Nos articles d’actualité et d’analyse sur l’évolution des Bourses, sur les dynamiques à l’oeuvre sur les marchés actions et sur les principales opérations (augmentation de capital, émissions d’actions...).
Souhaitant « donner une nouvelle dynamique » à l’Association française de la gestion financière (AFG), Eric Pinon et Philippe Setbon, respectivement président et vice-président de l’association, ont mis en place une nouvelle organisation. Selon un communiqué de l’association, ils ont confié à Dominique de Préneuf, directeur général arrivé en octobre 2017, le projet de la réorganisation de l’association et la responsabilité de l’animation de l’ensemble des équipes. Pierre Bollon, délégué général, prend la direction des relations européennes et internationales de l’AFG. Il reste également conseiller du président et du vice-président sur les dossiers clés pour la compétitivité de la profession. Laure Delahousse est promue directrice générale adjointe. Elle a en charge l’ensemble des expertises regroupées en trois pôles : gestion, commercialisation et expertises transverses. « Cette organisation permettra une optimisation des ressources de l’AFG et une lisibilité accrue de ses actions », commente l’AFG. Enfin, Eric Pagniez, délégué général adjoint, a la responsabilité de la relation avec les autorités de marché et les associations de Place. « Il mènera cette mission de coordination dans le contexte de l’importance toujours plus grande des enjeux règlementaires », indique un communiqué. « Avec cette réorganisation des ressources internes, l’AFG entend répondre avec une efficacité et une réactivité accrues aux attentes de ses adhérents, et mener ainsi plus avant son action résolue en faveur du développement de l’industrie française de la gestion, dans l’intérêt des épargnants/investisseurs », conclut l’AFG.
L’école de commerce Neoma Business School lancera à la rentrée 2018 un MSc Finance visant à « former les futurs experts de l’analyse financière et de la gestion de fonds d’investissement internationaux ». Intégralement dispensé en anglais, ce programme présente la particularité de préparer au « level I » et « level II » du CFA (Chartered Financial Analyst). Il sera proposé sur le campus de Reims. Le contenu pédagogique du cursus abordera « l’ensemble des disciplines nécessaires à la prise de fonctions dans les plus hautes sphères de la finance internationale » : fondamentaux en finance (fintech, finance entrepreneuriale, négociation, etc.) techniques d’investissement (investissements alternatifs, produits dérivés, « fixed income », etc.). « Les étudiants se forgeront une solide compréhension des acteurs du monde financier international, de ses pratiques et de ses enjeux pour évoluer dans le domaine de la gestion du risque financier, du conseil et de l’analyse financière et de la gestion de portefeuille », explique un communiqué. Cet enseignement technique sera complété par une sensibilisation forte aux pratiques managériales.En parallèle, les étudiants travailleront sur un « investment project ». Sur la base d’une analyse des attentes des marchés de capitaux, les étudiants devront bâtir une recommandation de répartition stratégique et tactique des actifs, sur laquelle ils seront évalués.Enfin, une période de 6 mois en entreprise et la production d’une thèse professionnelle concluront le cursus.
Les actifs sous gestion des fonds de placement recensés par Swiss Fund Data et Morningstar s’inscrivaient fin janvier à 1.103 milliards de francs suisses, en hausse de 11 milliards de francs ou 1% par rapport au mois précédent, selon des chiffres communiqués par la Swiss Fund & Asset Management association (SFAMA). Les entrées nettes ont totalisé le mois dernier 12,2 milliards de francs suisses.Durant le mois sous revue, les fonds dédiés aux actions ont été les plus recherchés avec des souscriptions nettes de 5,7 milliards de francs, devant les fonds obligataires qui ont attiré 4 milliards de francs.
Les fonds Ucits ont enregistré en 2017 des souscriptions nettes de 736 milliards d’euros, soit plus du double du montant levé en 2016 (273 milliards d’euros), selon l’Association européenne des fonds d’investissement Efama, qui estime qu’il s’agit d’une année « exceptionnelle ».Les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 157 milliards d’euros, alors qu’ils avaient vu sortir 10 milliards d’euros en 2016. Les fonds obligataires ont attiré 314 milliards d’euros, soit un niveau jamais atteint, contre 115 milliards en 2016. Les fonds multi-classes d’actifs ont affiché des souscriptions nettes de 180 milliards d’euros, après 41 milliards d’euros en 2016. Seuls les fonds monétaires ont vu leur collecte décliner, de 110 milliards d’euros en 2016 à 69 milliards en 2017. Les AIF ont quant à eux enregistré des souscriptions nettes de 201 milliards d’euros en 2017, après 184 milliards en 2016. Au total, les encours des Ucits et des AIF ont augmenté à 15.696 milliards d’euros, contre 14.290 milliards d’euros fin 2016.
Bourse Direct a annoncé hier un résultat net de 3,1 millions d’euros en 2017, en hausse de 34,8%. Malgré une baisse marquée des produits de trésorerie, le spécialiste de la bourse en ligne a profité d’une hausse des courtages et commissions qui a permis aux produits d’exploitation bancaire de progresser de 1,8%, à 35,2 millions d’euros, tandis que les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 14,5%. Le résultat d’exploitation progresse de 21,9%, avec à la clef une marge calculée sur les produits d’exploitation de 11,3%, contre 9,5 % en 2016.
Les flux vers les fonds actions se sont fortement accélérés lors de la semaine se terminant le 21 février, selon les données publiées par BoA Merrill Lynch. La collecte nette s'élève à 13,2 milliards de dollars au total sur les actions, soit plus du double des souscriptions de la semaine précédente. Toutes les structures de fonds actions ont collecté: 7,5 milliards pour les ETF et 5,7 milliards pour les fonds communs. Les flux vers les actions ont dépassé ceux vers les obligations au cours des 18 derniers mois, soit la 1ère fois depuis la grande rotation de 2013. Pour les fonds investis en actions européennes, la collecte nette hebdomadaire atteint 3 milliards de dollars, mais elle est encore plus forte pour le Japon et les fonds émergents. Les fonds obligataires ont bénéficié de souscriptions nettes pour un montant de 5,2 milliards.Le fonds obligataires Investment Grade ont eu une collecte nette positive pour la soixantième des 61 dernières semaines (pour 3,4 milliards de dollars). Par contre, la catégorie Haut Rendement (‘High Yield) a enregistré des rachats de 1,8 milliard milliards de dollars. Les flux vers les fonds de dette émergente sont positifs de 1,5 milliard de dollars.
Bourse Direct a annoncé lundi un résultat net de 3,1 millions d’euros en 2017, en hausse de 34,8%. Malgré une baisse marquée des produits de trésorerie, le spécialiste de la bourse en ligne a profité d’une hausse des courtages et commissions qui a permis aux produits d’exploitation bancaire de progresser de 1,8%, à 35,2 millions d’euros, tandis que les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 14,5%. Le résultat d’exploitation progresse de 21,9%, avec à la clef une marge calculée sur les produits d’exploitation de 11,3%, contre 9,5 % en 2016.
Les autorités de marché chinoises n’ont pas publié la valeur de l’indice de volatilité du marché actions chinois, le SSE 50 ETF Volatility, sur leur site internet jeudi dernier. Cette décision serait volontaire, afin de travailler sur une reconfiguration de l’indice, qui a été très fortement chahuté en début de mois dans le sillage de la chute des marchés actions internationaux et du regain de volatilité traduit par la très forte hausse de l’indice VIX américain, selon des sources proches citées par Bloomberg.
Les autorités de marché chinoises n’ont pas publié la valeur de l’indice de volatilité du marché actions chinois, le SSE 50 ETF Volatility, sur leur site internet hier. Cette décision serait volontaire, afin de travailler sur une reconfiguration de l’indice, qui a été très fortement chahuté en début de mois dans le sillage de la chute des marchés actions internationaux et du regain de volatilité traduit par la très forte hausse de l’indice VIX américain, selon des sources proches citées par Bloomberg.
Les ETF et ETP (fonds et produits indiciels cotés en Bourse) gérés de manière active ont atteint un encours mondial record de 79,3 milliards de dollars à fin janvier 2018, indiquent les derniers chiffres publiés par ETFGI. A fin 2017, ils étaient de 75,2 milliards de dollars. La croissance mensuelle des encours a donc été de 4,11 milliards de dollars, (+5,47%), soit la plus important progression mensuelle jamais enregistrée. La collecte mondiale s’est élevée à 3,08 milliards de dollars pour le premier mois de l’année avec en tête de liste les ETF et ETP obligataires qui ont attiré 1,47 milliards de dollars de souscriptions nettes et ceux en actions qui ont attiré 1,22 .
L’avenir des sociétés de gestion pourrait passer par la blockchain. Selon une étude menée par Calastone, une société britannique spécialisée dans les services aux fonds, la migration vers la blockchain pourrait en effet générer plus de 1,9 milliard de livres d’économies pour le marché mondial des fonds communs de placement. Cette étude fait suite à un récent rapport du cabinet Forrester qui montre que Calastone a déjà réalisé plus de 458 millions de livres d’économies pour les fonds au cours des six dernières années en introduisant l’automatisation sur les principaux marchés mondiaux des fonds. « Les économies prévues démontrent l’ampleur de l’impact financier qu’une automatisation et une interconnectivité accrues pourraient avoir sur le marché des fonds », juge Calastone. L’estimation de Calastone repose sur les volumes quotidiens de transactions sur les fonds sur ses principaux marchés, à savoir le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg, Hong Kong, Singapour, Taïwan et l’Australie.Les chiffres publiés par Calastone représentent la valeur financière tangible qu’une infrastructure de marché distribuée basée sur la blockchain peut apporter, en supprimant un certain nombre d’inefficacités qui sont actuellement intégrées dans les systèmes, entraînant de ce fait une augmentation des coûts, des risques, des pressions opérationnelles et réglementaires. Calastone a calculé les économies de coûts potentielles liées au passage à une infrastructure de marché distribuée et mutualisée en utilisant les données d’une étude que Deloitte a effectuée en 2016 (« Les frais des fonds européens arrivent à un tournant : les avantages de la mutualisation des coûts des distribution »).
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 22 février le lancement du Solactive Industrial Robotics & Automation, un indice thématique suivant les sociétés fournissant des solutions de robotique et d’automatisation. L’indice comprend des sociétés cotées avec une capitalisation d’au moins 1 milliard de dollars opérant dans des secteurs tels les équipements d’automatisation, les semi-conducteurs, les pièces détachées de machines industrielles ou encoreles logiciels de programmation. Les sociétés finalement retenues dans l’indice doivent afficher de bons résultats sur les douze derniers mois.L’indice permet ainsi aux investisseurs de s’exposer à un secteur en pleine croissance. Le chiffre d’affaires de la robotique industrielle devrait tripler d’ici à 2025, pour atteindre environ 45 milliards de dollars par an.La Commerzbank a d’ores et déjà acquis une licence d’exploitation de cet indice pour ses produits structurés.
La concentration dans le secteur de la gestion d’actifs a de nouveau apporté son lot de nouvelles. Cette semaine, Distrib Invest (groupe Agefi, tout comme NewsManagers) a appris que Candriam s’intéressait de près à une partie des activités de gestion d’ABN Amro Investment Solutions, elle-même filiale de Neuflize OBC. En attendant que les protagonistes confirment, la banque privée d’ABN Amro au Luxembourg a d’ores et déjà été cédée à BNP Paribas. Au Royaume-Uni, le groupe HSBC, qui cherche à faire grandir son activité d’asset management, étudie diverses solutions et n’a pas écarté celle d’une fusion de sa filiale avec un autre acteur. Quant à l’Italie, elle a vu Azimut poursuivre ses emplettes en signant un accord pour le rachat de l’activité de gestion de Sofia SGR. Côté technologie, la fintech Setl a annoncé la levée de nouveaux fonds tandis que sa plateforme Iznes, développée dans le cadre de la blockchain à destination de la gestion d’actifs, a accueilli aussi de nouvelles sociétés de gestion au sein de son actionnariat. Leur intérêt est d’autant plus fort qu’une étude publiée cette semaine au Royaume-Uni montre que la blockchain pourrait faire économiser près de 2 milliards de livres aux sociétés de gestion dans le monde. Pour apprivoiser les diverses innovations technologiques, rien de mieux que de recruter des experts en la matière. C’est ce que vient de faire BNP Paribas Asset Management, en annonçant la création du poste de Chief Data Officer. Côté people, on notera le changement de patron de Bridgepoint France, tandis que chez Amundi, Romain Boscher, l’ancien co-responsable de la plateforme actions du groupe, a été en partie remplacé par la nomination en interne d’Alexandre Drabowicz.Romain Boscher avait décidé de rejoindre Fidelity International qui vient de faire volte-face sur sa politique tarifaire liée aux frais de recherche externe dans le cadre de MIFID II. Enfin, sur les marchés financiers, les fonds obligataires ont souffert d’une forte décollecte hebdomadaire de la part des investisseurs, avec une fuite plus particulièrement intense sur les fonds investis dans le crédit corporate. Le spectre de l’inflation et surtout d’une remontée trop brutale des taux continue d’inquiéter.
A la fin du mois de janvier, la volatilité sur les marchés s’est brusquement réveillée, les Bourses mondiales passant dans le rouge , Ce sont les anticipations de retour de l’inflation aux Etats-Unis qui ont déclenché le mouvement mais l’économie reste solide
Au cours du mois de janvier, le Livret A a enregistré une collecte nette de 3,58 milliards d’euros, selon des chiffres publiés ce 21 février par la Caisse des Dépôts. Grâce à cette performance, son encours atteint 275,3 milliards d’euros à fin janvier contre 271,7 milliards d’euros à fin décembre 2017.En parallèle, le livret de développement durable et solidaire a réalisé une collecte nette de 320 millions d’euros. A fin janvier, son encours ressort à 104,6 milliards d’euros contre 104,3 milliards d’euros à fin décembre 2017.L’encours total sur les deux produits atteint 379,9 milliards d’euros à fin janvier 2018 contre 376 milliards d’euros à fin décembre 2017.
La Société Française des Analystes Financiers, la SFAF, vient de lancer une commission consacrée à la finance comportementale pour organiser une réflexion sur ce sujet, rapporte le quotidien Les Echos. Cette dernière sera présidée par un tandem académique et praticien. Daniel Haguet est professeur de finance à l’Edhec Business School, et Edouard Camblain est responsable des projets stratégiques à la Société Générale Private Banking. Il s’agit de la première initiative autour de ce sujet sur la place financière de Paris. La finance comportement a été consacrée l’an dernier avec l’attribution du prix Nobel d’économie à Richard Thaler. Cette discipline associe finance et psychologie et elle permet d’éclairer les prises de décision inhérentes à tout métier financier.