en moyenne. Liquider et attendre Une poignée de gestionnaires ont liquidé leurs fonds actions russes, dont Danske Invest ou Nordea IM, mais ils n’ont pu retourner qu’une partie des sommes dues à leurs investisseurs en fonction de l’exposition russe restante au moment de la liquidation. Nordea IM a, par exemple, remboursé 90% des parts de son fonds actions russes à ses porteurs, fin août, mais les 10% restants ne pourront l’être que lorsque la firme sera en mesure de négocier à nouveau à la Bourse de Moscou. Pictet AM devrait également se résoudre à une liquidation de son fonds russe puisque le fournisseur d’indices MSCI a annoncé l’arrêt du calcul de l’indice MSCI Russia en date du 1er mars, indice de référence du fonds de Pictet. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Amundi et DWS ont récemment rejoint BlackRock et VanEck parmi les gestionnaires ayant liquidé leurs fonds indiciels cotés (ETF) sur les actions russes. Cependant, dans les faits, le remboursement aux porteurs de parts prendra du temps. Franklin Templeton a entamé la liquidation de son ETF russe le 23 décembre dernier mais ne le liquidera pas avant, au moins, le 31 décembre 2023, pour vendre les titres russes de l’ETF si jamais les conditions le permettaient. Après cette date, l’ETF pourra être totalement liquidé même si tous les titres russes n’ont pas été vendus. Sur ce point, Franklin Templeton ne se fait pas d’illusions, relevant qu’il n’y a aucune assurance que les porteurs de parts retrouvent le produit de leurs investissements. Futur incertain Quel avenir attend donc les fonds actions russes? La réponse se trouve peut-être dans les scénarios de performance dessinés dans les nouveaux documents d’information clé mis en œuvre dans le cadre de la règlementation Priips. Et c’est un peu la roulette russe à en juger les projections des différents gérants. Pour le fonds BNP PAM Russia Equity,les scénarios varient d’une perte de -69% sur 10.000 euros investis dans le pire des cas à une augmentation de 57% dans le meilleur des cas après un an. Sur une sortie du fonds après six ans, la période recommandée du fonds, la fourchette s’étend de -27% à +17%. Swedbank Robur, pour son fonds Rysslandsfond, indique des seuils de -100% à +61% sur un an et de -100% à +23% sur cinq ans. Le fonds d’UBS est plus réservé avec trois scénarios négatifs sur quatre. Ses estimations de performance vont de -99,5% à +32% sur un an selon les scénarios et de -29% à +5% si l’investisseur sort après huit ans. Pictet AM entrevoit, lui, pour son fonds Russian Equities, des rendements annuels moyens de -99,9% à +80% si l’investisseur sort après un an et de -75% à +20% après cinq ans. Le gestionnaire suisse précise que son scénario le plus défavorable, le scénario de tensions, montre ce que l’investisseur pourrait obtenir dans des situations de marché extrêmes et «ne prend pas en compte la situation où nous ne sommes pas en mesure de vous payer». Côté russe, pour2023, des analystes et gérants de portefeuille en actions locaux, interrogés en janvier par Kommersant, s’attendaient à ce que la bourse moscovite remonte de 20% à 40% par rapport à 2022.
Amundi vient d’annoncer la nomination de Lawrence Wee en tant que directeur commercial pour les investisseurs institutionnels en Asie du Sud. Basé à Singapour, il sera chargé du développement de l’activité institutionnelle dans cette région. Lawrence Wee arrive d’Asset Management One, où il était responsable régionale du développement commercial et du marketing depuis 2019. Auparavant, il a dirigé les équipes commerciales institutionnelles chez Manulife Investment Management de 2012 à 2019. Il a également occupé le poste de directeur commercial chez Tokio Marine Asset Management International de 2008 à 2012. Il a démarré sa carrière chez First Sentier Investors en 2001 comme responsable commercial pour l’activité institutionnelle.
L’agrément de société de gestion de portefeuille de C&M Finances est actuellement en cours de retrait, a appris NewsManagers. La demande a été déposée par le gestionnaire auprès de l’Autorité des marchés financiers après une assemblée générale s'étant tenue le 12 janvier dernier. C&M Finances, créée en 2000 par Jean-Pierre Chiarla et Franck Missera et agréée en avril 2000, avait cédé sa branche d’activité de société de gestion de fonds OPCVM et ses clients en octobre 2018 pour un million d’euros. Elle comptait à l’origine Vega Finance, devenu ensuite Compagnie 1818 puis Banque Privée 1818, parmi ses actionnaires.Jean-Pierre Chiarla, décédé en mars 2022, en était devenu l’unique actionnaire. Selon un document consulté par NewsManagers, l’objet de la société a été transformé. Il comprend notamment l’acquisition et la détention de tous titres de participation ou de placement, parts et actions de toutes autres sociétés et généralement de toutes valeurs mobilière ainsi que toute activité de gestion patrimoniale.
Alors que le G20 Finance se tient en Inde, le président américain Joe Biden a proposé jeudi la candidature du chef d’entreprise indo-américain, Ajay Banga, au poste de président de la Banque mondiale. Celle-ci doit élire un nouveau président d’ici à début mai pour remplacer David Malpass, qui a annoncé sa démission la semaine dernière. Ajay Banga a quitté en décembre 2021 la direction de Mastercard après avoir passé 12 ans à la tête du géant des cartes de paiement. Il était depuis lors vice-président du fonds General Atlantic, et occupait depuis mai 2022 la présidence non exécutive d’Exor, la holding d’investissement de la famille Agnelli. «Ajay est particulièrement bien équipé pour diriger la Banque mondiale à ce moment critique de l’histoire», a déclaré Joe Biden dans un communiqué, alors que l’institution doit intégrer à son agenda la lutte contre le changement climatique. Washington a jusqu'à présent toujours désigné le président de la Banque mondiale, même si celle-ci acceptera d’autres candidatures jusqu’au 29 mars.
Le gestionnaire a collecté 17 milliards d‘euros l’année dernière et a réussi à stabiliser son résultat opérationnel dans un environnement particulièrement difficile.
Vontobel lance un fonds obligataire dédié à l’Asie, le Vontobel Fund – Asian Bond. Ce fonds est investi principalement dans des obligations d’entreprises à travers l’Asie, de qualités variées, avec différentes échéances et dans diverses devises fortes. «Ce fonds est un ajout important à notre vaste gamme de solutions pour les marchés émergents», commente Wouter Van Overfelt, responsable entreprises marchés émergents. «Ce nouveau fonds est une version dédiée à l’Asie de notre fonds phare de sociétés des marchés émergents, qui offre une exposition aux économies asiatiques à croissance rapide».
Mandarine Gestion vient de promouvoir Théo Colombani au poste de cogérant de trois fonds actions. Il va travailler avec Adrien Dumas, le directeur de la gestion, et Marcelo Preto sur le fonds Mandarine Global Sport, et avec Augustin Lecoq et Aurelia Caruso pour les fonds Mandarine Europe Microcap et Mandarine Global Microcap. Théo Colombani travaille chez Mandarine depuis la fin de ses études en 2020 comme analyste actions pour les fonds thématiques et microcaps. Il y avait déjà effectué un stage de césure comme assistant commercial en 2019. Mandarine Gestion vient d’entrer en discussions exclusives en vue d'être cédée par son fondateur Marc Renaud au groupe LFPI.
Malgré son arrivée tardive sur le marché des ETF, Morgan Stanley a des projets ambitieux dans ce domaine, écrit le Financial Times. Six ETF ont été lancés aux Etats-Unis en début de mois et d’autres sont dans les tuyaux et portent la marque Calvert. L’Europe est aussi dans le radar de la société, même si les premiers lancements n’auront probablement pas lieu avant 2024. «Notre plateforme sera multi-classes d’actifs, multi-marques et multi-juridictions», lance Anthony Rochte, responsable mondial des ETF de Morgan Stanley Investment Management. Morgan Stanley, avec 1.300 milliards de dollars d’encours, était le plus gros gestionnaire à ne pas avoir d’ETF. Pourtant, la société a été l’un des précurseurs dans ce domaine avec Barclays Global Investors, dès 1996. Mais en 2000, elle a revendu l’activité à BGI, qui l’a dénommée iShares… Par la suite, iShares a été racheté par BlackRock et est devenu le plus gros acteurs des ETF dans le monde.
Axa Investment Managers a été parmi les rares sociétés de gestion à sortir quasiment indemne de l’année 2022. La filiale de gestion du groupe Axa a en effet enregistré une collecte nette positive de 17 milliards d’euros sur l’année, dans le vert chaque trimestre. «Notre modèle opérationnel a prouvé sa pertinence et sa force», se réjouit Marco Morelli, executive chairman d’Axa IM. Les actifs sous gestion sont en recul de 7% par rapport à fin 2021 et s'élèvent à 824 milliards d’euros, reflétant un effet de marché négatif «important».
Peu de points communs, a priori, entre une Bourse et une plateforme de distribution de fonds. Et pourtant, Euronext a confirmé mercredi avoir engagé les discussions avec Hellman & Friedman et BNP Paribas pour acquérir la société Allfunds. La société de private equity et la banque françaiseen détiennent respectivement 34% et 12% du capital. L’opération, si elle se réalise, serait la plus importante acquisition de l’histoire de l’opérateur de marché paneuropéen. L’offre indicative présentée par Euronext valorise Allfunds à 5,5 milliards d‘euros. Un montant supérieur aux 4,4 milliards d’euros débourséspour racheter Borsa Italiana en 2020. Ces deux opérations apparaissent par ailleurs très différentes. Si les synergies entre les activités d’Euronext et la Bourse italienne sautaient aux yeux, c’est beaucoup moins le cas avec Allfunds. La société, leader mondial dans son domaine, est à la fois une infrastructure de marché de distribution de fonds et une plate-forme de services pour des clients distributeurs (réseaux bancaires, banques privées...) de plus en plus friands d’architecture ouverte. Elle offre un point d’entrée unique aux asset managers qui veulent toucher une multitude de distributeurs sans avoir à signer des contrats bilatéraux. Elle permet de tenir à jour les bases documentaires des fonds ou gérer les rétrocessions versées. Allfunds fait enfin office de centrale d’achat pour ses clients, leur permettant d’obtenir des prix de gros. Peu de choses en commun donc avec les métiers d’Euronext, que ce soit sur les actions ou le post-marché. «Il est difficile d’identifier des synergies dans cette transaction», commentent les analystes de Citi dans une note relayée par Bloomberg. Croissance et diversification L’absence de synergie évidente ne signifie cependant pas que cette transaction soit dénuée de sens. Conseillé selon les informations de L’Agefi par Rothschild & Co, Euronext poursuivrait ainsi la diversification de ses revenus pour être moins dépendant des volumes de trading des titres cotés. Il se porterait acquéreur d’un groupe avec de fortes perspectives de croissance, supérieures à celle des métiers historiques de la Bourse, et d’une grande efficacité opérationnelle. «Allfunds est une des plateformes les plus adaptées à la hausse des marchés. Nous estimons que chaque hausse du marché de 1% devrait entraîner une hausse directe de ses bénéfices de 1%», expliquent les analystes de Barclays dans une note publiée début février. Si les métiers sont différents, les deux sociétés ont beaucoup de clients en commun, comme les gérants d’actifs. Euronext n’est d’ailleurs pas la seule société de Bourse à vouloir se développer sur ce segment. Deutsche Börse a pris en 2021 le contrôle complet de Clearstream Fund Centre, une plateforme de service aux fonds d’investissement auparavant logées chez UBS. Euronext et Allfunds peuvent aussi profiter de leur complémentarité géographique. Allfunds reste peu présente en France, même si la société y dispose d’un bureau, et aux Pays-Bas, les deux marchés historiques d’Euronext. Du côté des clients, cette opération ne semble pas poser de problème particulier. «Le changement d’actionnaire d’Allfunds serait transparent pour nous», confirme le patron d’une banque privée cliente de la plate-forme. Opportunisme Ce projet d’acquisition témoigne aussi de l’opportunisme financier d’Euronext. Avant cette annonce, le titre Allfunds accusait une baisse de presque 60% par rapport à son plus haut atteint il y a un peu plus d’un an, à l’automne 2021. Si l’offre a fait bondir le titre de plus de 17% mercredi, à 8,60 euros, ce niveau reste bien en dessous du potentiel que lui promettent certains analystes. Barclays a, par exemple, fixé son cours cible sur la valeur à 12 euros. Enfin, Euronext a démontré sa faculté à bien intégrer les sociétés qu’il a rachetées ces dernières années. Lors de la publication de ses résultats pour 2022, l’opérateur a ainsi relevé de 100 à 115 millions d’euros ses objectifs de synergies avec Borsa Italiana. Dans le cas d’Allfunds, il s’agira plutôt de trouver les solutions pour développer son empreinte internationale. La tâche ne sera pas simple.
Natixis Investment Managers Solutions a renforcé son partenariat avec le fournisseur d’indices Solactive, afin de proposer davantage de stratégies aux clients de son activité direct indexing. Le direct indexing consiste à proposer aux investisseurs un compte géré séparé composé d’actions d’un indice dans les mêmes proportions que l’indice. Chez Natixis IM Solutions, cette activité représente aujourd’hui 8 milliards de dollars d’encours contre 4 millions seulement en 2002. Elle connaît surtout du succès aux Etats-Unis. Natixis IM Solutions utilisera 31 des indices de Solactive. Parmi eux, onze appartiennent à la gamme Solactive Global Benchmark Series, qui comprend des indices actions sur tous les marchés mondiaux. Seize d’entre eux font partie de la Solactive Factor Series, exposée à des facteurs de risque.
Le Fondo Strategico Italiano (FSI) détenait 9 % d’Anima Holding le 17 février, selon des documents réglementaires publiés mardi et cités par Reuters. La semaine dernière, on apprenait que l’investisseur détenait déjà 7 % du capital de la société de gestion italienne. FSI a mandaté Mediobanca pour acquérir des actions d’Anima par le biais d’une procédure de constitution d’un livre d’ordres accélérée et inversée, avec pour objectif de détenir entre 7 et 9 % du plus grand gestionnaire d’actifs indépendant d’Italie, qui gère quelque 180 milliards d’euros (192 milliards de dollars) d’actifs. FSI n’a pas fait part des raisons de la constitution de cette participation dans Anima.
La Securities and Exchange Board of India (SEBI), le régulateur indien, vient de lancer un pavé dans la mare. Dans le cadre d’une consultation publique sur les notations et l’investissement ESG, le Sebi a déclaré souhaiter que les agences de notations ESG prennent en compte le «contexte indien» dans la fabrication des paramètres à suivre. «Les marchés émergents font face à des enjeux environnementaux et sociaux différents [des pays développés] et il est critique que les agences de notation ESG les prennent en compte lorsqu’elles évaluent les risques, opportunités et impacts ESG d’une entreprise», peut-on lire dans le document. La SEBI assure néanmoins qu’elle ne tente pas de normaliser ou de prescrire une méthodologie uniforme pour les notations ESG. Par exemple, le gendarme financier indien estime que la parité homme-femme dans des conseils d’administration est un sujet qui concerne les entreprises des pays développés mais moins celles d’Inde. Car, selon lui, l’enjeu de l’égalité homme-femme se situe dès l’accès à l’emploi pour les femmes. Sur le volet environnemental, la Sebi suggère notamment de prendre en compte les questions d’épuration des eaux et si les entreprises se situent près de sites écologiques protégés. Au total, le régulateur a fourni une liste de 15 paramètres ESG où l’intégration du contexte indien sera importante. La Sebi propose un système de classification de fonds ESG Dans le même document, le régulateur indien a présenté un système de classification des fonds d’investissement ESG. Ceux-ci pourraient bientôt devoir s’autoclassifier dans l’une des cinq approches suivantes: exclusion, intégration, Best-in-class, impact investing et objectifs de durabilité. Pour être éligible, un fonds devra avoir investi au moins 80% de ses encours en actions et/ou obligations en respectant l’approche choisie. Et la part d’investissement restante ne devra pas être frontalement opposée à cette approche. La consultation publique est ouverte jusqu’au 6 mars 2023.
Gescooperativo, filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Caja Rural, a fait le point sur ses ambitions en dévoilant sa nouvelle identité visuelle, ce mercredi. Dans un communiqué, le gestionnaire hispanique indique se fixer l’objectif d’atteindre 10 milliards d’euros d’encours sous gestion. Il en gérait 7,3 milliards d’euros à fin janvier 2023. Selon les données d’Inverco, il s’agit du neuvième gestionnaire espagnol en termes d’encours sous gestion. Gescooperativo compte sur sa croissance organique. La société envisage de distribuer ses fonds auprès des banques privées et de renforcer sa gamme de fonds durables au cours des prochaines années.