Winton Group, l’une des principales sociétés de hedge funds au monde, va nommer son co-fondateur Martin Hunt président du conseil d’administration, rapporte le Financial Times. L’intéressé succédera à Sir David Walker, l’ancien président de Barclays, connu pour son rapport sur la gouvernance dans les banques britanniques. Ce changement intervient au moment où Winton prend ses distances avec son coeur de métier, le suivi de tendances, pour se concentrer sur d’autres modèles quantitatifs.
Les fonds de pension asiatiques restent majoritairement investis dans leurs pays, malgré une forte exposition de ces marchés au risque climatique, indique l'AIGCC.
Le hedge fund Winton, spécialisé dans les algorithmes et l’intelligence artificielle, a annoncé la nomination de son cofondateur Martin Hunt au poste de président. Il remplacera Sir David Walker, auteur du rapport du même nom sur la gouvernance des banques britanniques. Ce changement intervient alors que Winton voit diminuer les performances de sa méthode d’investissement traditionnelle, centrée jusqu'à présent sur l’identification de tendances de marché (trend following). Martin Hunt devra réfléchir à l'évolution de cette stratégie.
Occidental Petroleum, compagnie pétrolière américaine spécialisée dans le schiste, a annoncé mercredi son intention de racheter sa concurrente Anadarko Petroleum pour 57 milliards de dollars (50,9 milliards d’euros). Elle met ainsi sur la table 7 milliards de dollars de plus que Chevron, qui avait dévoilé sa proposition le 12 avril. Les deux propositions sont en numéraire et en actions, et comprennent la reprise de la dette d’Anadarko.
Boeing a retiré mercredi 210 appareils de son carnet de commandes, afin de prendre en compte les doutes sur la qualité de crédit d’un client. Il a annoncé avoir passé une charge pour dépréciation dans sa division de financement Boeing Capital.
Ping An continue à parier sur l’innovation technologique dans tous les domaines, notamment la gestion d’actifs. «Nous pensons que la technologie donne plus de pouvoir à l’investissement», a expliqué à L’Agefi Timothy Chan, directeur des investissements chez Ping An lors d’une interview à Shanghai. «Le marché verra très prochainement les produits, les systèmes et les technologies dans lesquels Ping An a investi», a-t-il ajouté sans préciser de date de lancement. Le géant de l’assurance chinois, qui dépense près d’1% de ses revenus chaque année dans la recherche et le développement technologiques, ce qui devrait se traduire par plus de 100 milliards de yuans (13,2 milliards d’euros) investis au total d’ici 2028, compte bien obtenir un retour sur investissement. Objectif à terme : la moitié des profits Pour ce faire, Ping An développe des produits basés sur l’intelligence artificielle et la gestion de données personnelles qui seront vendus principalement à des sociétés de gestion plutôt qu’à des investisseurs individuels. Ces technologies promettent d’améliorer les rendements, d’identifier plus clairement les risques et de gérer les risques post-investissement, selon l’entreprise chinoise. Ping An a ainsi mis au point une plate-forme qui bat systématiquement le marché en choisissant des fonds et des gérants capables de fournir les meilleurs rendements sur une période donnée, grâce à des modèles quantitatifs et une analyse financière fondée sur de l’intelligence artificielle. L’assureur a aussi créé un institut de recherche qui travaille sur des systèmes de traitement du langage naturel et des analyses de données historiques afin d’identifier des schémas lorsqu’il y a des retournements brutaux de valeur des actifs. Ping An affirme qu’avec ces avancées, sa société est désormais capable d’estimer en une heure la totalité de son exposition à certains risques lorsqu’une actualité négative est publiée sur une entreprise. Alors que les fintech et les start-up du domaine de la santé représentent déjà 6% des profits opérationnels de Ping An, l’entreprise a pour objectif qu’à terme la moitié de ses profits provienne des technologies. En 2018, les bénéfices nets de Ping An, tirés par les primes d’assurance et les revenus de son activité bancaire, se sont élevés à 107 milliards de yuans (14 milliards d’euros), en hausse de 21% par rapport à l’année précédente.
Au-delà de l’assurance et de la banque, le groupe chinois veut développer la vente de produits technologiques auprès de gestionnaires d’actifs pour accroître ses revenus.
Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), se montre dubitatif sur l’idée d’un taux de dépôt modulé qui exempterait les banques de toute charge sur leurs réserves excédentaires déposées à la BCE. «Dans la situation actuelle, je ne saisis pas l’argument de politique monétaire en faveur d’une modulation», déclare-t-il dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les banques devraient selon lui réduire leurs coûts plutôt que de rendre le taux négatif de la BCE responsable de la baisse de leurs bénéfices. Et il laisse entendre que la prochaine série de prêts à long terme aux banques se fera avec des conditions moins avantageuses que la précédente.
Allianz France porte des ambitions importantes dans la dette des pays émergents (5 à 6% d'encours), en particulier dans la dette souveraine, nous explique Edouard Jozan, directeur de la stratégie d'investissement et ALM d'Allianz France.
Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) se montre dubitatif sur l’idée d’un taux de dépôt modulé qui exempterait les banques de toute charge sur leurs réserves excédentaires déposées à la BCE. «Dans la situation actuelle, je ne saisis pas l’argument de politique monétaire en faveur d’une modulation», déclare-t-il dans une interview publiée aujourd’hui par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Les rémunérations des dirigeantsdes deux grandes banques UBS et Credit Suisse sont à nouveau dans le collimateur de la fondation Ethos. Par rapport aux salaires fixes, les rémunérations variables sont trop élevées, estime Rudolf Rechsteiner, président de la fondation,à propos de Credit Suisse, dans une interview à Schweiz am Wochenende.Le cours de l’action Credit Suisse a reculé, les activités se sont révélées moyennement bonnes et les bailleurs de fonds ont perdu de l’argent. Pourtant, la direction a reçu au total 100 millions de francs pour une seule année. Ce sont des rapports de grandeur américains dont on prétend qu’ils doivent aussi avoir cours en Suisse, selon le président. Ilreproche aussi lepeu d’empressement des deux grandes banques à se responsabiliser pour les risques.UBS s’est vu infliger une amende de 4,5 milliards d’euros et n’a provisionné que 500 millions pour cela. Certes, le jugement n’est pas définitif, mais le risque est bel et bien présent, a critiqué RudolfRechsteiner. Personne ne veut assumer la responsabilité. La menace d’une charge conséquente pèse sur la banque, mais à la direction on se plaît à dire «c'était avant l’exercice précédent, pas durant ma fonction». Le patron d’Ethos souligne par ailleursque la question climatique jouera à l’avenir un rôle important dans l'évaluation des entreprises. Le changement climatiquemet en danger la durabilité de la valeur des placements de tous les investisseurs et va devenir une question existentielle, y compris pour les caisses de pension, selon lui. Les entreprises devront faire face à une série de «coûts climatiques». La perte de valeur boursière des entreprises qui dépendent fortement des énergies fossiles pourrait aussi devenir une charge pour les investisseurs, selon le président d’Ethos.
La Caisse des Dépôts va lancer au cours de l’année une enquête auprès des sociétés dont elle est actionnaire pour les interroger sur leur stratégie face à la transition écologique et énergétique. La Caisse va aussi rendre publique son guide de vote dans les assemblées générales. La Caisse participe à plus de 1000 assemblées générales chaque année. La Caisse des Dépôts dispose d’un portefeuille de 154 milliards d’euros d’actifs.
La filiale de l'AFD et la Caisse des Dépôts rejoint les 60 signataires pour avancer plus loin dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable.
Via son fonds X-Création, elle investit aux côtés de BNPP AM dans une start-up spécialisée dans la construction de stratégies quantitatives sur des sous-jacents liquides.
Marc Bertrand, président de La Française Real Estate Managers (La Française REM), détaille les implications du Grand Paris pour les investisseurs en immobilier. Pour pouvoir proposer un impact social positif, sa société de gestion est en train de mettre au point un investissement rentable et socialement responsable dans le logement.
La Banque cantonale du Valais (BCV)a procédé à une modification de l’ordre du jour à la veille de son assemblée générale. Le conseil d’administration de la banque propose aux actionnaires de refuser la décharge à l’administrateur et anciendirecteur général (CEO) Jean-Daniel Papilloud, selon un communiqué publié ce 16 avril. Cette proposition intervient après qu’une plainte en responsabilité civile a été déposée contre Jean-DanielPapilloud, précisela banque. La décharge doit être en revanche accordée aux autres membres du conseil d’administration. Jean-Daniel Papilloud est impliqué dans l’"Affaire Alkopharma». En décembre dernier, la banque cantonale du Valais a déposé une plainte civile contre son ex-directeur. Au centre de l’affaire, un crédit que la banque avait accordé à Alkopharma, mise en faillite en 2013. Ce crédit avait débouché pour la banque sur un dommage de 21,6 millions de francs, porté à charge des comptes des exercices 2011 et 2012. A l'époque, Jean-DanielPapilloud était le patron de la banque. Jusqu’au mois de mai 2018, l’ancien patron était encore membre du conseil d’administration.