Le groupe de capital investissement a annoncé lundi le closing final de Siparex ETI 4, fort de 315 millions d’euros. Dédié à l’accompagnement d’entreprises de taille intermédiaires indépendantes et en croissance, dont le chiffre d’affaires est compris entre 100 et 500 millions d’euros, «Siparex ETI 4 offre une capacité d’investissement unitaire jusqu’à 30 millions d’euros dans le but de constituer un portefeuille resserré d’une quinzaine d’entreprises», précise un communiqué. Le véhicule a dépassé son objectif fixé à 300 millions. Son prédécesseur, totalement investi depuis un an et en phase de sortie, avait collecté 220 millions d’euros.
Deliveroo, société spécialisée dans la livraison de repas à domicile, a annoncé hier avoir obtenu 385 millions de dollars (322 millions d’euros) lors d’une nouvelle levée de fonds, destinée à se développer et lui permettre de concurrencer des entreprises comme Delivery Hero et Just Eat. La société britannique ajoute que ce nouveau tour de table porte sa valorisation à plus de 2 milliards de dollars et qu’il lui permettra de se développer dans de nouveaux pays, villes et localités et d'étoffer ses équipes technologiques. Des fonds associés à T. Row Price Associates et Fidelity Management & Research ont participé à ce nouveau tour de table, tandis que DST Global, General Catalyst, Index Ventures et Accel Partners ont accru leur participation, précise Deliveroo.
Le fabricant de puces électroniques britannique Imagination Technologies a annoncé vendredi avoir accepté de se vendre pour plus de 500 millions de livres à Canyon Bridge, un fonds de private equity financé par des intérêts chinois. Canyon Bridge a accepté de payé 182 pence par action, 42% de plus que le cours de clôture vendredi. Imagination a vu son cours de bourse fondre cette année après que son principal client Apple a décidé de renoncer à faire appel à ses services. L’unité américaine d’Imagination sera cédée à une société californienne, afin d’éviter un véto américain à la vente. Donald Trump s’est opposé plus tôt ce mois-ci à la vente du fabricant de semi-conducteurs Lattice à Canyon Bridge pour des raisons de sécurité nationale.
La réalité du fonds de 10 milliards d’euros pour l’innovation, promis lors de la campagne présidentielle et que prépare le gouvernement, risque de décevoir. D’après les propos tenus jeudi par Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, l’aide à l’innovation devra se contenter de quelque 200 millions d’euros chaque année, qui viendront des recettes générées par le fonds pour l’innovation. «L’objectif du fonds est de sanctuariser et pérenniser les ressources nécessaires au financement de l’aide à l’innovation de Bpifrance», rapporte Reuters citant une source.
Le secteur des paiements continue d’alimenter les fusions-acquisitions avec cette opération qui devrait valoriser le danois Nets 5 milliards de dollars.
Grâce à CM-CIC Investissement, Bpifrance et ses prêteurs historiques, Dupont Restauration vient d’offrir une fenêtre de liquidité à Abénex Capital, Vauban Partenaires et Nord Capital Partenaires. Le cinquième acteur français de la restauration collective s’est aussi appuyé pour l’occasion sur les fonds Céréa et Idinvest, qui ont tous deux souscrit la tranche term loan B du financement en dette. Doté d’un nouveau tour de table mené par Pascal Dupont, l’actionnaire majoritaire et fils du fondateur qui se relue lors de cet OBO, Dupont Restauration va poursuivre sa stratégie de consolidation d’un secteur à deux vitesses. Derrière les géants Sodexo, Elior, Compass et API Restauration, le marché demeure atomisé et compte de nombreuses petites sociétés affichant moins de 50 millions d’euros de revenus.
Schenck fait le bonheur des fonds d’investissement, pour la troisième fois consécutive. Blackstone a acquis auprès du fonds IK Investment Partners le groupe allemand, spécialisé dans les technologies de mesure et d'équilibrage. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais selon Reuters, Schenck est valorisé plus de 700 millions d’euros. L’ex-filiale de l'équipementier automobile Dürr avait été acquise par IK à son concurrent HgCapital en 2007 pour 450 millions d’euros; IK avait tenté à plusieurs reprises de céder cet actif ces dernières années.
CM-CIC investissement a pris le leadership d’un tour de table pour une opération de cash in-cash out concernant le groupe Labellemontagne. Celui-ci est spécialisé dans l’exploitation de stations de ski de taille intermédiaire (onze stations). Il a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 73 millions. La famille Rémy et les managers, qui détenaient près de 60% du capital, en possèdent désormais 66%. CM-CIC entre au donc capital pour la première fois, aux côtés des actionnaires historiques, que sont la Caisse d’Epargne Rhône Alpes, Rhône Alpes PME Gestion, l’Institut lorrain de participation, et Bpifrance. Celle-ci a toutefois réduit sa participation, qui tombe de 11% à 6%. Le fonds France Investissement Tourisme la porte désormais. Les partenaires historiques ont assuré un financement bancaire.
Technicis poursuit sa consolidation du marché européen de la traduction. Contrôlé depuis dix-huit mois par Naxicap, le groupe vient de boucler le rachat de l’italien Arancho Doc, la quatrième opération de croissance externe de son histoire et la seconde depuis l’entrée du fonds d’investissement à son capital. Grâce à cette acquisition, Technicis étendra ou consolidera ses implantations à Bologne, Barcelone, Zurich, Prague et Helsinki tout en gonflant son chiffre d’affaires de 35 à 47 millions d’euros. Outre l’acquisition d’Arancho Doc et d’une société suisse, le groupe a également ouvert début 2017 un bureau à Montréal. Dans un marché en croissance de 10% par an, Technicis espère doubler son chiffre d’affaires dans les dix-huit prochains mois pour jouer les premiers rôles à l’échelle européenne.
Blackstone a racheté au fonds de capital investissement IK Investment Partners le groupe allemand Schenck, spécialisé dans les technologies de mesure. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais selon Reuters qui se réfère à deux sources proches du dossier, celle-ci valorise Schenck plus de 700 millions d’euros. Schenck, ex-filiale de l'équipementier automobile allemand Dürr, fabrique des équipements de pesage, filtrage et dosage des substances pour des secteurs économiques tels que les mines, le BTP, la chimie et le conditionnement alimentaire.
Jean-Pierre Denis (photo) n’a de cesse de clamer que le Crédit Mutuel Arkéa qu’il préside et le Crédit Mutuel CM11-CIC sont deux « groupes » « autonomes » et « concurrents sur l’ensemble de leurs métiers ». Le dirigeant finistérien vient, en guise d’argument subliminal, d’ouvrir un nouveau front à l’Est. Présente aujourd’hui essentiellement dans le grand Ouest, la filiale Arkéa Capital dédiée au capital-investissement a en effet annoncé, dans le cadre de sa « stratégie de développement national », le recrutement de Valérie Geiger et Jean-Lin Bergé en tant que directeurs territoriaux pour les régions… Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté. Un nouveau terrain de jeu commun avec CM-CIC Investissement, dont inversement un quart des capitaux gérés en France sont situés… dans l’Ouest. Petite touche de piment supplémentaire, les deux recrues d’Arkéa viennent d’être évincées de Capital Grand Est à la faveur d’une prise de contrôle… par CM11-CIC.
Frictions. Le veto de Donald Trump (photo) au rachat du fondeur américain Lattice Semiconductor par un fonds d’investissement financé en partie par des capitaux publics chinois intervient à un moment délicat de l’histoire des relations entre la Chine et les Etats-Unis. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a dit, à la suite de cette décision, que le « CFIUS* et le président estiment que la transaction crée un risque pour la sécurité intérieure des Etats-Unis que l’on ne peut effacer ». Canyon Bridge Capital Partners avait formulé en novembre 2016 une offre de 1,3 milliard de dollars sur Lattice. Il s’agissait de la première transaction de ce fonds de capital-investissement spécialisé dans les high tech, inauguré en 2016. Nul doute que la question des investissements sera à l’ordre du jour lors de la visite de Donald Trump en Chine, en novembre prochain.
Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a officiellement franchi mardi pour la première fois les 1.000 milliards de dollars (834 milliards d’euros) d’encours, a annoncé la banque centrale norvégienne chargée de sa gestion. Mis en place dans les années 1990 pour faire fructifier les revenus pétroliers de l'État norvégien, le fonds a dépassé le cap symbolique grâce à l’appréciation des principales devises mondiales par rapport au dollar et à la bonne santé boursière. Le gouvernement, qui y verse l’intégralité de ses revenus pétroliers, n’est autorisé à y puiser que l'équivalent des rendements financiers attendus. Pour la première fois depuis l’an dernier, Oslo siphonne davantage le fonds qu’il n’y place en raison de la baisse des revenus pétroliers, ce qui n’a pas jusqu'à présent empêché le bas de laine de continuer de grossir grâce aux performances de ses investissements et à des effets de change favorables.
Née en avril du spin-off des équipes de private equity de Massena Partners, la société de gestion vient de lancer une nouvelle levée de fonds de 100 millions d’euros.
Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a officiellement franchi mardi pour la première fois les 1.000 milliards de dollars (834 milliards d’euros), a annoncé la banque centrale norvégienne chargée de sa gestion. Ce niveau de valorisation avait été touché le 12 septembre, selon les indications non officielles du site internet du fonds. Ce montant représente près de 189.000 dollars pour chacun des 5,3 millions de Norvégiens. Mis en place dans les années 1990 pour faire fructifier les revenus pétroliers de l'État norvégien, le fonds a dépassé le cap symbolique grâce à l’appréciation des principales devises mondiales par rapport au dollar et à la bonne santé boursière.
Le fonds de private equity CM-CIC Investissement a annoncé vendredi avoir réinvesti 85 millions d’euros en fonds propres dans le spécialiste de la location de chariots élévateurs Manuloc. Déjà présent au capital depuis 16 ans, la filiale du groupe Crédit Mutuel CM11 devient ainsi l’unique actionnaire minoritaire aux côtés de la famille Barthélémy. «Cette opération permet à Manuloc de se doter d’une capacité d’investissement significative et d’envisager des opérations de croissance externe d’envergure», souligne Catherine Barthélemy, fondatrice du groupe messin en 1985. «Après avoir étudié des sollicitations de nouveaux partenaires financiers, il nous est apparu naturel de choisir de poursuivre avec CM-CIC», ajoute-t-elle. Manuloc réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Amundi vient de proposer Megatendance AV, un fonds qui investit dans les PME et ETI européennes, Cette unité de compte est accessible à partir de 100 euros mais elle est réservée pour l’heure aux contrats patrimoniaux
Le fonds de private equity CM-CIC Investissement a annoncé vendredi avoir réinvesti 85 millions d’euros en fonds propres dans le spécialiste de la location de chariots élévateurs Manuloc. Déjà présent au capital depuis 16 ans, la filiale du groupe Crédit Mutuel CM11 devient ainsi l’unique actionnaire minoritaire aux côtés de la famille Barthélémy.