Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Les indices BBGI ESG Swiss Equities ont à nouveau progressé en octobre, confirmant leur avance sur les indices actions suisses traditionnels (SMI et SPI), rapporte L’Agefi suisse. L’indice ESG «Core», composé de 20 entreprises suisses, progresse en effet de 2,64% en octobre, contre 3,31% et 3,57% pour les indices «Mid» et «Broad», respectivement composés de 40 et 60 titres suisses. Les indices traditionnels du marché suisse, les indice SMI et SPI, progressent quant à eux de 0,93% pour le premier, alors que les entreprises «small caps» enregistrent un gain de 2,79%.Sur les dix premiers mois de l’année, les indices traditionnels du marché suisse, les indice SMI et SPI, progressent quant à eux de 16,13% pour le SMI et de 18.28% TR pour le SPI. Les indices BBGI ESG Swiss Equities continuent à surperformer les indices SMI et SPI: l’indice «Core» (composé de 20 entreprises suisses) progresse en effet de 2,64% en octobre, contre 3,31% et 3,57% pour les indices «Mid» et «Broad», respectivement composés de 40 et 60 titres suisses. Depuis le début de l’année, les trois indices ESG enregistrent, dans l’ordre, +22,67%, +25,42% et +25,51%. Les indices BBGI ESG Swiss Equities «Mid» et «Broad» affichent ainsi une surperformance de plus de +7% sur l’indice SPI.
Au cours du mois d’octobre, le secteur français de l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 1,8 milliard d’euros, après 400 millions d’euros seulement de flux nets entrants en septembre, selon des chiffres publiés ce 22 novembre par la Fédération française de l’assurance (FFA). Au cours du mois écoulé, les cotisations brutes se sont élevées à 11,8 milliards d’euros (dont 3,2 milliards d’euros sur les supports en unités de compte) tandis que les prestations versées sont ressorties à 10 milliards d’euros.Depuis le début de l’année 2017, la collecte nette atteint désormais 7,2 milliards d’euros. Dans le détail, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances atteint 109,1 milliards d’euros contre 111 milliards d’euros sur la même période en 2016. Les versements sur les supports unités de compte représentent 30 milliards d’euros, soit 27% des cotisations. En parallèle, sur la même période, les prestations versées par les sociétés d’assurances s’élèvent à 101,9 milliards d’euros.A la fin du mois d’octobre, l’encours des contrats d’assurance vie ressort à 1.682,3 milliards d’euros, en hausse de 4% sur un an.
Surchauffe. Près de vingt ans après le célèbre avertissement d’Alan Greenspan, alors président de la Fed, les signes d’un nouvel emballement du marché se confirment. Dans la dernière enquête mensuelle de Bank of America Merrill Lynch (BoA ML) auprès des investisseurs, la proportion de personnes interrogées estimant que le marché actions est surévalué atteint un niveau record de 48 %. A cela s’ajoute une part de cash dans les portefeuilles toujours plus basse à 4,4 %. « C’est un signe d’exubérance irrationnelle », soulignent les analystes de la banque américaine. Les investisseurs estimant prendre plus de risques que la normale atteint un niveau historiquement élevé de près de 20 %. En cas de correction, les sondés craignent les effets de contagion des stratégies de vente de volatilité et de risk parity, ainsi que les exchange-traded funds. Malgré tout, si l’indicateur Bull & Bear de BoA ML progresse, il n’envoie pas de signal de vente. Pour le moment.
Pour Patrick Hunger, le CEO de Saxo Bank (Suisse) qui a lancé en mai dernier la plateforme de gestion de portefeuille Saxo Select, la mutation actuelle du secteur a pour effet de transcender les clivages entres les affaires destinées directement aux clients finaux (B2C) et celles centrées sur les clients entreprises (B2B), rapporte L’Agefi suisse, pour évoluer vers un modèle «business to platform et platform to consumer». La question qui surgit dès lors vise à s’interroger sur le nombre de plateformes qui pourront s’imposer à l’avenir et les réseaux qu’elles auront pu constituer, ainsi qu’il l’a précisé, mardi à Zurich, dans le cadre d’une table ronde avec d’autres CEO et fondateurs de sociétés centrées sur la gestion de fortune ou le conseil automatisé (robo-advisors).Fondateur et CEO de True Wealth, Felix Niederer a de son côté souligné que la notion même de robot-conseiller peut prêter à confusion. Dans la mesure où elle suggère l’image du robot mécanique qui prend la place de l’employé et menace son emploi. Alors qu’il s’agit avant tout d’une application, d’un pan de logiciel qui agit efficacement dans le cadre d’un réseau pour résoudre le problème suivant: comment transformer l’argent disponible, dont je n’ai pas besoin pour l’instant, pour un meilleur usage différé, à des échéances futures échelonnées. CEO et fondateur de Descartes Finance, Adriano B. Lucatelli a pour sa part rappelé que l’activité bancaire est numérique depuis des décennies. Ce qui est nouveau à son gré, c’est que la numérisation ne vise plus seulement à automatiser, à accélérer ou à simplifier les processus, mais aussi à procurer des possibilités supplémentaires à la clientèle.
Les ETF commercialisés en Europe ont enregistré une collecte nette de 6,6 milliards d’euros en octobre, stable par rapport au mois précédent mais en retrait par rapport à la moyenne glissante sur douze mois de 6,9 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Outre les flux, la bonne tenue des marchés a représenté un impact positif de 14,4 milliards d’euros si bien que les actifs sous gestion des ETF européens ont atteint 621,9 milliards d’euros contre 600,9 milliards d’euros à fin septembre. Depuis le début de l’année, les entrées nettes totalisent 74,9 milliards d’euros.Les ETF dédiés aux actions ont été les plus demandés au mois d’octobre, avec des souscriptions nettes de 5,8 milliards d’euros, largement devant les ETF obligataires (1 milliard d’euros) et les ETF de matières premières (0,03 milliard d’euros).Les souscriptions les plus élevées du mois sous revue ont été enregistrées par iShares, pour un montant de 2,3 milliards d’euros, devant Xtrackers (1,6 milliard d’euros) et Amundi ETF (0,6 milliard d’euros).
Le Livret A a enregistré au mois d’octobre une décollecte de 1,58 milliard d’euros, selon les chiffres communiqués par la Caisse des dépôts. Il s’agit de la deuxième décollecte consécutive après celle de septembre qui avait été de seulement 200 millions d’euros. Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire, dans le rouge pour un montant de 420 millions d’euros, le solde du mois d’octobre est négatif de 2 milliards d’euros.La collecte sur les dix premiers mois de l’année reste néanmoins très nettement positive, avec en cumulé 11,99 milliards d’euros, dont 10,47 milliards d’euros pour le Livret A.
Carbios, spécialiste de la bioplasturgie, lance une opération d’attribution gratuite de bons de souscription d’actions remboursables (BSAR) au profit de l’ensemble de ses actionnaires, à raison d’un bon par action détenue. Les BSAR sont exerçables jusqu’au 30 novembre 2018. Le prix d’exercice des BSAR est fixé à 10,40 euros par action, soit une prime de 10,40% sur le cours du 20 novembre. La parité d’exercice établit que 21 BSAR donnent le droit de souscrire 2 actions nouvelles de Carbios à 10,40 euros. Les actions nouvelles souscrites sur exercice des BSAR seront assimilées aux actions anciennes dès leur création. Les fonds levés en cas d’exercice, soit une augmentation de capital de 4,5 millions d’euros, serviront à accélérer les développements du groupe. La dilution maximum serait de 9%. L’opération est conseillée par EuroLand Corporate et Brunswick Société d’Avocats.
Au troisième trimestre 2017, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires en Europe a enregistré une hausse de 269 milliards d’euros par rapport au deuxième trimestre 2017 pour s'établir à 10.921 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par la Banque centrale européenne (BCE). Cette évolution a résulté des émissions nettes de parts (209 milliards d’euros) et des variations de prix et autres variations (60 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement non monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 7,7% au troisième trimestre 2017.S’agissant des actifs des fonds d’investissement non monétaires, le taux de croissance annuel des titres de créance est ressorti à 8,5 % au troisième trimestre 2017, les transactions représentant 109 milliards d’euros au cours de cette période. Dans le cas des fonds « actions », ce taux s’est inscrit à 4,9 % et les transactions à 99 milliards d’euros sur la même période. En ce qui concerne les avoirs en parts de fonds d’investissement, le taux de croissance annuel s’est établi à 10,1 % et les souscriptions nettes à 41 milliards d’euros sur la même période. En ce qui concerne les catégories de fonds d’investissement, le rythme de croissance annuel des titres émis par les fonds « obligations » est ressorti à 9,5 % au troisième trimestre 2017. Les souscriptions nettes mensuelles en titres émis par ces fonds se sont élevées à 80 milliards d’euros au cours de la même période. Dans le cas des fonds « actions », ce taux s’est inscrit à 4,5 % et les souscriptions nettes à 50 milliards d’euros sur la même période. Pour les fonds « mixtes », les chiffres correspondants sont ressortis à 8,5 % et 60 milliards d’euros.L’encours de parts émises par les fonds d’investissement monétaires s’est inscrit à 1.154 milliards d’euros, soit 18 milliards d’euros de plus qu’au deuxième trimestre 2017. Cette évolution a résulté des variations de prix (– 12 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (30 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 8,4 % au troisième trimestre 2017.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 20 novembre le lancement de l’indice Solactive-ProShares Bricks and Mortar Retail Store Inde, le premier indice intégrant les principales enseignes du secteur retail aux Etats-Unis qui dépendent principalement de leurs ventes réalisées en magasin. ProShares dispose d’une licence exclusive pour l’exploitation de cet indice.L’univers d’investissement de l’indice comprend les sociétés domiciliées et cotées sur une Bourse américaine avec une capitalisation de marché d’au moins 500 millions de dollars. Pour être éligible à l’indice, au moins 50% des revenus totaux doivent émaner des activités retail, dont 75% doivent être liées à des ventes en magasin. Au 15 novembre, l’indice comptait 56 sociétés, dont Macys, Sears, Gap et Tiffany.
On en parle beaucoup mais le bitcoin, lancé en 2009, ne domine pourtant pas le marché de la crypto-monnaie. Selon la première étude complète (1) de l’ensemble du marché de la crypto-monnaie entre 2013 et 2017, aucune monnaie virtuelle n’a montré un important avantage sélectif par rapport à l’autre et le destin de toutes les crypto-monnaies reste incertain. Dirigée par la City et l’Université de Londres, l'étude publiée dans Royal Society Open Science a révélé que les investisseurs dans les crypto-monnaies, un marché qui représente quelque 100 milliards de dollars de capitalisation en juin, semblaient allouer leur argent sans tenir compte de facteurs tels que le prix d’une crypto-monnaie ou les propriétés de sa technologie sous-jacente. En adoptant une perspective écologique, les auteurs démontrent qu’un modèle évolutionniste simple est capable de produire différents résultats empiriques clés tels que la distribution des crypto-monnaies (1.469 cryto-monnaies ont été lancées entre avril 2013 et mai 2017 tandis qu’elles apparaissent et disparaissent continuellement), la capitalisation boursière ou le taux de rotation dans les premières positions. Les résultats suggèrent que l'évolution du marché de la cryptomonnaie a jusqu'à présent été régie par des forces « neutres », où aucune crypto-monnaie n’a montré un fort avantage sélectif par rapport à l’autre."Le bitcoin a régulièrement reculé face aux monnaies qui le secondaient et les utilisateurs ne semblent pas avoir accordé beaucoup d’attention aux progrès technologiques, jusqu'à présent. Au contraire, nos résultats confortent un scénario dans lequel les investisseurs choisissent les crypto-monnaies dans lesquelles investir proportionnellement à la part de marché des crypto-monnaies, et rien d’autre. Le bitcoin n’est pas seul ou invincible, et nous croyons que notre étude représente un premier pas vers une meilleure compréhension et modélisation du marché de la crypto-monnaie ", commente le coordonnateur de l'étude, Andrea Baronchelli, professeur au Département de mathématiques de City, University of London.(1) «Evolutionary dynamics of the cryptocurrency market» par Abeer ElBahrawy, Laura Alessandretti, Anne Kandler, Romualdo Pastor-Satorras, Andrea Baronchelli, dans Royal Society Open Science
Au troisième trimestre, le secteur italien de la gestion d’actifs a recueilli 23,4 milliards d’euros, ce qui constitue le dix-neuvième trimestre consécutif de collecte, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Sur les neuf premiers mois de l’année, le secteur a attiré 80,6 milliards d’euros.L’association note que 30 sociétés ont lancé un fonds éligible au PIR, le plan d’épargne individuel en Italie. La collecte nette sur ces produits depuis janvier s’établit à 7,5 milliards d’euros.
La deuxième semaine de novembre a vu les investisseurs réduire leur exposition aux actifs risqués, notamment du côté obligataire, dans un contexte de marchés boursiers baissiers. Les fonds d’obligations à haut rendement ont ainsi affiché des sorties nettes de près de 7 milliards de dollars, les plus élevées depuis la première semaine du mois d’août 2014 lorsque les tensions entre la Russie et l’Ukraine étaient extrêmes et que l’Italie était plongée dans sa troisième récession depuis la crise financière de 2008, selon des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations émergentes ont terminé la semaine dans le rouge pour la première fois depuis onze semaines. Dans leur ensemble, les fonds obligataires ont enregistré des sorties nettes de 900 millions de dollars, les premières depuis le mois de mars. Les fonds actions, toutes catégories confondues, ont pour leur part encore attiré plus de 3 milliards de dollars. Les fonds en actions américaines ont bénéficié d’entrées nettes à hauteur d’un milliard de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont désormais effacé les sorties provoquées par les élections législatives anticipées au Japon avec des entrées nettes à hauteur de 2 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux actions européennes ont toutefois enregistré des sorties nettes à hauteur de 1,1 milliard de dollars. Ces rachats ont été très généreusement répartis puisqu’une douzaine de fonds ont subi des sorties nettes supérieures à 100 millions de dollars. Les fonds d’actions françaises ont affiché des sorties nettes qui n’avaient pas été observées depuis avant les élections présidentielles, des inquiétudes émergeant sur la capacité du président Emmanuel Macron à poursuivre ses réformes.