Le lancement fut fastidieux. Mais Colibri AM espère bien enfin profiter de ses efforts entrepreneuriaux et de son approche de la finance durable. Créée en 2020, la société de gestion compte sur les changements réglementaires et de mentalité par rapport à la finance verte, pour percer.
Le régulateur américain des marchés financiersSecurities and Exchange Commission (SEC) a infligé, ce mardi, une amende d’un million de dollars à l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours ainsi qu’une amende de quatre millions de dollars à l’encontre d’Ensign Peak Advisers qui gérait les investissements de l’organisation. La SEC a découvert qu’entre 1997 et 2019, Ensign Peak Advisers n’avait pas rempli les formulaires 13F, que doivent remplir tous les gérants d’actifs afin de dévoiler leurs positions sur les marchés actions en portefeuille. Le gestionnaire a, à la place, établi 13 sociétés écrans et rempli les dits formulaires avec les noms de ces sociétés écrans. Cela lui a permis de dissimuler le portefeuille de l’Eglise mormone et son rôle de supervision sur les décisions d’investissement de l’Eglise mormone. En réalité, Ensign Peak Advisers avait la main sur toutes les décisions d’investissement via ces sociétés écrans dont les gérants étaient, pour la plupart, des personnes employées par l’Eglise mormone. Selon un communiqué de la SEC, l’Eglise mormone était inquiète que la transparisation de son portefeuille, dont les encours atteignaient 32 milliards de dollars en 2018, engendre des conséquences négatives.
HANetf, plate-forme d’ETF en marque blanche, vient de recruter Joshua Palmer en tant que responsable du développement. L’intéressé vient d’Epic Investment Parnters, où il était membre de l’équipe en charge du développement.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer le lancement d’un fonds infrastructure pour les investisseurs hongkongais, dénommé FTGF ClearBridge Global Infrastructure Income Fund. Il s’agit d’un sous-fonds de la gamme Franklin Templeton Global Funds Plc, une société d’investissement à capital variable constituée en Irlande. Il sera géré par l’équipe australienne de ClearBridge Investments, l’un des gérants spécialistes de Franklin Templeton. Cette équipe comprend Nick Langley, Shane Hurst, Charles Hamieh et Daniel Chu. Ce véhicule investira près de 80% de sa valeur liquidative dans des actions des sociétés d’infrastructure cotées ou négociées sur les marchés réglementés. Ce fonds investira dans des services publics, tours de communication, pipelines, infrastructures de transport et énergies renouvelables. Franklin Templeton gérait près de 1.400 milliards de dollars d’encours au 31 janvier 2023.
EFG vient d’annoncer la réorganisation de ses équipes de direction en Europe et en Asie. Harald Reczek, directeur des solutions d’investissement et membre du comité exécutif d’EFG International, est parti depuis le 1er février 2023. Moz Afzal et Oliver Heinzelmann, actuellement directeurs des investissements, vont le remplacer par intérim en tant que codirecteurs de cette division. Ils seront rattachés à Giorgio Pradelli, directeur général. Moz Afzal est également directeur général d’EFG AM tandis que Oliver Heinzelmann occupe le poste de directeur de la stratégie et le développement commercial d’EFG AM. Ils vont garder leurs postes actuels au-delà de leur nouvelle responsabilité. En Asie, Boris Collardi, membre de conseil des directeurs d’EFG International, deviendra le président du comité de conseil pour l’Asie Pacifique à partir du 1er mars. Il sera chargé du développement de la stratégie dans cette région. Il succédera Amy Yip, qui préside le comité depuis 2019. Elle continuera d’être membre de ce comité ainsi qu’au sein du conseil de directeurs d’EFG International. EFG a également annoncé la nomination de David Louie en tant que directeur général de l’activité hongkongaise à partir d’avril prochain, à la suite d’approbation réglementaire. Il sera également membre du comité de l’activité asiatique, présidé par Albert Chiu, président exécutif pour l’Asie Pacifique. Il succèdera Kees Stoute, qui a été promu au poste de directeur des opérations au sein de la banque privée en Asie Pacifique à Hong Kong. David Louie arrive de Credit Suisse, où il travaillait depuis 11 ans comme Market Group Head Chine. Il a également été membre du comité de management pour l’Asie-Pacifique ainsi qu’executif officer pour le bureau hongkongais. Auparavant, il a été conseiller client chez Safra Sarasin. Il a également occupé des postes seniors chez Clariden Leu Asset Management et Deutsche Bank à Hong Kong.
Les démêlés de Cinven avec l’assureur-vie italien Eurovita jettent le doute sur les méthodes des fonds dans le secteur alors que se profile l’une des plus grosses enchères en Europe, la cession par Generali d’un portefeuille de plus de 20 milliards d’euros, écrit «Les Echos». Les souscripteurs d’Eurovita ne peuvent en effet plus retirer leur épargne. Si Cinven a finalement accepté, mercredi, d’injecter 100 millions d’euros dans la compagnie, cela ne correspond qu'à la moitié des exigences du superviseur, l’Ivass. Le fonds de capital investissement avait en outre ponctionné un dividende de 100 millions en 2018, réduisant d’autant le capital d’Eurovita, affaibli aussi par une dette LBO de 300 millions. En Europe, Generali et Axa ont pu céder de gros portefeuilles à des sociétés affiliées en Allemagne à Cinven et Apollo. En France, le régulateur s’est «distingué par sa prudence», indique le quotidien
A portée de main, un accord sur la révision du protocole nord-irlandais entre Londres et Bruxelles consacrerait le réchauffement des relations constaté depuis l’arrivée aux affaires de Rishi Sunak en octobre 2022.
Le gendarme financier espagnol, Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV), a approuvé, ce mercredi, un code de bonnes pratiques des investisseurs. Celui-ci vise à développer l’implication des actionnaires dans les sociétés dans lesquelles ils investissent. Les gestionnaires d’actifs, investisseurs institutionnels et agences de conseil (proxy advisers) établis en et hors d’Espagne peuvent y adhérer sur la base du volontariat. Une période transitoire de trois ans est accordée pour les entités concernées qui souhaitent adhérer aux principes du code. Le code s’appuie sur sept principes: avoir une stratégie à long terme prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance et les risques qui y sont associés dans les stratégies, politiques et décisions d’investissement; acquérir des connaissances suffisantes sur les activités des entreprises investies; élaborer et publier une politique d’implication axée sur la contribution à la stratégie commerciale des entreprises investies; exercer activement ses droits de vote lors des assemblées générales d’entreprises; publier un rapport annuel sur la façon dont ont été appliquées les politiques d’implication et de vote; privilégier les intérêts des clients et bénéficiaires à travers une politique de gestion des conflits d’intérêts; revoir périodiquement et mettre à jour si besoin les pratiques et structures de gouvernance interne, notamment la politique de rémunération, pour être en conformité avec le code de bonnes pratiques. La CNMV tiendra à jour la liste des entités adhérentes sur son site internet. Elle inclura des liens renvoyant vers les sites des sociétés concernées sur lesquels seront publiés leurs politiques d’engagement et de vote entre autres informations.
Le gestionnaire d’actifs Sienna Investment Managers a annoncé, ce mercredi, le référencement de ses fonds Sienna Monétaire ISR et Sienna Court Terme ISR gérés par Sienna Gestion sur la plateforme Iznes.A travers cette opération, Sienna IM entendaccélérer sa distribution digitale auprès de certains segments de clients. Sur Iznes, lesinvestisseurs institutionnels peuvent souscrire ou racheter des parts de fonds directement au registre du fonds grâce à la technologie de chaîne de blocs (blockchain). « L’accès à Iznes constitue un réel intérêt pour les clients et représente un parcours différenciant pour accéder aux fonds de Sienna Gestion sur les produits bas de courbe et de placement de trésorerie. Cette innovation permet à nos investisseurs de souscrire de manière rapide, sécurisée et facilitée. C’est une première étape qui nous permettra prochainement d’intégrer des produits non cotés, et des produits hybrides mixant des actifs cotés et non cotés », souligne Xavier Collot, président de Sienna Gestion, dans un communiqué.
L’opérateur boursier européen Euronext a annoncé mercredi avoir soumis une offre indicative pour racheter Allfunds Group et être en «discussions actives» avec les principaux actionnaires de la plateforme de distribution de fonds à ce sujet. Dans un communiqué distinct, Allfunds a précisé que cette offre, d’un montant de de 8,75 euros par action, se composait de 5,69 euros en numéraire et de 0,04059 nouvelle action Euronext par titre Allfunds. Cette offre valorise Allfunds à 5,5 milliards d’euros, selon les calculs de l’agence Agefi-Dow Jones. Allfunds a indiqué que Euronext l’avait informé avoir engagé des discussions avec la société d’investissement américaine Hellman & Friedman et la banque française BNP Paribas, qui détiennent conjointement 46,4% du capital social d’Allfunds, afin d’obtenir leur soutien à l’offre. «Le conseil d’administration d’Allfunds Group évalue actuellement le projet d’offre», a souligné Allfunds qui ne participe pas aux discussions en cours. «Il n’existe aucune certitude quant à la réalisation d’une transaction ou aux conditions dans lesquelles une telle transaction pourrait avoir lieu», a précisé la société. Après ces annonces, le titre Allfunds bondit de 17,9% à 8,65 euros à la Bourse d’Amsterdam, faisant ressortir une capitalisation boursière de 5,7 milliards d’euros. De son côté, le titre Euronext chute de 7,2% à 71,34 euros.
La décision est radicale. La banque en ligne Fortuneo a annoncé hier à ses clients qu’elle avait pris «la décision de bloquer le passage d’ordres à l’achat sur les valeurs dont le document d’information clés a encore l’ancien format». Autrement dit, plus aucune nouvelle souscription n’est possible à travers sa plateforme de courtage dans les fonds qui n’auront pas mis à jour le format imposé par le règlement «PRIIPS» depuis le 1er janvier 2023 pour les documents d’informations clés standardisés ( dit DIC PRIIPS). Ce nouveau format remplace celui du DICI OPCVM, en vue de la commercialisation des fonds de placement aux investisseurs particuliers. Fortuneo constate le «retard des sociétés de gestion à nous fournir le nouveau document précontractuel que Fortuneo a l’obligation de vous remettre avant votre investissement», explique la missive. Ce qui a conduit la banque à arrêter la possibilité de souscrire les fonds non mis à jour. La filiale de banque en ligne du Crédit Mutuel Arkéa ne précise pas combien de fonds sont concernés sur sa plateforme. Elle est censée donner accès à tous les fonds d’investissement. Interrogée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations. SI une telle décision était suivie par les autres banques françaises qui sont les principaux distributeurs des fonds en France, les conséquences pourraient être majeures. Les sociétés de gestion sont nombreuses à regretter la mise en place de ce nouveau DIC, qui a modifié l'échelle d’indication de risques dans les fonds et introduit le risque de crédit, y compris pour un fonds qui est investi uniquement en actions. Le texte du mail envoyé aux clients Fortuneo le 21 février 2023
Au lendemain de la publication de la nouvelle promotion du French Tech Next 40/120, France Invest fait le bilan du financement de l’innovation par les fonds français entre 2016 et le premier semestre 2022. Elle formule des propositions afin de ne pas ralentir les efforts dans un contexte devenu plus difficile. Les capitaux levés sur les segments venture et growth ont très fortement augmenté sur la période. Avec 7,3 milliards d’euros levés en 2021, la collecte a été multipliée par 4 par rapport à 2016. Les montants investis ont quintuplé en 5 ans et demi. La croissance a surtout été portée par les fonds growth, dont les levées ont été multipliées par 9 par rapport à 2019, à 3,6 milliards d’euros. France Invest note que le succès de ces levées est lié à l’attractivité nouvelle de ces segments auprès des investisseurs institutionnels et particuliers, français ou étrangers, ainsi qu’à l’initiative Tibi, essentiellement en growth. L’association avertit toutefois que le succès du venture et du growth ces dernières années ne doit pas être freiné par le changement d’environnement économique, notamment la hausse des taux qui entraîne un ajustement des valorisations, et des levées de fonds rendues plus complexes, comme l’illustre la baisse de la collecte constatée au premier semestre 2022 et qui sera sans doute confirmée sur le second semestre. Parmi les propositions de France Invest, le fléchage de l’épargne des Français vers le non-coté doit être renforcé. «C’est la première fois en 40 ans de capital-investissement en France qu’il y a un alignement des planètes entre les investisseurs, les épargnants français et les canaux de distribution avec les gérants qui s’ouvrent aux particuliers, souligne Claire Chabrier, présidente de France Invest. Il faut donc une meilleure offre dans les produits d’épargne, comme la possibilité de mettre davantage de non-coté dans la gestion pilotée.» Le lancement rapide d’un dispositif Tibi 2, un nouveau modèle de corporate venture, une amélioration du régime des aides d’Etat et un fonctionnement plus fluide des régimes d’épargne sont également au menu des propositions de France Invest. «Le contexte est plus compliqué pour tous les acteurs de l’écosystème depuis 2022, mais ce serait le pire moment d’arrêter de le financer maintenant, au risque de prendre des années de retard dans la compétition internationale», insiste Claire Chabrier.
Six mois après son lancement, Opale Capital, plateforme digitale d’investissement dans le non coté destinée aux conseillers financiers, a levé plus de 10 millions d’euros et prévoit de passer la barre des 100 millions d’euros de collecte au cours de l’année 2023. Adossé à Tikehau Capital, Opale Capital s’adresse aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP), banques privées et multi-family offices afin de leur permettre de proposer à leurs clients privés un accès privilégié pour investir dans des fonds traditionnellement réservés aux clients institutionnels. Plusieurs dizaines de cabinets de gestion de patrimoine sont désormais inscrits sur la plateforme. Pour accompagner le développement de l’activité, l’équipe s’est étoffée avec l’arrivée de Agathe Lauwerier, responsable des partenariats, Antoine Moulinié Paccalin, spécialiste des fonds d’investissement et d’Alexis Estrade, responsable de ses applications front-end. Opale Capital commercialise aujourd’hui deux stratégies d’investissement au capital de sociétés dans la technologie et la santé. L’équipe travaille au lancement de cinq autres fonds de capital investissement et de dette privée. A partir du mois de février 2023, de nouvelles stratégies de capital développement, d’opportunités spéciales et d’investissement secondaire seront ouvertes. D’autres classes d’actifs telles que l’infrastructure sont également en cours d’analyse.
Seuil psychologique. L’augmentation annoncée dès janvier dernier du taux du Livret A à 3% au 1er février a semble-t-il été reçue cinq sur cinq par les épargnants français. Le mois dernier, ils ont placé la somme impressionnante de 11,22 milliards d’euros, nette des retraits, sur le petit livret rouge et sur son cousin, le Livret développement durable et solidaire (LDDS), avec une collecte respective de 9,27 et 1,95 milliard d’euros sur ces deux supports. Ce montant est le deuxième plus élevé pour un mois de janvier, indique la Caisse des dépôts, et le troisième tous mois confondus. Seuls les mois d’octobre 2012 et janvier 2009 font mieux avec respectivement 21,3 et 18,9 milliards d’euros collectés sur les deux livrets. A l’époque, la collecte avait toutefois bénéficié d’éléments exceptionnels. Janvier 2009 avait été marqué par le début de la généralisation de la distribution du Livret A, jusqu’alors réservéeaux réseaux de la Caisse d’épargne et de la Banque Postale, à l’ensemble des établissements bancaires. Mauvaise nouvelle pour les banques Octobre 2012 avait pour sa part bénéficié d’une augmentation du plafond du Livret A de 25% et d’un doublement du plafond du LDDS. La collecte sur l’ensemble de l’année 2012 avait d’ailleurs atteint le niveau historique de 49,16 milliards d’euros. Après ces 11,22 milliards d’euros supplémentaires, l’encours cumulé des Livret A et LDDS grimpe à 520,9 milliards d’euros. Une dynamique qui ne fait pas les affaires des banques. Elles s’acquittent d’une partie du paiement d’une rémunération en hausse (de 2% à 3%) sur des encours eux aussi en nette progression. L’ampleur des versements réalisés en janvier, qui pourraient en outre se poursuivre en février, n’est pas non plus de bon augure pour les assureurs vie. Malgré des rendements en forte hausse pour de nombreux fonds en euros au titre de 2022, la comparaison avec un Livret A totalement liquide et défiscalisé servant un taux de 3% ne leur est pas favorable. D’autant que le lent ralentissement de l’inflation associé à une hausse du taux €STR, deux indicateurs qui servent de base au calcul du rendement du Livret A, ne présage pas d’une future baisse en août prochain. Bien au contraire.
Après avoir passé le dernier trimestre 2022 à reclasser leurs fonds SFDR (du nom du règlement européen sur la publication d’informations extra-financières), les sociétés de gestion devront-elles renommer leurs fonds durables ? La question va rapidement se poser puisque le régulateur européen des marchés financiers Esma devrait avoir tranché sur ses futures orientations en matière de dénominations de fonds durables au troisième trimestre 2023.
Le groupe suisse J. Safra Sarasin vient d’ouvrir une filiale à Milan qui sera dirigée par Massimo Sabatini. Ce dernier sera responsable du développement et de la croissance des activités institutionnelles et wholesale du pôle gestion d’actifs de la banque suisse en Italie. Massimo Sabatini a rejoint J. Safra Sarasin en avril 2022 après avoir passé douze ans au sein de GAM Italie, dernièrement en tant que responsable wholesale et institutionnels. Avant cela, il a travaillé chez Julius Baer.
Le fournisseur d’indices MSCI a établi un partenariat avec NatureAlpha, fournisseur de données et d’outils d’analyse sur la biodiversité. Selon les termes de cette collaboration, MSCI distribuera les données et outils d’analyse de NatureAlpha. Les données couvriront l’intégralité des titres de l’indice MSCI ACWI, qui compte 2.852 entreprises de moyenne et large capitalisation répartis dans 23 marchés développés et 24 marchés émergents. Cette intégration des données sur la biodiversité de NatureAlpha vise entre autres à aider les investisseurs à mieux identifier leur exposition aux sociétés à fort impact d’un point de vue du risque naturel et lié à la biodiversité. Ces données peuvent également faciliter la production de rapports réglementaires extra-financiers. En outre, NatureAlpha et MSCI travailleront ensemble sur des projets de recherche et l’élaboration de méthodologies et d’outils. Le développement d’une mesure d’empreinte biodiversité reposant sur des méthodologies d’analyses de cycles de vie est envisagé pour épauler les investisseurs dans la mesure relative ou absolue de l’impact de leurs investissements.
La société de gestion Legal & General Investment Management (LGIM), filiale de l’assureur britannique Legal & General, envisage d’ouvrir un bureau dans la capitale espagnole à Madrid d’ici 2024, rapporte le média Funds People. LGIM couvre jusqu'à présent le marché espagnol depuis l’Italie et le développement de la firme sur ces deux marchés est supervisé par Giancarlo Sandrin.
La société de gestion indépendante GO Capital vient d’annoncer le lancement de GocaA3, un fonds professionnel de capital investissement (FPCI). Ce véhicule investira dans une vingtaine de nouvelles sociétés technologiques dans les territoires du Grand Ouest. Il s’agit du Pays de la Loire, de la Bretagne, de la Normandie et du Centre Val de Loire. Le fonds se concentrera dans les domaines de la santé humaine et des techniques de soin dont les biotechnologies et e-santé, la transition climatique dans les secteurs de l’énergie, de la mobilité et de l’agriculture et l’amélioration de durabilité dans le secteur industriel. Ce véhicule, qui a déjà levé 45 millions d’euros lors de son ouverture, aura un objectif de 60 millions d’euros à terme. Les investisseurs de ce fonds comptent le Fonds National d’Amorçage 2 de Bpifrance ainsi que les Conseils Régionaux des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie, et Rennes Métropole. Le fonds compte également des banques régionales comme la Banque Populaire Grand Ouest, les caisses régionales du Crédit Agricole Atlantique Vendée et Ille et Vilaine, le Crédit Mutuel Arkéa, la Caisse d’Epargne Normandie, et le CIC Ouest. Le véhicule a également attiré des nouveaux partenaires dont le groupe BNP Paribas, la Banque Populaire Val de France, MBA Mutuelle ainsi que la caisse d’Epargne Loire Centre.
Axa Investment Managers (Axa IM) a nommé, ce mardi, quatre membres indépendants au comité consultatif de son Investment Institute. Les nouveaux membres sont Olivier Blanchard, Nigel Topping, Marie-Christine Korniloff et Nicolas Loz de Coëtgourhant. Olivier Blanchard fera des recommandations macro-économiques. L’intéressé est professeur émérite d'économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), ex-conseiller économique et directeur du département de recherche du Fonds monétaire international (FMI). Il est également senior fellow au Peterson Institute for International Economics. Nigel Topping,conseiller politique et ancien champion du climat pour la Cop 26, émettra des recommandations sur le climat.Quant à Marie-Christine Korniloff et Nicolas Loz de Coëtgourhant, respectivement directrice de l’engagement avec les entreprises et responsable des pratiques durables chez World Wildfire Fund (WWF) en France, ils apporteront leurs expertises sur les thèmes de la nature et de la biodiversité. Pour rappel, l’Investment Institute d’Axa IM vise àaider à la prise de décisions de clients et gérants de portefeuille à travers la provision d’informations sur les tendances à court et à long terme affectant les perspectives macroéconomiques et d’investissement mondiales.Les membres indépendants participeront au comité consultatif deux fois par an afin de discuter des principaux thèmes macroéconomiques et de recherche couverts par l’Investment Institute et contribueront aux travaux effectués par Axa IM.
La société d'épargne salariale Epsor a annoncé ce 21 février avoir sélectionné trois nouveaux fonds durables pour son offre. Il s’agit d’Echiquier Climate & Biodiversity Impact Europe, un fonds à impact labellisé ISR de La Financière de l’Echiquier, Choix Responsable Climat d’Ecofi, et Équilibre Écologique de la Banque Hottinguer.
Sebastian Stewart, Partner et directeur des services clients chez Somerset Capital Management, vient d’être nommé comme président de l’Independant Investment Management Initiative (IIMI), le think tank britannique des boutiques de gestion. Il remplacera Nick Mottram de Polar Capital, qui a géré cette initiative pendant un mandat de trois ans. Au sein de ses nouvelles responsabilités, Sebastian Stewart sera chargé d’assurer que l’environnement réglementaire soutient les boutiques et promeut la concurrence. Il sera également responsable de promouvoir les atouts des boutiques de gestion et faciliter les opportunités commerciales pour ses membres ainsi que définir les meilleures pratiques. Sebastian Stewart est membre du conseil d’administration depuis 2019, dont il était président adjoint. Il dirigera un nouveau conseil d’administration comptant une douzaine de membres. L’IIMI représente près de 500 milliards de livres sterling d’encours sous gestion.
Est-ce le départ de Denis Panel qui provoque cette réorganisation ou cette réorganisation qui a causé le départ de Denis Panel? Le communiqué de BNP Paribas Asset Management ne l'évoque pas mais la filiale de gestion de la banque remanie quelque peu les activités qui étaient pilotées en partie par celui qui va rejoindre Sycomore Asset Management. Elle annonce la création d’une nouvelle équipe de gestion dédiée à l’investissement quantitatif et systématique, pour compléter ses capacités de gestion fondamentale en actions, obligations et multi-actifs. Baptisée «SQI» pour Systematic and Quantitative Investment, la nouvelle division rassemblera les équipes de gestion quantitative et ETF & indiciel, avec l’ambition de devenir un centre d’excellence en gestion systématique. Ce nouveau pôle sera piloté par Robinson Rouchié, nommé responsable des investissements (CIO) de la gestion quantitative et systématique. Basé à Paris, il sera rattaché à Rob Gambi, responsable global des gestions. Actuellement directeur de cabinet de Rob Gambi, RobinsonRouchié conservera ce rôle en parallèle de ses nouvelles fonctions jusqu’à la nomination de son successeur, et continuera également de siéger au comité d’investissement. En outre, Guy Davies, responsable adjoint des gestions, va superviser à partir de mars les équipes multi-actifs et solutions (hors équipe SQI), en plus de son poste actuel de CIO Fundamental Active Equities. Il remplacera ainsi Denis Panel, qui va devenir directeur général de Sycomore AM. Enfin, «conscient de la prédominance des stratégies obligataires au sein des affiliés marchés émergents de BNPP AM», Olivier de Larouzière deviendra responsable des équipes de gestion des affiliés marchés émergents, en plus de son rôle de CIO pour la gestion obligataire.
Galois Capital, qui gérait l’an dernier environ 200 millions de dollars d’actifs et était l’un des plus gros fonds quantitatifs de cryptomonnaies, a annoncé aux investisseurs qu’il avait cessé ses activités et dénoué toutes ses positions car il n’était plus viable, selon des documents lus par le Financial Times. Le hedge fund est l’une des principales victimes de FTX, la moitié de ses actifs étant bloqués sur la plate-forme d’échanges de cryptomonnaies. «Compte tenu de la sévérité de la situation FTX, nous ne pensons pas qu’il est tenable de continuer à opérer le fonds à la fois financièrement et culturellement», a écrit le co-fondateur Kevin Zhou.
A la suite de l’offre publique d’achat simplifiée d’Abeille Assurances Holding qui lui ont permis d’obtenir 94,84% du capital et des droits de vote de l’Union financière de France (UFF), l’assureur procédera le 1er mars au retrait obligatoire des 832.426 actions non-apportées à l’offre, représentant 5,13% du capital et des droits de vote de la société UFF. Le retrait obligatoire sera mis en œuvre au prix de 21 euros par action (égal au prix de l’offre), net de tous frais. Abeilles Assurances, détenait environ 75% du capital d’UFF à la date de l’annonce en novembre dernier.
Pas de greenwashing possible.Allianz GI donne le ton des futures assemblées générales (AG). A partir de 2024, la société de gestion du groupe Allianz votera contre les administrateurs des entreprises fortement émettrices sans objectif «net zero» fiable. En fonction de la composition du conseil, Allianz GI votera contre le président du comité RSE (ou équivalent), du comité stratégique ou du conseil d’administration, si les informations liées à l’impact financier de la transition climatique sont jugées insatisfaisantes. «Cette règle s’applique dès cette année, même si nous ne sanctionnerons pas encore, confie Marie-Sybille Connan, senior stewardship analyst chez Allianz GI. Nous demandons des objectifs de décarbonation à court et moyen terme, et si possible à plus long terme, validés par des organismes reconnus comme le SBTi ou le Transition Pathway Initiative (TPI). En outre, la politique de lobbying ne doit pas être en contradiction avec les objectifs ‘net zero’, les investissements doivent être chiffrés et orientés vers cette trajectoire, et l’information doit être de qualité, lisible et comparable. Par ailleurs, le conseil d’administration, collectivement responsable, doit être en capacité de challenger la direction». Un certain nombre d’entreprises américaines – souvent moins avancées que leurs homologues européennes sur ces sujets – suscitent de vives inquiétudes, note Allianz GI. Pousser les entreprises à faire voter un plan climat En 2022, le «say-on-climate» n’a vraiment décollé que dans quelques pays européens, principalement en France et au Royaume-Uni, avec 52 résolutions climat présentées dans le monde par les conseils d’administration. AllianzGI continuera de soutenir les résolutions climatiques d’actionnaires en fonction de leur mérite et a approuvé l’an dernier 70 des 87 propositions d’actionnaires sur le climat. «Nous regardons les résolutions déposées par d’autres investisseurs et nous pourrions nous associer à eux, précise Marie-Sybille Connan. Le dépôt de résolution est facilité aux Etats-Unis et pallie d’une certaine manière une réglementation climatique insuffisante. La situation est inversée en Europe où les dépôts de résolution sont plus difficiles du fait des effets de seuil. C’est pourquoi nous préférons plutôt pousser les entreprises à présenter au vote un plan de transition climatique, détaillé et transparent». Vigilance sur les hausses de rémunération des dirigeants La rémunération des dirigeants sera de nouveau le principal sujet de préoccupation en AG. Au regard notamment du niveau d’inflation élevé, Allianz GI évaluera les plans de rémunération en prenant en considération les augmentations de salaire de l’ensemble des salariés des sociétés considérées, dans un souci de cohésion sociale mais aussi des restructurations ou licenciements qu’elles auraient mis en place ou des réductions de dividendes. «Nous serons très vigilants sur les hausses des rémunérations des dirigeants, poursuit Marie-Sybille Connan. Dans les road-shows pré-AG, certaines rares entreprises invoquent l’inflation pour relever le fixe des mandataires sociaux. Nous demandons à tous exemplarité et modération. Nous regardons l’alignement de cette rémunération avec la pérennité long terme de la société, etavec l’évolution générale de la rémunération des collaborateurs dans la mesure où l’inflation ne sera pas subie de la même manière selon les pays ou les métiers». En 2022, AllianzGI s’est opposé à 43% des résolutions liées à la rémunération des dirigeants dans le monde, mais à seulement 23% en France, pays qui enregistre la plus faible contestation derrière le Japon (12%) et le Royaume-Uni (20%). Veiller à l’indépendance du conseil Troisième point d’attention, l’indépendance du conseil et le renouvellement des mandats. L’an dernier, AllianzGI s’est opposé à 33% des élections d’administrateurs en France (contre 23% dans le monde), notamment en raison des anciens PDG qui restent présidents. Une dissociation saluée par le gérant d’actifs, mais qui exige que cette transition soit limitée dans le temps, ce qui était rarement le cas. «Avoir un président non indépendant reste problématique. Encore plus quand un PDG a une emprise forte sur le conseil, explique Marie-Sybille Connan. Aussi, nous demandons à rencontrer l’administrateur référent indépendant. Si le conseil dispose d’un budget propre, comme le recommande l’AFG, c’est encore mieux». En outre, Allianz GI demande 100% d’administrateurs indépendants au sein du comité d’audit. «Il est également important de s’assurer d’une meilleure représentativité des femmes au sein des instances dirigeantes de manière à ce qu’elles deviennent de potentielles administratrices pour d’autres entreprises, élargissant ainsi le vivier de candidats », ajoute Marie-Sybille Connan, rappelant son attachement au respect des règles de cumul de mandat.
Sept ans après avoir voté pour le Brexit, place au brainstorming. La Financial Conduct Authority (FCA) a présenté ce 20 février ses pistes de modification de la réglementation britannique de gestion d’actifs et consulte l’avis des professionnels concernés. Au menu: renforcer la surveillance de la liquidité des fonds, simplifier le marché des fonds retail, et temporiser sur les cryptos. Les parties prenantes sont invitées à apporter leurs observations dans le cadre d’une consultation publique de trois mois. La FCA est chargée de préparer ces modifications en vue de l’abrogation prochaine de la législation européenne relative aux services financiers dans le droit britannique. Bien que désormais seul aux commandes de sa réglementation, le régulateur a toutefois fait savoir qu’il comptait suivre des «normes internationales fortes». Prévenir les crises de liquidité L’autorité britannique a, avant tout, répondu aux différentes épisodes de stress de liquidité qui ont agité les marchés outre-Manche depuis six ans. Tout d’abord, la FCA souhaite davantage encadrer les investissements dans des titres illiquides chez les fonds Ucits. Pour le moment, leurs gérants doivent respecter une limite haute de 10% des encours d’un portefeuille investis dans des titres illiquides. Pour le régulateur, il faudrait également obliger les gérants à faire attention à ce que ces titres illiquides n’obèrent pas la liquidité du fonds et leur capacité de gestion du fonds à l’avenir. Le régulateur n’envisage pas non plus d’assouplir les règles de diversification minimale des fonds, qui impose une limite maximum d’allocation de 5% par titre. Ensuite, la FCA veut faire siennes les règles de stress testing de liquidité des fonds d’investissement établies par l’Esma (European Securities and Markets Authority). Avec un ajustement: la FCA veut pouvoir obliger les sociétés de gestion à effectuer ces tests plus d’une fois par an, si nécessaire. Enfin, le régulateur veut unifier les règles de swing pricing, un mécanisme de valorisation de fonds qui permet de protéger les porteurs de parts lors d’importantes entrées ou sorties de porteurs de parts. Pour le moment, les règles de calcul restent encore aux mains des sociétés de gestion. L’industrie britannique a été particulièrement chamboulée par la suspension des rachats de certains fonds immobiliers à la suite du vote en faveur du Brexit en mai 2016, puis lors du premier confinement Covid-19 en mars 2020, ainsi que par la crise des fonds LDI (liability-driven investment) de septembre dernier. Ces fonds de couverture de passif, utilisés par les fonds de pension locaux, avaient été pris dans la tourmente après l’envolée du taux du gilts à la suite d’une annonce de politique budgétaire ratée, nécessitant l’intervention en urgence de la Banque d’Angleterre. Unifier les régimes de fonds retails Le régulateur aimerait avant tout stimuler le marché retail, qui a subi une décollecte massive en 2022 (-25,7 milliards de livres), en modifiant quelques règles qui entourent ses fonds Ucits locaux. Il propose avant tout d’unifier les différents régimes de fonds de ce segment, pour clarifier le marché et lever certaines barrières d’investissement. Ce nouveau régime comprendrait trois catégories de fonds, basique, Ucits et Ucits Plus, allant du plus simple et plus liquide, au plus complexe et moins liquide. Cette unification devrait aussi permettre aux fonds de ce régime d’investir dans d’autres fonds de ce même régime, alors que cette possibilité est fortement limitée pour les fonds Ucits. Cela pourrait également simplifier les structures de fonds nourriciers. Toutefois, la FCA s’interroge sur la pertinence d’une consolidation et d’une simplification globale des règlements Ucits, Mifid et AIFM à la sauce anglaise. Pour elle, unifier le cadre réglementaire local en gestion d’actifs serait bénéfique à long terme, mais cela risquerait de prendre beaucoup de temps, de ressources, et de coûter cher lors de son implantation. Concernant les sujets de tokenisation et des cryptos dans l’industrie des fonds, la FCA a choisi de temporiser. D’un côté, le régulateur a estimé que les règles actuelles régissant la vie des parts de fonds ne sont pas adaptées à la création d’un registre distribué par une société de gestion. De l’autre, il a indiqué attendre la position du gouvernement britannique pour commencer à réfléchir à la possibilité pour les fonds agréés d’investir en cryptoactifs. Une prudence en phase avec celle du futur président de l’institution, Ashley Alder, un crypto-sceptique qui devrait prendre ses fonctions dans quelques jours.
Dans une interview au Financial Times, le directeur général de Vanguard, Tim Buckley, a défendu sa décision de quitter la Net Zero Asset Managers initiative, estimant que «la voix du groupe était noyée». Il a ajouté que l’approche de Vanguard pour gérer les risques relatifs au changement climatique «n’a pas changé». «Nous ne pensons pas que nous devrions dicter la stratégie des entreprises», dit-il, dans le premier commentaire public sur la décision. « Il serait orgueilleux de présumer que nous savons quelle est la bonne stratégie pour les centaines d’entreprises dans lesquelles Vanguard investit. Nous voulons juste nous assurer que les risques sont correctement dévoilés et que chaque entreprise respecte les règles».
La plateforme de multigestion alternative d’Investcorp-Tages, joint venture entre Investcorp et Tages Capital, accueille un nouveau hedge fund. Le gestionnaire alternatif britannique Melqart Asset Management a lancé le fonds Melqart Event Driven Ucits, géré par Michel Massoud, fondateur et directeur des investissements de Melqart, ainsi que par Joseph Gebran et Can Ozdemir. Le fonds s’appuie sur des stratégies d’arbitrages de fusions-acquisitions et de situations spéciales. Melqart gère 1,7 milliard de dollars.